Manque d'image de marque

Les utilisateurs d'entreprises sont naturellement peu disposés à utiliser un logiciel tout juste "sorti du bois" n'ayant aucune organisation commerciale respectable derrière lui. Le manque d'image de marque réputée est un des problèmes principaux de la perception de Linux. Cependant, de nos jours, de plus en plus d'utilisateurs le perçoivent comme une bénédiction. Aucune société de logiciels, quelle que soit sa position dominante, ne pourra jamais contrôler Linux. Les utilisateurs et les producteurs de logiciels sont sous le coup du contrôle détenu par Microsoft grâce à MS-Windows, et la puissance souvent déloyale de cette compagnie envers ses associés et ses clients. Par conséquent, beaucoup de personnes du monde industriel sont aujourd'hui secrètement soulagées que Linux ne puisse jamais être pareillement contrôlé suivant la convenance de l'agenda d'un fournisseur quelconque. La licence publique GNU retire toute incitation à la création de versions de codes propriétaires, parce qu'elle exige que toute modification soit portée gratuitement à la connaissance du public. Ainsi, seules les fonctionnalités réellement utiles à la communauté trouvent leur voie dans ce type de produit, pas les dispositifs conçus pour "lier" des clients à un fournisseur particulier.

L'absence de propriété signifie également que Linux est viable seul. Il continuera à être utilisé et amélioré aussi longtemps que des personnes s'y intéresseront, sans considération économique ni pression commerciale auxquelles les produits commerciaux sont vulnérables. L'avenir de Netware, par exemple, est crucialement lié à la rentabilité de Novell, en revanche Linux poursuivra son chemin même si Red Hat disparaît. Comme la conscience des utilisateurs de logiciel libre et la longévité deviennent plus sophistiquées, leur confiance en Linux augmentera. Au total le manque d'image de marque de Linux est un problème de perception, pas une faiblesse réelle.

La question des normes standards, cependant, est très importante. Un développeur peut imposer des normes s'il le juge nécessaires. Les diverses distributions de Linux, bien que provenant du même code de base, sont suffisamment différentes pour semer la confusion et quelques incompatibilités réelles, inquiétudes réminiscentes de la guerre des Unix. Un scénario si désolant ne devrait pas à nouveau se reproduire, mais en tout cas, la base standard du projet Linux vaut la peine d'être observée et mérite tout l'encouragement qu'elle peut obtenir. Les utilisateurs et même les utilisateurs potentiels de Linux devraient faire connaître leur souhait d'un standard commun Linux, parce qu'un tel standard bénéficiera d'abord aux utilisateurs plus qu'à tout autre.

Références :

POSIX et Unix 98

La page d'accueil de la base standard de Linux

Des points de vue intéressants sur Linux et sa conformité aux standards (1) (2)