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5 - La configuration des stations
5-1 Le double amorçage
Toutes les stations de notre réseau sont en double amorçage
(cette procédure figure en toutes lettres dans l'accord de partenariat entre
l'AFUL et le Ministère) : un délai de 10 secondes s'écoule après
l'initialisation de la machine pendant lequel Lilo, le lanceur de linux,
attend qu'on lui précise quel système d'exploitation il doit amorçer ;
il faut lui indiquer linux sinon le système originel démarre. Sous
linux, l'utilisateur se retrouve rapidement devant une interface
graphique lui demandant de saisir son nom et son mot de passe, il peut
même cliquer sur une icône pour éviter de saisir son nom et aussi
choisir quelle interface graphique il va utiliser (logiciel kdm). Par
défaut, il s'agira de KDE.
Les disques des machines
sont partitionnés, la moitié pour le système Educapole, l'autre moitié
pour linux. Cela s'est avéré suffisant même pour les stations Zenith qui
ne disposent que d'un disque d'1.6 Giga. Il a simplement fallu être très
restrictif quand aux packages installés sur ces machines dont la
partition dédiée à linux est presque entièrement occupée par de nombreux
logiciels.
5.2 - L'interface graphique
A l'époque où le projet a été conçu, la seule interface
graphique qu'il était envisageable de retenir, dans un contexte
scolaire où quasiment personne n'avait entendu parler d'Unix et où
beaucoup d'élèves et d'enseignants rencontrent des problèmes pour
utiliser un ordinateur, était KDE. Aujourd'hui, une autre solution est
installée en parallèle, avec Gnome
et le gestionnaire de fenêtres Windowmaker.
En cliquant sur l'image ci dessous, vous pouvez voir une
capture d'écran de l'interface graphique proposée à tout nouvel
utilisateur lorsque son compte est crée, avec le logiciel de courriel
proposé par défaut.
On remarquera la grande simplicité et convivialité de cette
interface : des icônes sont présentes sur le bureau, qui permettent
d'accéder par un simple click aux principales fonctionnalités, y compris
les utilitaires pédagogiques dont nous allons reparler. Les fenêtres
sont facilement manipulables au moyen de petites icônes intuitives. Une
barre de tâches occupe le bas de l'écran et permet d'appeler de nombreux
utilitaires, dont le gestionnaire de fichiers, et le K noir situé à
gauche déroule une barre de menus permettant d'accéder par menus
successifs à l'ensemble des logiciels installé sur la machine. Les trois
petites icônes visibles en bas à droite de l'écran renvoient à trois
documentations permettant de prendre en main l'ensemble de cette
interface, y compris par quelqu'un n'ayant eu que peu de contact avec un
ordinateur. Ce sont des documents de formation ayant été réalisés par
mes soins cette année à l'intention des enseignants, déposés
automatiquement sur l'écran d'accueil lors de la création de chaque
compte.
Cette interface est considérablement et très simplement
personnalisable, comme vous pouvez le voir avec cette nouvelle capture
d'écran :
5.3 - Les fonctionnalités essentielles
Chacun dispose du gestionnaire de fichiers kfm intégré à KDE,
qui permet également de parcourir le World Wide Web et de recourir au
protocole FTP. Un système Unix définissant des permissions très strictes
sur les différents fichiers présents dans le système, aucune maladresse
ou malveillance ne peut mettre en danger l'intégrité du système de
la part d'un utilisateur comme c'est le cas sous l'environnement
MS-Windows 95, ce qui avait conduit les concepteurs de l'interface
Educapôle à interdire aux élèves l'usage du gestionnaire de
fichiers. Voici une capture d'écran de kfm :
La double barre en haut de l'écran, qui liste les taches
actives que l'on rappelle par simple click de souris, permet de
remarquer le nombre important de logiciels qu'il est possible de lancer
simultanément sans plantage du système. Ces différentes captures d'écran
donnent également une idée des nombreux utilitaires disponibles avec
l'environnement KDE. Rappelons que tout utilisateur, quelle que soit la
machine qu'il utilise, retrouve tous ses fichiers, son courrier et son
environnement auquel nul autre que lui ne peut accéder, à l'exception
des pages web qu'il choisit de mettre dans le seul répertoire de son
compte accessible par d'autres utilisateurs à l'aide d'un navigateur
internet.
Les fonctionnalités classiques attendue sur un intranet
ouvert sur l'internet sont satisfaites par les logiciels suivants :
- Le courriel : le logiciel XFMail est
proposé (on peut le voir sur la première copie d'écran ci dessus), mais
KMail ou Netscape sont disponibles.
- La navigation sur le World Wide Web est assurée par Netscape Communicator, mais des
logiciels comme kfm ou Lynx peuvent
être utilisés.
- Le protocole de transfert de fichiers est assuré par le logiciel XMFTP,
mais il est possible de recourir également à NcFTP en mode
texte.
- La lecture des news se fait grâce à KRN, logiciel faisant partie de
KDE, paramétré par défaut pour accéder au serveur local, non répliqué,
news.ac-amiens.fr maintenu par le CRDP de l'Académie d'Amiens. Netscape
peut aussi être utilisé pour lire les news.
5.4 - Les fonctionnalités avancées et utilitaires
pédagogiques.
Voici quels sont les autres logiciels disponibles sur chaque station :
- Wget, aspirateur
de sites web muni maintenant d'une interface graphique, gwget.
- Lyx, traitement de texte
constituant une surcouche graphique au langage de formatage de documents
TeX. L'intérêt pour les enseignants des matières scientifiques est
évident, pour leurs cours, leurs exercices, sujets de devoirs, etc...
- Une table des éléments, dite table de Mendeleïev.
- Une carte du ciel (logiciel xsky)
- XEphem,
logiciel d'astronomie.
- Un logiciel permettant la visualisation de molécules en trois
dimensions à partir de fichiers au format .pdb librement téléchargeables
sur l'internet. Les ressources en ce domaine sont d'une taille
impressionnante et d'un intérêt certain pour la biologie, la physique et
la chimie. Notre logiciel s'appelle Rasmol (copie
d'écran ci dessous), et ne fonctionnait originellement qu'en 256
couleurs, ce qui imposait une procédure peu élégante de redémarrage de
l'interface graphique. M. Guislain Picard,
enseignant la physique - chimie au lycée français de Berlin, a modifié
pour nous les sources de Rasmol qui fonctionne maintenant en 65000
couleurs. Cet accès aux sources des logiciels constitue l'intérêt
majeur du logiciel libre, c'en est d'ailleurs la définition, et est même
bien plus important que la gratuité qui n'en est qu'une conséquence
possible. M. Picard est également auteur de trois logiciels libres pour
des travaux pratiques de physique et chimie:
- Lum,
pour l'optique.
- Mek,
logiciel éducatif en français qui couvre l'ensemble du programme de
mécanique du lycée et du premier cycle universitaire.
- Xem,
qui permet de tracer en deux coups de souris des courbes de dosage
acido-basique. Ces trois logiciels, crées récemment, sont installés
sur toutes les stations. Ils ont séduit immédiatement tous les
collègues de physique qui désirent enseigner avec un ordinateur.
- Un jeu d'échecs, GNUChess.
- MuPAD, logiciel libre de calcul formel.
- Scilab, large package mathématique doté de nombreuses
fonctionnalités, y compris le traçage. Un support de cours pour ces deux
derniers logiciels est disponible sur le site de l'Ecole Ouverte de l'internet.
- GNUplot,
autre logiciel de traçage.
- BWBasic, un
interpréteur du langage Basic, a rendu de grands services au collègue
enseignant l'informatique pour faire découvrir la programmation aux
élèves.
- Dr Géo vient d'être porté
sous Linux et est disponible sur chaque station.
- Le célèbre Gimp, outil de retouche
d'images de qualité professionnelle.
- Moonlight
Creator, permettant la modélisation d'images en 3 dimensions, au
fonctionnement complexe comme tous les logiciels offrant cette
fonctionnalité. Il en va de même de Blender, destiné à des animations en 3
dimensions, que j'ai installé sur deux postes à la demande d'élèves
intéresés.
Il est difficile d'établir une liste complète des
logiciels offrant un intérêt pédagogique tant les choses vont vite dans
le monde du logiciel libre.
5.5 - Le problème de l'outil bureautique.
Une fonctionnalité très attendue manquait sur les stations
: une suite bureautique digne de ce nom. La société Sun propose
maintenant gratuitement l'excellent produit Star Office, qui comprend :
- Un traitement de texte évolué
- Un tableur
- Un éditeur de présentations
- Un système de bases de données
- Un éditeur de pages web intégrant Javascipt et Java
- Un utilitaire de retouche d'images sommaire
- Un navigateur web
- D'autres fonctionnalités internet encore perfectibles (mail et
news)
- Des filtres d'importation et la possibilité d'exporter les formats
de la suite bureautique MS-Office 97 : .doc, .xls, etc.
Malheureusement, ce produit est simplement gratuit, ce
n'est pas un logiciel libre, la licence de son code source demeure
propriétaire.
Deux projets sont cependant en cours de développement du
coté du logiciel libre : Siag Office et KOffice, ce dernier étant annoncé
comme faisant partie de la nouvelle version très attendue de KDE. Nous
pouvons donc raisonnablement espérer disposer d'une suite bureautique
libre pleinement utilisable dans un proche avenir.
L'interface graphique proposée aux utilisateurs du réseau
local permet ainsi à celui qui désire simplement utiliser un nombre
précis et restreint de logiciels, à des fins pédagogiques notamment, de
le faire sans être confronté au mode texte d'Unix et à la ligne de
commande. Mais il fallait former les enseignants désireux de prendre en
main ces nouvelles fonctionnalités. La description des formations mises
en place cette année se trouve ici.
Les enseigants relatent leurs expériences pédagogiques
avec Linux et dans notre salle informatique ici.
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