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Re: [gulliver] « Compte-rendu » de la réunion du mardi 16 sur les futurs statuts
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From |
François <francois dot joulaud at bzh dot net> |
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Subject |
Re: [gulliver] « Compte-rendu » de la réunion du mardi 16 sur les futurs statuts |
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Date |
Wed, 17 Jan 2007 13:51:40 +0100 |
Bonjour,
On Le Wednesday 17 January 2007, à 09:02:00, David MENTRE wrote:
> article « Objet de l'association » de projet de statuts de Gulliver.
> http://gulliver.eu.org/wiki/StatutsObjet
> Comme d'hab', tout commentaire est le bienvenu.
Je commente ici parce que ça appelle à réflexion.
C'est (encore) à propos de
«Une oeuvre est dite libre si toute personne a le droit d'accéder à sa
forme préférée par l'auteur pour la modifier»
J'ai fait le test hier sur des personnes non-initiées à toutes les
arcanes du logiciel libre et elle parait encore très difficilement
compréhensible.
Je me pose deux questions. La première (qui n'est pas nouvelle mais qui
revient régulièrement) est celle de l'utilité de cette condition.
Doit-on vraiment la préciser ? Est-ce que les trois autres libertés ne
sont pas en soi constitutives du libre dans le sens où cette quatrième
découlerait des autres ?
C-à-d le droit de modifier implique en soi d'avoir accès à une oeuvre
modifiable.
La seconde porte plus sur la formulation choisie mais a un impact sur le
sens de la phrase. On parle de «forme d'une oeuvre» mais le fait est
que dans le cas d'oeuvres matérielles, quand l'oeuvre est en soi un
objet, cette oeuvre n'a pas de «forme» elle *est* son propre support.
La licence art libre fait bien attention à ne pas tomber dans ce travers
en parlant systématiquement de «copies» de l'oeuvre que l'on peut
modifier. J'essaierais bien de reprendre l'exemple de la statue pour
illustrer mon propos mais je n'arrive pas à l'articuler
correctement[^1]. En gros en général lorsque l'on parle de «forme» d'une
oeuvre, c'est que cette oeuvre peut «changer de forme» sans être
«modifiée», on peut penser que c'est le cas dans le cas de certaines
oeuvres immatérielles (quand le support n'a pas (ou peu) d'impact sur
l'oeuvre elle-même) mais ce n'est plus vrai dès qu'il s'agit d'une
oeuvre dont le support fait partie intégrante.
La troisième objection[^2] porte sur le rôle que joue l'auteur et sur la
définition d'auteur. Pour moi ce n'est pas nécéssaire que l'auteur ait
son mot à dire sur la forme sous laquelle l'oeuvre est la plus aisément
modifiable, c'est plutôt le rôle de celui qui modifie que de savoir si
cette oeuvre se prête à modification ou non. D'un autre côté, l'auteur,
en tant que premier «modificateur» est un des mieux placé pour savoir si
l'oeuvre est modifiable ou non.
Pour résumer, à défaut d'une modification de la formulation je suis
plutôt pour la suppression de cette condition dans notre définition du
«libre» (qui apparait incidemment dans l'«Objet» des statuts en
préparation). Bien sûr, je me réserve le droit de changer d'avis si il y
a des arguments convaincant.
François
P.S. je m'excuse auprès des participants à la réunion d'hier pour
soulever ces points si tard mais...
[^1]: je tenterai sans doute d'y revenir après avoir laissé macérer un
peu, en attendant toute aide est bienvenue
[^2]: avais-je dis deux ?