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Re: [gulliver] Linux et LL en maison de quartier


From Frédéric Lehobey <Frederic dot Lehobey at free dot fr>
Subject Re: [gulliver] Linux et LL en maison de quartier
Date Mon, 31 May 2004 14:02:09 +0200

Salut,

On Mon, May 31, 2004 at 01:17:45PM +0200, Rachel West wrote:
> Je propose de procéder ainsi :

  [...]

  OK.

> Ainsi, ça me permet à moi d'étayer mes connaissances et mon projet sur
> la liste. Car c bien ça le problème: je manque de connaissance réseau et
> surtout de confiance en moi.

<ma vie> Je n'ai (n'avais...) aucune connaissance réseau ni suivi
aucune formation sur ce sujet. Aujourd'hui, grâce à l'aide de
vénérables membres de Gulliver et aussi beaucoup d'autoformation
(RTFM) j'ai 5 machines en réseau qui se décomposent en 4 sous-réseaux
(plus un 5e en rab') dont un sans fil. Trois de ces sous-réseaux sont
en dhcp [dont le sans fil] (l'arrivée de nouvelles machines est ainsi
très facile et elles disposent directement de l'accès à Internet)
[ainsi que le 5e] avec serveur de noms. J'ai sur ces réseaux un accès
ADSL, un miroir Debian et une imprimante partagée. </ma vie>

  L'administration de mon réseau est très simple car il est à la fois
homogène (il n'y a que des Debian, dans des versions différentes
cependant: stable, testing, unstable mais il n'y a pas de machines
sous système d'exploitation ni logiciels propriétaires) tout en étant
assez hétérogène (différentes architectures de machines : i586, k7,
powerpc, ultrasparc). La spécialisation dans une distribution unique
(et permettant un réglage très fin, même si la configuration par
défaut est presque toujours optimale) permet de réemployer
(factoriser) au mieux les connaissances acquises.

>                              J'ai planté plusieurs fois mon ordi tout
> seul comme un grand (plusieurs distributions sur un même disque,
> repartionnement ratés etc.) mais là, il s'agit d'ordi qui ne sont pas à
> moi.

  Personnellement, c'est exactement pour ces raisons (plantages) que
je refuse de pratiquer l'amorçage multiple. Pour m'entraîner (faire
des répétitions de manipulations/configuration) j'utilise des machines
de test. Mes machines personnelles de « travail » (de loisir en fait)
ne sont donc jamais tombées pour des raisons de logiciel mais
seulement pour des raisons matérielles (je HAIS l'architecture
compatible IBM PC et la médiocrité qui accompagne son bas prix).

>      Donc je flippe. D'où ma demande d'aide... ;) Je ne demande pas
> qu'on fasse tout pour moi, je veux comprendre et apprendre. Si j'ai
> l'impression de mieux maîtriser le sujet tout seul, je peux faire
> l'installation tout seul (je pense).

  Très sain. Pour ma part, j'ai toujours cherché à répéter seul ce que
j'avais vu d'autres faire (c'est ÇA le partage de savoirs avec une
copie des savoirs qui ne rend pas plus pauvre celui qui a partagé et
qui enrichit tous quand c'est dans les deux sens [tiens, ça me
rappelle quelque chose]). As-tu regardé d'autres faire ce que tu veux
apprendre (voir des installations le vendredi soir au Grand Cordel par
exemple) ?

> Pour ce qui est du problème éthique...

  [...]

> Je me propose donc aussi également d'essayer de chiffrer l'intervention
> des membres de Gulliver pour cette installation. Ca permettrait au gens
> de la MQ 1) de ne pas se voiler la face sur les coûts réels d'une telle
> opération 2) de prendre conscience qu'une aide bénévole et volontaire a
> eu lieu.
> Et puis enfin, ça permettrait de commencer à tordre le coup à l'équation
> LIBRE=GRATUIT.

  Je pense que c'est un très grand pas dans le bon sens (prise de
conscience). Cependant, ce à quoi je pensais était : ne peux-tu pas
dès maintenant obtenir un budget pour faire effectuer ce travail par
un prestataire en logiciels libres. Car, comme je l'ai déjà dit,
Gulliver ne pourra pas (par nature) s'engager sur la maintenance de ce
type d'intervention. Or c'est exactement ce que t'apporteraient des
professionnels.

> Gulliver pourrait (devrait) faire de même pour chacune de ses
> interventions

  Justement, Gulliver est une association d'entraide et d'échange de
savoirs. Il ne s'agit absolument pas d'être « prestataire de
services » (tarifés, ni même évalués). Il est exact que la limite est
difficile à tracer. Pour moi, ce qui fait la différence est
l'interlocuteur. Si nous expliquons des choses à toi, il s'agit
d'entraide (que tu pourras ensuite valoriser comme tu veux), si par
contre notre interlocuteur est une maison de quartier, je pense qu'il
s'agit là de prestation (et donc de coûts cachés). Jusque là, Gulliver
ne l'a fait en tant qu'association qu'auprès de partenaires avec
lesquels nous avons eu des relations privilégiées (prêts de locaux
essentiellement): MCE, l'Archipel, MJC du Grand Cordel.
 
> Bonne journée et attention à toutes mes questions ;)

À bientôt,
Frédéric