LinuxPPC sur PowerBook G3



Note sur différentes versions du PowerBook G3.
Différences entre la R4 et la R5.
Installer LinuxPPC.
Démarrer LinuxPPC.
Le trackpad du PowerBook G3.
Jouer des CD audios.
Configurer le serveur X.
PCMCIA.
Patchs du noyau pour PowerBook G3.
Le revers de la médaille.
Liens utiles.
Traduction.

Note sur différentes versions du PowerBook G3.

Ce document traite principalement de la série des ordinateurs PowerBook G3. Si vous n'êtes pas sûr du modèle que vous possédez, suivez ce lien pour trouver des informations vous permettant d'identifer votre PowerBook. Actuellement, il y a 4 versions différentes du PowerBook G3 d'Apple. Le premier (l'original) PowerBook G3 est différent de manière significative, que ce soit au niveau apparence ou matérielle, de la première série qui est apparue en mai 1998 (NDT : je crois que j'ai raté quelque chose dans la traduction de cette phrase, corrections bienvenues).

Les différents modèles de PowerBook G3 utilisent les contrôleurs vidéo suivants : 
 
 

date de sortie nom de guerre numéro de famille* contrôleur vidéo VRAM fréquence du CPU 
[MHz]
May 1998 Wallstreet M4753 ATI 3D RAGE LT 4M 233/250/292
August 1998 Wallstreet II M4753 ATI RAGE LT 4M(?) 233/266/300
May 1999** Lombard M5343 ATI RAGE LT 8M 333/400
Des informations complémentaires peuvent être trouvées dans la bibliothèque d'informations techniques d'Apple (TIL).

*Le numéro de famille est imprimé sous le PB G3, sur la plaque à l'opposé du numéro de série.

**Vous pouvez installer LinuxPPC sur le modèle de mai 1999, mais ethernet ne fonctionnera pas. Cependant, du monde travaille dessus, ce n'est donc qu'une question de temps pour qu'ethernet fonctionne aussi sur ce modèle.


Quelle est la différence entre Linux PPC R4 et R5 ?

La différence principale est que la version R4 est basée sur la bibliothèque glibc-1.99, alors que la R5 s'appuie sur glibc-2.1. Comme glibc-1.99 et glibc-2.1 sont incompatibles, tous les binaires-sytème et toutes les bibliothèques doivent être remplacés, et tous les logiciels autres doivent être recompilés et liés avec les nouvelles bibliothèques. En fait, passer de la R4 à la R5 nécessite une ré-installation complète de LinuxPPC.

Une autre différence est, bien sûr, que la R5 est livrée avec plus de logiciels que la R4.

Bien que le passage de la R5 à la R4 nécessite beaucoup de travail, cela sera certainement payant à long terme, puisque de plus en plus de logiciels s'appuient sur la bibliothèque glibc-2.1.


Installer LinuxPPC

Note: Avant d'insérer le CD de LinuxPPC R5 dans votre lecteur, vérifiez que l'option de démarrage automatique de Quick Time est désactivée, puisque la première série de CD de LinuxPPC R5 a été infecté par le vers (NDT : worm) Autostart. Quoiqu'il en soit, personne n'a rapporté que ce vers se soit répandu sur des disques dur du fait du CD de la R5. Lisez aussi (http://www.linuxppc.com/) cette annonce de LinuxPPC Inc. pour plus d'informations.

Je vous renvoyais initialement à <http://linuxppc.org/documentation/userguide/> The LinuxPPC Installation and User Guide pour les instructions sur la manière d'installer LinuxPPC, je vais maintenant expliquer les grandes lignes, et donner (avec un peu de chance) quelques conseils utiles et faire quelques commentaires. Avant de commencer l'installation, vous devriez aussi vérifier s'il n'y a pas quelques (http://www.linuxppc.com/support/updates/product/) mises à jour qui pourraient s'appliquer à vous.

Si vous avez une baie d'extension pour disque dur, il est possible d'y installer LinuxPPC. Doug Williams explique comment.

Outre les partitions recommandées dans le guide d'installation de LinuxPPC, je vous invite à créer une petite partition HFS (de 32 Mo, par exemple) en plus de votre partition HFS primaire. Cette partition pourrait être bien commode quand vous transférez des fichiers depuis Linux vers MacOS. Utiliser cette partition comme seule partition accessible depuis Linux est une bonne mesure de sûreté pour prévenir les corruptions du système de fichier de votre partition HFS primaire. Personnellement, je me suis fais avoir plusieurs fois, me forçant à ré-installer complètement Mac OS. Mais maintenant, le support de HFS par Linux semble être beaucoup fiable, si bien que vous ne risquez pas vraiment d'être affectés par ce genre de désagrément. Ceci dit, il vaut mieux être du coté de la sûreté.

Voici comment j'ai partitionné mon disque de 4,8 Go, au cas où vous le demanderiez : 
 
 

Partition type de partition nom point de montage taille
/dev/hda7 Apple_HFS MacHD /mnt/mac_hd 600 Mo
/dev/hda8 Apple_UNIX_SVR2 root / 150 Mo
/dev/hda9 Apple_UNIX_SVR2 usr /usr 1,3 Go
/dev/hda10 Apple_UNIX_SVR2 swap (swap space) 96 Mo
/dev/hda11 Apple_HFS TinyMacHD /mnt/xfer 32 Mo
/dev/hda12 Apple_UNIX_SVR2 home /home 2,7 Go
Notez que la taille de ma partition HFS primaire est de 600 Mo seulement. La raison en est que j'utilise à peine Mac OS, et donc, je préfère allouer le précieux espace disque à Linux (NDT : moi aussi, mais j'ai quand même laissé 2 Go à Mac OS sur le disque IDE de 6 Go de mon 6500; en revanche, Mac OS n'a droit qu'à 128 Mo des 6,5 Go des disques SCSI, parceque faudrait pas déconner non plus ;-). Remarquez également la position étrange de la petite (32 Mo) partition HFS (/dev/hda11); elle est coincée entre l'espace de swap et la partition home. Initiallement, j'avais une partition de swap de 128 Mo, mais après avoir subit des corruptions du système de fichier sur la partition Mac OS, dues à des bugs du driver HFS de Linux, j'ai réduit l'espace de swap à 96 Mo, ce qui a libéré une petite place pour une partition HFS de 32 Mo. Maintenant, j'utilise cette petite partition pour écrire les données dont j'ai besoin sous Mac OS (comme les nouveaux noyaux, etc).

Le commentaire suivant n'est valable que pour LinuxPPC R4 :L'installeur de LinuxPPC R4  de manière ennuyante (AMHA,) fait de /usr/local un lien symbolique sur /opt, à moins que vous n'ayez créé une partition séparée pour accueillir /usr/local (NDT : j'ai aussi remarqué ça, mais si on choisit de tout installer (install everything), /usr/local est un répertoire et non plus un lien symbolique). Si votre partition root (NDT : /) et/ou la partition /opt est petite, vous pouvez la remplir très rapidement si vous compilez et installez beaucoup de logiciels vous mêmes dans /usr/local. Dès lors, c'est peut être une bonne idée que de retirer le lien symbolique et de mettre /usr/local dans la partition /usr. Si vous faites cela, prenez garde à déterminer exactement quels sont les fichiers et répertoires qui appartiennent à /opt et à /usr/local. Cela a été corrigé dans la R5; egcs et KDE (et Gnome) sont maintenant installés dans /usr au lieu de /opt. ]

Q: J'ai déjà la R4 installée. Dois-je repartitionner mon disque dur pour installer la R5?

R: Non. Il est tout à fait possible de faire la mise à jour sans repartitionner ni reformatter entièrement votre disque dur.

Si vous avez assez d'espace disque, c'est peut être une bonne idée que de faire une installation d'essai sur une partition qui ne risque pas d'interférer avec la R4. En ce qui me concerne, j'ai d'abord fait un essai d'installation de la R5 sur ma partition /home, qui avait assez d'espace libre. J'ai fait attention à ne reformatter aucune partition, et fait en sorte que / soit monté sur /dev/hda12, qui était celle affectée à /home. J'ai laissé toutes mes autres partitions seules (à l'exception de l'espace de swap, bien sûr), ainsi R4 n'est pas affecté. Bien sûr, installer la R5 dans la partition /home crée un peu de désordre, mais c'est très facile à enlever après tout (il n'y a qu'à "rm -rf" les répertoires de la R5, en faisant attention à ne pas supprimer les répertoires de de vos utilisateurs. Soyez sûr de sauvegarder toutes vos données importantes auparavant!). En procédant de cette manière, il est très facile de revenir à la R4 dans le cas où les choses tournent mal.

Avant d'installer la R5 "pour de vrai", c'est une bonne idée que de garder une copie de votre répertoire /etc dans un endroit propre, sec et tempéré, en effet, si vous avez encore accès à votre /etc de la R4, il sera plus facile de reparamétrer vos réglages spécifiques dans la R5. Si vous avez beaucoup de code source et de SRPMS dans /usr/local et /usr/src, c'est une bonne idée que de les mettre également en lieu sû. C'est ce que j'ai fait, et ça m'a aidé à retrouvé en peu de temps ce que j'avais laissé dans la R4.

Ce que j'ai fini par faire en remplaçant la R4 par la R5 a été de reformatter uniquement les partitions / et /usr (après avoir sauvegardé /etc et les codes-sources, bien sûr). Ma partition /home est restée telle qu'elle était avec la R4, puisqu'il n'était pas nécessaire de la reformatter.

Q: Quel installeur utiliser?

R: L'installeur par défaut tourne sous X, et simplifie l'installation, la rendant moins fastidieuse, comparé à l'installeur RedHat. Ceci étant, l'installeur RedHat permet un contrôle plus fin de l'installation en vous laissant sélectionner ou refuser individuellement les paquetages. Si vous préférez utiliser l'installeur RedHat, ajoutez redhat aux arguments pour le noyau dans BootX.

Problèmes avec l'installation du serveur X.

Malheureusement, Xconfigurator semble ne pas fonctionner correctement sur les Power Book, si bien que le fichier de configuration généré, XF68_FBDev, ne fonctionnera pas. Lors du reboot, vous aurez un tas de messages d'erreur, comme gdm "respawning too fast". XF68_FBDev ne peut pas démarrer à cause de mauvais paramètres dans /etc/X11/XF86Config, généré par Xconfigurator. Pour résoudre ce problème, vous pouvez, par exemple , faire les choses suivantes : Quand vous redémarrez Linux, ajoutez single aux arguments du noyau dans BootX. Cela vous fera passer dans le mode unique utilisateur. Editez le fichier /etc/inittab, et changez le runlevel par défaut de5 à 3 (changez la ligne qui contient "id:5:initdefault:" en "id:3:initdefault:"). Vous pouvez maintenant redémarrer, ou quitter le shell pour continuer la procédure de démarrage. 

Démarrer LinuxPPC.

Open Firmware est en quelleque sorte cassé sur les PowerBook G3, et ceci empêche de démarrer Linux directement depuis le disque IDE interne. Il est obligatoire de démarrer via Mac OS, en utilisant BootX. BootX est composé de deux parties, une application que vous démarrez à partir de Mac OS, et une extension, qui est chargée très tôt dans le processus de démarrage de Mac OS.
 
BootX

Vous pouvez obtenir la dernière version de BootX sur la page de Benjamin Herrenschmitd.

Les arguments du noyau.

Lors du démarrage de LinuxPPC, vous pouvez passer des paramètres au noyau via sa ligne de commande, lui donnant des informations sur votre matériel, l'accordant ainsi mieux à votre ordinateur. J'utilise les paramètres suivants, qui fonctionnent plutôt bien avec mon PowerBook G3:
root=/dev/hdaN
Définit /dev/hdaN comme la partition root (c'est à dire, montée sur /). BootX insère cette option, basée sur ce que vous avez mis dans le champ de saisie Root device. La partition root est l'endroit où le système mets les choses critiques, comme les modules, les binaires système, et d'autres choses importantes, et c'est la première partition qui est montée pendant le démarrage. Les autres partitions (/usr et /home par exemple) sont montées plus tard.
video=atyfb:vmode:14,cmode:32,mclk:71
Ceci demande au noyau d'utiliser le driver vidéo atyfb, permettant d'avoir des graphismes accéléré sous X. Le paramètre vmode:14 signigue qu'il faut utiliser la résolution 1024x768 à 60 Hz, et cmode:32 d'utiliser 32 plans de bits (NDT : c'est à dire, couleurs sur 32 bits). Lisez la page de man de vmode pour obtenir plus d'informations sur les différents modes vidéo. La dernière option, mclk:71, est un paramètre de temps pour la carte vidéo, et 71 semble être la valeur qui minimise l'effet de neige et d'autres trucs sur mon écran*. Faites attention à ne pas indiquer de valeur trop forte, car vous pourriez endommager votre matériel. Si vous avez des problèmes pour faire tourner X, vous pouvez essayer de cocher "No vidéo driver". Ceci fait que le paramètre video=ofonly est ajoutée à la fin de la ligne de commande, et prend le pas sur le paramètre video=atyfb. Vous n'aurez pas de graphismes accélérés, mais X sera plus facile à faire tourner. Voyez plus bas des informations pour régler X.
adb_buttons=103,111
Utilise les touches F11 et F12 en tant que boutons du milieu et droit, respectivement. Vous pouvez choisir d'autres touches.
hda=autotune
Règle l'interface IDE pour augmenter le débit du disque dur. C'est la même chose que hdparm -p /dev/hda. Attention: lisez la page de man de hdparm  avant d'utiliser cette option. Si vous l'utilisez, vous en êtes responsable, et je ne pourrais être tenu pour responsable de corruptions de système de fichier qui pourrait survenir (NDT : et encore moins le traducteur). Ceci étant dit, en utilisant ce paramètre, le débit du disque dur peut être fortement amélioré.
single
Normallement, vous n'avez pas à utiliser cela, mais vous pouvez l'ajouter aux arguments du noyau pour démarrer Linux en mode utilisateur unique (runlevel 1). Ceci peut être utilisé au cas où vous avez besoin de démarrer sans aller directement dans le runlevel 3 ou 5, pour, par exemple, effectuer des réparations si votre système est cassé.
Il y a beaucoup plus de paramètres pour le noyau avec lesquels on peut s'amuser, mais ceux là me suffisent.

*J'ai vu beaucoup de choses au sujet des valeurs à préciser, mais mclk:71 fonctionne sur mon Power Book. Cela peut ou peut ne pas fonctionner sur votre ordinateur. Si vous devez utiliser l'option mclk, essayez plusieurs valeurs différentes (ceci nécessite beaucoup de redémarrages), mais faites attention à ne pas mettre de valeur trop haute car cela peut endommager le matériel. Essayez aussi sans l'option mclk.


Le trackpad du PowerBook G3.

Tapoter le trackpad.

Le trackpad du PowerBook G3 peut être utilisé sous Linux de la même manière que sous Mac Os, c'est à dire que vous pouvez tapoter le mini tapis avec vos doigts au lieu d'utiliser le bouton de la souris. Certaines personnes (dont moi) apprécient grandement cette possibilité, alors que d'autres l'abhorrent. Avec les noyaux récents (2.2.x), le tapotage est activé par défaut, et cela ennuie ceux qui ne veulent pas de cette possibilité. Pour désactiver le tapotage du trackpad de manière permanente, téléchargez cet utilitaire, installez le, et mettez la ligne suivante dans /etc/rc.d/rc.local:
trackpad notap
Cela désactivera le tapping sous Linux. L'utilitaire de trackpad possède d'autres options que vous pouvez essayer avec (notap|tap|drag|lock) si vous ne voulez pas désactiver tout le tapping, mais seulement les possibiltés de drag et de draglock.

GPM.

GPM est un serveur de souris et un utilitaire pour copier et coller pour les consoles virtuelles. En d'autres mots, vous pouvez utiliser votre trackpad quand X n'est pas démarré.

Pour la R5 : Gpm est normalement inclus par l'installeur, mais si ce n'est pas le cas, vous n'avez qu'à installer le paquetage gpm-1.17.5-3.ppc.rpm (ou plus récent). Vous le trouverez sur le CD de la R5 ou sur l'un des mirroirs de LinuxPPC.

Pour la R4 : Pour activer GPM au démarrage, insérez tout simplement

gpm -t bm
dans le fichier /etc/rc.d/rc.local.

Emuler les boutons de souris.

Comme beaucoup d'applications sous X ont besoin d'au moins 2 boutons, le fait de n'en avoir qu'un sur Power Book (ou sur n'importe quel Macintosh) est un problème. Comment faire pour avoir 2 boutons ? Une solution est d'affecter ces tâches à 2 touches du clavier qui émuleront les autres boutons de souris. Comme je suis gaucher, j'ai choisi F11 et F12, ce qui me permet d'utiliser le trackpad avec ma main gauche, et de presser les "boutons de souris" avec ma main droite. Bien sûr, vous pouvez choisir d'autres touches pour cela. Procédez comme suit : choisissez 2 touches faciles à utiliser comme bouton de souris, en faisant attention à ne pas supprimer de fonction importante de votre clavier. Ensuite, dans une console virtuelle (n'utilisez pas X), passez la commande "showkey -k", et notez les codes de touche (NDT : keycodes) que vous obtenez avec les touches choisies. Puis rebootez, et ajoutez ceci aux argument du noyau dans BootX : 
adb_buttons=M,D
où M et D sont les codes de touches (NDT : keycodes) pour le bouton n° 2 (milieu) et 3 (droit), respectivement. Rebootez maintenant Linux. Vous pouvez alors utiliser les 2 touches spécifiées comme bouton de souris, au lieu des rébarbatifs option-2 et option-3 qui est le défaut.

Jouer des CD audio.

Si vous n'obtenez aucun son quand vous passez un CD musical dans votre lecteur de CD, essayez la procédure suivante qui marche à chaque fois pour moi.

Tout d'abord, vérifiez le volume en utilisant kmix ou xmixer. Si le volume est bas, essayez de l'augmenter. Si vous n'obtenez toujours pas de son, c'est probablement parcequ'il faut changer quelques réglages sous Mac OS que Linux PPC utilise. Redémarrez sous Mac OS et utilisez le control strip pour sélectionner le lecteur de CD comme source sonore. Ensuite, augmentez le volume sonore système, toujours en utilisant le control strip. 75% ou quelque chose comme ça fonctionne pile-poil sur mon PBG3. Redémarrez LinuxPPC, passez un CD, et ajustez le volume avec kmix or xmixer. Vous devriez maintenant entendre la musique en provenance de votre CD.

Note: comme un CD audio ne contient pas de système de fichier, ne le montez pas comme vous le feriez avec un CDROM. Les softs pour jouer les CD, comme kscd et sa famille, disent seulement au lecteur de CD de lire le CD audio directement. La conversion N/A est faite par le matériel, dans le lecteur de CD, et les signaux analogiques résultants sont dirigés vers le haut parleur interne ou vers le connecteur de sortie audio.


Configurer le serveur X.

Pour les Power Book G3, il y a 2 serveurs X que vous pouvez utiliser : Xpmac et XF68_FBDev. Xpmac est un serveur X spécifique aux Power Macintosh qui tourne à la fois sous LinuxPPC et MkLinux, alors que XF68_FBDev est un serveur X générique pour le périphérique à buffer de trames, qui ne fonctionne qu'avec LinuxPPC

Pour les deux serveurs, vous devez faire les choses suivantes : /usr/X11R6/bin/X doit être un lien symbolique vers Xwrapper, et /etc/X11/X un autre lien vers /usr/X11R6/votre_serveur_x, comme ceci :

# cd /usr/X11R6/bin
# ln -s Xwrapper
# ls -l X
lrwxrwxrwx   1 root     root           
8 Jun 17 15:16 X -> Xwrapper
# cd /etc/X11
# ln -s /usr/X11R6/bin/votre_serveur_x
# ls -l X
lrwxrwxrwx   1 root     root          20 Jun 19 20:31 X -> /usr/X11R6/bin/votre_serveur_x
votre_serveur_x est soit XF68_FBDev soit Xpmac.

Si Xpmac n'est pas encore installé, vous trouverez le rpm XFree86-Xpmac sur le CD d'installation de LinuxPPC ou sur l'un des mirroirs de ftp.linuxppc.org. Voici un peu plus d'information au sujet de ces 2 serveurs X.
 
 

XF68_FBDev et le fichier XF86Config.

Le fichier /etc/X11/XF86Config donne à votre serveur XFree86 (dans ce cas, XF68_FBDev; Xpmac n'a pas besoin de ce fichier) des détails au sujet de votre matériel vidéo, moniteur, clavier, souris, fontpath, etc. L'utilitaire Xconfigurator est chargé de produire un fichier XF86Config pour vous, basé sur des informations que vous lui donnez, et d'autres qu'il obtient en analysant votre matériel. Malheureusement, comme je l'ai écrit, Xconfigurator ne fonctionne pas vraiment bien sur le PBG3, et produit un fichier XF86Config qui ne marche pas. Xautoconfig est un utilitaire qui est supposé faire un bien meilleur travail, mais celui-ci n'est pas non plus capable de donner un fichier de configuration qui fonctionne pour mon Power Book G3.

C'est pour ces raisons que j'ai fait un nouveau XF86Config, basé sur mon vieux (opérationnel) fichier de la R4, où j'ai mis les paramètres pertinents dans un autre et non opérationnel fichier produit par Xautoconfig. (http://xenu.phys.uit.no/~alvin/linux/XF86Config) Voici le résultat - un fichier XF86Config qui marche très bien sur mon PowerBook G3. Bien sûr, YMMV... :-) Pour accompagner ce fichier, il est nécessaire de donner les arguments au noyau par BootX (rappelez vous de ne pas cocher "No video drivers"):

video=atyfb:vmode:14,cmode:32,mclk:71
Apprenez en plus sur les arguments du noyau au paragraphe "Démarrer LinuxPPC" plus haut.

Faire fonctionner Xpmac.

On peut se demander pourquoi utiliser Xpmac au lieu de XF68_FBDev. Dans mon cas, la raison est tout simplement que Scilab connaît des problèmes avec les couleurs sur 32 bits de XF68_FBDev, alors qu'il gère convenablement le mode 24 bits de Xpmac. Comme 16 bits n'est ps une option, et comme les modes à 24 et 32 bits sont en fait les mêmes, je préfère utiliser Xpmac.

Sur le PowerBook G3, le driver vidéo atyfb à une fâcheuse tendance à produire de la "neige" sur l'écran, et aussi à avoir une console qui saute quand on fait défiler l'écran. Par conséquent, je préfère utiliser le driver vidéo d'Open Firmware (qui est sélectionné quand on coche "No video driver" dans BootX), même si cela rend la console sensiblement plus lente. Le serveur X XF68_FBDev n'est pas accéléré quand on utilise le périphérique à buffer de trame, on peut alors plutôt utiliser le serveur accéléré Xpmac, avec des options qui obligent l'accélération pour le contrôleur ATI RAGE PRO (Mach64) qui équipe le PowerBook G3. Bien que cela fonctionne à merveille avec la R4, Xpmac refuse étrangement de coopérer avec le buffer de trame d'OF sous la R5. Le problème est qu'avec la R5, Xpmac semble de pas être capable de trouver le fichier /usr/X11R6/lib/X11/rgb.txt quand on lui demande de produire un affichage graphique accéléré sur le périphérique d'OF. Si vous connaissez la cause de ce problème, ou si vous savez comment le résoudre ou le contourner, j'apprécierais grandement un message électonique d'explications (Alvin.Brattli@phys.uit.no).

Pour régler et faire fonctionner Xpmac, faites les liens symbliques comme décrit plus haut, et mettez la chose suivante dans le fichier ~/.xserverrc :

/usr/X11R6/bin/X -fp "unix/:-1" -mode 14 -depth 24
Il y a d'autres options avec lesquelles on peut s'amuser; tapez "Xpmac -help" dans un shell, et vous en obtiendrez un listing ou lisez la page de man de Xpmac. J'ai ajouté quelques arguments complémentaires à Xpmac, pour ajuster la vitesse de répétition des touches, ainsi que qu'une émulation des botons 2 et 3 de la souris qui est plus en accord avec mes goûts. Le fichier .xserverrc que j'utilise ressemble à ceci:
/usr/X11R6/bin/X -fp "unix/:-1" -mode 14 -depth 24 -ar1 400 -ar2 20 \
    -middlekey 111 -rightkey 119 -nooptionmouse
Cette ligne a cette signification:
-ar1 400 -ar2 20
positionne le délai avant auto répétition à 400 millisecondes, et ensuite, les touches s'auto répètent à 20 caractères par secondes (ce qui est le débit le plus fort, je pense).
-middlekey 111 -rightkey 119
fait de F11 le bouton de souris n° 2 (du milieu), etde F12 le bouton n° 3 (droite). Les codes de touches (NDT : keycodes). Ces codes de touches doivent aussi être donnés comme arguments au noyau. Voir plus bas.
-nooptionmouse
force F11 and F12 à agir comme les boutons de souris sans avoir à appuyer le touche option.
Pour obtenir les graphismes accéléré en utilisant Xpmac et le driver vidéo d'OF, il faudrait théoriquement ajouter l'option "-mach64" aux arguments du noyau. Mais comme il a été écrit plus haut, Xpmac ne veut pas coopérer aussi bien avec la R5 qu'il ne le faisait avec la R4, et donc, marche pô :-(
 
Si vous avez bien fait attention, vous avez vu que j'ai associé les codes  103 et 111 aux boutons 2 et 3 de la souris dans les arguments pour le noyau, alors que c'était 111 et 119 pour Xpmac. La règle semble être qu'il faut ajouter 8 aux codes passés au noyau pour obtnir les valeurs à donner à Xpmac. Je ne suis pas vraiment sûr que ce soit ainsi. Si vous pouvez m'éclairer, s'il vous plaît, envoyez moi un courier électonique expliquant la raison (Alvin.Brattli@phys.uit.no).

[ Avec la R4, le .xserverrc suivant devrait bien fonctionner avec le driver vidéo d'OF:

/usr/X11R6/bin/X -mach64 -mode 14 -depth 24 [other command-line arguments]
Si vous utilisez le driver atyfb, enlevez -mach64]

Lecture.

Plus d'information dans les pages de man de XFree86, XF68_FBDev, Xpmac, et XF86Config.

Les cartes PCMCIA.

Si vous voulez utiliser les cartes PCMCIA sur votre PowerBook, vous pouvez installer quelques modules et un patch du noyau.

La méthode la plus facile est de télécharger et d'installer les choses suivantes:

  1. LinuxPPC R4: (http://xenu.phys.uit.no/~alvin/linux/vmlinux-228.gz) ce noyau (version 2.2.8) et (http://xenu.phys.uit.no/~alvin/linux/modules-228.tar.gz) ces modules. Ce noyau supporte également les boutons de volume et de silence (mute) du PowerBook G3. C'est vraiment un noyau générique, et il devrait fonctionner aussi sur d'autres PowerBooks. Ce noyau est construit en utilisant (http://xenu.phys.uit.no/~alvin/linux/dot.config) ce fichier de configuration.
    LinuxPPC R5:
  2. Un RPM qui contient tous les modules PCMCIA et les fichiers de configuration: (http://xenu.phys.uit.no/~alvin/linux/pcmcia-cs-3.0.8-228.ppc.rpm) pour R4, and (http://xenu.phys.uit.no/~alvin/linux/pcmcia-cs-3.0.8-2210.ppc.rpm) pour R5. Pour R5, vous devrez installer d'abord la bibliothèque XForms. Utilisez rpmfind pour trouver une version récente de xforms-*.ppc.rpm (xforms-0.881-2.ppc.rpm, par exemple)
Si vous désirez compiler tout vous même, vous devez : 
  1. Appliquez (http://xenu.phys.uit.no/~alvin/linux/pcmcia-serial.patch) ce patch de Paul Mackerras aux sources de votre noyau (sans ce patch, le noyau va se bloquer si vous insérez une carte modem PCMCIA). Soyez sûr d'avoir positionné CONFIG_SERIAL à y ou m dans la configuration de votre noyau. Si vous utilisez make menuconfig pour configurer votre noyau, cette option est positionnée en activant "Character devices ---> Standard/generic (dumb) serial support". Vérifiez également que vous avez activé le support des modules. Vous pouvez utiliser (http://xenu.phys.uit.no/~alvin/linux/dot.config) ce fichier de configuration (qui a été utilisé pour construire le noyau proposé plus haut) comme un point de départ. Recompilez votre noyau et les modules, et installez les.
  2. Rebootez avec votre nouveau noyau (le paquetage PCMCIA que vous allez compiler à l'étape suivante va lire certaines informations dans le noyau qui est en cours d'exécution).
  3. Téléchargez et installez (http://xenu.phys.uit.no/~alvin/linux/pcmcia-cs-3.0.8-221.src.rpm) ce SRPM. Avant de construire le RPM, vous devez faire les modifications suivantes au fichier /usr/src/redhat/SPECS/pcmcia-cs.spec : (avec x correspondant à la version de votre noyau).
  4. Construisez les modules PCMCIA avec la commande
    rpm -bb /usr/src/redhat/SPECS/pcmcia-cs.spec
    Puis, installez le paquetage RPM que vous venez de réaliser:
    rpm -i /usr/src/redhat/RPMS/ppc/pcmcia-cs-3.0.8-22x.ppc.rpm

  5. Rebootez, ou démarrez le service PCMCIA comme ceci (vous devez être root pour le faire) : 
    /etc/rc.d/init.d/pcmcia start
Maintenant vous pouvez commencer à jouer avec vos cartes PCMCIA :-) 

Patchs du noyau pour PowerBook G3.

Les patchs suivants (écrits par moi même) s'appliquent au noyau 2.2.8 de ftp.kernel.org, et rendent la vie plus simple quand on utilise LinuxPPC sur PowerBook G3: Si vous ne savez pas comment appliquer les patchs, vous pouvez télécharger les fichier sources patchés depuis ici : (http://xenu.phys.uit.no/~alvin/linux/mac_keyb.c) drivers/macintosh/mac_keyb.c, et (http://xenu.phys.uit.no/~alvin/linux/dmasound.c) drivers/sound/dmasound.c. Faites des copies de sauvegarde des anciens fichiers, et remplacez les par les nouveaux. Puis recompilez votre noyau. Bien que ces patchs soient pour le noyau 2.2.8, ils doivent être relativement faciles à appliquer aux autres noyaux 2.2.x.

Si vous avez l'intention d'utiliser un modem PCMCIA, vous aurez besoin de (http://xenu.phys.uit.no/~alvin/linux/pcmcia-serial.patch) ce patch de Paul Mackerras. Il empêche le driver série de chercher les ports série.


Le revers de la médaille...

Bien sûr, Linux n'est pas parfait. Prétendre le contraire, et en même temps critiquer Microsoft Windows et Mac OS serait une chose vraiment malhonnête. Mais, je n'ai jamais dit que Linux n'avait pas de défauts. Ne connaissant que LinuxPPC sur PowerBook G3, voici quelques points qui m'embêtent :  1"Bientôt" est un terme très relatif :-)

2Essayez l'utilitaire xev, et placez la souris sur la fenêtre qui apparaît. Maintenant, tapez n'importe quelle touche sauf verrouillage majuscule. Vous verrez que, quand vous appuyez sur la touche, vous avez un événement "key down", et quand vous la relâchez, vous obtenez un événement "key up". Maintenant, essayez la même chose avec la touche verrouillage majuscule. Vous verrez que la première fois que vous appuyez sur la touche, il se produit un événement "key down" et un événement "key up". Quand vous la relâchez, il ne se passe rien. La prochaine fois que vous appuierez dessus, vous n'obtiendrez toujours rien. Mais quand vous la relâcherez, vous obtiendrez à nouveau un événement "key down" et un événement "key up". Ceci empêche effectivement de mapper cette touche sur control, par exemple, mais elle fonctionne très bien comme touche de verrouillage majuscule...


Liens utiles.


Si vous avez des commentaires, des corrections ou des ajouts pour compléter les informations de ce document, j'attends vos réactions. Envoyez les à < Alvin.Brattli chez phys.uit.no> (NDT : en norvégien ou en anglais puisque c'est à l'auteur qu'il faut les envoyer, d'autant plus qu'il sera très difficile au traducteur de répondre aux questions étant donné qu'il  ne possède pas de PBG3 ).

Dernière modification le 26 juin 1999.


Traduction.

La traduction de ce document a été réalisée dans la nuit du 26 au 27 juin 1999 par Etienne Herlent, sur la base du (http://xenu.phys.uit.no/~alvin/linux/pbg3.html) document initial du 26  juin 1999, avec l'aimable autorisation d'Alvin Brattli.

Toute remarque concernant la traduction peut être envoyée à Etienne Herlent.

 

Dernière mise à jour le 27/6/99.

les fichiers en téléchargement sont à ftp://ftp.linux-france.org/pub/macintosh/

 

Retour à GNU Linux sur Macintosh