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11. La Free Software Foundation, ou fondation du logiciel libre

Emacs attirant de plus en plus l'attention, le projet GNU comptait un nombre croissant de participants, et nous avons décidé qu'il était temps de repartir à la chasse aux fonds. En 1985, nous avons donc créé la fondation du logiciel libre (FSF), une association à but non lucratif, exemptée d'impôts, pour le développement de logiciel libre. La FSF a récupéré le marché de la distribution de logiciel libre sur bandes, auxquelles elle ajouta ensuite d'autres logiciels libres (GNU ou non), et par la vente de manuels libres.

La FSF accepte les dons, mais la plus grande partie de ses recettes est toujours provenue des ventes — de copies de logiciel libre ou d'autres services associés. De nos jours, elle vend des CD-ROM de code source, des CD-ROM de binaires, des manuels de qualité (tout cela, en autorisant la redistribution et les modifications), et des distributions Deluxe (dans lesquelles nous construisons tous les logiciels pour la plate-forme de votre choix).

Les employés de la fondation du logiciel libre ont écrit et suivi un grand nombre de paquetages logiciels du projet GNU, en particulier la bibliothèque du langage C et l'interpréteur de commandes. La bibliothèque du langage C est ce qu'utilise tout programme fonctionnant sur un système GNU/Linux pour communiquer avec Linux. Elle a été développée par Roland McGrath, membre de l'équipe de la fondation du logiciel libre. L'interpréteur de commandes employé sur la plupart des systèmes GNU/Linux est BASH, le Bourne-Again Shell

« Bourne-Again Shell » est un clin d'oeil au nom « Bourne Shell », qui était l'interpréteur de commandes habituel sur Unix (NdT : le mot anglais bash a le sens de « coup, choc » et la signification de cet acronyme est double ; c'est à la fois une nouvelle version de l'interpréteur de commandes Bourne, et la renaissance d'un interpréteur de commandes).
, qui a été développé par Brian Fox, employé de la FSF.

Nous avons financé le développement de ces programmes car le projet GNU ne se limitait pas aux outils ou à un environnement de développement. Notre but était la mise en place d'un système d'exploitation complet, et de tels programmes étaient nécessaires pour atteindre cet objectif.


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