Nul participant au développement de Linux lui-même ou d'applications libres ne signe d'engagement de résultat. Mais ne négligeons pas que la teneur des licences d'exploitation attachées aux logiciels commerciaux correspond en pratique à cette approche : rien n'est garanti et nul n'est responsable !
Des entreprises proposent d'ores et déjà d'assurer, de façon contractuelle, le déploiement et l'administration de machines Linux.
Il n'est cependant pas nécessaire d'installer systématiquement la plus récente version du noyau Linux (qui change parfois plusieurs fois par semaine). De nombreux utilisateurs satisfaits se contentent de deux ou trois mises à jour annuelles.
La série de documents « HOWTO en français » constitue une irremplaçable référence.
J. Kalifa écrit : Le fait que les documentations soient pléthoriques est plutôt un avantage dans la mesure ou leur technicité est variable, et que les auteurs ont parfois des points de vue très différents les uns des autres, ce qui augmente les chances de trouver une documentation que l'on comprendra aisément et qui va très vite se focaliser sur son problème spécifique. Évidemment, ces documentations sont de qualités inégales, mais ce qui compte c'est que pour chaque sujet il en existe au moins une qui n'aie rien a envier à celles des logiciels commerciaux.
C'est, selons certains et par divers aspects, un défaut. Car unix a plus de vingt-cinq ans et la compatibilité ascendante implique certaines obsolescences.
Mais il a considérablement évolué et Linux tend vers les plus récentes spécifications des systèmes ouverts (appelées "POSIX") communes à de nombreux systèmes, donc garantes de leur interopérabilité.
Unix demeure le système de prédilection de la plupart des laboratoires de recherche et de très nombreux secteurs de l'industrie et des services.
Certains systèmes plus récents relèvent davantage de la bureautique que de l'informatique et, étudiés de près, s'avèrent en fait techniquement obsolètes.
Durant les premières années de son existence Linux ne gérait que peu de périphériques car leurs constructeurs ne livraient pas les informations nécessaires aux développeurs de pilotes logiciels (drivers). Mais les constructeurs préfèrent vendre davantage et, le nombre d'utilisateurs de Linux augmentant sans cesse, ils les fournissent de plus en plus souvent.
Certains détracteurs affirment que la quête d'intervenants aux compétences certifiées demeure infructueuse.
Ils négligent certains faits établis :
D'aucuns affirment que le mode de développement du logiciel libre lui interdit de satisfaire les besoins constatés.
La qualité de nombre de logiciels libres et leur spectre d'application sans cesse élargi montrent l'inanité de cette assertion.
Rappelons d'ailleurs que certains avaient annoncé que le
développement d'un compilateur demeurerait hors de portée pour des
groupes informels de volontaires. Puis gcc, l'excellent
compilateur C et C++ de la FSF, vînt. Ils reportèrent leurs doutes sur
le noyau, et Linux ne tarda guère.
La « revue des pairs », sur laquelle repose le mode de développement du logiciel, offre depuis longtemps aux scientifiques un excellent moyen de progresser.
Beaucoup ne s'en soucient pas car développent dans le cadre de leurs activités professionnelles ou personnelles, certains se lasseront, mais d'autres vendront leurs compétences et, par voie de conséquence, développeront davantage. Les sociétés qui commercialisent du logiciel libre, par exemple, emploieront certains d'entre eux afin de préserver leur compétitivité.
Le développeur d'application libre est lui-même un spécialiste du domaine, et réalise une interface correspondant au problème traité et non à des conventions souvent discutables héritées d'environnements de bureautique, bien distincts de son champ d'expertise.