[Date Prev][Date Next][Thread Prev][Thread Next][Date Index][Thread Index]

Re: [gulliver] Projet Edition Libre


From Thomas Petazzoni <thomas dot petazzoni at enix dot org>
Subject Re: [gulliver] Projet Edition Libre
Date Sun, 24 Oct 2004 12:53:39 +0200

Bonjour,

Je trouve également ce projet très intéressant. Il y a quelques mois (un an ?), j'avais commencé à réfléchir sur l'édition de musique. J'avais imaginé un système dans lequel de vrais CDs (pressés) seraient vendus pas cher (moins de 10 Euros), et sur lesquels les auteurs toucheraient 50% environ de la vente. Évidemment, les oeuvres éditées seraient libres.

Actuellement, magnatume.com a un modèle du même type, mais je crois pas que les oeuvres soient libres, et je ne sais pas à quelle hauteur sont rétribués les auteurs.

Place à mes remarques pour ton initiative :

cedric a écrit :

* avoir un EBook en complement d'un livre papier (et vice versa)
Je ne partage pas cet engouement pour le e-book mais je pense que c'est un usage à envisager systématiquement parce qu'il peut avoir ces avantages pour l'utilisateur

Un livre au format électronique peut être pratique pour faire des recherches. C'est également sympathique de pouvoir consulter le contenu d'un livre avant de l'acheter (surtout dans ton modèle où il n'y a pas de librairie).


* Favoriser l'émergence de documentation, en particulier pour les applications n'en possédant pas d'accessible, ou si cette documentation existe en version électronique qu'elle soit accessible en papier
* Rendre possible l'émergence de tout document imprimé (même non informatique) de manière à contrecarrer le pouvoir étranglant des éditeurs dans la diffusion de production culturelle qui peuvent s'avérer peu rentable [Oreilly m'a par exemple dit qu'un ouvrage sur GIMP ne trouverait pas suffisamment de public]. Nous partirons du principe qu'ils ont leur public et que nous aurons le notre et que nous n'emploierons pas les mêmes méthodes et moyens de distribution

Tout à fait. L'initiative n'a pas vocation à faire des sous, et si certains ouvrages se vendent bien et permettent de dégager un "surplus financier", il me paraît capital qu'il soit utilisé pour éditer des livres un peu plus spécialisés.


Le problème avec l'édition c'est qu'il y a une responsabilité juridique forte de la personne qui édite. On a donc 2 solutions : soit on offre un support à l'auto-édition pour les auteurs, soit on prend en charge de manière plus ou moins centralisée les opérations.

Peux-tu en dire plus sur cette "responsabilité juridique forte" ?


1. on a des dépôts sur un site, un prix proposé par l'auteur
2. un contrôle minimum est effectué
3. les visiteurs prépaient
4. quand il y en a assez on édite : l'avantage de centraliser permet éventuellement d'avoir une mutualisation des frais et d'engager une impression avant même que le montant totale soit récupérée, comme je l'ai fait pour mon GIMP
5. la structure gère la réceptions des commandes et l'envoi, éventuellement la distribution (dans ce cas, je pense que c'est aux auteurs de décider du type de distribution qu'ils souhaitent. Pour ma part, je pense qu'il faut systématiquement contacter les bibliothéques parce qu'elles sont dans un type d'échange peu mercantile)

Effectivement, c'est intéressant. Au lieu de centraliser la décision d'édition ou non d'un ouvrage, ce sont les utilisateurs qui décident quels livres ils souhaitent acheter, ce qui permet de déterminer ceux qui seront édités.


a- un site web : pour notre cas, je pense à un CMS (+Wiki : s'il doit y avoir des oeuvre collaborative).

Sans perdre trop de temps à faire le site Web ! De trop nombreux projets font un superbe site Web, techniquement excellent, mais s'arrêtent là.


a- Il faut réserver un pourcentage sur le prix de vente à l'auteur : habituellement c'est 10%.

Pourquoi pas plus ? 10%, c'est assez peu.


Pour des CDs, je pense que faire plus de 10% est possible. Ceci dit, c'est vrai que l'impression d'un livre coûte cher, donc si on veut garder un prix raisonnable, on ne peut peut être pas reverser 50% à l'auteur.

As-tu des ordres de grandeur de tarifs d'impression pour des livres en noir et blanc de 200 ou 300 pages ? Et pour des petits essais de 40 ou 50 pages ?

A partir de quel seuil est-ce valable de lancer une impression ?

b- l'auteur doit être déclaré pour recevoir des droits lors de photocopies déclarées auprès du CFC

Comment cela se passe-t-il ? N'y a-t-il pas des contraintes à être déclaré à ce genre d'organisme ? Est-ce obligatoire, ou c'est seulement si l'auteur souhaite recevoir des droits ?


c- si le système veut fonctionner, je pense qu'il faut une cagnotte commune qui peut servir à des avances sur ventes pour aider la sortie des ouvrages. Cela se traduit nécessairement en un pourcentage pour la structure : on peut aussi penser 10%. Cette cagnotte peut aussi servir à rétribuer un délégué dans le cas où c'est la structure qui gère la finition/distribution des ouvrages.

Tout à fait. Et cela permettra peut être d'éditer des ouvrages qui n'ont pas reçu de pré-paiements mais qui sont intéressants.


e- Pour les rétributions des consultations électroniques, je suis contre systématiser le paiement, c'est vers cela que tendent les éditeurs et cela n'est pas dans notre idée de faire payer la connaissance, mais seulement le matériel ou le service. On peut par contre avoir un système de forfait pour xxx pages. Mais je ne sais pas comment faire.

Tu veux faire payer les consultations électroniques ? Pour moi, la version électronique doit rester complètement librement disponible.


f- Il reste toujours à résoudre le problèmes des travaux à multiples auteurs. On peut imaginer un système à seuil imposant un nombre de page minimum ou une réelle contribution reconnue et amandée par un groupe pour gagner un %. Mais ça nous fait revenir à un système du XIX siècle.

Oui, les travaux à multiples auteurs sont un problème à régler au cas par cas, mais en ayant une politique claire sur le sujet.


Pour la structure :
a- Même avec un public différent, on empiète nécessairement sur le monde des éditeurs actuels => cela nous interdit par honnéteté de faire une asso
b- Une entreprise nous fera couler sous les charges
c- Aucune, il s'agit juste d'une assistance interindividuelle, mais là ça risque de ne pas être très efficace
c- Je propose donc ceci (mais évidemment j'imagine que vous aurez raison d'être méfiant) : une personne est éditeur déclaré en tant qu'indépendant et prend en charge ce que les auteurs lui demandent. Le nombre d'heures déclarées ne sont alors plus un problème et cela laisse un certain pouvoir aux auteurs tout en permettant d'avoir une logique de distribution efficace avec une personne médiatrice. Je ne connais pas beaucoup les systèmes légaux et les statuts de déclaration mais cela me semble le moins contraignant pour tous, humainement et financièrement. C'est évidemment vers cette solution que je suis allé pour édité [a la] SOS GIMP. Si cette structure est adoptée, je ne cacherai pas que je me propose évidemment pour ce travail qui est dans mes cordes.

Pourquoi pas le a) ? L'association peut être à but non lucratif.


Thomas
--
PETAZZONI Thomas - thomas dot petazzoni at enix dot org
http://thomas.enix.org - Jabber: kos_tom at sourcecode dot de
KOS: http://kos.enix.org/ - Lolut: http://lolut.utbm.info
Fingerprint: 0BE1 4CF3 CEA4 AC9D CC6E  1624 F653 CB30 98D3 F7A7

Attachment: signature.asc
Description: OpenPGP digital signature