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5. L'installation proprement dite

Comme lors d'une installation classique, il faut créer les disquettes BOOT et ROOT. Sélectionner BOOT grâce aux informations fournies par le fichier « which.one ». Pour ROOT je recommande « tty144 » ou « tty12 » suivant le lecteur de disquette. Pour les distributions récentes, il faut utiliser le fichier text.gz et il est nécessaire de le décompacter avant de le copier sur une disquette. Comme il fait 1,44 Mo une fois décompacté, il n'est pas possible d'utiliser une slackware récente avec un lecteur 1,2 Mo. La documentation dit qu'il n'est pas nécessaire de le décompacter car elle suppose que tu as une machine dotée de suffisamment de RAM pour pouvoir décompacter ce fichier sur un RAMdisk...

Ne pas protéger la disquette ROOT en écriture, si tu dois faire plusieurs essais pour l'installation, régénère cette disquette à chaque fois car setup écrit des choses dessus lors de l'installation.

5.1 Démarrer

Démarrer avec la disquette BOOT. Si cela passe, quand le message propose de saisir des paramètres saisir « mount root=/dev/fd0 » (sans guillemets).

Si le noyau est trop gros pour démarrer et que tu as choisi une disquette BOOT gérant un CD, essaie avec « bare » et opères comme si tu n'avais pas de lecteur de CD (y compris la copie de la série A dans la partition MS-DOS). Si tu as déja opté pour bare, pas de chance, il va falloir compiler un noyau, voir la section Compiler un noyau. Copies alors le noyau obtenu dans la partition MS-DOS, copies y également loadlin.exe et tapes : « loadlin vmlinuz root=/dev/fd0 » après avoir introduit la disquette ROOT dans le lecteur de disquette.

Si un message d'erreur apparait indiquant que la machine possède moins de 4 Mo de RAM, il te faut te procurer loadlin version 1.5. La version 1.6 ne permet pas de lancer le noyau sur une machine avec moins de 4 Mo de + mémoire.

Une fois que le noyau démarre, changer la disquette (sauf si tu as démarré avec loadlin : la disquette ROOT est déja dans le lecteur) quand il le demande et au login saisir root mais ne pas lancer setup.

5.2 Créer une partition de swap

Lancer fdisk.

Si fdisk ne se lance pas, on retombe sur le même problème que lorsque le noyau ne démarre pas et il faut appliquer le même traitement : compiler un noyau et le lancer avec loadlin.

Supposons que fdisk fonctionne, ne pas s'inquiéter de l'extrème lenteur des opérations (pour ma part, créer les partition swap et /, leur attribuer le bon type et les écrire sur le disque m'a demandé cinq heures :-( ). Prends ton temps et ne tapes pas plusieurs fois sur une touche : le programme réagit très très lentement.

Attribuer le type Linux swap (82) à la partition d'environ 5 Mo que tu as créé sous MS-DOS et le type Linux native (83) à l'autre. Pour simplifier, je suppose que la partition de swap est /dev/hda5, que / est /dev/hda6, que la partition MS-DOS contenant la série A est /dev/hda1 et que la partition étendue est /dev/hda2 . Actives /dev/hda2.

Penses à écrire tes modif (w) avant de quitter (q). Il se peut qu'alors un message t'invite à redémarrer. Si tu es prudent et patient, fais-le mais je pense que l'on peut se contenter du sync automatiquement déclenché par fdisk.

Après expérimentation, voici la façon la plus rapide d'opérer : attribuer le type 82 à la partition de swap (commande 't') et écrire les modifications. Quitter fdisk non sans avoir noté au passage le nom et la taille en blocs de la partition de swap. Crées alors et actives une partition de swap comme expliqué ci-dessous puis relance fdisk juste pour modifier le type de la partition linux. Ça peut sembler idiot de quitter fdisk pour le relancer après mais sur une machine avec 2 mégas de RAM ça fait gagner au moins un quart d'heure...

Prépares ta partition de swap : mkswap -c /dev/hda5 taille_en_blocs (avec une version récente de mkswap le paramètre taille est optionnel mais avec une vieille il est obligatoire). Actives la : swapon /dev/hda5.

Glory Alleluia !!! Le plus dur est passé, la suite devrait se passer comme sur du velours (enfin presque).

5.3 Lancer setup

À partir de là, l'installation se déroule presque normalement, à quelques exceptions près :

Les anciennes versions de slackware proposaient, lors de l'installation, le choix entre xiafs et ext2fs pour le formatage de la partition cible. Ayant lu (mais je ne sais plus où) que xiafs est moins gourmand en mémoire j'étais tenté de le recommander mais j'ai depuis lu un article de Rémy CARD dans fr.comp.os.linux expliquant que xiafs ne serait plus pris en charge dans les futures versions de Linux. Il est donc plus prudent d'opter pour ext2fs. Par ailleurs si tu optes pour ext2fs et que le choix de la taille des clusters t'est proposé, je pense que sur un petit disque il vaut mieux opter pour la plus petite taille de cluster proposée mais j'aimerais bien avoir l'avis d'un « spécialiste » sur la question.

5.4 Installer le shell ash

Il est important de sélectionner le package ash car il risque d'être indispensable au redémarrage de la machine.

5.5 Post installation

Une fois le programme setup terminé, celui-ci t'invite à redémarrer ta machine. Ne le fais pas ! Il faut profiter du fait qu'elle fonctionne pour éditer certains fichiers de configuration afin de diminuer la probabilité d'un redémarrage impossible.

cd /mnt/etc

cat fstab pour vérifier si la partition de swap y est bien présente, au besoin l'y ajouter

vi passwd pour y remplacer toutes les occurrences de bash par ash, beaucoup moins gourmand en mémoire, ceci n'est pas indispensable mais je pense qu'il vaut mieux utiliser ce shell très peu gourmand afin de conserver le maximum de mémoire possible pour les applications de l'utilisateur.

vi inittab pour commenter (ajouter un # au début) les lignes contenant /sbin/getty ... tty4, tty5 et tty6. Ceci réduit le nombre de consoles virtuelles de 6 à 3.

copier le fichier /target/vmlinuz dans la partition MS-DOS pour utiliser loadlin au cas où lilo ne fonctionnerait pas bien

vérifier dans le fichier /etc/inittab le nom du fichier qui est lancé lors du sysinit, normalement il s'agit de /etc/rc.d/rc.S mais cela peut varier suivant la version de ta distribution. Remplacer dans ce fichier la première ligne ( #!/bin/sh ) par #!/bin/ash

sync

Te voila prêt à redémarrer. Un petit coup de CTRL-ALT-SUPPR, normalement lilo passe bien sinon tu te rabats sur loadlin. Et là, normalement une mauvaise surprise t'attends : le noyau installé par setup est trop gros pour démarrer dans si peu de mémoire !!!

Pas de panique, il suffit juste d'aller sur le deuxième PC réclamé dans la liste des fournitures pour y compiler un noyau sur mesure pour ton vieux coucou. Ça tombe bien, la section suivante offre quelques conseils pertinents.


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