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[HS] LEN & Diversion
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From |
Phil COVAL <philippe dot coval at laposte dot net> |
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Subject |
[HS] LEN & Diversion |
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Date |
Tue, 27 Jan 2004 14:40:25 +0100 |
Rien a voir avec le topic de la ML (du moins directement)
... mais ca semble assez syntetique et je vous invite a fwd l article si
dessous.
Ensuite j'imagine qu'il y en a certains qui dénoncent
l'utilisation des "méchants internautes" (divx, mp3, pédophiles etc)
pour combattre l émancipation de la communautée online.
.. si vous avez des urls la dessus je suis preneur ...
halte a la parano ? => http://www.freeks-forums.org/index.php?showtopic=5573
Pour conclure j ajouterais, pkoi ne pas commencer a s interesser a l'art
libre des aujourd'hui : artlibre.org, iuma.org etc ?
--
C-x C-c
# Philippe.COVAL(a)IFrance.COM @ http://RzR.online.FR #
# Hire me (as a S/W Eng) @ http://rzr.online.fr/job.htm #
# im:icq,msn,aim,etc @ http://RzR.online.FR/contact.htm #
People who deny the existence of robots may be robots themselves
http://fr.groups.yahoo.com/group/rzr-fr/message/186
La Len vu par SAMIZDAT..long mais très BON !
LEN: la liberté, le crime qui contient tous les crimes
« Gouvernements du monde industriel, gérants fatigués de chair et
d’acier, je viens du cyberspace, nouvelle demeure de l’esprit. Au nom de
l’avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé de nous laisser
tranquilles. Vous n’êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n’avez aucun
droit de souveraineté sur nos lieux de rencontre », John Perry Barlow,
Déclaration d’indépendance du cyberspace.
L’Assemblée nationale a finalement voté en seconde lecture la « Loi sur
la Confiance dans l’Economie Numérique » (LEN) sous les auspices de
Nicole Fontaine, ministre de l’Industrie. De fait cette loi, si elle est
définitivement adoptée, instaurera en France un véritable « contrôle des
contenus » de l’Internet - pratiques jusqu’ici essentiellement réservées
à des dictatures comme la Chine, l’Iran ou la Birmanie - et transformera
par là-même, pour certains à leur corps défendant, tous les opérateurs
de services Internet en véritables auxilliaires privés de police et de
justice.
Concrètement selon la LEN désormais :
* Nos courriers électroniques ne seront plus considérés comme de la
correspondance privée, ce qui leur retire le droit à une totale
confidentialité qui leur était jusqu’alors reconnu.
* Les hébergeurs se voient imposer une obligation de surveillance
par défaut de toutes les données stockées et transférées sur le réseau,
qu’il s’agisse de sites web, d’interventions sur des forums, d’espaces
de discussion en direct, de répertoires de données, etc.
* Les fournisseurs d’accès devront participer à la censure a priori
des contenus visibles en mettant en place des outils de filtrage dont il
est notoire qu’ils sont techniquement inefficaces.
Officiellement cette loi, qui vise avant tout à sécuriser le « commerce
électronique », prétend ainsi mettre en conformité la législation
française avec une directive européenne... qui en fait n’existe pas ! En
effet, aucune directive européenne à ce jour n’a jamais proposé de
telles mesures que seuls des régimes autoritaires ont jusqu’ici instaurées.
Tout le monde sait, par contre, que les services de Nicole Fontaine sont
particulièrement « attentifs » aux intérêts du lobby des majors du «
loisir numérique » - celui-là même qui a obtenu d’un précédent
gouvernement (socialiste) la taxation des supports numériques comme les
disques durs ou les CD-Rom inscriptibles - qui est aujourd’hui prêt à
sacrifier nos libertés pour empécher le téléchargement de quelques MP3
ou MPEG par la masse des adolescents et adolescentes ou mélomanes
considérés comme des « clients » potentiels.
Ces dispositions, comme toujours prises au nom du principe sécuritaire,
s’inscrivent aussi dans la continuité des mesures mises en place par la
« Loi de sécurité quotidienne » (LSQ), conçuent par le gouvernement
Jospin sous le nom de Loi sur la Société de l’Information (LSI) et mise
en oeuvre aux premières heures du régime Raffarin-Sarkozy. Faut-il
rappeler que la LSI a déjà, entre autre, imposé aux fournisseurs de
services et aux hébergeurs de conserver des « traces » de l’activité en
réseau de leurs utilisateurs (conservation des fichiers de log durant 2
ans) et a légalisé les intrusions policières sur les disques durs.
Aujourd’hui, contrairement à la LSQ qui fut adoptée dans une relative
indifférence généralisée, en dehors des milieux militants et activistes,
la LEN met en émoi tout l’Internet hexagonal, jusqu’à la très
respectable Association des fournisseurs d’accès et de services Internet
(AFA) qui se mobilise pour la « liberté d’expression » sur les réseaux.
Nous ne pouvons certes que nous réjouir de la multiplication des
protestations contre un texte qui ne brille que par son mépris grossier
des principes démocratiques les plus élémentaires. Nous ne pouvons, par
contre, nous satisfaire des prises de position récentes de l’AFA qui
annonce qu’en cas de vote « en l’état » de la LEN la réaction de ses
membres (à savoir les plus importants hébergeurs commerciaux de France)
serait de fermer les espaces personnels (site web, album photo, forum)
de leurs « clients. » La belle affaire !
Suffirait-il de supprimer les possibilités d’hébergement gratuit des
internautes - et se mettre ainsi à l’abri des foudres de la loi - pour
garantir la pérénnité d’une liberté d’expression sur l’Internet
accessible à tous et à toutes ?
Nous croyons au contraire qu’il appartient à l’ensemble des acteurs de
l’Internet alternatif et non-marchand, mais aussi aux activistes qui
utilisent les réseaux, à l’ensemble des internautes, des simples «
utilisateurs » de services en ligne, non seulement de protester contre
ce projet de loi, mais aussi et surtout de se donner les moyens de
défendre concrètement et matériellement la liberté d’expression et de
pensée dans ce pays.
Pour cela, il nous semble donc nécessaire, entre autre :
1. De privilégier les structures d’hébergement associatif et
mutualisé qui offrent un minimum de garantie morale quant aux données de
connexion conservées et aux conditions de leur accessibilité par les
services de police et de justice. Nous savons, par exemple, par de
nombreux témoignages recueillis par la Fédération informatique et
liberté (FIL) que certains fournisseurs commerciaux (dont des membres de
l’AFA qui protestent aujourd’hui) pratiquent déjà la censure a priori,
n’hésitant pas à fermer des sites web sur simple dénonciation -
c’est-à-dire sans attendre une injonction légale - parce qu’ils
proposent des fichiers en téléchargement ou sont consacrés à des sujets
jugé à « haut risque » comme la situation au Proche-Orient.
2. De refuser d’utiliser des services commerciaux en ligne (mailing
lists, forum, webmail) qui conservent des données personnelles sur leurs
utilisateurs, en général à des fins publicitaires, et font peu de cas de
la sécurisation de celles-ci. Les cookies et autres javascripts
inhérents à ces services sont trop souvent de véritables espions de nos
activités en ligne.
3. De privilégier l’utilisation de logiciels libres de navigation
sur le Web et de gestion du courrier électronique (même lorsque l’on est
sous Windows ou Mac !) qui permettent de façon transparente la gestion
des données collectées par des sites web (gestion des cookies), le
blocage des emails indésirables et des bandeaux publicitaires,
l’intégration des outils de cryptographie, etc.
Notons qu’au-delà des logiciels eux-mêmes, il existe également
des systèmes d’exploitation sécurisés, comme la distribution GNU/Linux
Knoppix-MIB, qui permet notamment aux utilisateurs de sécuriser la
totalité de leurs données, quel que soit l’ordinateur qu’ils utilisent
(CD-Rom bootable avec cryptage des données sur support amovible).
4. De privilégier le recours à des services de courrier électronique
sécurisé (accès à son courrier en POP ou en Webmail crypté) et
généraliser le recours aux outils logiciels de cryptographie forte comme
GNU Privacy Guard (GPG) pour sécuriser et authentifier le contenu de nos
correspondances. Une pratique qui pouvait jusqu’ici apparaître comme
l’apanage des nerds, geeks et autres hackers, mais qui devient
essentielle lorsqu’un Etat entend s’arroger un droit d’accès à nos
échanges personnels.
Rappelons au passage que le cryptage des données est légal en
France (depuis peu certes) et nous permet en toute légalité de nous
protéger des conséquences de la LEN.
5. D’utiliser massivement les capacités de diffusion des réseaux
d’échange P2P (eDonkey, Overnet, Bittorrent, etc.), et des réseaux
d’échanges cryptés (Freenet, GNUnet, Mute) de façon à utiliser
pleinement les capacités de circulation des réseaux... bien au-delà des
frontières étriquées de l’Hexagone.
Pour notre part, enfin, nous tenons à réaffirmer, vis-à-vis de tous ceux
et celles qui nous ont fait confiance en demandant par exemple
d’héberger un site web, d’utiliser notre service de mailing list ou de
disposer d’une adresse email, que les pratiques qui ont été les nôtres
jusqu’à ce jour continueront en dépit des modifications juridiques en
cours et des menaces qu’elles font planer sur la liberté d’expression et
l’existence même d’un véritable Internet alternatif.
Nous n’entendons ainsi, pas plus demain qu’hier ou aujourd’hui, demander
à quiconque est hébergé sur samizdat.net de décliner une identité : le
choix de ceux que nous hébergeons s’est toujours fait sur des critères
politiques ou affinitaires. Nous n’entendons pas non plus surveiller à
un titre ou un autre le contenu des sites Web, mailing lists, album
photos, répertoires ou forum hébergés pour le compte des services de
police ou de justice : chacun son boulot ! Notre rôle reste avant toute
chose celui de favoriser, même modestement, la communication alternative
et l’information libre, non de maintenir l’ordre social existant.
En tout état de cause, au cauchemar numérique que certains veulent nous
imposer, nous choisirons toujours l’insoumission et la désobéissance.
samizdat.net 22 janvier 2004
Initiatives à suivre :
* La Ligue Odebi, qui regroupe les principales associations
d’abonnés aux services de connexion haut débit, propose ainsi à
l’ensemble des internautes de « frapper significativement, largement et
durablement les intérêts économiques de l’industrie du disque » pour
stigmatiser le lobby de l’industrie phonographique qui est à l’origine
des mesures liberticides du projet de loi Fontaine. Cette campagne de
boycott de l’industrie du disque nous semble effectivement un bon moyen
de faire comprendre notre mécontentement aux majors en mettant le doigt
là où cela fait mal.
http://www.odebi.org/boycothon/
* La Ligue Odebi (encore !) organise une campagne d’emails de
protestation auprès des sénateurs, des députés et du Président de la
République pour dénoncer la « loi des majors. »
http://www.odebi.org
* Propagande.org propose le Cecithon, une campagne pour offrir des
lunettes noires usagées aux promoteurs de la LEN.
http://cecithon.propagande.org
Références:
* Examen de la LEN à l’Assemblée : BOYCOTT de l’industrie
phonographique
http://www.odebi.org/modules.php?na...
* Communiqué commun des hébergeurs de sites Web : non à la LEN
http://infos.samizdat.net/blog/page...
* Loi pour l’économie numérique : 10 millions de présumés coupables
http://www.afa-france.com/actions/e...
* Exprimez votre soutien à la liberté d’expression sur Internet !
http://www.afa-france.com/actions/p...
* Le KIT anti-LEN du site Open-Files
http://www.open-files.com/news/719.htm
Ressources:
* OpenPGP en français : tout syr la cryptographie
http://openpgp.vie-privee.org
* Distribution GNU/Linux Knoppix-MIB
http://www.bouissou.net/knoppix-mib...
* Guide crypto de la Fédération Informatique et Libertés
http://openpgp.vie-privee.org/openp...
* Fédération informatique et liberté
http://www.vie-privee.org