Notes sur les brevets logiciels =============================== * point sur les brevets - brevets sur le logiciel interdit en europe (article 52(2)(c)&(3), convention sur le brevet européen, 1978) mais déjà 30000 brevets Argument : logiciel pas brevetable « en tant que tel » - OEB n'a aucune légitimité. OEB n'est reponsable devant aucune juridiction ni état membre. Son chiffre d'affaire est proportionnel au nombre de brevets déposés - * Arguments pour/contre les brevets o "encourage à investir en R&D" "revenus des brevets financent l'innovation" Mais... - on n'investit que dans ce qui peut rapporter (médicaments) - une PME n'a pas les moyens de déposer plusieurs brevets (4000 euros la première année) - l'important n'est pas le brevet que le portefeuille de brevets => arme disuasive : il faut pouvoir aller en justice => arme dissuasive : pour 1 brevet d'une PME, il y en a 20 chez IBM => laisser tomber => se faire racheter (brevet ou boîte) => mais augmente le portefeuille du plus gros => harcèlement juridique : empêcher l'entrée sur un marché de compétiteurs innovants - les entreprises qui déposent beaucoup de brevets innovent moins o "automonie des PME" - 10 entreprises ont 24% des brevets (hors europe) - 50 entreprises ont 50% des brevets (hors europe) - 80% des brevets européens déposés par des entreprises extra-européenne - IBM : dépose plus de 2000 brevets par an (6 par jour) o "on divulgue comment l'invention fonctionne => source d'information technique" Mais... - brevet = jargon incompréhensible - en informatique, écart immense entre algorithme (idée brevetée) et programme qui marche - le brevets logiciels concernent plus les idée que les logiciels (ou une solution technique pour un logiciel) o Autres dangers des brevets - problème des brevets sous-marins : on bloque volontairement l'acceptation d'un brevet (sur des points de détail) puis on fait valider le brevet quand tout le monde va l'utiliser (dans une norme) - brevet peut connus et resortis quand un système est très utilisé : le GIF - quasiment pas de recherche d'antériorité sur les brevets logiciels - durée de vie des brevets : 20 ans pour un logiciel qui dure 18 mois - les boites qui ne vivent que par des brevets (que des juristes) o "on a fait une consultation" (commission EU) - les PME n'y ont pas participé * autres moyens de protéger le logiciel - le droit d'auteur d'auteur (copyright) * exemples de brevets idiots et simplissimes - one click d'Amazon - tickets pour aller aux toilettes dans un avion (IBM) - hyper-lien de British Telecom * arguments plus « moraux » - directive européenne sur les brevets pour se conformer aux accords ADPIC (Propriété Intellectuelle au niveau mondial, OMC) => marchandisation du monde - logiciel est immatériel => copie illimitée. Est-ce raisonable de limiter *artificellement* sa diffusion - valeur ajoutée d'un logiciel : développement, conception, support, formation, correction de bug et pas dans sa diffusion. Le logiciel ne marche pas : il faudrait en faire du bon avant de penser à le breveter - relation entre algorithme et mathématique (correspondance de Curry-Howard) les démonstrations ne sont pas brevetables (patrimoine commun de l'humanité). Lien entre démonstration et algorithme