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1. Introduction

Ceux qui ont connu la glorieuse époque MS-DOS se rappellent sûrement que, lors de son lancement, le système cherchait deux fichiers particuliers : CONFIG.SYS et AUTOEXEC.BAT. Le premier contient toutes les informations nécessaires à la configuration du système, le deuxième un ensemble de commandes MS-DOS qui s'exécutent automatiquement au démarrage. Linux, comme tout système d'exploitation, dispose lui aussi d'un mécanisme permettant d'initialiser les différents services qu'il propose. Bien sûr, étant multi-tâches et multi-utilisateurs, cette procédure est plus complexe qu'avec MS-DOS et peut dérouter les débutants, mais que ceux-ci se rassurent : la majeure partie de cette configuration est faite lors de l'installation du système et de l'installation des nouveaux paquetages avec un système de paquetages (par exemple, rpm de Red Hat ou dpkg de Debian). Toutefois, il est utile de savoir comment son système démarre (et s'arrête) afin de pouvoir le personnaliser et/ou détecter (et corriger) les éventuels dysfonctionnements.

Linux est un Unix empruntant à la fois des concepts de la famille « System V » et de la famille « BSD ». Sa procédure d'initialisation suit celle des Unix « System V » (exception faite de la distribution Slackware qui est utilise un procédure d'initialisation System V « BSDisée » et qui fera l'objet d'une section particulière).

Au départ, ce document ne traitait que des distributions Red Hat et Slackware. Nous l'avons complété en présentant les deux autres distributions fréquemment utilisées que sont Debian et SuSE.

Nous ne traitons pas, dans cet article, de LILO, le LInux LOader : par « démarrage du système », nous entendons « ce qui se passe une fois que LILO a lancé Linux ».

« Lancer Linux » signifie « lancer le noyau de Linux » (généralement, /boot/vmlinuz-*, /boot/vmlinuz-2.0.34-0.6 par exemple). C'est l'exécution de ce noyau qui constitue le démarrage proprement dit.


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