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Libre sur systèmes d'exploitation non-libres


From Frederic Daniel Luc Lehobey <Frederic dot Lehobey at proxience dot com>
Subject Libre sur systèmes d'exploitation non-libres
Date Sat, 29 Oct 2011 20:48:26 +0200

Salut,

Vincent Mahe <vmahe at free dot fr> (2011-10-29 15:04:09) :

> Le dilemme est le même dans tout basculement d'un outil à un autre,  
> d'une approche à une autre, et le risque d'effrayer ou dégoûter une  
> personne tentée par le Libre mais hésitante nous conduit souvent à  
> privilégier une transition douce et progressive. Je suis même,  
> personnellement, pour proposer aux non informaticiens une évolution par  
> étapes : utiliser de plus en plus de logiciels libres sur leur OS  
> existant, puis quand ils n'utilisent plus que du Libre, de passer à un  
> OS libre, qui pourra être grand public, pour ne basculer vers un OS pur  
> que lorsqu'ils seront familiers avec tout cela.

  Je suis tout à fait d'accord avec ton approche et (dans mon
expérience) je trouve qu'à la permanence il est fréquent que nous
manquions de personnes expertes en libre sur systèmes d'exploitation
non-libres. Cette expertise est précieuse (personnellement je suis
incapable d'aider, faute d'expérience tangible sur systèmes non-libres
-- hors SunOS / Solaris --, et j'en aurais pourtant fréquemment
besoin...).

> Cela dit, quelqu'un arrivant à la permanence avec une démarche puriste  
> se verra proposer directement la distribution Debian.

  C'est cohérent avec la demande, non ? Il existe d'autres systèmes
libres que j'aimerais voir installés plus souvent qu'Ubuntu (qui me
gave: ils rendent compliquées des choses simples de Debian) des
systèmes libres comme les *BSD, OpenIndiana; HaikuOS, Plan9 voir
reactOS ou d'autre trucs plus exotiques (pour voir comment cela
fonctionne).

> Je pense par ailleurs qu'une personne venant au Libre sans trop savoir  
> ce qu'il en est nous saura gré de faire la part des choses entre l'idéal  
> et le possible, et de l'amener à son rythme personnel vers une plus  
> grande maîtrise du Libre, plutôt que de le rejeter parce qu'il n'est pas  
> assez ceci ou cela.

  Je suis tout à fait d'accord avec toi, c'est pourquoi je pense aussi
qu'il ne faut rien installer la première fois (comme décidé pour la
gestion de la permanence) et permettre au public de voir des choses
inhabituelles pour lui et, espérons-le, attirantes (ça exclut à
nouveau Ubuntu vu les témoignages passés sur cette liste, dont le
tien).

> L'objet de Gulliver est la promotion du Libre, et à ce titre, la  
> question du Libre vs "Sapussépaslibre" est à mettre de côté dans un  
> premier temps, pour introduire les personnes à ce qui existe, leur  
> donner des points de repère, à charge ensuite pour eux de cheminer dans  
> leur réflexion et de faire leur choix, entre quelque chose de  
> Libre-mais-exceptions qui marche comme tout le monde et du  
> Libre-PUR-avec-rejet-anciens-amis-et-sites-pas-libres.

  Je ne suis pas d'accord. Gulliver ne doit aider que pour le Libre
(c'est notre point commun). Le jour ou on aide à installer Skype ou
Acrobat Reader pendant la permanence, c'est sûr qu'on ne va plus
beaucoup s'amuser.

> Le problème posé par toute approche fondamentaliste est qu'elle tend à  
> exclure ceux qui ne sont pas parfaits (ou pas prêts aux sacrifices  
> correspondants), alors que la diffusion d'une idée / concept auprès de  
> tous ceux susceptibles d'être concernés suppose de la pédagogie et de la  
> leur présenter dans leurs termes à eux, en tenant compte de leur 
> contexte.

  Gulliver doit être clair dans ses buts, ses principes et ses actions
(du Libre et c'est tout). Par contre il est évident que nous ne
demandons à personne d'être parfait : par exemple je continue à
répondre aux utilisateur de la messagerie Gmail (ou bien LaPoste avec
ses publicités insupportables). Et nous considérons et apprécions
toutes les contributions libres à Wikipédia ou OpenStreetMap de
quelque système d'exploitation qu'elles viennent.

Amicalement,
Frédéric