Être un Unix impose très peu de contraintes sur la conception, et aucune d'elles n'est un frein à une totale moderniste. Qu'est-ce qu'il faut, pour être un Unix, aujourd'hui ? En gros, se conformer aux spécifications Posix, un ensemble de spécifications sur l'arborescence, les API du noyau et le shell (c'est-à-dire le langage de script et de ligne de commande). Ce qui signifie qu'aucune contrainte de compatibilité ascendante des formats binaires (au contraire de MS-Windows 95 ou NT, qui demeurent tant bien que mal compatibles avec le MS-DOS de 1981), sur l'architecture, sur la gestion des threads, etc.

BeOS, par exemple, pourtant archétype de l'OS ultra-moderne dans l'esprit de chacun, doit se conformer aux spécifications Posix auxquelles il sera, selon son éditeur, totalement conforme. Un des objectifs de NT5 est également de se conformer aux spécifications Posix 2, peut-être par le biais d'OpenNT.

Linux, dont la conception et le développement ont commence après BeOS, est devenu la plate-forme privilégiée de chercheurs qui se consacrent aux systèmes d'exploitation : autrement dit, il intègre des innovations issues tout droit de la recherche bien avant qu'elles n'apparaissent dans l'industrie. Hurd, est, de son cote, l'OS dont le design est le plus futuriste, et pousse beaucoup plus loin (par rapport à BeOS, justement, ou Rhapsody et NT) l'utilisation d'un micro-noyau et l'implémentation totalement modulaire.

Par contre, l'énorme expérience des développeurs d'Unix et l'héritage de 25 années de développement et de véritables recherches expliquent les performances et l'extrême fiabilité de ce système, ainsi que cette si grande variété d'applications et de modes d'utilisation.