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2. Justifications pour la définition de l'« Open Source »

Le but de la définition de l'« Open Source » est de protéger le processus de l'« Open Source » — de s'assurer que le logiciel « open-source » pourra être examiné par des pairs indépendants et suivre une évolution faite d'améliorations et de sélections continues, pour atteindre des niveaux de fiabilité et de puissance dont aucun éditeur de produit propriétaire ne peut se targuer.

Pour que ce processus d'évolution fonctionne, il nous faut contrer les motivations à court terme que certains pourraient avoir de cesser de contribuer au « patrimoine génétique du logiciel ». Cela signifie que les conditions de la licence doivent empêcher quiconque de fermer le logiciel et de n'autoriser que fort peu de gens à l'examiner ou à le modifier.

La définition de l'« Open Source » n'est pas, et ne sera jamais, un hameçon pour pêcheur de droits d'utilisation de la licence. Tout un chacun est libre, et le demeurera, d'utiliser cette marque de certification s'il en remplit les conditions.

1. Libre redistribution.

En contraignant la licence à imposer la libre redistribution, on ôte la tentation d'abandonner de nombreux gains à long terme pour gagner rapidement de l'argent sur les ventes. Sans cette contrainte, les participants au mouvement subiraient de nombreuses pressions pour l'abandonner.

2. Code source.

On impose l'accès à un code source non délibérément rendu déroutant car on ne peut pas faire évoluer un programme sans avoir accès à son code source. Puisque notre but est de faciliter l'évolution des programmes, on impose que ces modifications soient facilitées.

3. Travaux dérivés.

La seule possibilité de lire le code source ne suffit pas pour permettre un examen par les pairs et une rapide évolution par sélection. Pour autoriser cette dernière, il faut donner l'autorisation d'expérimenter des modifications et de les distribuer.

4. Intégrité du code source de l'auteur.

C'est une bonne chose que d'encourager de nombreuses améliorations, mais les utilisateurs ont le droit de savoir qui est à l'origine du logiciel qu'ils utilisent. Les auteurs et ceux qui font évoluer un logiciel ont aussi le droit, réciproque, de savoir ce qu'on leur demande de faire évoluer, et de protéger leur réputation.

C'est pourquoi une licence « Open Source » doit garantir que le code source soit facilement accessible, mais peut demander qu'il soit distribué sous la forme de code source originel, accompagné des modifications à lui apporter. De cette manière, on peut mettre à disposition des modifications « non officielles » non amalgamées au code source de base.

5. Pas de discrimination entre les personnes ou les groupes.

Pour tirer le meilleur profit du processus, il faut autoriser, à égalité, la plus grande diversité de personnes et de groupes à contribuer aux logiciels « Open Source ». C'est pourquoi nous interdisons à toute licence « Open Source » d'exclure qui que ce soit.

6. Pas de discrimination entre les domaines d'application.

Le but premier de cette clause d'interdire les pièges de licences qui empêchent d'exploiter commercialement des logiciels « Open Source ». Nous voulons que les utilisateurs commerciaux rejoignent notre communauté, et ne s'en sentent pas exclus.

7. Distribution de la licence.

Le but de cette clause est d'interdire la fermeture du logiciel par des moyens indirects tels que l'imposition d'un accord de non divulgation.

8. La licence ne doit pas être spécifique à un produit.

Cette clause permet d'éviter un autre piège classique des licences.

9. La licence ne doit pas contaminer d'autres logiciels.

Qui souhaite utiliser ou redistribuer des logiciels « Open Source » doit avoir le droit d'appliquer à ses propres logiciels les conditions de son choix.


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