[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]

Re: [gulliver] La GPL suffit elle à Gulliver ?


From "Aznar Jocelyn" <lejocelyn at gmail dot com>
Subject Re: [gulliver] La GPL suffit elle à Gulliver ?
Date Tue, 23 Oct 2007 12:26:06 +0200



On 10/23/07, Arnaud <afouquaut at skamp-zo dot org> wrote:
Salut,

Aznar Jocelyn a écrit :
> Un logiciel libre est libre si ses utilisateurs ont accès à ses
> procédés de fabrication, les autres (qui ne sont pas utilisateurs),
> bah c'est dommage pour eux mais je pense qu'on peut les négliger.

Non, les utilisateurs n'ont pas à avoir le procédé de fabrication. C'est
celui qui possède le logiciel (c'est à dire celui qui l'a acheté, reçu
en don, loué, etc etc) qui doit avoir un nombre minimum de libertés
(accordées par la licence en général)
 
Effectivement, j'aurais dû employer propriétaire. Grosse erreur.

Après, la disponibilité des sources n'est pas un critère pour qu'une
œuvre (et donc un logiciel) soit libre. Cette indisponibilité permet
d'une part de faire entrer des œuvres « physiques » (livres, musique,
photographies...) et d'autre part n'empêche pas son étude, sa
modification, sa copie, ni son usage.
 
Il est pour moi grossier d'essayer de faire rentrer dans une même définition
du libre des oeuvres telles que la musique, l'art, le logiciel, la machine.
Chacune de ces oeuvres ayant des problématiques différentes, la liberté façon
Gulliver doit être garanti différemment. Un moule ne suffira pas et serait
inaproprié.

Cela étant, l'indisponibilité des sources est un critère pour Gulliver
pour y admettre ou refuser l'usage de logiciels en sont sein. Un binaire
peut être libre mais il est tellement merdique qu'il n'intéresse a
priori pas Gulliver.
 
Un binaire, s'il est bien documenté et n'a pas d'alternative, me paraît correct .

Pour le moment, Gulliver n'a pas assez d'expérience pour fixer des
critères qualitatif sur ce qui lui semble être du libre acceptable ou
non acceptable. Cependant, après avoir défini ce qu'est le libre dans
les présents projet de statut, la prochain étape (la prochaine version
des statuts ou du règlement intérieur :) ) sera de définir quelques
critères Gulliver fixe pour faire le tri entre les œuvres libres
utilisable en son sein.
 
 

> Pour moi, (comme pour toi apparemment, si j'ai bien compris), dans
> tous les cas, c'est un logiciel libre et pour moi ce statut devrait
> suffire à Gulliver.

Justement non :-)
 
Au temps pour moi :).
 
> Le fait qu'un logiciel ne soit pas accessible à tous n'est pas un
> problème, si on doit payer pour avoir le code, si on doit se couper
> un bras ou autre chose pour l'obtenir, ça ne concerne pas le libre,
> c'est du domaine de la propriété. Après, on pourrait définir une
> autre façon d'aborder la propriété,


Ben non...

Si un logiciel libre te demande de te couper un bras pour l'obtenir, ça
reste un logiciel libre. Mais il est d'une part illégal et d'autre part
complètement contraire aux valeurs de Gulliver (donc on en veut pas dans
Gulliver)
 
Hum, donc le problème de la propriété se pose dans le logiciel Gulliver.

 
Par ailleurs, un logiciel libre à un propriétaire (son auteur). (c'est
pour cela que l'appellation de logiciel propriétaire pour qualifier les
logiciels captifs n'est en réalité dépassée/pas adaptée)
 
Tout à fait d'accord, c'est tout à fait ce que je dis d'ailleurs quand je
fais la distinction entre propriété et licence d'utilisation.
 
Ce que je retire de cette discussion, c'est qu'il faut bien différencier
le logiciel libre et le logiciel Gulliver. Une démarche dure mais d'autant
plus intéressante.
 
Aznar Jocelyn