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20. Bibliographie, notes et remerciements

[Miller] Miller, William Ian ; Bloodtaking and Peacemaking : Feud, Law, and Society in Saga Iceland; University of Chicago Press 1990, ISBN 0-226-52680-1. Une étude fascinante de la loi populaire islandaise, qui permet de mieux comprendre l'origine de la théorie Lockéenne de la propriété et qui décrit différentes étapes ultérieures du processus historique par lesquelles ont transité ces coutumes pour passer du stade d'accord tacite à celui de loi coutumière, et enfin à celui de loi écrite.

[Mal] Malaclypse the Younger ; Principia Discordia, or How I Found Goddess and What I Did To Her When I Found Her ; Loompanics, ISBN 1-55950-040-9. Parmi un monceau de bêtises éclairantes, le « principe de SNAFU » donne une analyse plutôt incisive de la difficulté des pouvoirs centralisés à gérer de grands ensembles. Il en existe une version HTML.

[BCT] J. Barkow, L. Cosmides, and J. Tooby (Eds.) ; The adapted mind: Evolutionary psychology and the generation of culture. New York : Oxford University Press, 1992. Une excellente introduction à la psychologie évolutive. Certains de ces papiers parlent des trois types de cultures dont j'ai parlé (centralisée/échange/don), en suggérant que ces comportements sont profondément ancrés dans le psychisme humain.

[MHG] Goldhaber, Michael K. ; The Attention Economy and the Net. J'ai découvert ce papier après ma version 1.7. Il a des défauts évidents (l'argument de Goldhaber en faveur de l'impossibilité de la mise en oeuvre d'un raisonnement économique ne résiste pas à une analyse poussée), mais Goldhaber est néanmoins amusant et perspicace lorsqu'il parle du rôle de la captation d'attention dans un comportement organisé. Le prestige ou la réputation parmi les pairs dont j'ai parlé plus haut peut-être fructueusement vus comme un cas particulier de cette « attention ».

[HH] J'ai résumé l'histoire du hack sur http://www.linux-france.org/article/these/hackers_history/fr-a_brief_history_of_hackerdom.html. Le livre qui l'expliquera en détail reste encore à écrire, probablement pas par moi.

[N] Le terme « noosphère » est un obscur terme philosophique issu du grec « nous » qui signifie « pensée », « esprit » ou « âme ». Cela se prononce no-o-sfere (deux sons en [o], l'un long et appuyé, l'autre court et rapide). Si vous êtes particulièrement tâtillon sur l'orthographe, cela devrait normalement s'écrire avec un tréma sur l'un des « o » — mais ne me demandez pas lequel.

[RP] Il existe quelques subtilités à propos des patchs incontrôlés. On peut les classer en deux catégories, les « amis » et les « nuisibles ». Un patch « ami » est conçu pour être intégré aux sources du projet sous le contrôle des mainteneurs (que cette intégration se fasse ou pas). Un patch « nuisible » essaye de détourner le projet dans une direction que les mainteneurs désapprouvent. Certains projets (notamment celui du noyau Linux lui-même) sont plutôt permissifs à propos des patchs amis et en encouragent même des distributions indépendantes en les considérant comme une phase de leur bêta-test. D'un autre côté, un patch nuisible représente une volonté de concurrence avec le projet original et c'est un problème grave. Devoir maintenir un grand nombre de patchs nuisibles tend à conduire un projet à la scission.

Je suis redevable à Michael Funk <mwfunk@uncc.campus.mci.net> de m'avoir montré combien le contraste entre la culture des hackeurs et des crackeurs est instructif. Robert Lanphier <robla@real.com> a beaucoup contribué à la discussion sur les comportements altruistes. Eric Kidd <eric.kidd@pobox.com> a souligné le rôle de l'humilité dans la prévention contre les cultes de la personnalité. La partie qui traite des effets généraux a été inspirée par les commentaires de Daniel Burn <daniel@tsathoggua.lab.usyd.edu.au>. Mike Whitaker <mrw@entropic.co.uk> est à l'origine du passage principal de la partie sur l'acculturation.


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