Installer Linux PMac sur un Power Macintosh 6500.
Préambule.
Ce document à été initialement écrit par Gauthier Ancelin. Ne pouvant plus
s'occuper de sa mise à jour, il en a fait don à la rubrique "GNU Linux sur
Macintosh" de Linux-France. Veuillez donc m'adresser vos remarques
concernant ce document.
Introduction.
Cette page est dédiée à l'installation de Linux sur PowerMacintosh 6500. Les
possesseurs d'appareils de la même série (5500 et peut-être aussi 5400/6400)
y trouveront sans doute des informations intéressantes. Si vous avez un de
ces engins, n'hésitez pas à écrire pour signaler les différences avec ce qui
est écrit ici.
La distribution concernée est celle diffusée dans la revue UniversMac
n°83, numéro d'octobre 1998, qui est une version Linux-PMac DR4. Cette
version est optimisée et donc plus rapide que la version officielle soutenue
par Apple et dénommée MkLinux. Elle fonctionne en revanche uniquement sur les
PowerMac PCI. C'est une version qui fonctionne plutôt bien sur le 6500.
Notez que la même revue dans son n°85 de décembre diffuse des
compléments à Linux-PMac :
- le noyau 2.1.121 : il présente au moins un point intéressant pour le
PowerMac 6500 : il gère - un peu - le son. Il est désormais possible
d'écouter un CD - mais des écouteurs branchés sur la prise casque en
façade ne provoquent pas la coupure du haut-parleur interne - et il est
capable d'émettre un beep.
- BootX v1.0b3, il constitue un moyen bien plus simple pour démarrer
Linux que le paramétrage de la P-RAM ! Nécessite l'installation du noyau
2.1.121.
- Gnome : une interface graphique qui remplace avantageusement KDE.
Présente en version source à adapter à Linux-PMac. Pour spécialiste
uniquement.
- Des correctifs sur la distribution présente dans le n°83 de la
revue.
Le 6500.
Cette machine possède quelques particularités qu'il est bon de connaître
avant de se lancer. Lors de l'installation de Linux sur cette machine, les
points suivants sont susceptibles de poser problèmes :
Le partitionnement du disque.
Tout d'abord, il faut savoir que l'installation sur un disque SCSI peut poser
de gros problème. Votre modeste serviteur en sait quelque chose : il n'a
jamais réussi à démarrer sur un disque externe IBM 1 Go à partir
d'OpenFirmware. Apparemment, le seul moyen de démarrer depuis un disque SCSI
est d'utiliser BootX.
En attendant, voici l'état d'un disque IDE partitionné et sur lequel
Linux-PMac est installé (obtenu avec la commande 'L' de pdisk) :
Partition map (with 512 byte blocks) on '/dev/ata0.0' (/dev/hda)
#: type name length base ( size )
1: Apple_partition_map Apple 63 @ 1
2: Apple_Driver_ATA*Macintosh 54 @ 64
3: Apple_Driver_ATA*Macintosh 74 @ 118
4: Apple_Patches Patch Partition 512 @ 192
5: Apple_HFS untitled 4085312 @ 704 ( 1.9G)
6: Apple_UNIX_SVR2 root 200000 @ 4086016 ( 97.7M)
7: Apple_UNIX_SVR2 usr 1400000 @ 4286016 (683.6M)
8: Apple_UNIX_SVR2 home 400000 @ 5686016 (195.3M)
9: Apple_UNIX_SVR2 swap 220042 @ 6086016 (107.4M)
Device block size=512, Number of Blocks=6306047 (3.0G)
DeviceType=0x0, DeviceId=0x0
Drivers-
1: @ 64 for 19, type=0x701
2: @ 118 for 31, type=0xf8ff
Le disque a été partitionné ici en 5 partitions utiles : une HFS pour MacOS,
et quatre pour Linux : 'root', 'usr', 'home' et 'swap'. La partition de
démarrage Linux est 'root', référencée /dev/hda6 (6 étant le numéro de cette
partition dans la liste ci-dessus).
Les valeurs de la P-RAM.
Pour ce qui est des valeurs à mettre dans le tableau de bord BootVariables,
celles qui marchent sont les suivantes (ne tapez pas les guillemets !) :
- Auto-boot : coché. Vous pouvez le décocher, il faudra alors taper
'boot' sous OpenFirmware pour booter sous Linux et 'bye' pour démarrer
sous Mac OS.
- boot-device : "ata/ata-disk@0:0"
pour booter sur le disque IDE interne.
- boot-file : "/boot/vmlinux
root=/dev/hda6". Là, ça dépend de votre configuration. La
valeur /dev/hda6 doit être remplacée par la partition 'root' de votre
configuration.
- boot-commande : "boot"
- input-device : "kbd"
- output-device : "/bandit/ATY,264GT-B". Attention, ne mettez
pas la valeur "screen" car l'alias
qu'elle contient est faux : vous ne verrez rien si vous bootez sous
OpenFirmware.
- load-base : "100000"
Les autres valeurs ne doivent pas être changées.
Si vous ne voulez pas avoir à taper ces données, un moyen plus sûr est de
télécharger ce petit
fichier qui est une sauvegarde de ces paramètres effectuée avec
BootVariable. Il vous suffit, une fois décompacté, de double-cliquer dessus,
de modifier le "boot-file" qui doit pointer sur votre partition 'root' (par
défaut, il est en /dev/hda6), de cliquer sur 'write' et de redémarrer.
BootX 1.0b3.
BootX est un moyen plus simple que la modification des valeurs de la P-RAM
pour démarrer sous Linux : Il s'agit d'une application qui permet de
redémarrer sous Linux ou Mac OS. BootX existe aussi sous forme d'extension
permettant de faire ce choix à chaque démarrage. Sa configuration est facile
: si votre partition 'root' est sur /dev/hda6, il suffit de mettre la ligne
suivante dans le champ "Linux kernel argument" :
/boot/vmlinux root=/dev/hda6
Un clic sur le bouton "Save to prefs", et un clic sur le système à
démarrer. C'est tout ! Vous pouvez même lancer l'installeur RedHat en cochant
la case RamDisk : la disquette de démarrage est dès lors inutile ! Autres
points intéressants : il est capable de démarrer Linux depuis un disque
SCSI.
BootX a un seul inconvénient, mineur il est vrai. Il demande un noyau
récent : le 2.1.121 pour la version 1.0b3. Il vous faut donc IMPERATIVEMENT
installer ce noyau avant d'utiliser BootX.
Attention : il sort régulièrement de nouvelles versions de BootX et de
noyaux Linux. Lisez bien les "readme" pour vous assurer de la compatibilité
entre BootX et le noyau installé sur votre machine.
Dernière mise à jour le 28/3/99.
les fichiers en téléchargement sont à
ftp://ftp.linux-france.org/pub/macintosh/
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