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<!-- META NAME="Author" CONTENT="Christopher B. Browne" -->
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<!-- Copyright (c) Thursday, January 8, 1998 Christopher B. Browne -->
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<article>

<title>Linux et le développement décentralisé

<author>Auteur&nbsp;: Christopher B. Browne, 
<htmlurl url="mailto:cbbrowne@hex.net"
name="&lt;cbbrowne@hex.net&gt">&nl;
Traducteurs&nbsp;: Sébastien Blondeel 
<htmlurl url="mailto:blondeel@clipper.ens.fr" 
name="&lt;blondeel@clipper.ens.fr&gt"> et
Gaël Duval <htmlurl url="mailto:duval@criuc.unicaen.fr" 
name="&lt;duval@criuc.unicaen.fr&gt">


S'adresser aux traducteurs pour toute incorrection sur la forme et sur la
langue, ils seront ravis que vous aidiez par vos remarques à l'amélioration
de ce document. C'est à l'auteur qu'il faut s'adresser (en anglais) pour
toute remarque sur le fond.

</author>
<date>jeudi 5 février 1998</date>
 

<abstract>Cet essai décrit les avantages du caractère décentralisé du
développement et de l'assistance aux utilisateurs de Linux. Il propose
quelques solutions pour encourager la poursuite du développement et de la
croissance du logiciel libre. À bien des égards, ceci n'est pas un document
spécifique à Linux&nbsp;;un grand nombre de ses concepts sont applicables à
d'autres initiatives liées au logiciel libre (``free software'' ou
<url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/lsf.html&num;OPENSOURCE"
name="``open source''">) telles que les <url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/unix.html&num;BSD" name="free
BSD projects"> et <url
url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/lsf.html&num;OTHERFREEPROJECTS"
name="beaucoup d'autres,">
orientés vers les applications plutôt que vers les systèmes d'exploitation.
</abstract>


<sect>Motivation - pourquoi faut-il traiter de la centralisation&nbsp;?

<p>Ces dernières années, un grand nombre d'individus ont réclamé une sorte
d'organisation ``centrale'' pour Linux.

<p>Les raisons invoquées ont été&nbsp;:

<itemize>
<item> Il serait bon qu'il y ait une représentation
centrale pour Linux sur le web.

<item> Il serait bon qu'il y ait une organisation représentant
la marque déposée ``Linux'' afin d'éviter les situations telles
que celle qui a eu lieu récemment quand un individu nommé Della
Croce a revendiqué la propriété de la marque ``Linux'', et a commencé
à demander des droits à quiconque utilisait ce nom.

<p>Il faut empêcher quiconque de s'approprier, pour les rendre privés, des
objets versés dans le ``domaine public''.

<item> Un grand nombre de sociétés réclament et ont besoin d'une
``autorité Linux'' centrale. 

<p> Les sociétés ont besoin d'une assistance technique
plus officielle que&nbsp;: <em/ Allez poser vos questions sur l'Internet/.
Elles
veulent un système organisé de telle sorte que les utilisateurs ayant des
problèmes puissent appeler une sorte de service ``S.O.S.''. Ceci pourrait
inclure une assistance téléphonique aussi bien que des consultations plus 
officielles. 

<p> Cela dit, InfoWorld a récemment attribué à "la communauté Linux
sur Internet" leur prix <url
url="http://www.infoworld.com/cgi-bin/displayTC.pl?/97poy.supp.htm"
name="InfoWorld Best Technical Support"> (<em>Prix InfoWorld de la meilleure
assistance technique</em>).

<item> Linux a besoin d'une sorte d'organisation légale dans un but de
marketing. En effet, les autres systèmes d'exploitation bénéficient de
ce genre de <em>machine à publicité</em>, mais pas Linux.

<item> Tous les autres systèmes d'exploitation majeurs ont un
système d'organisation centralisé.

<item> Nous avons besoin d'avoir des moyens d'encouragement
financier (sponsors) afin d'aider les <url
url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/lsf.html&num;PROJECTS"
name="projets de développement qui en valent la peine">.

<item> Une raison moins glorieuse est qu'apparemment, beaucoup
de personnes apprécient d'être dirigées comme des moutons.

</itemize>

<p> Il n'existe pas de consensus quant au <em/type/ d'organisation
qui devrait être ``reine'', néanmoins, il existe un désir
de reine...

<p> L'assistance technique proposée aux utilisateurs de Linux n'est pas à
mon avis parfaite, mais cela n'implique <em/pas/ la création d'une
organisation centralisée qui fasse autorité.

<p> Je dirais même que le modèle de décentralisation
promu par Linux représente une <em/force/ dans le sens où il
permet à l'assistance technique de s'améliorer simultanément dans différentes
parties du monde, sans en être <em/empêchée/ par telle
ou telle agence de contrôle.

<sect1> Inconvénients réels du modèle décentralisé&nbsp;: assistance
technique fragmentée.

<p> Il y a des inconvénients à ce modèle décentralisé du développement
Linux, car il provoque une fragmentation des sources d'aide disponibles.
Linux n'a pas d'organisation unique fournissant toutes les choses 
listées ci-dessous, comme c'est le cas
 pour la plupart des autres systèmes d'exploitation.
Les différentes spécialités concernant les activités connexes à 
Linux sont donc
réparties entre plusieurs organisations de la communauté Linux&nbsp;:

<itemize>

<item>Il existe trois distributions Linux principales (RedHat, Debian,
Slackware, plus quelques variantes majeures telles que Caldera et SuSE), en
comparaison d'une seule pour des systèmes tels que FreeBSD. Et encore, 
ceci ne prend pas en compte d'autres distributions plus petites
et moins connues comme Stampede, SEUL, TurboLinux, Bogus, Craftwork,
et Linux FT.

<item> Il existe un grand nombre de sites Web relatifs à Linux,
sans qu'un seul soit <bf/véritablement/ officiel. 

<item> On peut dire la même chose des nombreux sites FTP
archivant les applications Linux.

<item> Il y a beaucoup de ``redondance'' dans les efforts
de maintenance des documentations.

<item> Il existe un grand nombre d'initiatives commerciales
venant d'autant de directions et d'organisations, 
sans qu'aucune soit <em/véritablement/ organisée pour
rendre service à <bf/La/ <em/Communauté Linux/.

<p> C'est un problème insoluble étant donnée la diversité
des acteurs impliqués, qui va également de pair avec une grande
diversité des besoins.

<item> Le grand nombre de noyaux et de services de base du système
ne facilite pas la maintenance des applications.

<p> Ceci concerne les noyaux de la série 1.2.x, qui ont été
stables pendant longtemps, jusqu'au point de devenir anciens,
mais aussi les noyaux 2.0.x, plus modernes, mais qui évoluent
vite, et les séries expérimentales 2.1.x qui changent
pratiquement toutes les semaines.

<p> De plus, il y a eu plusieurs bibliothèques C (avec la récente
transition de la <tt>libc</tt> 5.x (<em>bibliothèque standard du langage C,
version 5</em> à la ``GLIBC'' GNU (<em>bibliothèque standard du langage C de
GNU<footnote>NdT&nbsp;<em>Gnu's Not Unix</em>, est une fondation qui a pour
projet de développer le logiciel libre (c'est-à-dire couvert par une
licence mise au point par elle, la GPL) et en particulier de créer un
système Unix complet libre</footnote></em>)), plusieurs formats
d'exécutables (avec la transition du format <tt/a.out/ au format <tt/ELF/
<em>format reliable ainsi qu'exécutable</em>), et enfin, trois compilateurs
C/C++ qui se marchent plus ou moins les uns sur les autres (GCC
(<em>compilateur de C de GNU</em>) 2.7.x, GCC 2.8.x, EGCS (<em>système de
compilation expérimental de GNU</em>)). Les transitions entre les
différentes versions de bibliothèques ont parfois été douloureuses.

<p> Les détracteurs de Linux exagèrent souvent ces problèmes. La
plupart des programmes n'ont pas besoin d'avoir connaissance des
différences entre ces différentes composantes du système,
et la plupart du temps, ils n'ont même pas besoin d'être
recompilés afin de pouvoir fonctionner sur un système
utilisant un nouveau noyau ou de nouvelles bibliothèques.
 
<p> Il peut encore être délicat pour les développeurs de
sélectionner un noyau cible approprié ou une bibliothèque particulière,
surtout quand des fonctions spécialisées ou encore au stade expérimental
comme le verrouillage de ressource, le ``multithreading'', ou
la programmation multi-processeurs, sont requis.

<item> Mais combien de bibliothèques 
sont-elles disponibles pour le développement
sous interface graphique&nbsp;? Laquelle utiliser&nbsp;?

<p> Il existe un grand nombre de bibliothèques graphiques fonctionnant
sous Linux, dont Xt, Motif, Tk, Qt, Gtk et GNUStep, pour ne citer
que les plus populaires. Ce problème n'est bien sûr pas
spécifique à Linux. Il est à peu près identique pour des
applications tournant sur les autres systèmes d'exploitation de
type UNIX.

<p> Ce problème concerne également les autres plates-formes
non apparentées à UNIX. Les systèmes MS-Windows
proposent également un grand nombre d'APIs (<em>interfaces
de programmation pour applications</em>) et de bibliothèques
issues d'une multitude de sociétés.

<item> Les organisations qui utilisent Linux préféreraient
avoir une autorité Linux représentative à qui se référer
pour l'assistance technique.

</itemize>

<sect1> Avantages de la décentralisation

<p> Malgré les quelques inconvénients dus à la
décentralisation, je crois que c'est un <em/avantage/
décisif pour Linux d'être soutenu par une multitude
d'organisations indépendantes jouant des rôles
variés. On peut voir toutes ces parties comme un agrégat
constituant une sorte de ``corporation virtuelle''.

<itemize>

<item> <bf> Les organisations indépendantes peuvent agir
en fonction de <em/leurs propres/ intérêts.</bf>

<p> Tant que ces diverses organisations restent légalement
<em/et vraiment/ indépendantes, Linux n'aura pas à affronter
le genre de problèmes qui ont assailli IBM et Apple.

<p> Apple a des problèmes liés à la question
<url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/footnotes.html&num;SOFTORHARD"
name="``matériel ou logiciel&nbsp;?''">. 

<quote>
   Apple s'est récemment posé la question de savoir s'il était plutôt un
vendeur de matériel ou de logiciel.
</quote>
   
<quote>
   Parmi les sociétés qui ont copié leur exemple, plusieurs ont eu le même
dilemme. <!-- SBIREM dilemna is not correct in the original version -->
Il y eut tout d'abord NeXT, qui a commencé par vendre un ordinateur à l'air
sympathique <!-- SBIREM black monolith statement? --> en forme de
``monolithe noir'', mais qui a ensuite conclu qu'il valait mieux se
concentrer sur le développement de leur logiciels d'interface graphique
pour utilisateur (<em>GUI</em>).
</quote>
   
<quote>
Plus récemment, d'anciens employés d'Apple ont fondé la société Be, et ont
mis au point une jolie machine PowerPC SMP (<em>à multi-processeurs
symétriques</em>) <!-- SBIREM c'est quoi SMP OK --> 
sur laquelle fonctionnait un système d'exploitation sympathique, conforme à
la norme POSIX, et capable de gérer les processus légers. De même que les
gens de NeXT, ils ont conclu qu'il valait mieux se focaliser sur
l'amélioration et la commercialisation de <em>BeOS</em>, leur système
d'exploitation.
</quote>
   
<quote>
Cela faisait longtemps qu'Apple vendait du matériel, et elle en avait tiré
beaucoup d'argent. C'est pourquoi elle demeure dans un état d'indécision
continue, qui a fait naître une certaine confusion récemment quand ils ont
acheté NeXT et annoncé Rhapsody, adhérant ainsi, d'une certaine manière,
à l'idée selon laquelle ``le logiciel est roi''... pour peu après
acheter Power Computing (un vendeur de clones de Mac), portant là un
coup fatal aux vendeurs de clones et rejoignant ainsi, d'une certaine manière,
ceux qui estiment que ``le matériel est roi''.
</quote>
   
<quote>
Nombreux sont ceux qui pensent qu'ils faudrait s'éloigner du marché du
matériel et devenir avant tout un vendeur de logiciels, y compris à
l'intérieur d'Apple. Mais les succès passés de cette société en tant que
constructeur de matériel est sans doute un obstacle à cette idée.
</quote>

Ses activités liées au logiciel pourraient
être bien meilleures si elles n'avaient pas à se soucier de la
santé de la composante matérielle, et vice versa. <em/Et cela pourrait
faire du bien à l'ensemble de l'organisation./

<p>IBM s'est souvent fait remarquer pour dépenser des millions de
dollars en développant de nouveaux produits, puis en les abandonnant
avant même <em/d'essayer/ de les mettre sur le marché. Et
ceci dès l'instant où une autre division a pensé que le nouveau
produit <url
url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/footnotes.html&num;ICONTROL"
name="cannibaliserait ses propres ventes">.

<quote>
IBM&nbsp;: Ne cannibalisez pas mon marché&nbsp;!
</quote>

<quote>
IBM est une société qui illustre fort bien l'idée d'abandonner de bons
produits pour éviter de défavoriser les ventes d'autres produits. C'est,
bien sûr, une conséquence directe du fait qu'IBM est si grande qu'il est
difficile de trouver un nouveau produit qu'elle pourrait ajouter à son
catalogue sans réduire ne serait-ce qu'un peu
les ventes d'un autre produit.
</quote>
   
<quote>
Malheureusement, quand un tel problème est combiné avec une société
absolument énorme, ce qui suppose une grosse bureaucratie
sous-jacente, et de nombreux cadres puissants susceptibles de s'affronter,
les considérations techniques sont reléguées au second plan, derrière les
considérations politiques.
</quote>
   
OS/2 en est un bon exemple&nbsp;:

<itemize>

<item> La division PC gagnait plus à vendre des ordinateurs
sous MS-DOS et MS-Windows, et n'a jamais soutenu OS/2.
Ceci pourrait s'expliquer par le fait qu'ils auraient dû
fournir OS/2 avec chaque machine vendue, et être ainsi 
obligés de proposer tout autre système d'exploitation comme 
une option payante.

<item> OS/2 ne devait pas pouvoir constituer une menace pour les services IBM
liés aux systèmes de type serveur de calculs ou ``mini'' (AS400...).

</itemize>

<p> Essayer de <em/soutenir/ OS/2 au sein même de la compagnie était un
problème&nbsp;; il y avait plusieurs raisons à cela et les autres divisions
d'IBM étaient activement <em/opposées/ à l'utilisation d'OS/2. Il y a sans
aucun doute des périodes pendant lesquelles les ventes liées à UNIX
mettent en danger les ventes de serveurs (de calculs), ce qui pose la 
question de
savoir quel ``danger'' préférer. OS/2 n'a évidemment pas reçu le soutien
nécessaire pour combattre les systèmes Microsoft.
 
<item> <bf/L'existence d'organisations indépendantes réduit la
portée de l'effet de ``goulot d'étranglement''./

<p> La <url url="http://www.fsf.org" name="Free Software Foundation">
a eu le problème d'avoir un leader, Richard M. Stallman (ou ``RMS'')
qui a tendance à penser qu'elle devait avoir le contrôle sur
le contenu du logiciel libre (sous licence GPL&nbsp;: GNU Public License,
<em>licence publique générale de GNU</em>). 
Sans même avoir pu prendre en considération le fait que les autres
pouvaient ne pas vouloir se laisser contrôler, ils n'ont simplement
pas eu assez de moyens pour gérer tous les projets en cours...
<!-- NATREM monceau de conneries. bah. -->

<p> Le logiciel libre représente potentiellement un million
de dollars d'efforts par an. La Free Software Foundation n'est 
<em/certainement/ pas assez développée pour gérer les résultats
issus d'une telle activité. Et je ne suis pas certain qu'elle
puisse croître suffisamment pour démentir cela. 
 
<p> Les programmeurs de Linux n'ont personne pour les empêcher
d'introduire une nouveauté. Personne ne demande la permission à
Linus Torvalds pour quoi que ce soit...
<!-- NATREM oui, mais il oublie de préciser que Linus nomme les gus qui 
décident (ou non) d'intégrer ces soumissions. le reste flotte around en
tant que 'patch non officiel' (voir linux mama) -->

<p> De plus, les développeurs Linux utilisent typiquement des
protocoles standardisés qui permettent aux projets de se 
développer indépendamment, ce qui signifie que l'on est
rarement <em/obligé/ d'attendre une ressource particulière.
Par exemple, le protocole X11 utilisé pour implanter le
système X Window 
(<url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/xwindows.html" name="X
Window System">)
est un standard graphique stable. Le développement peut donc
s'appuyer indépendamment sur des entités comme les serveurs X,
les bibliothèques graphiques (GUI), le noyau Linux et d'autres
composants système. 

<p> Par opposition, les évolutions du système MS-Windows
sont souvent douloureuses car les composantes du système et les applications
sont profondément entremêlées. Ceci profite aux sociétés
de services de tout poil qui ont à régler les dysfonctionnements,
mais c'est extrêmement nuisible à la communauté qui doit subir
ce genre d'évolution.

<p> Les systèmes de type UNIX et les systèmes de type Microsoft
contrastent <em/techniquement/ dans cette optique&nbsp;:

<itemize>

<item> MS-Windows (dans toutes ses versions) ne possède
pas de frontières nettes entres les différents composants du système.
Les programmes utilisant l'API Win32 ont directement accès à
l'ensemble des ressources du système, du système de fichiers à
l'interface graphique en passant par la gestion de la mémoire.

<p> Ceci a pour conséquence malheureuse que si l'<em/un/ des
composants du système est modifié, <em/tous/ les logiciels doivent
être modifiés en conséquence. 

<item> Les systèmes d'exploitation de type UNIX affichent une 
séparation très nette entre le noyau et les processus utilisateurs,
et mieux encore, entre les différents utilisateurs. Le
système graphique X Window est également clairement distinct
du noyau et des utilisateurs. 

<p> Sur les systèmes UNIX, la mise à jour d'un composant n'a 
en principe <em/aucun/ effet néfaste sur les programmes. Il existe
des contre-exemples, mais ce sont plutôt des exceptions que 
la règle...

<p> Les mises à jour du noyau Linux n'affectent <em/directement/
le fonctionnement que d'une très petite partie des programmes.

<p> Les mises à jour de X Window de la version X11R4 à la X11R5 puis
à la X11R6 n'ont pas occasionné de dysfonctionnements significatifs pour
les programmes écrits pour des versions antérieures. Il peut y avoir 
des <em/avantages/ à en réécrire certaines parties pour utiliser
des fonctionnalités des nouvelles bibliothèques, mais ce n'est pas
<em/nécessaire/. Il n'est même pas nécessaire de recompiler les
programmes, comme si leur environnement n'avait pas changé.

<p> En outre, faire fonctionner des programmes utilisant la <em/nouvelle/
bibliothèque graphique Gtk n'empêche pas les applications programmées sur Xt de fonctionner.
Ceci témoigne de la capacité de X Window System à faire cohabiter
différentes interfaces graphiques utilisateur.

</itemize>

<item> <bf> La paternité de Linux est
répartie entre un grand nombre de personnes à travers
le monde, ce qui décourage fortement les tentatives de
privatisation au profit d'une seule personne ou société.</bf>

<p> La période pendant laquelle Della Croce a revendiqué la
propriété de la marque ``Linux'' a montré l'importance de ce
dernier point. Il a eu pendant quelque temps le contrôle légal
sur le nom, ce qui a provoqué une grande émotion dans la 
communauté Linux. Une <url url="http://www.ssc.com/linux/trademark/" 
name="pétition d'annulation"> a circulé contre cette
marque Linux. Le cas a été jugé par une cour de justice&nbsp;; Linus
Torvalds est maintenant propriétaire de cette marque.

<p> Par contraste, depuis que Linus a accepté le fait que
Linux utilise la General Public License, personne, d'un point de
vue légal, n'a eu ou n'aura de contrôle unique sur le code
source de Linux. Pour que ce code soit privatisé légalement,
des milliers de contributeurs à Linux devraient donner leur accord.
Il en existe suffisamment qui ne seraient certainement
pas d'accord pour que cela ait peu de chance d'arriver.

<item><bf/Des organisations indépendantes peuvent accepter
de ne pas être d'accord si cela est nécessaire/.

<p> Si Linux reste fragmenté de la sorte dans son assistance technique, 
cela
signifie qu'il peut y avoir des problèmes qui passent à travers
les mailles du filet, et cela est dommageable.

<p> Le projet <url url="http://www.netbsd.org" name="NetBSD">, qui 
consistait à construire un système gratuit à partir de ``BSD 4.4 Lite'',
semble s'être fracturé à cause de désaccords internes, ce qui
a provoqué une scission vers le projet <url url="http://www.openbsd.org" 
name="OpenBSD">. Il est difficile (sans rentrer dans la grande 
controverse) d'en établir les causes précises. Mais ces causes mises
à part, la séparation a jeté le trouble sur la crédibilité des
deux parties.

<p> En n'étant <em/pas/ organisées de façon monolithique, les
personnes impliquées dans Linux sont libres de travailler de
manière aussi indépendante qu'elles le souhaitent. 

<p> Les projets graphiques <url
url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/xwindows.html&num;GGI"
name="GGI"> et
<url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/xwindows.html&num;BERLIN"
name="Berlin"> sont de bons exemples
de la raison pour laquelle il est <em/bon/ d'avoir un certain 
degré d'indépendance. Ces deux projets ayant comme but de créer
des composants graphiques améliorés fonctionnent très bien comme cela
depuis plus d'un an. 

<p> Dans un projet <tt/Linux.org/ ``complètement intégré'', ils
deviendraient certainement&nbsp;:

<itemize>

<item> Des projets stratégiques qui retarderaient d'autres
développements qui en dépendraient tant qu'ils ne sont pas finis
(on revient alors à la notion de goulot d'étranglement), ou

<item> Des projets discrédités si Linus Torvalds n'acceptait
pas d'en intégrer le fruit au noyau officiel.

</itemize>

Il existe des désaccords à propos du bien fondé de ces efforts
particuliers&nbsp;; le fait qu'ils aillent dans des voies indépendantes
fait que jusqu'à présent, ils ne dérangent que ceux qui veulent
bien être dérangés.

<p> Par exemple, personnellement, j'aimerais voir
GGI ``gagner'', au moins comme plate-forme permettant à X de
s'exécuter très <em>rapidement</em>, et je pense que les
efforts concernant Berlin ont été mal conduits. Mon jugement
ne gène pourtant pas le projet Berlin. Dans le monde décentralisé
de Linux, ils sont libres de réussir autant que d'échouer,
indépendamment de ce que je veux ou de ce que je pense. Des
développements peuvent être une perte de temps, mais ils
n'affectent pas les autres projets Linux. 

<p> Si les projets étaient centralisés, l'échec d'un
projet de développement critique ferait du mal à tout le
monde. Par exemple, si j'étais l'autorité et que j'imposais
que le système graphique GGI soit adopté, cela rendrait 
aléatoire la poursuite de certains projets relatifs à
Linux et les nouvelles applications vulnérables à la 
possibilité que GGI puisse ne jamais être stable et 
vraiment utilisable.

<p> Dans son modèle fortement réparti, Linux n'est a priori
pas mis en danger par ce genre de problèmes.

<item><bf> Il n'existe tout simplement pas d'entité monolithique 
ou facilement caractérisable de ce que l'on appelle la 
<em/Communauté Linux/ </bf>

<p> En d'autres termes, Linux n'a pas de point central fixé,
bien que Linus Torvalds exerce tout de même une grande influence.

<p> Linux possède une large étendue d'utilisateurs ayant des
désirs, besoins et moyens très divers.

<p> Certains pourraient le décrire comme un OS (Operating System, ou
<em>système d'exploitation</em>) serveur, comme tout autre <url
url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/unix.html" name="UNIX">. 
D'autres nient cela en clamant
que Linux est le système le plus puissant existant pour les
ordinateurs personnels et ne pensent pas qu'il est nécessaire de
qu'un ordinateur puisse satisfaire plusieurs types d'utilisateurs.

<p> Linux est un système très puissant qui peut vraiment être utilisé
de beaucoup de manières différentes. Développer des applications
<em/se limitant/ à un mode particulier d'utilisation, alors qu'elles
pourraient être facilement améliorées afin d'offrir davantage de
flexibilité et de puissance, n'est franchement pas raisonnable.
La plupart du temps, on peut <em/avoir le beurre et l'argent du
beurre/ avec Linux.

</itemize>

<sect1> D'autres bénéficiaires de la décentralisation

<p> Trois sociétés ayant eu des niveaux de croissance
spectaculaires sont issues de ce courant ``permettant 
l'indépendance''. Ce sont&nbsp;:

<itemize>
<item> SAP AG

<p> Cette société allemande de logiciels n'a <em/pas/ essayé de
fournir toute l'assistance technique liée à son logiciel, mais
a encouragé l'utilisation de consultants externes. 
Il en a résulté que le système R/3 a été très soutenu par les plus
grandes firmes internationales de consultants.

<p> SAP AG et les sociétés de consultations travaillent <em/actuellement/
en coopération parce qu'ils ont tous trouvé que cela leur était profitable.

<item> Hewlett Packard

<p> L'indépendance des diverses composantes de cette société
est, d'un point de vue organisationnel, technique, et économique, tout à fait
remarquable.
La domination actuelle de leur département d'imprimantes dans le marché
mondial montre l'importance et la valeur de cette indépendance.

<item> Microsoft - Ordinateurs individuels

<p> Il y a longtemps, les systèmes d'information
des entreprises étaient largement dominés par IBM. Ils
fournissaient des systèmes robustes, mais les développements du
système étaient chers et exigeaient du temps, et les différents
départements n'étaient guère satisfaits par les services
proposés par le département des systèmes de gestion de l'information
(<em>MIS, ou Management Information Systems</em>).

<p> Les ordinateurs personnels sous MS-DOS et
PC-DOS ont laissé aux différents départements l'occasion
de posséder et contrôler leurs propres environnements
logiciels, indépendants de la direction MIS 
centrale, et ceci à bas prix. Les PC (Personal Computers, ou <em>ordinateurs
individuels</em>) ne présentent pas la robustesse des systèmes centraux
mais il était très facile de faire effectuer aux
PC des choses utiles à l'aide de logiciels standard
comme les traitements de texte, les tableurs et les systèmes
de gestion de bases de données. D'un point de vue politique, les
licences logicielles pouvaient être acquises à bas prix au
niveau du service plutôt que d'avoir à s'adresser au département
MIS. Ceci a donné plus de pouvoir aux services
concernés.

<p> Le fait que ces ordinateurs individuels ne soient ni particulièrement
fiables, ni particulièrement faciles à administrer, comparés aux ``mainframes''
(et ceci peut maintenant conduire à des problèmes cauchemardesques
quand des services tentent de grossir leur réseau local de PC) ne contredit
pas cela. Les PC ont été ``suffisamment bons'' pour ce qu'on leur 
demande, suffisamment utiles pour qu'on puisse y attacher de la
valeur. 

</itemize>

<sect> Les modèles d'organisation de la communauté Linux

<p> La communauté Linux (et les initiatives similaires de
type ``logiciel libre'') ont proposé un grand nombre de modèles
oeuvrant à différentes fins utiles, tout en soutenant la
croissance de Linux et de la communauté Linux. 

<p> Cette section énumère différentes sortes d'organisations
que l'on trouve dans la communauté Linux.

<p> Il y a assez de place pour permettre à toutes les organisations existantes
de grandir et de se développer&nbsp;; en accord avec le thème de la
``décentralisation'' déjà évoqué, je pense qu'il devrait y en avoir
<em/beaucoup/ plus. Ceci serait particulièrement profitable
aux groupes dédiés à des projets donnés. De telles entités
pourraient et devraient rester indépendantes. 

<sect1> Sociétés de développement pour Linux

<p> Ce type d'organisation développe des logiciels, du matériel
ou des documentations, et vit en vendant des ``produits'' Linux.

<p> Il existe un grand nombre d'entreprises de ce type (voir&nbsp;:
<url url="linux&num;COMMERCIAL" name="vendeurs commerciaux pour linux">).
Remarquez que la plupart de ces sociétés ne diffusent pas <em/toutes/
leurs propres productions sous licence GPL.

<sect1> Consultants pour Linux

<p> Leur but serait de vendre des services
d'installation, d'amélioration et d'assistance technique
aux systèmes Linux. 

<p> Il existe un grand nombre de <url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/linux-6.html&num;CONSULTANTS"
name="sociétés de services"> qu'on peut connaître
par le biais du ``HOWTO des consultants'', qui fait partie du
 <url url="http://sunsite.unc.edu/mdw/linux.html" 
name="Projet de Documentation Linux.">

<p> La société Red Hat Software a un projet dans lequel elle
envisage la création d'un programme de <url
url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/linux-6.html&num;REDHATCERT"
name="Certification Linux Red Hat">. Ils ont également plusieurs 
autres projets dont aucun n'a encore pleinement abouti.

<p> Russell Nelson de Crynwr Software a proposé l'idée 
d'une ``Organisation Linux'' proposant des services de type
``relais'' d'assistance technique pour Linux. Ils pourraient accepter des
questions/audits techniques et les fournir ensuite
à des groupes de consultants Linux.

<p> Mon opinion personnelle est que ceci peut effectivement être
effectué par des organisations indépendantes de type
``Consultants pour Linux''. Si une société de service/conseil
voit un intérêt à fournir de l'assistance technique pour des 
projets Linux, c'est bon, et
cela peut constituer un outil de ``marketing'' intéressant&nbsp;:

<quote>Non seulement nous fournissons un bon service, mais
de plus, nous participons activement à l'amélioration
de Linux.</quote>

<p> Quoi qu'il en soit, je pense que rassembler ``tous les 
Linux'' (sous la forme d'une organisation à but non lucratif)
a des chances de diluer l'efficacité de l'ensemble de
ces organisations. J'ai déjà vu cela 
<url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/history.html&num;NFPBUSINESS"
name="arriver">. 

<p> Une initiative ``libre'' appropriée serait de fournir un service
intégrant des systèmes Linux dans les écoles, tout d'abord
comme serveurs de mail, de réseau, et peut-être de façon
ultime, comme serveur d'applications. Ceci pourrait être
organisé au travers d'organisations d'assistance technique pour Linux qui
pourraient émerger des groupes d'utilisateurs locaux. 
(Voir le <url url="http://sunsite.unc.edu/mdw/HOWTO/User-Group-HOWTO.html"
name="HOWTO pour des groupes d'utilisateurs">, 
<footnote>NdT&nbsp;: la version française de ce document est en cours de
traduction. De manière générale, un miroir français de l'état de l'art
des HOWTO, et en particulier des traductions en français, se trouve à
l'adresse&nbsp;: 
<url
url="http://www.freenix.org/unix/linux/HOWTO/"
name="traductions en français des HOWTO pour Linux">
</footnote>
<!-- SBIREM mettre une adresse pour la France OK -->
<!-- NATREM done -->
qui contient quelques remarques à ce sujet.)

<p> Et ne dénigrez pas l'assistance technique Linux disponible
par le biais d'Internet&nbsp;; les ``Linuxiens sur Internet'' ont
gagné le prix <url
url="http://www.infoworld.com/cgi-bin/displayTC.pl?/97poy.supp.htm"
name="InfoWorld de la meilleure assistance technique">. 
<!-- NATREM il radote -->

<sect1> Soutien pour Linux international

<p> Il existe une organisation appelée Linux International 
soutenant Linux. Il serait utile qu'il y ait
une organisation de cette sorte, mais plus officielle, dans
un objectif d'efforts communs. Caldera et Red Hat ont 
chacun fait de la publicité, ce qui a souvent été bon pour
Linux. Mais cette pub est toujours dirigée vers leurs produits,
ce qui n'est pas nécessairement d'un intérêt <em/général/
pour tous les Linuxiens.

<p> Les deux activités principales d'une telle organisation
seraient la promotion de Linux (marketing) et la divulgation
d'informations. Ses activités spécifiques
pourraient consister à&nbsp;: 

<itemize>

<item> Publier des articles divers pour la promotion de Linux.

<p> L'idée la plus atroce dont j'ai eu vent serait de diffuser un spot
télévisuel au moment du ``SuperBowl'99'' <footnote>NdT équivalent de la
finale de la Coupe de France de football, à l'échelle démesurée que la
plupart des grands spectacles sportifs prennent aux
États-Unis</footnote>&nbsp;; le fait que ça en vaille la peine est un autre
problème.

<p> Les actions de bas niveau consisteraient à fournir des
informations aux magazines d'informatique.

<item> Répondre officiellement à des critiques spécifiques.

<p> Il y a eu quelques articles de presse peu élogieux, tels
que les ``Inexactitudes de SCO'' (Santa Cruz Operations). Il
serait bon que dans ce cas, on puisse fournir une réponse calme
et argumentée. 

<item> Cela pourrait avoir du sens qu'il y ait un sorte de
``dépositaire de la marque'', un point central qui pourrait
traiter les problèmes tels que la propriété de la marque.

<item> Mettre un site Web central permettrait aux gens 
d'avoir accès directement à toutes les ressources Linux.

<item> Fournir des autocollants, des épinglettes (<em>pin's</em>), 
et toute sorte
de matériel promotionnel.

</itemize>

<p> De telles organisations existant actuellement englobent&nbsp;:

<itemize>

<item> <url url="http://www.li.org" name="Linux International">

<p> Malheureusement, bien qu'ils aient une liste impressionnante
de dirigeants et de directeurs, il serait facile de prendre
à tort Linux International comme une organisation complètement
inactive. Leur porte-parole, John ``maddog'' Hall de Digital Equipment
Corporation est néanmoins personnellement assez actif pour promouvoir Linux 
lors d'évènements exceptionnels et de conférences, bien qu'il
semble y avoir peu d'autres activités dans cette organisation.
<!-- NATREM eh bah, on peut dire qu'il est plus cool avec LI qu'avec la -->
<!-- FSF, le bougre :-)  LI est comme un putain de cadavre depuis des -->
<!-- années, sans avoir jamais rien produit de majeur. anecdote : j'ai -->
<!-- expédié 3 mails à LI afin de leur proposer une partie du fric  -->
<!-- collecté grâce aux CD Lindis. 3 adresses distinctes, pas _une_ -->
<!-- réponse. -->

<item> <url url="http://www.ssc.com" name="SCC">

<p> La société SCC (<em>consultants de systèmes spécialisés</em>)
a commencé au départ en publiant des
<!-- SBIREM BUG - make that SSC c'est quoi SCC?  OK -->
<!-- NATREM Specialized System Consultants ou un truc de ce genre -->
documents relatifs à UNIX. Ils publient le mensuel 
<url url="http://www.ssc.com" name="Linux Journal"> que
j'aperçois maintenant dans beaucoup de kiosques américains.
Leurs publications représentent maintenant une source majeure
pour la promotion de Linux.

<item> <url url="http://www.ssc.com/lg/" name="la gazette Linux"> 

<item> <url url="http://www.10mb.com/linux" name="le projet de défense de
Linux">
<item><url url="http://www.nllgg.nl/lugww" name="le projet de liste des
groupes d'utilisateurs de Linux">

<item><url url="http://sunsite.unc.edu/mdw/HOWTO/User-Group-HOWTO.html"
name="le HOWTO des groupes d'utilisateurs">
 
<item><url url="http://visar.csustan.edu:8000/giveaway.html" name="la liste
des CD et autres supports pour Linux offerts gracieusement">
 
<item> <url url="http://www.ssc.com" name="le journal Linux">

</itemize>

<sect1> Les fondations de développement de projets Linux

<p> Il y a un modèle existant qui pourrait utilement être
reproduit, et qui provient de l'exemple de la Free Software Foundation.
Il concerne les groupes de développement associés à un projet. 

<p> La FSF a fourni un grand nombre d'éléments utilisés dans Linux,
et plus précisément&nbsp;:

<itemize>

<item> GCC, le compilateur du noyau, de concert avec des utilitaires 
pour gérer les exécutables, 

<item> La licence CopyLeft<footnote>NdT&nbsp;: jeu de mot sur
<em>copyright</em>, qui dans le droit anglo-saxon classique remplace la
notion de <em>droit d'auteur</em> dans le droit romain (avec toutefois
quelques différences). <em>copy</em> 
signifie
copier, <em>right</em> signifie le droit ou la droite, <em>left</em>
signifie la gauche ou la notion de laisser (quelqu'un faire quelque
chose&nbsp;
l'y autoriser)</footnote>, et une infrastructure permettant
de la protéger,

<item> Une multitude d'utilitaires pour gérer les fichiers
qui sont la copie proche des utilitaires UNIX traditionnels.

</itemize>
 
<p> La Free Software Foundation (FSF) a été fondée dans un
objectif très proche de celui que Linux satisfait relativement
bien&nbsp;: <em/créer un système d'exploitation gratuit qui 
peut remplacer UNIX,/ d'où le ``GNU - GNU's Not UNIX'' (<em>GNU n'est pas
Unix</em>). Cela
a commencé en construisant des outils pour ``construire le
système'', dont GCC, les utilitaires de compilation,
GNU Emacs, et les utilitaires pour fichiers ``à la UNIX''. 

<p> Malheureusement, lorsqu'ils en sont arrivés à construire
leur propre noyau appelé Hurd, l'organisation s'est sclérosée
en ce qui apparaît maintenant comme une ``clique'', avec ce qui
ressemble de l'extérieur à un éventail de croyances politiques
dégageant l'odeur peu flatteuse d'une organisation
commerciale. 

<p> De surcroît, Richard Stallman (communément appelé
``RMS''), le dirigeant de la FSF, est très souvent mal
cité, et parfois, ses commentaires sont très différents
de ce que les gens présument qu'il déclare.
<!-- NATREM __OUI__ !!! -->

<p> Lisez les textes des entretiens avec <url
url="http://www.twics.com/&tilde;tlug/rms.html" name="Richard Stallman">
et <url url="http://www.twics.com/&tilde;tlug/linus.html" name="Linus Torvalds">.
Les commentaires de Linus sur Stallman et ses déclarations sont
très intéressants.

<p> Les préférences politiques sont ce qu'elles sont&nbsp;; il
y a plus sérieusement des problèmes à la FSF. On peut les
voir plus clairement dans&nbsp;:

<itemize>

<item> Un manque d'intérêt général pour Hurd, le 
noyau GNU. Ceci pourrait être la conséquence des tentatives
de la FSF de renommer ``Linux'' en <bf>Li<em/gnu/x</bf>, ce qui
a provoqué des discordes entre la communauté Linux et
la FSF. 
<!-- NATREM non, HURD végétait déjà depuis longtemps ds l'indifférence -->
<!-- générale, lors de l'épisode "Lignux" -->

<item> La cassure du développement de GCC,
où l'on a maintenant une branche FSF (qui n'a pas été mise à
jour depuis longtemps) et le projet plus récent&nbsp;: ``EGCS'' 
situé chez <url url="http://www.cygnus.com/egcs" name="Cygnus Software.">

</itemize>

Ces situations sont à comparer à celles où des personnes ont quitté 
le projet NetBSD pour fonder le projet OpenBSD.

<p> Les causes profondes de ces divisions sont diverses, mais
prenez conscience de ces aspects&nbsp;:

<itemize>

<item> Les cassures et les désaccords sont apparus et ont
<em/persisté/.

<item> Les organisations résultantes ont eu suffisamment
de ressources humaines pour survivre.

<item> Non seulement elles ont survécu, mais leurs ``enfants''
ont construit avec succès des fonctionnalités que les
parents ne possédaient pas.

</itemize>

J'aimerais faire admettre que cela montre qu'il existe de
sérieux problèmes dans la façon dont la FSF fonctionne.

<p> Le monde a beaucoup changé depuis la création de la
FSF au début des années 80. Leur but originel était de
construire une version libre d'UNIX. En 1985, le
monde <em/avait besoin/ d'une variante UNIX libre
car il n'en existait pas. En 1997, l'existence de Linux et
des systèmes d'exploitation *BSD, qui sont tous puissants
et robustes, laisse songeur quant à
la nécessité du très expérimental <url
url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/oses.html&num;HURD"
name="Hurd">.
Hurd propose de nouveaux concepts, mais je pense qu'il
ne sera jamais qu'un objet de curiosité.
<!-- NATREM grotesque. Linux n'est pas l'herbe du Pantagruélion, -->
<!-- il est évident que d'autres systèmes plus performants -->
<!-- apparaîtront. le pb relève en fait d'un choix : OS plus -->
<!-- puissant mais lourd et instable ou bien Unix plus std ? -->
<!-- les germes des OS de demain se trouvent plutôt dans HURD que dans -->
<!-- Linux, mais pour le moment quasi personne ne ressent le besoin -->
<!-- de s'y mettre (et le ticket d'entrée est onéreux : pas de doc, peu -->
<!-- d'applis, instabilité ...) -->

<p> Je suppose qu'une des causes pour lesquelles la
FSF connaît des difficultés est qu'ils sont
devenus les ``vieux révolutionnaires'' qui ont du
mal à faire évoluer leurs buts en fonction de leur
environnement, qui a changé.

<p> Dans le ``manifeste'' du <url 
url="http://www.freedomain.org/gnu-bead-project/gnu-bead-portal.html" name="GNU Bead Project Portal">, <url
url="mailto:Bringer.gnu.bead@freedomain.org" name="Lyno Sullivan"> décrit
un <quote>projet GNU responsable d'imaginer, de construire
et d'améliorer le fonctionnement de l'organisation formelle des volontaires
de GNU et de sa structure logicielle.</quote>

<p>Dans un commentaire à propos d'une version antérieure de ce document,
il expliquait qu'il <quote>était triste car j'exprimais beaucoup
de frustration quant à la rigidité apparente de la FSF</quote>

<p> C'est un point de vue relativement juste&nbsp;; ses commentaires
sur le fait qu'un certain degré de rigidité soit nécessaire au
lancement d'un projet sont également justes. Je suis d'accord pour
dire qu'une bonne conception doit certainement débuter par
la création, par une poignée d'individus, d'un embryon de
``cathédrale''. Une fois que les aspects principaux sont suffisamment
stables, il devient opportun de laisser continuer les
gens dans le mode ``bazar''.

<p> Ma réponse à Lyno est qu'il existe un seuil au delà duquel
la cathédrale peut et doit être transformée en bazar, et
que la FSF&nbsp;:

<itemize>

<item> Ne semble pas reconnaître le fait que cette évolution
est inéluctable,

<item> Ne reconnaît pas qu'il existe des projets spécifiques
qui profiteraient de la transformation ``bazar'' et, de manière
encore plus importante,

<item> Ne semble pas vouloir abandonner son pouvoir exercé sur
les ``enfants'' de RMS.
<!-- NATREM noter qu'il est souvent question de "pouvoir" et de -->
<!-- "directives" mais que les exemples manquent. et pour cause -->
<!-- n'importe qui peut proposer à la FSF de fournir des ressources -->
<!-- pour un projet ss GPL. le proposant peut demeurer le chef de projet. -->
<!-- sa seule obligation : clean au niveau légal, donc des papiers signés -->
<!-- par ceux qui pourraient revendiquer le code. c'est tt. pour le reste -->
<!-- il est libre -->

</itemize>

<sect1> Linux VARS limited

<p> Il existe un assez grand nombre <url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/linux-5.html&num;VARS"
name="d'intégrateurs"> de systèmes Linux, qui vendent des 
machines sous Linux pré-configurées, et qui fournissent 
généralement des machines ``sur mesure'' à leurs clients.

<p> Il y a eu des propositions pour les groupes d'utilisateurs
d'assister les assembleurs de PC locaux en définissant des
``spécifications pour machines Linux'', afin qu'il puisse y avoir 
des machines Linux disponibles localement, aussi bien que
par des ventes par correspondance. 

<sect1> Documentation linux/échange d'informations

<p> La grande toile mondiale du Web a rendu possible 
l'implantation virtuelle de n'importe quel schéma
d'organisation de l'information.

<p> La source la plus remarquable d'informations mises à
jour régulièrement est le <url url="http://sunsite.unc.edu/mdw/linux.html"
 name="projet de documentation Linux"> à partir duquel les documents 
``HOWTO'' (modes d'emploi) sont distribués. J'aime encore mieux
 <url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/linux.html"
name="mon point de vue sur Linux">&nbsp;; cela contient 
des liens vers diverses sources d'information et de nouvelles
qui utilisent plusieurs approches de l'organisation de
l'information concernant Linux.

<p> Les éditeurs tels que SSC, O'Reilly et Red Hat Software
(qui font partie de nombreux autres tels que <url
url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/linux-6.html&num;PUBLISHERS" 
name="ceux-ci">) sont peut-être
les plus notables des
diffuseurs d'informations et de nouvelles concernant
Linux. Ceci inclut aussi bien des
documents protégés et commerciaux qu'une grande variété,
de plus en plus fournie, de documents libres/ouverts.

<p> Un grand nombre d'informations pour lesquelles
d'autres compagnies créent des ``bureaux d'aide'' transitent
sous ces formes&nbsp;:

<itemize>
<item> Fora de discussion sur l'Usenet
<item> Réponses par courrier électronique (e-mail)
<item> Pages contenant des documents de type ``HOWTO''
</itemize>

Ceci ne couvre pas la totalité des besoins&nbsp;; le fait qu'il y
ait un grand nombre de 
<url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/ifilter.html&num;MONKEYS"
name="singes scotchés à leur clavier"> signifie que
d'un côté, certaines réponses sont redondantes, mais qu'elles
<em/sont/ tout de même souvent utiles.

<p> Les sociétés d'assistance technique constituent trop
souvent des services multiples gérés par des personnes
incompétentes qui ne possèdent rien de mieux
que les HOWTO Linux.

<p> Le Projet de Documentation Linux fournit une superbe
organisation au niveau de la documentation tel que le
travail de documentation n'est pas excessivement dupliqué.
Ceci a été rendu possible grâce à la création d'une 
<url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/sgml.html" 
name="DTD (<em>définition de type de document</em>) SGML (<em>langage
standard généralisé de balises">
appelée ``LinuxDoc'', maintenant connue sous le nom des
<url url="http://pobox.com/&tilde;cg/sgmltools/" name="outils SGML">.
Le présent document <footnote>NdT&nbsp;: et sa traduction</footnote>
est maintenu en utilisant ces outils.

<p><label id="DUPLICATION"> Quelque chose de similaire devrait être
effectué pour organiser les documentations présentes sur le Web. Pour
presque chaque type d'information, il y a plusieurs personnes qui le
dupliquent virtuellement sous plusieurs formes différentes. Par exemple, il
existe au moins cinq documents Web indépendants qui concernent les bases de
données (dont mon document sur <url
url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/rdbms.html" name="RDBMS -
systèmes de gestion des bases de données relationnelles">).

<p> Un des meilleures sites est sans doute 
<url url="http://SAL.KachinaTech.COM/" 
name="SAL - applications scientifiques pour Linux">.
<p> Une version améliorée du format LSM (<url
url="http://www.execpc.com/lsm/" name="The Linux Software Map (LSM)">
utilisé sur l'archive Sunsite pour collecter <em/automatiquement/
des informations de base dans les paquetages de programmes Linux)
pourrait être utilisée pour encourager la création d'informations
utiles. 

<p> Le <em/nouveau format LSM/ devrait contenir suffisamment
d'informations pour être capable de présenter toutes les
informations critiques présentes dans les paquetages de logiciels
telles que celles présentées sur
<url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/wp.html" 
name="mon document sur le traitement de texte">, 
<url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/rdbms.html" 
name="mon document sur les bases de données relationnelles">, 
<url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/finances.html" 
name="mon document présentant la finance sous Linux">, 
<url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/spreadsheets.html" 
name="mon document sur les tableurs"> 
ou encore sur de plus gros documents de liens tels que <url
url="http://SAL.KachinaTech.COM/" name="applications scientifiques pour
Linux">.

<p> De nouveaux champs pourraient être inclus dans le nouveau
format LSM, comme par exemple&nbsp;:

<itemize>

<item> Localisation (possibilité de demander à l'ordinateur de communiquer
en utilisant des messages dans diverses langues) 
des versions pré-empaquetées/pré-configurées
(<em/c'est-à-dire/ dans les formats RPM de Red Hat et DPKG de
Debian)

<item> Localisation des informations de configuration

<item> Localisation d'un HOWTO relatif

<item> Localisation d'un serveur <url
url="http://www.loria.fr/&tilde;molli/cvs-index.html" name="CVS">
(<em>système pour les versions concurrentes</em>) anonyme
<!-- SBIREM ca veut dire quoi CVS? OK -->
(pour le développement partagé/réparti).

<item> Un sujet ``amélioré'' afin qu'il soit plus
simple de créer une catégorisation des paquetages.

<item> Une clef unique liée à une sorte de base de données
(certainement en utilisant CGI (<em>interface de passerelles
habituelle</em>, utilisée entre les clients et les serveurs sur le web) 
telle qu'on puisse
<!-- SBIREM ca veut dire quoi CGI? OK -->
<!-- NATREM Common Gateway Interface. pour rendre le Web dynamique : -->
<!-- des scripts engendrent du HTML -->
faire rapidement des références croisées uniques.

<p>
<em>Par exemple</em>, avec la <tt/clef-unique : 5F22C/, on pourrait effectuer
des recherches à partir d'une collection de fichiers LSM
en se référant à une URL qui ressemblerait à&nbsp;:

<itemize>

<item> lien RPM 

<p><tt> http://www.lsm.org/cgi-bin?package=5F22C;type=LINK;ref=RPM </tt>

<item> lien DPKG

<p><tt> http://www.lsm.org/cgi-bin?package=5F22C;type=LINK;ref=DPKG
</tt>

<item> Lien sur le document maître (``page maison'')
 
<P><TT> http://www.lsm.org/cgi-bin?package=5F22C;type=LINK;ref=HOME
</tt>

<item> Lien sur un document de liens vers des HOWTO à propos.

<P><TT> http://www.lsm.org/cgi-bin?package=5F22C;type=PAGE;ref=HOWTO
</tt>

</itemize>

</itemize>

<p> L'utilitaire <url url="http://rufus.w3.org/linux/rpm2html/"
name="rpm2html"> est un générateur de documents Web pour les
paquetages RPM. Il prend des fichiers RPM et en extrait
un grand nombre d'informations utiles.

<p> D'autres efforts ont été envisagés pour collecter et organiser 
toutes ces informations, et j'attends de grandes améliorations
à ce niveau dans les années à venir.

<sect1> Conclusion

<p> Un grand nombre d'initiatives correspondant à
tous les modèles d'organisation énumérés dans cette section.

<p> Pour certains types d'organisations, une assistance technique
supplémentaire
arrive déjà, en provenance de sociétés de logiciels et autres...
Il est presque toujours possible de l'améliorer,
mais dans beaucoup de
cas, il existe de bonnes organisations qui grossissent et
nécessitent un peu d'attention de notre part pour aller encore
plus loin. 

<p> Les produits commerciaux sont soutenus par les ventes car
les bonnes informations ont de la valeur. 

<p> Un point faible est le manque de <bf>projets de
développement pour construire une infrastructure Libre/Ouverte</bf>.

<p> Ce genre d'effort pourrait être renforcé par l'introduction 
de ce que j'appellerais des <bf/Fondations Linux/. Le but de 
ce document est de décrire la façon dont ces organisations
pourraient être organisées.

<sect> Buts et champs d'action d'une fondation Linux

<p> <itemize>

<item> <bf/Buts&nbsp;:/ <em>Soutenir un projet de
création, d'amélioration et de promotion d'outils et de
composants disponibles librement, pour la poursuite
du développement et de la promotion de Linux et des
autres systèmes d'exploitation libres/ouverts.</em>

<item> <bf/ Diffusion&nbsp;:/ Ces outils devraient être
disponibles sous la forme du ``CopyLeft GNU'', avec
des mises à jour occasionnelles gérées suivant le concept
du ``Bazar'', décrit dans l'article d'Eric Raymond
<url url="http://www.ccil.org/&tilde;esr/writings/cathedral.html" 
name="The Cathedral and the Bazaar"><footnote>NdT&nbsp;: disponible en
français à l'adresse
<url url="../cathedrale-bazar/"
name="La cathédrale et le bazar">
</footnote>, de préférence en
utilisant des variantes du système ``CVS Anonyme'' pour
<!-- SBIREM c'est quoi -->
<!-- NATREM uh oh. CVS ? comme RCS mais mutimodules (arborescences de -->
<!-- fichiers) et sans locking. 'anonyme' ? chacun fait ce qu'il veut dans -->
<!-- le "repository" -->
la gestion du code source. 

</itemize>

<p> Adopter un mode d'action ``orienté-projet'' plutôt
qu'avoir un but fixe unique (``développer le système Linux
et ses outils dérivés'') permet à ces buts d'évoluer
en fonction des besoins des gens. 

<p> La gestion des versions fondée 
sur <url url="http://www.loria.fr/&tilde;molli/cvs-index.html" name="CVS"> aiderait à maintenir une
synchronisation des programmeurs en indiquant qui est
en train de travailler sur telle ou telle version.

<p> Dans certains cas, des projets et des outils existant 
pourraient être améliorés si certaines personnes avaient un certain 
quota de temps libre rémunéré à leur consacrer.

<sect1> Projets souhaitables pour une fondation Linux

<p><label id="PROJECTS">

<p>Étant donné que le but d'une telle organisation est de
sponsoriser des <em/projets/, on peut en proposer quelques-uns.

<itemize>

<item> Proposer un site Web <em/central/ pour Linux

<item> Un clone de Motif 
(voir <url url="http://www.lesstif.org/"
name="LessTif">)<footnote>NdT&nbsp;: jeu de mot sur <em>more/less</em>
(plus/moins), déjà «&nbsp;commis&nbsp;» dans le monde des 
Unix libres</footnote>

<item> Une suite de type ``Office'' (voir <url
url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/spreadsheets-3.html&num;OFFICE" name="logiciels de bureau">)

<item> Un navigateur Web possédant des fonctionnalités comparables
à celles de Netscape Navigator (voir <url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/html.html&num;WEBBROWSERS" name="web browsers">). 

<p> Note&nbsp;: Netscape a annoncé qu'il envisageait de fournir <url
url="http://developer.netscape.com/index&lowbar;home.html" name="l'édition
du développeur du Communicator de Netscape"> avec son code source 
<footnote>NdT&nbsp;: et ils ont tenu parole... :)</footnote>, sous une
forme libre/ouverte proche de la GPL, le 31 mars 1998.
Voir également <url
url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/html.html&num;FREENETSCAPE" 
name="``d'autres liens libres sur Netscape''">.
<!-- NATREM pas de mise à jour du doc ? -->

<item> Support I2O (voir <url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/linux-7.html&num;I2O" name="I2O Links">)

<item> Un compilateur COBOL (voir 
<url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/languages-7.html&num;COBOL"
name="COBOL Overview">)

<item> Un meilleur système de fichiers
(voir <url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/linux-4.html&num;FS" 
name="Linux File Systems">)

<item> Un gestionnaire de base de données 
(voir <url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/rdbms.html" 
name="bases de données relationnelles sous Linux">)
<!-- NATREM done -->

<item> Un système d'interrogation de bases de données - pas trop
différent d'un ``clone Access''. Il serait bon que cet outil
soit <em/indépendant/ du type de base de données utilisé.

<item> Des outils d'intégration entre les outils Linux tels
que les 
<url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/spreadsheets.html" 
name="tableurs">
et les <url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/rdbms.html" 
name="bases de données SQL">.

<item> Un outil ``sympa'' d'administration système (dans le
genre de COAS/Linuxconf)
<!-- NATREM done (linuxconf) -->

<item> Un serveur X pour les nouvelles cartes graphiques
<em/Splotch 9000/.

<item> Un logiciel libre pour gérer des comptes (voir <url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/finances.html"
name="Linux Financial Software">).

<item> La possibilité de lancer 
des applications Win32. <url url="http://www.winehq.com"
name="WINE"> essaye de faire cela, et Willows oeuvrera également
dans un but proche.

<item> Un protocole ICA client/serveur (voir <url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/xwindows.html&num;ICA"
name="ordinateurs de réseau/ICA">).

<item> Un système objectif pour certifier les ``Consultants Linux''

<item> Un pingouin Linux modélisé en 3D utilisable dans un
spot télé.

<item> Un logiciel libre/ouvert capable de se substituer à Adobe Illustrator.

<item> Un outil libre de planification utilisant les <url
url="http://www.imc.org/ietf-calendar/" name="standards d'ordonnancement et
de classement de l'IETF"> (<em>collectif de développeurs forgeant certains 
standards de l'Internet</em>)
<!-- SBIREM c'est quoi l'IETF? OK -->
<!-- NATREM Inet Engineering Task Force. chercher ce mot-clé -->
(Voir <url url="http://www.ntlug.org/&tilde;cbbrowne/pims.html&num;VSCHEDULE"
name="PIMS">)

</itemize>

Ce sont généralement de gros projets un peu trop
conséquents pour être pris en charge par des gens
qui travaillent le soir chez eux.

<p> De plus, un certain nombre de ces tâches comportent
des aspects fastidieux qui font que ceux qui 
programment ``juste assez bien pour leur utilisation
personnelle'' ne vont pas trouver utile de faire un
effort supplémentaire consistant à améliorer la
finition en vue d'une utilisation générale.

<p> Si de tels projets sont officiellement lancés par une
``fondation Linux'', cela encouragera la création de
choses plus complexes requérant plus de travail 
que ce que peuvent faire les gens pendant leur temps libre.

<p> On pourrait penser que ce genre de logiciels 
pourrait être vendu de façon plus commerciale. Ceci est
assez vrai. La plupart des produits présents sur la
liste existent déjà pour Linux sous des formes commerciales.

<p> Certains pourraient dire également que le logiciel
libre/ouvert va décourager la production de logiciels
commerciaux toujours plus performants. Mais le logiciel
libre n'a jamais empêché le développement des bases de données
commerciales, des serveurs Web, des éditeurs de texte, ni
d'aucune autre sorte de programmes.

<p> L'existence de bon logiciels libres répond aux
attentes de chacun. 

<p> Il force les entreprises à se poser la question&nbsp;: 
<quote> Pourquoi devrais-je payer pour votre produit alors que je 
peux avoir son équivalent gratuitement&nbsp;?</quote>

<p> Pour certains ``extrémistes pro-GNU'', la réponse est
<quote>S'il existe un produit ``libre'' suffisant, je ne 
payerai pas pour le vôtre</quote>

<p> Pour d'autres, la question serait plutôt du type&nbsp;:
<quote> Achetez notre produit car il offre de
meilleures fonctionnalités ou est plus facile
à utiliser</quote>

La disponibilité des outils de développement libres/ouverts
rend plus simple et moins onéreux le développement de bons
logiciels, qu'ils soient libres ou commerciaux. Les
entreprises commerciales peuvent donc en bénéficier.

<sect1> Aspects économiques&nbsp;: comment une ``fondation Linux'' serait-elle financée&nbsp;?

<p> On peut essayer de compartimenter une fondation Linux en
``divisions'' spécialisées dans diverses sortes d'activités commerciales
à des fins de financement, et ainsi avoir des ``filiales'' sous la forme
des diverses organisations mentionnées plus haut&nbsp;: ingénieurs conseil,
faire du service Internet, vendre des ``PC Linux'', ou vendre des logiciels
Linux.

<p> Je pense, cependant, que de telles activités distrairont l'attention
des activités du projet d'une FL (Fondation Linux).

<p> La réponse financière la plus simple&nbsp;: <bf>Bourses/Dons</bf>.

<p> Il faut qu'une fondation Linux soit traitée de la même manière que
des organisations similaires comme la <bf>Free Software Foundation</bf>
(<em>fondation pour le logiciel libre, FSF</em>) ou le <bf>XFree86 Project</bf>
(<em>projet de serveur graphique libre sur puce 80x86</em>), 
c'est-à-dire sous la
forme d'une organisation à but non lucratif, exempte d'impôts, reconnue
d'utilité publique (et apte ainsi à faire déduire des impôts de ses
donateurs les montants reçus, aussi bien pour les sociétés que pour les
individus).

<quote> Je pense que les efforts de <em/développement libre/
doivent être sponsorisés par des bourses ou des fonds, des matériels, et
des services <em/librement attribués/.
<!-- NATREM la FSF 'vit' ainsi depuis des années -->
</quote>

<p> Cela peut inclure d'encourager d'autres sociétés travaillant en
rapport avec Linux à <em/sponsoriser/ des projets de logiciel libre,
soit directement, soit en fournissant des fonds et d'autres ressources à
des organisations comme une FL, ou directement à des projets de
développement. Par exemple, il est de notoriété publique qu'un 
certain nombre de sociétés en rapport
avec Linux (de même que certaines organisations moins en rapport) 
ont sponsorisé des projets couverts par la Licence Publique Générale de
GNU (<bf>GPL</bf>). Pour ne citer que quelques exemples&nbsp;:

<itemize>

<item> S.u.S.E. a sponsorisé le développement de serveurs graphiques
pour <url
url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/xwindows.html&num;XSUSE" 
name="de nombreuses cartes graphiques récentes">
et ces derniers devraient bientôt être intégrés à XFree86&nbsp;;
<!-- NATREM done (pas à 100% à cause de NDAs) -->
 
<item> Caldera a contribué au code du noyau, travaille sur l'outil
d'administration
<url url="http://www.caldera.com/coas/" 
name="COAS"> (<em>système d'administration ouvert de Caldera</em>), 
et a de nouveau rendu disponibles ``OpenDOS'' et CP/M (bien
<!-- SBIREM traduire ce sigle COAS OK -->
que sous une forme moins ``libre'' que les rapports initiaux le laissaient
penser)&nbsp;;

<item> Red Hat a contribué par les logiciels qu'ils ont écrits, comme
RPM, PAM, et toute la distribution Red Hat, qui sont des produits GPL,
et a fondé les
<url url="http://www.labs.redhat.com/" name="RHAD - Laboratoires de
développement avancé de Red Hat"> pour produire d'autres outils
d'interface graphique pour l'utilisateur en conjonction avec le
<url url="http://www.linux.org.mx/gnome/" name="Projet GNOME">&nbsp;;
 
<item> Yggdrasil sponsorise le développement du butineur <url
url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/html.html&num;ARENA" name="Arena">, et
travaille énormément sur des ports d'applications récentes&nbsp;; 
 
<item> Willows a passé sous GPL 
les sources de ``<bf>Twin</bf>'' (<em>jumeau</em>),
qui fonctionne comme un émulateur de <bf>MS-Windows WIN16</bf> 
(<em>Windows de Microsoft, version 16 bits</em>)&nbsp;;
 
<item> Cygnus Support a <em>énormément</em> travaillé sur des outils
liés à <bf>GCC</bf> (compilateur C de GNU), et a récemment commencé à
sponsoriser ``<bf>EGCS</bf>'' (<em>Système de compilation expérimental
de GNU</em>).
 
</itemize>

<p> En se fondant sur ces exemples, il est raisonnable de s'attendre de
la part des compagnies qui tirent profit de Linux de contribuer en
<em/quelque chose/ aux efforts de développement. Que cela prenne la
forme de financements ou de logiciels librement redistribuables n'est
pas essentiel.

<p> Aussi, et c'est un détail que je trouve important, il est je pense
préférable pour les contributeurs commerciaux de <em/préférer/ la forme
GPL de GNU (ou, pour les bibliothèques, la LGPL, ou licence
publique générale de GNU) au style de licence
selon BSD. La GPL impose que toute <em/contribution/ au code soit
<em/aussi/ couverte par la GPL, ce qui signifie que l'organisation qui
contribue peut s'attendre à, elle aussi, bénéficier des contributions
d'autres personnes. Par contraste, les licences dans le style de
<bf>Berkeley</bf> (<em>BSD</em>)
(ville de Californie abritant une université célèbre)
autorisent les compétiteurs à prendre le code, l'améliorer, et à garder
ces améliorations secrètes.

<p> En visant plus haut que les entreprises commerciales, les agences
gouvernementales sont peut-être les ``cibles'' les plus intéressantes
dans la recherche de sponsors pour Linux, puisque de nombreux outils
(compilateurs COBOL, logiciels de productivité personnelle) sont d'une
nature qui rend leur financement par une organisation gouvernementale
raisonnable. Voici quelques idées&nbsp;:

<itemize>

<item> Un ensemble de 3 ou 4 municipalités peut allouer une bourse à
la fondation Linux pour développer un système ``libre'' de gestion des impôts
locaux. L'année suivante, d'autres municipalités pourront
sponsoriser le développement de ``modules d'application'' additionnels.
L'année qui suit, 200 municipalités pourraient choisir le ``système de
taxes Linux'', et sponsoriser des modules additionnels.

<p> Il aurait été bien qu'un tel paquetage soit prêt en 1997, afin de
faire face aux problèmes attendus en
<url url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/computing.html&num;Y2K"
name="l'an 2000">.

<item> Un ministère pourrait dépenser trois cent mille dollars 
pour aider à
développer un compilateur COBOL ``GNU'' plutôt que de gaspiller cet
argent sur des compilateurs commerciaux. L'année qui suit, 10 ministères
commencent à porter leur code sur le ``COBOL GNU'' pour le faire fonctionner
sur des serveurs Linux sans coût lié à une quelconque licence.

<p>Vous remarquerez que le développement de
<url url="http://lglwww.epfl.ch/Ada/Resources/Compilers/GNAT.html" name="GNAT
- l'Ada de GNU"> a été sponsorisé par le gouvernement des États-Unis
d'une façon très proche, et que le développement de 
<url url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/languages-4.html&num;PERL" name="Perl">
a été de façon similaire sponsorisé par NASA/JPL (<em>le laboratoire de
propulsion des fusées de l'agence spatiale nationale des
États-Unis)</em>). Des vendeurs
<!-- SBIREM traduire NASA/JPL OK -->
<!-- NATREM Jet Propulsion Laboratories (ou lab ? sais plus) -->
de matériel UNIX comme HP, NeXT et Digital (et presque certainement
beaucoup d'autres) ont contribué par leur équipement, 
leur argent, 
leurs spécifications matérielles, et même par leur expertise, au
développement de GCC sur leurs plates-formes. <em/Des précédents
existent./ 

<item> Un contrat du ministère de la défense des États-Unis pourrait
résulter en la création d'un éditeur de fichiers de style pour
<bf>DTD</bf> (<em>types de définition de documents</em>) en 
<url url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/sgml.html" name="SGML"> 
(<em>Langage standard généralisé de balises</em>)
et un éditeur de documents associé pour documents en SGML. 
Intégrez tout ça avec un système de
<url url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/wp.html&num;TEXTDBMS" 
name="bases de données de documents"> sous GPL, avec peut-être un coup
de pouce pour ajouter des fonctionnalités à
<url url="http://mediator.cs.uni-bonn.de/mediator/" name="MMediator (Mnemonic
Mediator)"> (<em>structure pour un groupe sur Internet</em>),
<!-- SBIREM c'est quoi un groupware? -->
<!-- NATREM soft d'optimisation de travail en groupe : GED, allocation de -->
<!-- ressources, messagerie, news ... ne pas traduire. exemple : Lotus -->
<!-- Notes -->
et tout cela prend forme.
<!--SBIREM traduire Mnemonic Mediator OK -->
<!-- NATREM Mnemonic est le nom d'un projet d'arpenteur free. ? -->

<item> Encourager la direction d'un Rectorat
à sponsoriser la création de
logiciels et d'outils éducatifs fondés sur Linux. Les écoles aux
finances serrées pourraient être les premières bénéficiaires des
``<bf>Network Computers</bf>'' (<em>ordinateurs de réseau</em>).

<item> Un hôpital public pourrait sponsoriser le développement d'un
système de gestion des documents hospitaliers en utilisant des outils
comme
<url url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/sgml.html"
name="SGML">, 
<url url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/wp.html&num;TEXTDBMS" 
name="des bases de données textuelles">,
pour sécuriser les données vis-à-vis des pirates et contre la
falsification 
<url url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/crypto.html&num;PGPLINKS" 
name="PGP (Pretty Good Privacy)"> (Programme Gardien du Privé,
littéralement <em>confidentialité sacrément bonne</em>).
<!-- NATREM Programme Gardien du Privé -->

<item> Ne serait-il pas intéressant d'avoir aussi un entrepôt de données
sur les pratiques médicales qui soit relativement sûr, et qui permette
des transferts de données vérifiables formellement 
vers ou à partir de systèmes hospitaliers&nbsp;?

</itemize>

<p> Voilà des idées bien généreuses. Presque certainement, elles ne
verront pas toutes le jour. Mais aucune d'elles n'est ridicule.

<p> J'ai entendu dire que les gens ne voulaient pas que le gouvernement
s'en mêle à cause de ``l'inefficacité gouvernementale''.
Tant que l'utilisation des logiciels qui résultent de tels projets est
relativement sans contraintes, je n'y vois pas d'inconvénients. Si on
peut réutiliser les logiciels, l'inefficacité manifestée lors du début d'un
projet sera bientôt
hors de propos. Un éventuel surcoût de 100 millions de dollars 
dans le développement de GNU COBOL laisserait intacts les millions de
dollars d'économies réalisées sur les licences de logiciels, aussi cette
solution reste-t-elle un compromis séduisant.

<sect2> Dons&nbsp;? Bourses&nbsp;? Commissions&nbsp;?

<p> On m'a fait remarquer que les contributions à de tels projets
doivent être considérées comme des <em/bourses/ plutôt que comme des
<em/dons de charité/.

<p> Des dons <em/purement charitables/ sont destinés à l'assistance des
pauvres, sans attendre grand-chose en retour, sinon de la gratitude (la
<em>charité</em> est l'amour du prochain).

<p> Les <em/bourses/, en revanche, sont attribuées aux gens et aux
organisations en échange de résultats de valeur.

<p> Participer au logiciel libre n'est certainement <em/pas/
de la ``pure charité''. On peut s'attendre que ces contributions aient
des résultats intéressants.

<p> Dans des cas où quelqu'un dispose d'un grand capital à investir, il
est raisonnable d'être encore plus exigeant quant au résultat final, et
de mettre en place une <em/commande/. 
<bf>Aladdin Software</bf> (<em>société de logiciels Aladdin</em>), par
exemple, a en <em/charge/ de produire un interpréteur de langage
<bf>Display Postscript</bf> dans le cadre du projet 
<url url="http://www.gnustep.org" name="GNUStep">. 
<!-- NATREM DPS et non PS, sauf erreur. j'ai corrigé -->

<sect2> D'autres sources de financement

<p> Voici quelques autres sources de financement que je ne pense pas
être à même de fournir des capitaux conséquents. Même si elles peuvent
couvrir certains coûts, je ne crois pas qu'elles soient des moyens
praticables de financer de manière <em/substantielle/ des efforts de
développement. La FSF, par exemple, ne s'est pas enrichie en vendant des
CD-ROM. Le fait qu'il y ait au maximum 20 sociétés vendant des 
produits et des publications Linux sur CD-ROM laisse à penser que c'est
un domaine bouché, où il est difficile de faire <em/beaucoup/ d'argent
en mettant sur pied une autre solution à but non lucratif.

<p> La principale alternative aux ``contributions librement accordées''
est de créer une 
``entreprise commerciale captive'' pour fournir les fonds, et d'après
mon expérience personnelle,
<url url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/history.html&num;NFPBUSINESS" 
name="cela ne fonctionne pas très bien">. 
Les organisations de service gérées par des étudiants ne sont
typiquement pas capables de faire également des affaires.
<!--SBIREM j'ai fait sauter le pipo sur les kermesses et les eglises -->
Tout ceci divise les organisations en petits morceaux poursuivant des
buts très différents, au détriment de tous.

<p> Il y a, cependant, un intérêt à disposer d'opérations
secondaires,
tant qu'il est clair qu'elles n'ont d'autres buts que d'amortir les
coûts directs liés à la mise à la disposition du public
d'ensembles de services.

<itemize>

<item> Une fondation Linux pourrait bâtir un petit canal de distribution
pour certaines combinaisons de ces choses qu'elle produit. Il paraît
logique d'essayer de couvrir les coûts d'une ``présence sur l'Internet''
par des ventes de CD et de documentations.

<itemize>

<item> Un site <em>Web</em>, un site <em>FTP</em>,

<item> Des media électroniques (CD-ROM, DVD-ROM) avec des logiciels
pour Linux, à la fois sous forme de code source et sous forme de code
exécutable,

<item> Des médias plus traditionnels (imprimés).

</itemize>

<p> Il ne faut pas qu'une fondation Linux pense recevoir beaucoup
d'argent de la vente de médias.

<p> Des entreprises commerciales comme Red Hat, InfoMagic, LSL, CheapBytes,
SSC, et d'autres ont montré qu'elles peuvent fournir de nombreux
produits comparables, de façon efficace, et à coûts modestes, ce qui
limite les ``profits'' qu'on peut tirer de ce mécanisme.
Il peut être tout aussi sensé pour une ``fondation Linux'' de revendre
des médias d'un ``vendeur à prix cassés'' comme 
LSL ou CheapBytes. 
<!-- NATREM eh ! ta gueule ! c'est _MON_ idée !! je le fais depuis 1 an, -->
<!-- moi, et toi tu causes, tu causes ... :-))) -->

<item> Courtage du code source

<p> <url url="mailto:rdm@test.legislate.com" name="Rahul Miller"> 
a étendu une offre pour être ``courtier de code source'' de telle sorte
que se battre avec les clauses de la GPL de GNU relatives à l'offre de
code source ne soit pas un fardeau à ceux qui développent des logiciels.

<p> Il pourrait être <em/assez/ utile à une ``fondation Linux'' de
proposer des services similaires&nbsp;; ils auraient <em/certainement/
besoin d'offrir des sources aux logiciels développés de façon
interne&nbsp;; il serait utile à la communauté du logiciel libre qu'une
fondation joue le rôle de courtier pour d'autres développeurs de
logiciels libres.

</itemize>

<sect1> Le point de vue des licences sur la propriété intellectuelle

<p> De temps en temps, on assiste à des ``guerres'' entre ceux qui
pensent que la GPL de GNU est la manière idéale de distribuer des
logiciels ``libres'' et ceux qui pensent que le modèle de la licence de
BSD donne ``plus'' de libertés. Et je n'ai pas suffisamment d'espace
pour traiter ici des autres variantes de la GPL comme la licence
``Aladdin Ghostscript'' et la ``licence artistique'' de Perl.

<p> La différence critique entre la licence de BSD et la GPL de
GNU&nbsp;:

<quote> La GPL spécifie que tous les logiciels dérivés <em/doivent/
également être rendus disponibles sous forme de code source.
</quote>

D'un autre côté,

<quote> La licence de BSD spécifie que les gens sont libres de faire ce
qu'ils veulent du code source couvert par la licence de BSD, y compris
revendre des travaux dérivés sous forme commerciale <em/sans aucune
obligation légale de faire part de ces changements à la communauté dans
son ensemble/.
</quote>

<p> La GPL <em/exige/ que le code source demeure libre de façon
permanente. En fait, elle est bâtie sur l'hypothèse que les gens
<em/veulent/ rendre la propriété intellectuelle ``libre'' propriétaire, et
elle tente de prémunir les auteurs de cela. Cette licence et ses plus
fervents défenseurs ont un but politique de ``changer le monde''.

<p> L'approche de la licence de BSD, au contraire, fait l'hypothèse que
cela vaut la peine de rendre <em/certaines/ propriétés intellectuelles
``libres'' pour que les gens et les organisations développent et
corrigent une
quantité utile de logiciel ``libre''. Si le code est <em/vraiment bon/,
alors tout le monde est libre, capable, et encouragé à l'adopter pour
tous types d'usages. Avec un peu de chance, suffisamment de personnes se
sentiront l'obligation morale de contribuer également.

<p> Pour illustrer les avantages de l'utilisation de la GPL,
la société <url url="http://www.willows.com" name="Willows"> a distribué
<bf/TWIN/, leur système d'émulation de MS-Windows, selon les
termes de la GPL, ce qui signifie que quiconque l'améliore et souhaite
redistribuer le système modifié, doit le faire selon les termes de la
GPL. Cela signifie que Willows (ainsi que toute la communauté) 
bénéficie des
améliorations que les autres font au système. Ces modifications
pourraient rester propriétaires dans une approche de type ``BSD''.

<p> Au contraire, en vertu du fait qu'on peut l'utiliser pour obtenir du
code ``propriétaire'', le code réseau de BSD a eu un impact
<em/considérable/ sur le monde commercial&nbsp;; le fait que les
sociétés puissent récupérer et utiliser à leur guise le code a eu pour
résultat que la plupart des implantations du code réseau de TCP/IP 
contiennent des petits bouts du code ``d'implantation de référence'' 
de BSD. La GPL interdit une telle utilisation du code.

<p> On trouve des défenseurs acharnés dans chacun des deux camps. Le
projet <url url="http://www.willows.com" name="Willows">, sous GPL, a
suscité peu de vocations, alors que bien plus nombreux sont ceux qui
travaillent sur le système 
<url url="http://www.winehq.com" name="WINE">, qui utilise une licence de
type BSD.
D'un autre côté, bien plus de gens semblent travailler sur le noyau
Linux, couvert par la GPL, que sur n'importe quel autre projet de
système d'exploitation à la BSD.

<p> Je pense quant à moi qu'il y a de la place pour les deux modèles,
GPL et BSD. Tous deux ont leur intérêt&nbsp;; dans des environnements
différents, chaque approche a ses avantages.
Disposer de points de vue multiples sur la propriété intellectuelle
permet aux gens qui souhaitent apporter des contributions différentes 
à la communauté, de le faire.

<p> Les défenseurs de la GPL doivent laisser au modèle de licence de
BSD la liberté de réussir ou d'échouer dans la tâche de proposer du
logiciel libre de qualité au monde, et inversement.

<p> Si quelqu'un souhaite donner 
certains aspects de sa propriété intellectuelle, <em/c'est son problème/. 
S'il préfère la GPL, <em/c'est d'accord/. S'il préfère le modèle de
licence de BSD, <em/ça me va encore/.

<sect> Pendant l'intérim - votre juste part

<p><label id="FAIRSHARE"> 
Si vous avez tiré bénéfice de l'utilisation de Linux ou d'autres
logiciels librement produits, il est absolument juste de s'attendre à ce
que vous retourniez <bf/votre juste part/ pour aider à l'amélioration
des versions futures.
On peut contribuer de diverses manières, et en particulier par&nbsp;:

<itemize>
 <item> des dons en argent
 <item> le développement de logiciels dont le besoin se fait sentir
 <item> la fourniture d'informations
 <item> la fourniture de services
</itemize>

<p> Je pense qu'il est juste de s'attendre à ce que les gens contribuent 
<bf/leur juste part/ d'une certaine manière dans chacun de ces domaines,
et en particulier, dans le domaine financier. <bf>The United Way</bf>
(<em>la manière unifiée</em>, un programme de charité qui aux
États-Unis d'Amérique et au Canada, et peut-être ailleurs, joue le rôle
de comptoir général de virement pour les dons) demande aux gens de
contribuer ce qu'ils estiment être une ``juste part'' dans le but de
renforcer les efforts de la communauté. Ils suggèrent
typiquement de contribuer à hauteur de un pour cent de ses revenus. En
ce qui concerne Linux, je suggère au lecteur d'utiliser l'échelle
suivante&nbsp;:

<quote>
Combien auriez-vous payé pour une version commerciale du logiciel&nbsp;?
</quote>

<itemize>

<item> Installer Linux au lieu de <bf>NT Server</bf> (version commerciale
de logiciels équivalents) vous fait faire une économie d'environ mille
dollars américains, et j'ai vu des estimations monter jusqu'à cinq mille
dollars. Si les millions d'utilisateurs de Linux contribuaient chacun à
hauteur de mille dollars (ou équivalent) aux efforts de développement de
Linux, cela fournirait littéralement des <em/milliards de dollars/ de fonds
pour aider à l'amélioration de Linux. Ces chiffres semblent élevés, et il
n'est pas raisonnable d'envisager de telles dépenses pour des systèmes
domestiques, mais une telle contribution n'est pas quelque chose d'exagéré
pour quelqu'un qui installe Linux dans un environnement commercial.

<item> Environ cent dollars est plus proche du prix de systèmes
d'exploitation pour ``PC'' comme <bf>MS-Windows 95</bf>, et cela représente
malgré tout des centaines de millions de dollars de fonds.  Si, au lieu de
dépenser chaque année plusieurs centaines de dollars dans des logiciels
commerciaux qui sont probablement typiques pour des utilisateurs de PCs,
les utilisateurs de Linux contribuaient <em/directement/ de façon
numériquement comparable aux efforts de développement de logiciels, cela
fournirait quand même une extraordinaire quantité d'argent et d'efforts
pour aider à leur développement.

</itemize>

<p> Je ferai valoir que cent dollars par an est une ``juste part'' pour
un utilisateur de Linux à la maison. Certaines personnes (en particulier
des étudiants) n'en ont vraiment pas les moyens, ce qui est normal.
J'insiste néanmoins sur la nécessité d'une <em/petite/ contribution
financière, même modeste. Les contributions sous la forme de services
sont aussi de grande valeur et <em/très/ nécessaires&nbsp;; c'est la
combinaison des différents types de contributions qui renforce la
communauté.

<p> Si l'aimable lecteur est débiteur et n'a <em/rien/ rendu, je lui
suggère de prendre en considération les solutions que je présente dans
la section suivante.

<sect1> Dons en argent

<p><label id="DONATIONS">

Forts des <url url="http://counter.li.org" name="nombreux millions">
d'utilisateurs de Linux, il serait entièrement plausible que des
utilisateurs désirant faire le témoignage de leur gratitude 
contribuent un peu.

<p> Ces petits ruisseaux peuvent se combiner en des
<em/centaines de millions/ de dollars pour le développement d'outils
améliorés.

<p> Cela étant dit, obtenir des fonds pour les développeurs et autres
vecteurs de valeur peut dans la réalité représenter quelque chose qui
rappelle la vieille histoire pour enfants <em>Belling the
Cat</em>.

<p>
(NdT Belling the Cat (<em>Attacher une clochette au cou du
chat</em>) est une vieille histoire pour enfants (anglo-saxons)
qu'on peut souvent
appliquer aux opinions&nbsp;:

<p>
<quote>
Il était une fois une famille de souris qui vivaient dans une maison.
Cette maison abritait aussi un chat. Ce chat aimait chasser les souris,
s'abattre sur elles et les dévorer.
Un jour, une des souris eut une idée.
</quote>

<quote>«&nbsp;En fait, le problème, c'est que le chat est vraiment trop
<em>silencieux</em>. Et si on lui accrochait une clochette autour du
cou&nbsp;? Alors nous pourrions l'entendre s'approcher, et nous enfuir
tranquillement&nbsp;?&nbsp;»</quote>

<p>
<quote>
Toutes les autres souris étaient d'accord, bien sûr, et trouvaient
l'idée très bonne.
</quote>

<p>
<quote>
Malheureusement, cette idée avait un petit inconvénient. <em>Qui
allait accrocher la clochette sur le chat&nbsp;?</em> Les souris ne
trouvèrent pas la réponse à cette question.)
</quote>

<p>
Au moment où j'écris ces lignes il <em/n'existe aucune/
``fondation pour le logiciel Linux'' vers laquelle nous puissions
envoyer nos contributions. Et je ne pense pas que les organisations qui
existent actuellement soient prêtes à gérer des millions de dollars.

<p> Il existe, néanmoins, un certain nombre de possibilités que les
utilisateurs de Linux peuvent suivre pour faire des contributions
financières dans le but d'améliorer Linux, et je vous incite vivement à
vous y intéresser.

<p> Disposer d'une unique organisation protectrice et fédératrice 
(``fondation pour
le développement de Linux'') peut avoir de la valeur en tant que
porte-drapeau, mais ce n'est pas nécessaire. Il <em/est/ nécessaire
qu'il y ait une possibilité que les contributions financières des
individus soient déductibles des impôts, afin d'en maximiser la teneur.
Je peux faire des dons plus importants si on les déduit de ma
déclaration que si ce n'est pas le cas.

<p> J'ai contribué à certaines des organisations qui suivent, et pas à
d'autres. La présence dans la liste qui suit d'une organisation
ne signifie pas que je suis
d'accord avec tous les buts poursuivis par  cette société, mais signifie
uniquement qu'elles ont un rapport raisonnable avec Linux et le logiciel
libre et qu'elles me semblent valoir la peine de les <em/prendre en
compte/.

<p> Vous remarquerez que beaucoup de ces organisations sont tout aussi
capables d'utiliser des contributions sous la forme de matériel
informatique et de services.

<itemize>

<item>Faites un cadeau à Linus Torvalds 

<p>Cela n'est pas vraiment un moyen d'améliorer le ``développement du
logiciel libre sous Linux''&nbsp;; c'est malgré tout une bonne idée. Les
efforts de Linus pour Linux méritent récompense.

<p>Vous remarquerez que les
<url url="http://www.lsl.com" name="Linux System
Laboratories"> (<em>laboratoires du système Linux</em>) ont mis au point
un système dans lequel vous pouvez faire un cadeau de 5 dollars à Linus
quand vous achetez un CD à deux dollars.

<p>Je suis partisan de faire cela indépendamment d'éventuels
travaux supplémentaires de Linux&nbsp;; ses ``contributions
éternelles'' ont beaucoup plus de valeur a <em>mes yeux</em> que toute
somme nominale que je lui enverrai. Si cent mille personnes lui
envoyaient chacune vingt dollars, ne serait-ce pas excellent&nbsp;? Ce
serait certainement mérité.

<p>On peut étendre ce concept. Si quelqu'un programme un logiciel libre
qui vous est bien utile, ce serait une très bonne idée de rédiger en son
nom un chèque de vingt dollars, de trouver son adresse, et de le lui
envoyer <em>sans qu'il n'ait rien demandé</em>, accompagné d'un gentil mot
le remerciant pour ses efforts. Vous n'obtiendrez peut-être rien en
retour, comme une déduction de la somme donnée des impôts ou quoi que ce
soit, mais ça l'encouragera certainement à continuer. Et c'est un
comportement bien meilleur de la part de l'utilisateur que la complainte
habituelle <em>Quand la version 4.2 va-t-elle sortir&nbsp;? Et quand
incorporerez-vous enfin dans votre programme le petit machin que j'ai 
réclamé&nbsp;?</em> 

<item> <url url="http://www.xfree86.org/donations.html" name="The
XFree86 Project"> (<em>le projet XFree86</em>)

<p>Si vous utilisez X, il est absolument raisonnable de leur envoyer un
don (déductible de vos impôts, tout du moins dans certaines
juridictions) pour les aider à continuer leur travail.

<item><url url="http://www.debian.org/donations.html"
name="Debian/Software In the Public Interest"> (<em>Debian/Logiciels
d'intérêt public</em>)

<p>Ils ont leur propre distribution de Linux&nbsp;; ceux qui ``adorent''
Red Hat ne seront peut-être pas intéressés par une contribution au
``Linux de Debian'', mais ils s'occupent également de promouvoir
l'ouverture des standards de matériels (au contraire de choses comme
I2O).

<item><url url="http://www.li.org/About/Fund/Welcome.html" name="Linux
International Project Sponsorship Fund"> (<em>fond de sponsorisation du
projet Linux International</em>)

<p>Si Linux International obtenait le statut d'association reconnue
d'intérêt public pour le programme de sponsorisation de son projet, cela
pourrait jouer le rôle de catalyseur pour d'autres projets Linux.

<item>Divers projets de plaidoyer
 
<p>Ces projets recherchent plusieurs types de contributions volontaires,
et n'ont pas forcément besoin de contributions financières.
 
<itemize>

<item><url url="http://babar.mit.edu/LPP/LPP.html" name="Linux Publicity
Project"> (<em>Projet de publicité Linux</em>)

<item><url url="http://www.10mb.com/linux" name="Linux Advocacy
Project"> (<em>Projet de plaidoyer pour Linux</em>)

<item><url url="http://www.nllgg.nl/lugww" name="Linux User Group List
Project"> (<em>Projet de liste des groupes d'utilisateurs de
Linux</em>)
 
<item><url url="http://visar.csustan.edu:8000/giveaway.html" name="Linux
CD and Support Giveaway List"> (<em>Liste de CD et autres supports de
Linux offerts gratuitement</em>)
 
<item><url url="http://www.cse.unsw.edu.au/&tilde;conradp/banners/"
name="Linux Banners for Web pages"> (<em>Bannières Linux pour les
documents sur le Web</em>)


</itemize>
 
<item>Votre groupe local d'utilisateurs de Linux

<p> Des groupes locaux, évidemment, vont avoir à coeur de mettre en
oeuvre des activités qui bénéficieront à la communauté locale&nbsp;; ils
peuvent aussi s'impliquer dans des activités d'envergure internationale.

<p>Mon groupe d'utilisateurs
local, <url url="http://www.ntlug.org" name="NTLug (North
Texas Linux Users Group)"> (<em>groupe d'utilisateurs de Linux du Texas
du Nord</em>) a recherché la reconnaissance d'intérêt public.
Cela permet de déduire les sommes versées des impôts, au delà des
frontières, ce qui n'est pas mal.

<p><url url="mailto:phys169@csc.canterbury.ac.nz" name="Mark Aitchison">
suggère aux groupes locaux de faire ce qui suit, qui lui semble
intéressant&nbsp:

<quote> Préparer des scripts pour faciliter l'accès à un FSI
(<em>fournisseur de services Internet</em>) local - en commençant par le
plus gentil ou le moins cher, et en laissant la pression de la
concurrence faire se décider les autres à aider le groupe d'utilisateurs
s'ils ont des problèmes avec leur FSI.
</quote>

<p> Une autre bonne idée serait d'&nbsp;:
<quote>
Aider les revendeurs de matériel locaux à proposer des solutions
matérielles sous Linux clé en main. <em>Par exemple, </em> 
une machine personnelle
pouvant s'amorcer sous deux systèmes d'exploitation, un routeur et un
proxy pour le Web sous Linux pour une organisation locale.
</quote>

<p>Mon groupe d'utilisateurs local, 
<url url="http://www.ntlug.org" name="NTLug,">
a un ``projet d'installation de Linux'' mensuel à un gala d'informatique
de la région, et on entend des rumeurs concernant la soumission de
spécifications de système à un constructeur de PC local pour encourager
la création d'un nouveau ``prestataire de services'' (<em>VAR</em> en
anglais, littéralement <em>détaillant de valeur ajoutée</em>). 
On pense publier au sein du groupe la liste des revendeurs locaux
qui proposent des produits Linux.

<P> J'ai entendu parler d'efforts ciblés sur des organisations
gouvernementales à Washington pour tenter des installations de Linux en
masse pour les systèmes de bureaux de ces organisations. Quatre
personnes devraient suffire pour installer 20 machines par heure dans
une pièce disposant d'un réseau local (LAN) improvisé, et en réclamant vingt
dollars par système installé, ils gagneraient tous ensemble 400 dollars
de l'heure, ce qui reste <em>de loin</em> bien moins cher que des
installations de MS-Windows, et génère malgré tout d'excellents profits. 
 
<p> De par leur aptitude à regrouper des personnes physiques
géographiquement, les groupes d'utilisateurs représentent un lien
privilégié où d'autres types d'``organisations'' peuvent se monter.
Ainsi&nbsp;:

<itemize> 

<item> Certaines personnes de la région peuvent commencer à mettre au
point des ``PC Linux'', et fonder un fournisseur de services Internet.

<item> Des voisins montent une entreprise de logiciels à partir d'une
petite boîte du coin.

<item> De la publicité ciblée sur des ``expositions PC'' proches ou autres
événements comparables.

<item> Un consultant s'associe à un autre consultant, et il encourage
les autres à faire de même.

</itemize>

<item> <url url="http://www.lpf.org" name="League for Programming
Freedom"> (<em>Ligue pour la liberté de programmer</em>)

<p> Ce n'est pas une organisation propre à Linus&nbsp;; ils s'occupent
d'activités générales de promotion touchant de près ou de loin le génie
logiciel.

<p> Ici, l'implication est plus proche de l'implication qu'on peut avoir
dans un groupe de pression politique régional.
 
<p> Bien sûr, tout cela est un peu biaisé car vu du bout américain (des
États-Unis) de la
lorgnette&nbsp;; tout cela a malgré tout des retombées internationales,
et la communauté internationale en général ne suit pas systématiquement
la trace des États-Unis dans tout ce qui touche à l'informatique.

<item> Le fond pour le projet 
<url url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/wp.html&num;TeX" name="LaTeX3"> 
 
<p> Le <url url="http://www.tug.org" name="TeX Users Group (TUG)">
(<em>groupe d'utilisateurs de TeX</em>) travaille actuellement sur la
version de la ``prochaine génération'' du système de mise en forme de
documents LaTeX, sous le nom de LaTeX3. TeX et LaTeX fonctionnent
particulièrement bien sous Linux.
 
<p> On peut envoyer ses contributions à ce projet à l'adresse
suivante&nbsp;:
 
<tscreen> <code>
TeX Users Group
P.O. Box 1239
Three Rivers, CA 93271-1239
États-Unis d'Amérique
</code> </tscreen> 

ou, pour l'Europe,

<tscreen> <code>
UK TUG
1 Eymore Close
Selly Oaks
Burmingham B29 4LB
Royaume-Uni
</code> </tscreen> 

<p> Il vaut mieux mettre un petit mot précisant que vous souhaitez que
cet argent aille au projet LaTeX3.

<item><url url="http://www.fsf.org/help/donate.html" name="Free Software
Foundation"> (<em>fondation pour le logiciel libre</em>)

<p> Un projet de la FSF qui présente un certain intérêt&nbsp;:

<p> <bf/Display Ghostscript Project/ (<em>projet Display
Ghostscript</em>)

<p> <quote>La fondation pour le logiciel libre et la communauté du
réseau cherchent à réunir 14&nbsp;175 dollars américains
pour financer la mise au point
de Display Ghostscript, une extension de Ghostscript
qui traitera du Display
Postscript. Jusqu'à présent, nous avons réuni 8050 dollars, soit un peu
plus de la moitié de ce qui est nécessaire.
</quote>

<p>Si vous souhaitez contribuer, envoyez un don à la fondation pour le
logiciel libre et précisez qu'il est destiné à Display Ghostscript.

<p> <em> Remarquez que DGS sera la ``plate-forme de référence'' sur
laquelle <url url="http://www.gnustep.org" name="GNUstep"> sera
implanté.
</em>

<item> <url url="http://www.gutenberg.net" name="Project Gutenberg">
(<em>projet Gutenberg</em>)

<p>Leur but est de rendre librement disponibles sous forme électronique le
texte des livres qui ne sont plus soumis aux droits d'auteur. La plus
grosse partie
de l'argent correspondant au prix du dernier concours de <url
url="http://rc5.distributed.net" name="cassage de RC5"> a été donné à cette
cause.
 
<item> Certains organisations disposent également de ``branches
internationales''.
 
<p> C'est le cas de <url
url="http://atrey.karlin.mff.cuni.cz/&tilde;hubicka/freesoft/english/"
name="la fondation tchèque pour le logiciel libre.">

<p> Cela nous amène à parler de la possibilité de déduire ses dons des
impôts ainsi que de la facilité d'envoyer ses contributions. Elles
dépendent du pays dans lequel vous vous trouvez. Rien que pour cette
raison, il est intéressant de disposer de nombreuses organisations.

<item><label id="OTHERFREEPROJECTS"> D'autres projets libres

<p> Il existe tout un tas d'autres <url url="http://www.ptf.com/free"
name="projets de logiciel libre"> sur lesquels il est probablement
intéressant de se renseigner. Certains sont en relation avec Linux, mais
pas tous.

<itemize>
<item> Andrew Consortium (<em>consortium Andrew</em>)
<item> Arjuna Project (<em>projet Arjuna</em>)
<item> Project Athena (<em>projet Athena</em>)
<item> EXODUS Database Toolkit Project (<em>projet d'interface graphique
pour la base de données EXODUS</em>)
<item> FreeBSD (<em>BSDLibre</em>)
<item> Geometry Center (<em>centre Geometry</em>)
<item> Project GINA (<em>projet GINA</em>)
<item> GRASS (Geographic Resources Analysis Support System) (<em>système
d'assistance pour l'analyse de ressources géographiques</em>, l'acronyme
signifie <em>gazon</em>)
<item> Icon Project (<em>projet Icon</em>)
<item> ISIS Project (<em>projet ISIS</em>)
<item> Kermit Consortium (<em>consortium Kermit</em>)
<item> Linux Documentation Project (<em>projet de documentation de
Linux</em>)
<item> NetBSD (<em>BSDRéseau</em>)
<item> MALI (Mémoire Adaptée aux Langages Indéterministes)
<item> NCSA (National Center for Supercomputer Applications) (<em>centre
national pour les applications des super-ordinateurs</em>)
<item> OpenBSD (<em>BSDOuvert</em>)
<item> Project Oberon (<em>projet Oberon</em>)
<item> Postgres Project (<em>projet Postgres</em>)
<item> Scorpion Project (<em>projet Scorpion</em>)
<item> SR (Synchronizing Resources) Project (<em>projet de
synchronisation des ressources</em>)
<item> TET (Test Environment Toolkit) Project (<em>projet d'interface
graphique pour l'environnement Test</em>)
<item> World Wide Web Consortium (<em>consortium World Wide Web</em>, ce
qui signifie littéralement <em>toile d'araignée à l'échelle du
monde</em>)
<item> Wine Project (<em>projet Wine</em>, ce qui signifie littéralement
<em>vin</em> et ressemble au mot <em>Windows</em> qui signifie
<em>fenêtres</em>)
<item> WAIS (Wide Area Information Server) Project (<em>projet de
serveur d'informations pour des zones étendues</em>)
<item> X Consortium (<em>consortium X</em>)
<item> x-Kernel Project (<em>projet x-Noyau</em>)
<item> Yale Haskell Project (<em>projet Yale Haskell</em>)
</itemize>

</itemize>

<sect1> Construction de logiciels dont le besoin se fait sentir

<p> Il est évident que le code ne ``s'écrit pas tout seul''. Il faut que
quelqu'un s'en charge.

<p> L'article d'Eric Raymond, <url
url="http://www.ccil.org/&tilde;esr/writings/cathedral.html" name="The
Cathedral and the Bazaar,"> <footnote>NdT traduit en français sous le
nom <url url="/article/these/cathedrale-bazar/"
name="La cathédrale et le bazar"> 
</footnote>
donne une description de l'``approche
bazar de Linux'' pour le génie logiciel, si souvent citée.

<p> On peut la caractériser par trois principes&nbsp;:

<itemize>

<item> Faites des distributions publiques (du code ou de la
documentation) <em>régulièrement</em>, et
 
<item> Acceptez les contributions dans le but d'étendre la ``base des
utilisateurs''.

<item> Assurez de faire fonctionner tout cela de manière asynchrone pour
laisser la possibilité à de nombreuses personnes d'effectuer simultanément
des améliorations.

</itemize>

Typiquement, on distribue une nouvelle version du noyau Linux toutes
les semaines, qu'il soit prêt ou non. On y a accepté des corrections de
la part de milliers de gens. L'effroyable nombre de participants à ce
projet est devenu sa grande force.

<p> Alors que le nombre d'utilisateurs de Linux dans le monde augmente,
on peut appliquer cette ``force intellectuelle'' à d'autres composantes
du système, comme les bibliothèques, les utilitaires, les applications,
et même la documentation. Pour chaque projet, on dispose potentiellement
de millions de développeurs, d'une sorte ou d'une autre.

<p> Que dix mille développeurs examinent le noyau est largement
suffisant pour l'améliorer en continu, même si la plupart ne s'occupent
que de petites portions du code, et pendant leur temps libre. 

<p> La coordination des efforts de millions de participants nécessite
une approche réellement distribuée. ``Le bazar'' s'est révélé une
puissante approche au développement de logiciel.

<p> La chose la plus difficile, qu'on ne peut éviter, est de faire
<em>certains</em> compromis pour ne pas scinder l'unité du travail.

<itemize> 

<item> Tout d'abord, et c'est très important&nbsp;: <em>Laissez votre
amour-propre au vestiaire</em>.

<p> Ça n'a aucune importance d'avoir <em>raison</em> si au final, le
projet se disperse, et si le développement cesse.

<p> Le cimetière des projets inachevés est rempli de conflits de
personnes. C'est apparemment une des raisons pour lesquelles ``BSD
Lite'' (<em>BSD Léger</em>) s'est scindé en trois projets.
C'est clairement la raison pour laquelle on dispose de deux versions de
l'éditeur de textes Emacs. C'est super clair qu'on trouve là
l'explication de la prolifération d'interfaces graphiques pour
l'utilisateur pour X.
Il est raisonnable de penser que beaucoup de gens préfèrent écrire leur
propre interface graphique plutôt qu'utiliser celle que quelqu'un
d'autre a écrite.

<item> Avant de vous lancer dans un nouveau projet, envisagez de
participer à l'amélioration d'un système qui existe déjà.

<p> Si les grands traits du projet sont raisonnablement compatibles, il
sera moins difficile de le modifier que de partir de zéro, et vous
profiterez des utilisateurs intéressés par l'ancien projet.

<p> Ceci est en rapport direct avec la question de
``l'amour-propre''&nbsp;: si vous ne souhaitez pas voir votre code se
mélanger avec d'autres codes, alors les efforts <em>seront</em>
dupliqués.

<item> Si vous créez un nouveau logiciel, assurez-vous qu'il sera facile
pour les autres d'y ajouter des fonctionnalités.

<p> Prenez en ligne de compte, par exemple, comment les principes de <url
url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/unix.html&num;PHILOSOPHY" 
name="The UNIX Philosophy"> (<em>la philosophie Unix</em>) s'appliquent
à votre programme.
Vous disposez peut-être d'idées irréprochables, et pouvez créer une
application de courrier électronique parfaite, belle, monolithique,
écrite en C++, qui fait tout ce que personne n'a jamais osé imaginer, et
qui est bien plus rapide et plus propre que les autres systèmes de
courrier électronique. <em>Ne le faites pas</em>, ou alors exportez
<em>au moins</em> certaines interfaces puissantes pour que des
programmes extérieurs puissent interagir avec votre programme et en
prendre le contrôle.

<p> Si <url url="http://www.cs.cmu.edu/&tilde;AUIS/ljdocs/ez-wp/welcome.html"
name="EZ"> avait été écrit d'une manière qui rende possible aux autres
programmes de communiquer avec lui, il serait probablement devenu <em>le
programme de référence</em> de traitement de texte sous Linux.

<p> Malheureusement, il se peut que l'année prochaine, 
<em/Java 2000/ ou tout autre langage ``multimédia'' à la mode pointe le
bout de son nez, et fasse oublier aux gens votre client de courrier
électronique&nbsp;: beau, mais inadaptable. 
Le programme de courrier électronique <url
url="http://www.sunlabs.com/&tilde;bwelch/exmh/" name="EXMH"> est construit
sur le programme MH et permet de lier du code écrit en <url
url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/languages.html&num;TCL"
name="TCL"> (<em>langage de commande d'outils</em>), ce
<!-- SBIREM traduire TCL OK -->
<!-- NATREM traduire à la volée les noms propres : bof. -->
<!-- les rassembler dans un "glossaire" bilingue présenté au début du doc -->
qui permettra de programmer des interfaces au nouveau langage ``Java
2000'', de nouveaux outils codant le protocole cryptographique ``PGP
6.0'', et à tout ce qui naîtra l'année prochaine. Il est donc certain
qu'on utilisera encore EXMH en 2002. Il sera (probablement) plus lent et
plus laid que des programmes de gestion du courrier électronique écrits plus récemment que
lui, et qui utiliseront les derniers outils ``à la mode'', mais
il sera encore là, alors que ces autres programmes disparaîtront dans le
courant de l'année (2002) pour laisser la place à de nouvelles tendances
de mode.

<item> Choisissez vos bibliothèques avec soin. Il y a une flopée d'<url
url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/xwindows.html&num;XTOOLS"
<!-- NATREM xwindows (avé un 's' ?!) -->
name="interfaces graphiques">, et on perd énormément de temps à débattre
(ou à se battre) pour décider laquelle est <em>la meilleure</em>. X est
capable de s'accommoder de nombreux systèmes graphiques, ce qui signifie
qu'en adopter un nouveau ne signifie pas forcément changer ou abandonner
tout programme existant.

<p> Je ne connais pas <em/à coup sûr/ le meilleur système d'interface
graphique. Voici une liste de ceux qui font beaucoup parler d'eux&nbsp;:

<itemize>

<item> Qt paraît bon techniquement, mais n'est pas considéré
``suffisamment libre'' pour être utilisé avec des applications librement
redistribuables, et il semble fortement lié à C++&nbsp;;

<item> Motif a des problèmes de licence similaires à ceux de Qt, et il
semble substantiellement plus dur d'écrire des programmes avec
lui&nbsp;;

<item> Tk offre la ``facilité de programmation'', et sa licence permet
de l'utiliser et de le réutiliser dans des applications libres comme
dans des applications commerciales, mais on dit de lui (à raison) qu'il
est lent et la multiplicité des plates-formes sur lesquelles il est
proposé limite ses utilisateurs à un ensemble de fonctionnalités
présentant les problèmes d'un ``plus petit dénominateur commun''&nbsp;;

<item> Gtk semble très bon, et utilise la LGPL (Library GNU Public
License, ou <em>licence publique générale de GNU pour les
bibliothèques</em>), ce qui permet de l'utiliser librement sous forme
binaire et de code source sans que les applications qui font appel à lui
soient contraintes. C'est dommage que tout le monde pense qu'il est
écrit en Scheme, et que c'est un handicap insurmontable.

<item> GNUstep (également couvert par la LGPL) semble prometteur (s'il
est jamais terminé) mais <em>semble</em> être limité à une utilisation
avec Objective C, et ceux qui défendent cela viennent de l'école
Apple/NeXT et sont assez peu ouverts à la discussion en ce qui concerne
ce qu'ils pensent être <bf>la seule véritable interface graphique</bf>.

<item> Berlin, qui sera peut-être disponible un jour, propose également
une autre <bf>seule véritable interface graphique</bf>.

</itemize>

D'autres opinions que les miennes existent, ce qui est
<em>précisément</em> pourquoi on n'aura probablement jamais <bf>une
seule véritable interface graphique</bf>, et pourquoi tout le monde se
fâche vite à ce propos. Ce qui nous ramène à la question de
l'amour-propre.

<item> En général, il n'est pas très utile de critiquer méchamment ceux
qui construisent de mauvaises spécifications.

<p> J'ai peu à peu calmé mes critiques à l'égard de 
<url
url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/xwindows.html&num;BERLIN" 
name="l'environnement graphique Berlin">. 
<em/Le consortium Berlin/ a d'une certaine manière ouvert son processus
de spécifications, ce qui est bon. Ils se sont récemment réorganisés et
beaucoup de choses qu'ils pensaient développer ont été intégrées dans
l'infrastructure GGI sous-jacente.

<item> Il faudrait probablement que certains projets relativement
fermés s'ouvrent, pour respecter l'approche du développement de
<url url="http://www.ccil.org/&tilde;esr/writings/cathedral.html" name="The
Bazaar"> 
<footnote><url
url="/article/these/cathedrale-bazar/" name="La cathédrale
et le bazar">.</footnote>

<p> Je connais une demi-douzaine de projets de construction de 
<url url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/finances.html" name="systèmes de
comptabilité et de finances."> fondés sur Linux.
Si certaines équipes s'entendaient, ce qui en porterait
le nombre à, disons, 3, faisaient confiance à des ``extérieurs'' 
pour sous-traiter certaines choses, en suivant l'approche du ``bazar'', 
et profitaient ensuite de l'apport publicitaire,
les fonctionnalités et la robustesse s'en trouveraient améliorées plus
rapidement qu'elles ne le sont maintenant, et tout cela attirerait
l'attention d'un plus grand nombre.

<p> Par exemple, on travaille beaucoup, en ce moment, sur CBB, xacc, et
WaterMark. C'est du gaspillage de ressources, puisque ces trois programmes
doivent tous trois fournir des fonctionnalités essentiellement similaires à
celles de Quicken.

</itemize>

<sect1> Proposer des informations/dépanner pour Linux

<p> Si vous n'êtes pas un ``développeur de logiciels'', il est
raisonnable de contribuer à des efforts d'assistance technique
pour Linux, généraux
ou plus particuliers. Voici quelques idées&nbsp;:

<itemize>

<item> Aider à mettre en place des programmes de certification.

<item> Devenir ``certifié''.

<item> Installer un serveur sous Linux dans une école de la région
proposant des services de courrier électronique, de nouvelles
électroniques, le Web, et un serveur de fichiers. Le but ultime serait de
faire de Linux la solution ``intégrale''&nbsp;; il est critique
de commencer par <em>quelque chose</em>.

<item> Aider quelqu'un à installer Linux. Mon groupe d'utilisateurs
local, <url
url="http://www.ntlug.org" name="NTLug">, a un ``projet d'installation
de Linux'' mensuel à un gala d'informatique du coin.

<item> Répondre (correctement) à une question sur Usenet (les nouvelles
électroniques).

<item> Contribuer à la réalisation d'un document de type HOWTO (ces
documents donnent des recettes spécialisées pour configurer ou
comprendre de nombreux aspects de Linux ou de ses applications).

<p> Lisez le <url url="http://sunsite.unc.edu/mdw/LDP-Manifesto.html"
name="manifeste du projet de documentation de Linux"> pour obtenir plus
de détails sur la forme correcte à donner à votre documentation pour
être le plus utile possible.

<item> Écrire un article pour le <url url="http://www.ssc.com/"
name="Linux Journal"> (<em>journal Linux</em>) ou la 
<url url="http://www.ssc.com/lg/" name="Linux Gazette"> (<em>gazette
Linux</em>).

</itemize>

<sect> Sources d'inspiration dans le développement du ``logiciel libre''

<p> Les plus anciennes références au ``libre'' logiciel se trouvent dans
<url url="http://abel.hive.no/gnu/gnumani.html" name="le manifeste GNU"> 
de Richard Stallman.

<p> La communauté 
<url url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/languages.html&num;PERL" name="Perl">
a produit un document s'intéressant aux ``choses librement disponibles''
intitulé 
<url
url="http://www.netaction.org/articles/freesoft.html" 
name="``Information Wants to be Valuable''"> 
(<em>il faut que l'Information acquière de la valeur (et devienne utile)</em>
<footnote>
NdT&nbsp;: l'inventeur de cette phrase est un linguiste qui utilise ici la
langue anglaise de manière assez fine. Cette phrase ``répond'' à une
autre phrase, célèbre dans le milieu anglo-saxon de l'informatique,
``Information Wants to Be Free'' (<em>il faut que l'Information soit
libre (et en particulier, gratuite, car en anglais ce même mot a les
deux sens. L'auteur de cet essai en discute à la fin du texte)</em>).  
Vous consulterez le site <url
url="http://www.tunes.org/&tilde;fare/" name="Manifeste de la Libre
Information"> pour des textes réfléchissant
 sur la notion de liberté de l'Information et sur des domaines connexes.
</footnote>
<!-- SBIREM information wants to be valuable... include here G.Wall's
  remarks as a footnote maybe OK -->
qui prend un point de vue assez différent.

<p> Un autre papier qui gagne à être connu, qui fait l'analyse de l'adoption
et de la <em>non</em> adoption de systèmes est <url
url="http://www.ai.mit.edu/articles/good-news/good-news.html"
name="``Lisp&nbsp;: bonnes nouvelles, mauvaises nouvelles, et comment
gagner gros ``mieux vaut une solution approchée rapide, qu'une solution
parfaite qui se fait attendre (le pire est l'ami du mieux)''">
<footnote>
(Lisp: Good News, Bad News, and How to Win Big ``Worse is Better'')
</footnote><!-- SBIREM exceeded the length for the field w/o that note -->
Sa thèse est qu'alors que LISP propose des fonctionnalités
<em>étendues</em>, les tentatives typiques de fournir une solution
``valable à 100&percnt;'' fondées sur le LISP 
échouent à cause du principe UNIX de
<url url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/unix.html&num;NINETYPERCENT"
name="chercher des solutions valables à 90&percnt;">, qui fournit quelque
chose de ``suffisamment bon'' plus rapidement.

<p> On peut aller plus loin et introduire la notion que <url
url="http://www.phone.net/home/mwm/workstations/good-enough.html"
name="assez bon, c'est le mieux (qu'on puisse réclamer)">. 
Cet essai conclut que 
MS-Windows NT est ``assez bon'', et va probablement gagner la ``guerre des
systèmes d'exploitation''. 
Bien sûr, il fait l'hypothèse que NT est en fait ``assez bon'', et cela
déclenche souvent des controverses.

<p> On peut chercher l'inspiration des idées de cet essai dans l'article
d'Eric Raymond
<url url="http://www.ccil.org/&tilde;esr/writings/cathedral.html"
name="The Cathedral and the Bazaar">
<footnote><url
url="/article/these/cathedrale-bazar/" name="La cathédrale
et le bazar">.</footnote>
Le papier d'Eric Raymond et ce papier-ci furent récemment cités dans
<url
url="http://www.wired.com/news/news/technology/story/9966.html"
name="Technology News from Wired News"> (<em>nouvelles technologiques,
extrait de nouvelles en ligne</em>) puisque c'est un sujet d'actualité que
<url url="http://www.netscape.com" name="Netscape Communications Corp"> 
(<em>la société de communication Netscape</em>) prévoit de
<url url="http://www.hex.net/&tilde;cbbrowne/html.html&num;FREENETSCAPE"
name="rendre le code source de Netscape Navigator/Communicator librement
disponible"><footnote>NdT&nbsp;: c'est fait</footnote>
sous une licence proche de la licence publique générale de GNU. On trouve
également, dans la production littéraire d'Eric, un essai sur les
<url
url="http://sagan.earthspace.net/&tilde;esr/writings/open-economics.html"
name="aspects économiques du logiciel dont le code source est ouvert
(logiciel libre)">

<p> <label id="OPENSOURCE"> Suite aux discussions d'Eric Raymond avec
Netscape sur la meilleure manière de gérer des licences comme la licence
publique générale de GNU, un groupe de défenseurs (de la cause) a proposé
d'employer le terme ``logiciel dont le code source est ouvert'' 
en lieu et place de ``logiciel libre'' pour attirer plus facilement
l'attention des commerciaux et des entreprises.
<footnote>NdT En anglais, le mot ``free''
signifie à la fois ``libre'' et ``gratuit''.
</footnote>
<!-- NATREM toi aussi, tu radotes. gare à la contagion. -->

<p> Le mot anglais ``free'' est malheureusement très ambigu, et c'est un
problème que les défenseurs du ``logiciel libre'' rencontrent fréquemment.
``Free'' a deux acceptions principales, qui toutes deux s'appliquent au
``logiciel libre''&nbsp;:

<itemize>

<item> Libéré de tout coût (en français, ``gratuit'')

<p> Les nouveaux (anglophones) introduits au concept de logiciel couvert
par la ``licence publique générale de GNU'' pensent d'abord à cet aspect. 
S'il ne faut pas payer pour avoir quelque chose, la plupart des
consommateurs sont très contents. À l'opposé, les commerciaux jugent
<em>ennuyeuse</em> l'absence de tout coût, puisqu'elle suggère une absence
d'assistance technique et une valeur ajoutée faible voire nulle.

<item> Libéré de toute restriction (en français ``libre'', qui correspond à
peu près au mot anglais ``liberty'' (<em>liberté</em>))

<p> Cela est <em>beaucoup plus important</em> 
pour les développeurs qui souhaitent créer des travaux dérivés. Même quand
le logiciel est ``libéré de tout coût'', 
si <em>vous</em> n'avez pas la liberté de
l'utiliser comme bon vous semble, alors il lui manque cet aspect essentiel
de la liberté.

</itemize>

Il existe déjà de nombreux documents qui détaillent ce que ``dont le code
source est ouvert'' signifie, et pourquoi c'est une bonne idée.

<itemize>

<item><url url="http://earthspace.net/&tilde;esr/open-source.html" name="Free
Software is dead; long live ``Open Source''"> (<em>le logiciel libre est
mort, vive le logiciel dont le code source est ouvert</em>) écrit par Eric
Raymond, et

<item> 
<url url="http://www.debian.org/social&lowbar;contract.html&num;guidelines"
name="Debian ``Open Source'' Definition"> (<em>définition de ``dont le code
source est ouvert'' selon Debian</em>).

</itemize>

<sect> Remerciements

<p> Un document comme celui-ci ne prend pas vie par hasard&nbsp;; en
général, il construit sur le travail réalisé dans le passé par 
<em>beaucoup</em> de gens qui ont aidé à rendre Linux utile.

<p>Je remercie tout spécialement les personnes suivantes, qui m'ont envoyé
des commentaires, des suggestions, et des corrections pour rendre ce
document meilleur&nbsp;:

<itemize>
<item> Brian Bartholomew
<item> Kendall Clark
<item> Nathan Myers
<item> David Parsley
<item> Russell Nelson
<item> Kragen Sittler
<item> Michael Stutz
<item> Michael Tiemann
<item> les referees (<em>arbitres</em>) du journal en ligne 
<url url="http://www.firstmonday.dk/" name="First Monday"> (<em>premier
lundi (du mois<footnote>NdT&nbsp;: C'est sa date de 
publication</footnote>)</em>) 
</itemize>

<p> Les traducteurs tiennent à remercier l'auteur qui expliqua certaines
phrases (et persévéra malgré des problèmes de connexion). Ils tiennent
aussi à remercier tout particulièrement Larry Wall
<htmlurl url="mailto:larry@wall.com" name="&lt;larry@wall.com&gt;">
et sa femme Gloria Wall
<htmlurl url="mailto:gloria@wall.com" name="&lt;gloria@wall.com&gt;">
pour leur aide dans la compréhension et la traduction de la phrase
``Information Wants to Be Valuable'', qu'ils nous ont gracieusement
apportée dans des communications personnelles.
<!-- NATREM elle connaît bien le français -->
Nat Makarévitch 
<htmlurl url="mailto:nat@nataa.fr.eu.org" name="&lt;nat@nataa.fr.eu.org&gt;">
 a relu le produit d'un oeil frais, et a proposé des
corrections.
</article>

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