On présente ici quelque SSII française (puisse qu'il y en a) qui se sont plus ou moins spécialisé dans Linux. Elles représentent actuellement, à ma connaissance, le seul type d'entreprises en France travaillant à la commercialisation de Linux.
Alcôve
http://www.alcove.fr(créé en 1996, CA 1996 : 460 kF) propose « une gamme de services concernant l'informatique libre à destination des professionnels »:
Il sont spécialisés sur le grand logiciels open source (Apache, Linux, Perl, Samba et les outils de développement GNU).
Alcôve fait une promotion claire des logiciels « libres » dans l'entreprise. Ils travaillent dans divers secteurs (Gestion de production, transport, logistique, commerce, grande distribution, services, banques, assurances et collectivités locales).
MNIS
http://www.mnis.fr(créé en 1995, CA 1996 : 640 kF) propose:
MNIS propose notamment une solution Linux propre, appelée LINUX/MNIS dont la dernière version date d'octobre 1997. (On peut noter que MNIS cherche à rentabiliser son serveur Web en proposant d'y incorporer des bandeaux publicitaires.)
MCD$^{2}$ Diffusion
http://www.mcd2-diff.fr, (créé en 1995, CA 1996 : 340 kF) est revendeur d'une grande quantité de logiciels open source. MCD$^{2}$ Diffusion et MNIS semblent entretenir des liens étroits.
Acticiel
http://www.acticiel.fr(créé en 1992, CA 1996 : 860kF) fait:
On constate que ces entreprises ont encore des bilans très modeste !
Il faut effectuer une enquête auprès de responsables informatique d'entreprises afin de connaître leur système d'information et de comprendre comment des machines Linux peuvent s'y inscrire.
Les exemples de parcs de machines Linux dans des entreprises sont déjà nombreux.
Si l'argument coût financier s'avère déterminant dans le choix d'une solution Linux, il faut réaliser une batterie d'études comparatives et chiffrer les écarts par rapport aux matériel standard (voir l'étude de Jean-Paul Smets
http://smets.com/it/tco/cout_total_invest.html).
Le problème de la crédibilité industrielle des produits logiciels open source n'est pas simple. Au responsables, on expliquait autrefois : "With an IBM, you'll never get fired ». Il faut analyser comment font les start-ups spécialisées sur Linux (C2Net, Cygnus, Red Hat, Caldera, WilberWorks, Organic) pour créer la confiance en leurs produits (garanties, SAV ...).
Plusieurs tests comparatifs de performances de machines existent.
L'objectif est de vendre des solutions Linux accompagnées éventuellement d'une machine. Le métier consiste donc à intégrer des produits sur base Linux et parallèlement d'être un revendeur de machines PC-Intel-AMD-Cyrix, station DEC Alpha ou Sun SPARC.
Mais la valeur ajouté réside dans le conseil en technologie Linux.
En pratique, il semble raisonnable à une jeune entreprise de se positionner en suiveur des grands acteurs de l'industrie informatique pour ce qui est des concepts.
L'iMac d'Apple par exemple est un nouveau concept d'ordinateur grand public dédié à Internet.
Le Network Computer d'IBM est un nouveau concept de poste client dans un réseau d'entreprise.
Ces grands constructeurs font la promotion du concept dans les médias. Une jeune start-up travaillant sur Linux peut chercher à se positionner systématiquement sur ces concept en proposant une offre concurrente à qualité supérieure ou à prix inférieur. C'est un combat plus facile que le choix de la promotion de Linux en général face à MS-Windows par exemple.
Et ce positionnement permet de retenir l'attention et d'engager un dialogue constructif auprès d'un responsable informatique d'entreprise, futur client.
Si on en juge par l'observation du rayon informatique d'un magasin FNAC, les particuliers sont intéressés par les jeux, les CD-ROM culturels ou éducatifs et Internet.
Les jeux et les CD-ROM en général ne sont actuellement pas disponibles en version Linux (il y a néanmoins des exceptions notables comme Quake d'ID Software qui existe en version Linux car les développeur de cette entreprise travaillent sous Linux). Seuls les émulateurs permettent de contourner l'obstacle, ceux-ci étant aujourd'hui nombreux et performants.
Mais une machine Linux est moyen extrêmement performant et bon marché d'accès à Internet. On peut proposer un ensemble complet pour moins de 3000 francs permettant la connexion dans les meilleurs conditions. Cette offre est à comparer au nouveau iMac d'Apple qui sera proposé au prix de 1299 dollars et qui a été pourtant accueilli favorablement par les revendeurs.
La promotion d'un tel produit doit être faite dans la presse
On propose au public une machine simple et bon marché dédiée à l'Internet pour les gens qui ne veulent pas faire d'informatique et donc pas investir dans un PC-MS-Windows aux multiples fonctionnalités superflues.
Il s'agit donc d'un super minitel multimédia pour « surfer sur le web ».
Voir l'article de Eric S. Raymond La cathédrale et le bazar.
Parmi les plus célèbres et les plus utilisés dans le monde, on compte :
Les logiciels open source sont développés par leurs premiers utilisateurs.
L'utilitaire essentiel pour les outils de développement est l'éditeur de texte. Il en existe un nombre important, de l'éditeur de base comme vi à l'éditeur WYSIWYG
What You See Is What You Getcomme nedit. Nous ne pouvons pas tous les citer ici. Nous allons simplement parler des éditeurs les plus couramment utilisés.
L'éditeur le plus simple, vi, fait partie des outils de base livré avec toutes les distributions Linux.
Le programme nedit est un éditeur de texte qui a toutes les fonctionnalités demandés par les programmeurs professionnels :
Le programme XEmacs dispose des mêmes fonctionnalités que nedit mais il permet en outre d'envoyer des e-mails, de consulter les groupes de discussions (newsgroup).
Tous les types de langages sont disponibles dans le monde Linux : Basic, Fortran 77/90, Ada, Cobol, Pascal, C, C++, Java, ... Ils sont tous libres de droit.
Linux dispose de tous les outils internet/intranet nécessaires.
La majorité des serveurs Web sont des logiciels open sources et permettent l'ouverture d'une machine Linux vers le monde extérieur. Nous avons par exemple :
Il y en a beaucoup (essentiellement gratuits). Nous pouvons citer :
Tous ces navigateurs permettent de gérer la messagerie électronique (e-mail). Néanmoins, il existe des applications dédiées uniquement au mail :
Un autre vecteur de communication sur Internet est : IRC (Internet Relay Chat). Sur IRC, les utilisateurs peuvent dialoguer en temps réel. A l'heure actuelle, tous les produits sont des logiciels open sources :
Les groupes de discussion (newsgroups) sont des boites aux lettres dans lesquelles le courrier est consultable par tous. Ce sont notamment les newsgroups qui servent de Hot-Line gratuite pour la communauté Linux. Les navigateurs Web permettent d'accéder aux newsgroups, mais il existe des programmes qui leurs sont entièrement dédiés : xrn, Knews, ...
Un bon nombre d'émulateurs existent sous Linux. Il existe des émulateurs de consoles de jeux (Jeux d'arcade, Atari 800, Atari 800XL, Atari 2600, Super Nintendo), des premières générations de micro-ordinateurs (Vic 20, Commodore 64 ou 128, Apple II, Amiga, ZX81, Oric, TO7, ...) et des systèmes d'exploitation actuels (MS-Dos, Macintosh, MS-Windows 3.11 et MS-Windows 95). Ainsi, avec tous ces outils, on est en mesure de travailler (ou de jouer) avec ses outils préférés.
Il existe des applications bureautiques open sources sur Linux, par exemple StarOffice. Ce programme regroupe : un traitement de texte (compatible Word 6.0), un tableur (compatible Excel), un équivalent à PowerPoint. D'autres applications bureautiques existent mais elles sont généralement commerciales : Caldera Office, Red Hat ApplixWare, ...
Le traitement de texte de base sur les machines Linux est LaTeX
Ce document a été entièrement écrit avec LaTeX ..
La liste est longue, on en trouvera une sur: http://www.xnet.com/~blatura/liapp5.html
Communicator de Netscape est aujourd'hui un logiciel open source.
Le projet tel qu'il se précise aujourd'hui n'est pas de développer de nouveaux produits logiciels (du moins dans un premier temps). Il s'agit d'exploiter l'énorme quantité de choses disponibles dans le monde Linux pour les proposer au marché. Les investissements R&D sont donc réduits au minimum nécessaire à l'acquisition de compétences sur l'offre existante.
En ce qui concerne le matériel, si l'activité doit comprendre la commercialisation de machines, un partenariat avec des constructeurs permettra de ne pas se disperser dans un métier non stratégique et coûteux un capitaux.
l'investissement commerciale est par contre essentiel et nécessitera de consacrer du temps et des hommes au marketing et à la vente.
L'investissement humain doit se porter d'une part sur de jeunes informaticiens réellement motivés par la technologie Linux et d'autre part sur des commerciaux orientés vers les marchés des entreprises et le marché des particuliers.
Ce projet a besoin de mûrir afin que les objectifs soient plus précisément définis. Néanmoins les ressources sont aujourd'hui disponibles pour lancer un projet d'entreprise de service et de conseil basée sur la technologie Linux. Les besoins initiaux en capitaux sont relativement faibles et le marché cible certainement prêt.
Enfin, le contexte politique actuel, où l'on voit le gouvernement appeler à la création d'entreprises dans les nouvelles technologies doit faire espérer un soutien de celui-ci tant en terme de financements (capital-risque) qu'en termes de débauchés commerciaux (équipement des administrations et entreprises publiques par exemple).