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Projet d'utilisation pédagogique de logiciels libres liés aux
Sciences Physiques en Lycée
Nous utilisons l'informatique en classe de Sciences
Physiques dans diffrentes situations:
- Assistance à l'enregistrement et à
l'exploitation de mesures (classe entière ou groupe de TP)
- Illustration d'un passage de cours à l'aide d'un document
informatisé ou d'un logiciel de simulation visualisé sur grand
écran (classe entière)
- Recherche documentaire structurée "off-line" dans différents sites
préalablement sélectionnés (groupe de TP)
- Utilisation de logiciel pédagogique interactif comme base de travail
permettant de simuler différentes expériences (groupe de TP)
- Utilisation "on-line"en fin de séance de TP pour illustrer un travail
par la visite de sites directement en rapport avec le sujet
Dans tous les cas, il est certain que l'informatique
apporte un plus auprès des élèves, à des degrés divers d'ailleurs,
mais cette utilisation au Lycée pose l'inévitable problème du coût de
la licence d'exploitation des logiciels utilisés.
La découverte récente, grâce à notre administrateur
réseau, du système Linux et des logiciels libres nous a permis
d'envisager pour cette année un développement de ces méthodes dans la
mesure où l'étude du produit, son adaptation à nos souhaits, l'échange
avec l'auteur sont possibles et sans contrainte.
Pour cette année, nous avons particulièrement apprécié un
logiciel pédagogique interactif canadien d'astronomie "Kepler" hélas"
non-libre". Le concept nous a plu et nous avons découvert un
équivalent"libre" cette fois-ci dans les produits des travaux d'un
collègue, G.Picard. Il s'agit de Xem, de Lum et de Mek. Nous allons
mettre au point des séances de TP en groupe à partir de cette base et
les tester avec les élèves. Ces trois logiciels permettent de
travailler dans le même esprit que "Kepler " mais sur des sujets
différents: chimie, mécanique et optique, ce qui permet d'élargir le
champ d'action. Nous pourrons ainsi, par un échange avec l'auteur,
contribuer modestement à l'amélioration de ces produits.
Nous étudions également l'intérêt pédagogique du
visualiseur de molécules Rasmol ainsi que les possibilités de xephem,
pouvant être utilisé en parallèle avec Kepler.
Il est certain qu'une rubrique descriptive de ce type de
logiciel, toutes matières confondues, serait intéressante. Peut être
certains concepteurs de programmes pourraient se lancer dans la
réalisation car, en ce qui nous concerne, il est possible d'utiliser
ou d'adapter mais difficile de concevoir pour l'instant.
Toutes les idées sont les bienvenues.
Sciences Physiques au Lycée F.Truffaut de Beauvais :
Didier Planeau
Usages pédagogiques du logiciel libre en mathématiques et en option
informatique.
Avec la classe de 1ère S, j'ai principalement utilisé MuPad
pour appliquer et vérifier des résultats vus en classe notamment sur
les points suivants :
-
En algèbre :
- recherche de racines de polynômes
et factorisation
- résolution de systèmes linéaires ou s'y ramenant.
- En analyse
- étude du comportement d'une suite numérique
- dérivation de fonctions
Avec la classe de Seconde, j'ai également fait
travailler les élèves avec MuPad mais sur du calcul algébrique de base
(une petite calculette aurait suffit) pour prendre contact.
Dans le même style, nous avons effectué le tracé de quelques courbes
de fonctions simples avec GnuPlot afin de visualiser graphiquement
quelques propriétés.
Pour ce qui est des élèves de terminales option
informatique, la situation est un peu particulière parce qu'il n'ont
pas tous les mêmes besoins (tout dépend des projets sur lesquels ils
travaillent). Ceci dit, il va de soi que certains d'entre eux ont
utilisé l'incontournable The Gimp pour retoucher des images ou en
créer.
Je leur ai fait également quelques cours de
JavaScript. Ils avaient le choix pour l'édition : Vi , Kedit sous
Linux, NotePad sous Windows. Nous utlilisions Netscape (sous Linux ou
sous Windows au choix également de l'élève).
Un logiciel gratuit sous l'environnement MS-Windows a été
d'un usage appréciable. Il s'appelle Déclic (équivalent du logiciel
Cabri-Géométrie en moins bien qui lui est loin d'être gratuit...) et
je l'ai beaucoup utilisé avec les élèves de Seconde et Première. Il
permet de réaliser rapidement des constructions géométriques planes et
de les étudier. L'inérêt est qu'on obtient des configurations
dynamiques. On peut redimensionner, faire varier etc, il s'agit de
dessin vectoriel. L'existence récente de DrGéo sous Linux semble très
intéressante.
Cette année je voudrais aborder le C et le Java avec
les élèves de terminales. Je songe à l'utilisation d'Emacs comme
environnement de développement.
Serge Sauton
Pour la classe de première dont j'ai eu la charge l'an
dernier (et que j'aurai aussi cette année) MuPad a été largement
utilisé du fait que tous mes élèves étaient scientifiques :
- Calculs numériques avec des nombres entiers géants.
- Calculs algébriques élémentaires (développement et factorisation)
mais aussi sur des expressions trigonométriques.
- Résolution d'équations, de systèmes linéaires ou non.
- Etude numérique d'une suite définie par récurrence.
- Etude des valeurs d'une fonction et dérivation algébrique.
Les élèves ont été initiés à la programmation élémentaire
de MuPad (boucles tests) et à la récursivité des procédures.
J'ai utilisé The Gimp et j'ai fait travailler les élèves sur Emacs,
Vi, et Netscape pour l'élaboration d'une page Web.
J'ai enseigné la programmation en BWbasic proche de
l'ancien GWbasic. Ce langage n'est certes pas très recherché mais
c'est ce qui en fait sa simplicité et finalement son intérêt. On
programme immédiatement. J'ai pu développer avec les élèves une
version très rustique du Master Mind et aussi la simulation de la
trajectoire d'un corps en chute libre soumis à son poids.
Un des élèves particulièrement brillant nous a même exposé
à plusieurs reprises les principes élémentaires du C++.
J'ai aussi emmené les élèves dans une deuxième salle
informatique pour utiliser Visual Basic (sous Windows 3.1 et des 386).
C'était presque de l'histoire de l'informatique (durées d'attentes
impressionnantes, en particulier au boot).
Georges Marty
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