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Re: [gulliver] Passer de Sarge à Dapper


From Frederic Lehobey <Frederic dot Lehobey at free dot fr>
Subject Re: [gulliver] Passer de Sarge à Dapper
Date Mon, 30 Oct 2006 23:37:34 +0100

Salut,

On Mon, Oct 30, 2006 at 10:57:33PM +0100, Thomas Petazzoni wrote:
> Le Mon, 30 Oct 2006 22:39:11 +0100,
> Frederic Lehobey <Frederic dot Lehobey at free dot fr> a écrit :
> 
> >   Ah, merci pour l'info. Donc il semble donc que la facilité de mise à
> > jour (une qualité historique de la Debian) ait été abandonnée par
> > Ubuntu (à moins que ce soit trop difficile avec les paquets non-libres
> > ou non-officiels).
> 
> Pourquoi es-tu si caricatural ?

  Mmmm. Je viens de donner une explication similaire à cela pour
Debian sur -troll.

  « Abandonné » peut sembler fort. Mais il s'agit bien d'une question
de gestion des priorités.

  Que fait-on passer en avant ?

    a) la sortie à une date fixe (contraintes industrielles) ;

    b) la sortie quand c'est (suffisamment) prêt après suffisamment de
tests (migrations, etc.).

  Ubuntu a fait vigoureusement le choix a) avant b).

  Debian est en train (par fascination du modèle Ubuntu ?) de faire
actuellement aux forceps les mêmes choix.

  Il est amusant de vouloir sortir la Debian le 4 décembre pour que
Lars Wirzenius (liw) se tatoue un logo Debian sur le corps.

  Il est stupide de vouloir tenir ce pari à tout prix (par orgueil ?)
tout particulièrement au prix de la qualité dont Debian était
coutumière.

  Le choix b) avant a) n'est pas « sérieux », « industriel », « fiable »,
etc. mais c'est celui du libre, celui qui fait passer la qualité avant
la communication, la robustesse avant les parts de marché,
l'utilisateur avant la frime...

  Il est particulièrement amusant de voir que quand sarge a pris un an
de retard, c'était Anthony (J.) Towns qui était le gestionnaire de la
sortie de Debian et qu'aujourd'hui c'est lui qui est le « meneur » du
projet Debian (par la volonté des développeurs). Je ne souhaite pas
lui faire particulièrement porter un chapeau ou une responsabilité
qu'il n'a pas seul, mais les problèmes actuels de Debian sont
affligeants et Debian me semble filer un mauvais coton.

> Ta réaction consiste à dire: ils ont mal fait, c'est nul et ça pue le
> paté.

  Non, Thomas, je ne dis pas cela. Je dis qu'ils ont fait des
choix. Que ces choix sont porteurs de sens. Que tout est politique.

  Le libre, c'est du droit et de la politique (ou plutôt de la
politique avec du droit, des droits). Le reste, c'est du baratin.

>       Si tout le monde raisonnait comme ça, il n'y a pas grand chose
> qui avancerait...

  On perdrait surtout moins de temps sur des fausses pistes et dans
des culs de sacs.

> Une réaction constructive serait: il y a un problème de migration entre
> deux versions d'une distribution, et c'est un problème difficile,
> comment est-il possible d'améliorer les choses ? Bref, analyser le
> problème, le comprendre, et trouver des solutions.

  Oui. Pour Debian, la migration entre woody et sarge a été
difficile. La personne qui a analysé le problème, l'a compris et
proposé des solutions (les dépendances cycliques) est Bill
Allombert. Regarde comment est traité le travail de Bill pour la
sortie de etch.

  Le problème des microcodes qui secoue encore le projet Debian
actuellement est un problème qui a été politiquement tranché en 2004
(oui, il y a deux ans...).

  Bon, j'aurais peut-être dû poster cela sur -troll, mais merci pour
ton dialogue, Thomas.

Librement,
Frédéric