Choix méthodologiques
La tactique adoptée sera celle des «petits pas». Réaliser des
petits modules fonctionnels et utiles, voilà pour le moment en
tout cas notre seule ambition.
La première tâche sur laquelle nous comptons nous atteler est la
réalisation d'un outil de rapprochement bancaire.
Pourquoi commencer par un projet de rapprochement bancaire ?
- Parce qu'aucun produit de rapprochement bancaire vraiment
parfait n'existe à ce jour sur le marché. Ce projet est donc
très utile.
- Parce que les traitements et les opérations mises en oeuvre
restent relativement simples.
- Parce que ce projet est à la croisée des chemins de la
comptabilité et de la trésorerie et permet déjà de mettre en
place certains schémas et certains principes de
fonctionnement dans les deux directions.
- Parce que je connais très bien le sujet et que le pilotage
fonctionnel du projet n'en sera que plus direct et moins
hésitant.
- Parce que les applications de rapprochement bancaire sont par
nature multiplateformes ou du moins multi-applications. En
effet, ce type de progiciel est souvent contraint de
récupérer des données à la fois de la banque et de
l'application comptable. Le fait que cette application soit
sur une autre plate-forme (par exemple Linux) ne sera donc
pas handicapant pour une utilisation professionnelle de
l'outil.
- Parce qu'il permet de constituer les équipes, de mettre en
place la méthodologie et de proposer rapidement un module
fonctionnel comme base à d'autres développements.
En travaillant d'abord sur le rapprochement bancaire, l'équipe
a toutefois vocation à étendre son domaine de compétence à
d'autres domaines de l'informatique de gestion.
Contrairement aux apparences, ce projet ne s'intéresse pas seulement
aux grosses PME et aux grandes
entreprises. Le projet part du postulat qu'il y a plus de différences commerciales que fonctionnelles entre les deux cibles.
Lorsque l'on analyse l'offre et la politique
commerciale des éditeurs, on constate que la différence entre un
produit "light" (à destination des petites entreprises) et sa
version "pro" (pour les plus grosses structures) réside en
général dans la souplesse, la capacité d'évolution et de
personalisation du comportement du produit.
Par conséquent, si l'on pense le projet comme directement
modulaire et hautement paramétrables, il est possible de
proposer un modèle de comportement standard satisfaisant les
PME, tout en laissant de grande possibilité d'adaptation pour
des besoins particuliers.
Cet aspect est rendu possible par la démarche originale du
projet. Il ne s'agit pas de traiter de manière simplifiée toutes
les fonctions informatiques à assurer par l'entreprise mais
plutôt de ce concentrer d'abord sur certains de ces besoins et y
répondre de manière complète. Il s'agit de développer des outils
conformes à la philosophie Unix : Réaliser des programmes
effectuant des tâches précises et capable de travailler sans
problème avec d'autres outils conformément aux préférences de
l'utilisateur.
La méthode d'analyse
Christian Momon a proposé de commencer par s'appuyer sur une
méthode d'analyse orientée objet simplifiée. c'est pour le
moment la méthode qui sera adoptée dans les échanges au sein de
l'équipe du projet Borsalino. Il s'agit d'utiliser un formalisme
qui permet à tous de se comprendre sans ambiguïté.