BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
NOM
bootparam - Introduction aux paramètres de démarrage du
noyau Linux.
DESCRIPTION
Le noyau Linux accepte un certain nombre d'options en
ligne de commande, aussi appelées paramètres de démarrage,
au moment où il est chargé. En général ceci est utilisé
principalement pour fournir au noyau des informations sur
les paramètres matériels, qu'il serait incapable de déter
miner seul, ou pour éviter/remplacer les valeurs qu'il
détecterait normalement.
Quand le noyau est démarre directement par le BIOS (par
exemple depuis une disquette sur laquelle le noyau a été
copié en utilisant `cp zImage /dev/fd0'), il n'y a pas de
possibilités de préciser des paramètres. Aussi, afin de
tirer parti de ces possibilités, vous devez utiliser un
chargeur capable de transmettre les options, comme Lilo ou
loadlin. Pour un petit nombre de paramètres, on peut
également modifier l'image du noyau elle-même, en util
isant rdev(8).
Le programme LILO (LInux LOader) écrit par Werner Almes
berger est le plus largement utilisé. Il permet de démar
rer des noyaux divers, et de mémoriser la configuration
dans un fichier de texte.(Voir lilo(8) et lilo.conf(5).)
LILO peut démarrer DOS, OS/2 Linux, FreeBSD, etc..., et
est assez souple d'emploi.
L'autre chargeur classique de Linux est `LoadLin', un pro
gramme DOS, qui peut démarrer un noyau Linux depuis une
session DOS (avec des arguments de démarrage) à condition
que certaines ressources soient disponibles. Ceci est
très utile pour les personnes désireuses de lancer Linux
depuis le DOS.
LoadLin est également particulièrement utile s'il y a des
périphériques qui nécessitent un driver DOS pour placer le
matériel dans un état donné. Un exemple classique est
celui des cartes sonores `Compatibles SoundBlaster' qui
ont besoin d'un driver DOS pour manipuler des registres
exotiques afin de placer la carte dans un mode compatible
SB. Démarrer le DOS pour initialiser la carte avec le
driver en question, puis charger Linux depuis le prompt du
DOS avec LoadLin évitera la reinitialisation de la carte
au redémarrage.
LISTE D'ARGUMENTS
La ligne de commande du noyau est considérée comme une
liste de chaînes de caractères (les arguments) séparées
par des espaces.
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La plupart des arguments de démarrages ont la forme suiv
ante :
nom[=valeur_1][,valeur_2]...[,valeur_10]
où `nom' est un mot-clé unique utilisé pour identifier la
partie du noyau à laquelle les valeurs (éventuelles) sont
associées.
Les arguments multiples sont présentés les uns après les
autres, séparés par des espaces, avec le format ci-dessus.
Notez que la limite à 10 valeurs est réelle, le code
actuel n'en accepte pas plus. (Néanmoins, vous pouvez
ré-utiliser le même mot-clé avec jusqu'à 10 paramètres
supplémentaires dans certaines situations inhabituelles,
en espèrant que la fonction d'initialisation les support
era).
La plupart du traitement a lieu dans linux/init/main.c.
Tout d'abord le noyau vérifie si l'argument est l'un des
mots-clés root=,nfsroot=,nfsaddrs=,ro,rw,debug, ou init.
La signification de ces options est donnée plus bas.
Ensuite il parcourt une liste de fonctions d'initialisa
tion (contenue dans la table bootsetups) pour vérifier si
la chaîne de l'argument spécifiée (par exemple `foo') est
associée avec une fonction d'initialisation
(`foo_setup()') pour un périphérique ou une partie du
noyau. Si l'on transmet la ligne foo=3,4,5,6 alors le
noyau cherchera dans la table bootsetups si `foo' est
enregistré. S'il l'est, le noyau appellera la fonction
associée à `foo' (foo_setup()) en lui passant les argu
ments 3, 4, 5 et 6 donnés sur la ligne de commande.
Tout ce qui est de la forme `foo=bar' et qui ne concerne
pas une fonction d'initialisation est interprété comme une
variable d'environnement à fixer. Un exemple (utile ?)
serait l'utilisation de `TERM=vt100' comme argument de
démarrage.
Les arguments restants, qui n'ont pas été interceptés par
le noyau, et qui ne sont pas interpretés comme des vari
ables d'environnement, seront passés au processus numero
un, habituellement init. L'argument le plus courant dans
ce cas est `single' qui indique à init de démarrer en mode
mono-utilisateur, sans lancer les démons. Regardez la
page de manuel de la version d'init installé sur votre
système pour connaître les arguments qu'il accepte.
ARGUMENTS GÉNÉRAUX NON SPÉCIFIQUES À UN PÉRIPHÉRIQUE
`init=...'
Ceci fournit une commande initiale à faire exécuter par le
noyau. Si ce paramètre n'est pas fourni, ou est
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introuvable, le noyau essaiera successivement : /etc/init,
/bin/init, /sbin/init, /bin/sh et paniquera si tout cela
échoue.
`nfsaddrs=...'
Ceci permet de fournir une adresse de démarrage nfs. Cette
adresse est utilisée en cas de démarrage depuis un réseau.
`nfsroot=...'
Ceci indique le nom nfs de la racine. Si cette chaîne ne
commence ni par '/' ni par ',' ni par un chiffre, elle est
alors préfixée automatiquement par `/tftpboot/'. Ceci est
utilisé en cas de démarrage depuis un réseau.
`no387'
(Uniquement si la constante CONFIG_BUGi386 est définie.)
Certains coprocesseurs i387 ont des bugs qui apparaisssent
en mode protégé 32 bits. par exemple, les premiers
ULSI-387 bloquaient le système durant l'exécution des
opérations en virgule flottante. Si l'argument `no387'
est indiqué, Linux ignore le coprocesseur arithmétique
même s'il en détecte un. Bien sûr, le noyau doit être com
pilé avec l'option d'émulation mathématique.
`no-hlt'
(Uniquement si la constante CONFIG_BUGi386 est définie.)
Certaines puces i486DX-100 anciennes ont un problème avec
l'instruction `hlt', en ceci qu'elle ne pouvaient pas
reprendre fiablement le cours des opérations après l'util
isation de `hlt'. L'option `no-hlt' indique à Linux
d'utiliser une boucle infinie quand il n'a rien à faire et
de ne pas arrêter le CPU.
`root=...'
Cet argument indique au noyau quel périphérique doit être
utilisé comme système de fichiers racine pendant le démar
rage. La configuration par défaut est déterminée lors de
la compilation du noyau, et est généralement égale à la
racine du système de fichiers utilise lors de la compila
tion. Pour surcharger cette valeur, et sélectionner par
exemple le second lecteur de disquette, on utilisera
`root=/dev/fd1'. (le périphérique racine peut également
être configuré en utilisant rdev(8).)
Le périphérique racine peut être spécifié de manière sym
bolique ou numérique. Une spécification symbolique a la
forme /dev/XXYN, où XX désigne un type de périphérique
(`hd' pour un disque dur compatible ST-506, avec Y dans
l'intervalle `a'-`d'; `sd' pour un disque compatible SCSI,
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avec Y dans `a'-`e'; `ad' pour un disque Atari ACSI, avec
Y dans `a'-`e', `ez' pour un disque amovible EZ135 sur le
port parallèle, avec Y=`a', `xd' pour un disque compatible
XT, Y étant `a' ou `b'; `fd' pour un lecteur de disquette,
Y étant le numero - fd0 serait DOS `A:', et fd1 `B:'), Y
la lettre ou le numéro du lecteur, et N le numéro (en
décimal) de la partition (absent pour les disquettes).
Les noyaux récents autorisent de nombreux autres types de
périphériques principalement pour les CD-ROMs: nfs, ram,
scd, mcd, cdu535, aztcd, cm206cd, gscd, sbpcd, sonycd,
bpcd. (Le type nfs indique un boot sur réseau, et ram se
rapporte à un disque virtuel en mémoire).
Notez bien que cela n'a rien à voir avec la désignation
des périphériques dans le système de fichiers, le prefixe
`/dev/' est purement conventionnel.
La spécification numérique, plus compliquée et moins
portable, du périphérique racine en utilisant les numéros
majeur/mineur est également acceptée. (par exemple
/dev/sda3 a pour nombres majeur 8, mineur 3, et peut donc
être mentionné ainsi : `root=0x803'.)
`ro' et `rw'
L'option `ro' indique au noyau de monter le système de
fichiers racine en lecture seule (read-only), ainsi les
programmes de vérification de la cohérence du système de
fichiers pourront travailler su un système au repos.
Aucun processus ne peut écrire sur le système de fichiers
en question jusqu'à ce qu'il soit remonté en lecture/écri
ture (Read/Write), avec un `mount -w -n -o remount /'.
(Voir mount(8).)
L'option `rw' indique au noyau de monter le système de
fichiers racine en lecture/écriture. C'est l'option par
défaut.
Le choix entre lecture-seule et lecture/écriture peut
aussi être fixé avec rdev(8).
`reserve=...'
Cet argument permet de protéger une zone de ports
d'entrées/sorties de l'auto-détection. La forme de
l'option est :
reserve=base_IO,longueur[,base_IO,longueur]...
Dans certaines machines il peut être nécessaire d'empêcher
les drivers de rechercher des périphériques dans des
régions spécifiques. En effet, certains matériels peuvent
mal réagir à l'auto-détection, ou seraient mal reconnus.
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L'option reserve indique une zone de ports d'entrées/sor
ties qu'il ne faut pas examiner. Un driver de périphérique
n'utilisera pas une region réservée, à moins qu'une autre
option le lui indique explicitement.
Par exemple, la ligne de commande
reserve=0x300,32 blah=0x300
empêche tous les drivers, sauf `blah' d'examiner
0x300-0x31F.
`mem=...'
L'appel BIOS, défini dans les spécifications du PC, qui
indique la quantité de mémoire installée n'est prévu que
pour la détection de 64 Mo au plus. Linux utilise cet
appel BIOS pendant le démarrage pour obtenir la quantité
de mémoire installée. SI vous avez plus de 64 Mo, vous
devez utiliser cet argument de démarrage pour indiquer au
noyau la valeur exacte. Cette valeur est fournie en
décimal ou en héxadécimal (préfixe 0x), et les suffixes
`k' (kilo-octets) ou `M' (méga-octets) peuvent être
utilisés. Voici un extrait d'une note de Linus sur
l'utilisation du paramètre `mem=' :
``Le noyau acceptera n'importe quelle valeur fournie pour
le paramètre `mem=xx' et s'il s'avère que vous lui avez
menti, il va se planter horriblement tôt ou tard. Ce
paramètre indique la plus haute adresse mémoire accessi
ble, ainsi `mem=0x1000000' signifie que vous avez 16 Mo de
RAM par exemple. Pour une machine avec 96 Mo cela
deviendrait `mem=0x6000000'.
NOTE NOTE NOTE: certaines machines peuvent utiliser le
sommet de la mémoire pour cacher le BIOS ou n'importe quoi
d'autre, aussi vous ne pourrez pas adresser les 96 Mo en
entier. L'inverse est aussi vrai, certaines cartes mères
vont projeter la mémoire physique recouverte par le BIOS
juste au-dessus de la mémoire accessible, auquel cas vous
auriez acces à 96Mo + 384ko par exemple. Si vous faites
croire a Linux qu'il dispose de plus de mémoire que ce
qu'il a en réalite, des sales trucs vont se produire :
peut-être pas tout de suite, mais plus tard à coup sûr.''
`panic=N'
Par défaut, le noyau ne redémarrera pas automatiquement
après un cas de panique, mais cette option permet d'indi
quer un délai (en seconde) entre la panique, et le
redémarrage automatique. Ce délai peut également être
configuré en utilisant "echo N > /proc/sys/kernel/panic".
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 5
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
`reboot=[warm|cold][,[bios|hard]]'
(Uniquement si la constante CONFIG_BUGi386 est définie.)
Depuis le noyau 2.0.22, reboot(2) effectue par défaut un
redémarrage à froid. Certains ont demandé la restauration
de l'ancienne valeur par défaut `reboot=warm'. Un redémar
rage à froid peut être nécessaire pour réinitialiser cer
tains périphériques, mais risque de détruire des données
présentes dans le cache disque. Un redémarrage à chaud
peut être plus rapide. Par défaut, le redémarrage est
effectué matériellement (hard) en demandant au contrôleur
de clavier de baisser le niveau de la ligne reset. Il
existe toutefois des cartes mères où cela ne fonctionne
pas, l'option `reboot=bios' permet alors de redémarrer de
manière logicielle, en appelant le BIOS.
`nosmp' et `maxcpus=N'
(Seulement si la constante __SMP__ est définie.) L'option
`nosmp' ou `maxcpus=0' empêche totalement l'activation du
mode SMP. Une option `maxcpus=N' limite le nombre maximum
de CPU activés en mode SMP.
ARGUMENTS DE DÉMARRAGE POUR LES DÉVELOPPEURS DU NOYAU
`debug'
Les messages du noyau sont manipulés par le démon de jour
nalisation klogd, ainsi ils peuvent être stockés sur
disque. Les messages disposant d'une priorite supérieure à
la valeur console_loglevel sont aussi affichés sur la con
sole (Voir <linux/kernel.h>.). Par défaut, cette variable
est positionnée pour journaliser tout ce qui est plus
important que les messages de débugging. Cet argument de
démarrage indiquera au noyau d'afficher également les mes
sages de la priorité DEBUG. Le niveau de la console peut
aussi être modifié pendant l'exécution, avec une option de
klogd. Voir klogd(8).
`profile=N'
Il est possible d'activer les fonctions de suivi du noyau
si l'on désire s'assurer de l'emplacement où le noyau con
somme ses cycles CPU. Le suivi est activé en remplissant
la variable prof_shift avec une valeur non-nulle. Ceci
peut être effectué soit en définissant la constante CON
FIG_PROFILE durant la compilation, soit en indiquant
l'option `profile=' au démarrage. La valeur reçue par la
variable prof_shift sera N s'il est fourni, ou CONFIG_PRO
FILE_SHIFT si cette variable existe ou 2 par défaut. La
signification de la variable correspond à la finesse du
suivi. A chaque top d'horloge, si le système exécute du
code du noyau, un compteur est incrémenté :
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profile[adresse >> prof_shift]++;
Les informations brutes concernant le suivi peuvent être
lues dans /proc/profile. Vous préfèrerez probablement
utiliser un outil comme readprofile.c pour les examiner.
L'écriture dans /proc/profile effacera les compteurs.
`swap=N1,N2,N3,N4,N5,N6,N7,N8'
Ceci permet de configurer les huit paramètres
max_page_age, page_advance, page_decline, page_ini
tial_age, age_cluster_fract, age_cluster_min, page
out_weight, bufferout_weight qui contrôlent l'algorithme
de swap du noyau. A n'utiliser que par les développeurs du
noyau.
`buff=N1,N2,N3,N4,N5,N6'
Ceci permet de configurer les six paramètres max_buff_age,
buff_advance, buff_decline, buff_initial_age, buffer
out_weight, buffermem_grace qui contrôlent la gestion des
buffers du noyau. A n'utiliser que par les développeurs du
noyau.
ARGUMENTS DE DÉMARRAGE POUR DISQUES VIRTUELS
(Uniquement si le noyau a été compilé avec l'option CON
FIG_BLK_DEV_RAM.) Il est généralement déconseillé
d'utiliser un disque virtuel sous Linux. Le système gèrera
mieux la mémoire disponible tout seul. Néanmoins, pendant
le démarrage, ou durant la création de disquettes de
démarrage, il peut être utile de charger le contenu d'une
disquette sur un disque virtuel. Il peut également
arriver sur certain systèmes que des modules particuliers
concernant les systèmes de fichiers ou le matériel aient
besoin d'être chargés avant l'accès au disque principal.
Sous Linux 1.3.48, la gestion des disques virtuels a été
profondement modifiée. Auparavant la mémoire était
allouée de manière statique, avec un paramètre `ramdisk=N'
qui indiquait la taille. (On pouvait également configurer
la taille du disque directement dans l'image du noyau à la
compilation, ou avec rdev(8).) Actuellement, les disques
virtuels utilisent les buffers caches, et grossissent
dynamiquement. Pour obtenir plus d'information (par exem
ple comment utiliser rdev(8) avec les nouveaux disques
virtuels), consultez le fichier /usr/src/linux/Documenta
tion/ramdisk.txt.
Il y a quatre paramètres, deux booléens et deux entiers.
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 7
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`load_ramdisk=N'
Si N=1, un disque virtuel est chargé en mémoire, si N=0
pas de chargement (comportement par défaut).
`prompt_ramdisk=N'
Si N=1, demander l'insertion d'une disquette (comportement
par défaut) Si N=0, ne rien demander (donc ce paramètre
n'est jamais utilisé...)
`ramdisk_size=N' ou (obsolète) `ramdisk=N'
Fixer la taille maximale du disque virtuel à N Ko. Par
défaut la valeur est de 4096 Ko (4 Mo).
`ramdisk_start=N'
Indiquer le numéro de bloc de départ (l'emplacement sur la
disquette où démarre le contenu du disque virtuel). Ceci
est utile dans le cas où l'image du disque virtuel suit
une image de noyau.
`noinitrd'
(Uniquement si le noyau a été compilé avec les options
CONFIG_BLK_DEV_RAM et CONFIG_BLK_DEV_INITRD.) On peut
actuellement compiler le noyau pour qu'il utilise initrd.
Quand cette possibilité est activée, le processus de
démarrage charge le noyau et un disque virtuel initial.
Puis le noyau convertit initrd en un disque virtuel "nor
mal" qui est monté en lecture/écriture à la racine.
Ensuite /linuxrc est exécuté. A la suite de quoi le vrai
système de fichiers est monté à la racine, et le système
initrd est déplacé en /initrd. Finalement, la séquence de
démarrage habituelle (appel de /sbin/init) est exécutée.
Pour une description détaillée des possibilités de initrd,
voyez le fichier /usr/src/linux/Documentation/initrd.txt.
L'option `noinitrd' indique au noyau que contrairement aux
options avec lesquelles il a été compilé, il ne doit pas
effectuer les étapes sus-mentionnées, mais au contraire
laisser les données de initrd sous /dev/initrd. (Ce
périphérique ne peut être utilisé qu'une seule fois, les
données sont libérées dès que le dernier processus les
ayant utilisé a refermé /dev/initrd.)
ARGUMENTS DE DÉMARRAGE POUR PÉRIPHÉRIQUES SCSI
Notations générales pour cette section
iobase -- Le premier port d'entrée/sortie utilisé par
l'hôte SCSI. Il est indique en notation héxadécimale,
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 8
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
habituellement dans l'intervalle 0x200 à 0x3ff.
irq -- L'interruption matérielle pour laquelle la carte
est configurée. Les valeurs possibles dépendent de la
carte en question, mais sont généralement 5, 7, 9, 10, 11,
12, et 15. Les autres valeurs sont plutôt utilisées par
des périphériques comme les disques IDE, les lecteurs de
disquettes, les ports série, etc...
scsi-id -- L'identifiant utilisé par l'adaptateur pour se
distinguer sur le bus SCSI. Peu d'adaptateurs permettent
de modifier cette valeur, qui est plutôt figée en interne.
La valeur classique est 7 mais les cartes Seagate et
Future Domain TMC-950 utilisent 6.
parity -- Le fait que l'hôte SCSI attendent que le
périphérique lui fournisse ou non une valeur de parité
pour toutes les informations. Un 1 valide le contrôle de
parité, un 0 le désactive. Encore une fois, tous les adap
tateurs ne supportent pas la modification de ce comporte
ment comme argument de démarrage.
`max_scsi_luns=...'
Un périphérique SCSI peut contenir plusieurs
`sous-périphériques' en lui-même. L'exemple courant est
celui des nouveaux lecteurs de CD-ROM qui gèrent plusieurs
disques en même temps. Chaque CD est adressé par un numéro
d'unité logique, `Logical Unit Number' (LUN). Mais la
plupart des périphériques SCSI, comme les disques durs, ou
les lecteurs de bande, n'ont qu'un seul sous-périphérique
avec un LUN nul.
Certains périphériques SCSI mal conçus ne peuvent pas être
testés sur plusieurs LUN, aussi, si la constante CON
FIG_SCSI_MULTI_LUN n'est pas définie, les noyaux récents
n'examineront que le LUN zéro.
Pour indiquer le nombre de LUN à examiner au démarrage, on
indiquera `max_scsi_luns=n' comme argument, n étant un
nombre entre 1 et 8. Pour éviter les ennuis décrits
ci-dessus, on utilisera n=1 avec des périphériques à
problèmes.
Configuration des lecteurs de bande SCSI
Certaines configurations au démarrage des lecteurs de ban
des SCSI peuvent être effectuées ainsi :
st=buf_size[,write_threshold[,max_bufs]]
Les deux premiers nombres sont indiqués en Ko. La valeur
par défaut de buf_size est 32 Ko, et la taille maximum
exagérée est 16 384 Ko. Le nombre write_threshold
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 9
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
représente la valeur a partir de laquelle le buffer est
effectivement écrit sur la bande, par défaut 30 Ko. Le
nombre maximum de buffers varie avec le nombre de lecteur
détectés, et vaut 2 par défaut. Un exemple d'utilisation
serait :
st=32,30,2
Des détails complets se trouvent dans le fichier
README.st, du répertoire scsi des sources du noyau.
Configuration Adaptec aha151x, aha152x, aic6260, aic6360,
SB16-SCSI
Les numéros aha se réfèrent aux cartes, et les numéros aic
à la veritable puce SCSI placée sur ces cartes, y compris
la Soundblaster-16 SCSI.
Le code de détection pour ces hôtes SCSI recherche un BIOS
installé, et si aucun n'est présent, la carte ne sera pas
trouvée. Alors il vous faudra utiliser un argument de la
forme :
aha152x=iobase[,irq[,scsi-id[,reconnect[,parity]]]]
Si le driver a été compilé avec les options de débugging,
une sixième valeur peut spécifier le niveau de débugging.
Tous les paramètres sont identiques à ceux décrits au
début de cette section et la valeur reconnect permettra au
périphérique de se déconnecter/reconnecter si elle est non
nulle. Un exemple d'utilisation serait :
aha152x=0x340,11,7,1
Notez que tous les paramètres doivent être indiqués dans
l'ordre, ce qui signifie que pour spécifier une parité, il
faut également spécifier les valeurs de iobase, irq, scsi-
id et reconnect.
Configuration Adaptec aha154x
Les cartes aha1542 disposent d'un contrôleur de disquettes
i82077, mais pas les cartes aha1540. Ce sont des cartes
maîtresses sur le bus, et ont un paramètre indiquant leur
``gentillesse'' dans le partage du bus avec d'autres
périphériques. Les arguments de démarrage ressemblent à
aha1542=iobase[,buson,busoff[,dmaspeed]]
Les valeurs acceptables de iobase sont habituellement
0x130, 0x134, 0x230, 0x234, 0x330, ou 0x334. Des cartes
clones peuvent proposer d'autres valeurs.
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 10
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
Les valeurs buson, et busoff se réfèrent au nombre de
micro-secondes pendant lesquelles la carte maitrise le bus
ISA. Les valeurs par défaut sont 11 micro-secondes on, et
4 micro-secondes off, ainsi d'autres cartes (comme les
cartes ethernet ISA LANCE) ont la possibilité d'accéder au
bus ISA.
La valeur dmaspeed se raporte au débit (en Mo/sec) utilisé
pour les transferts DMA (Direct Memory Access). La valeur
par défaut est 5 Mo/sec. Des cartes récentes vous permet
tent de choisir cette valeur dans une configuration logi
cielle, les anciennes en positionnant des cavaliers. On
peut utiliser des valeurs jusqu'à 10 Mo/sec, à condition
que la carte mère soit capable de les gérer. Il faut
expérimenter prudemment pour les valeurs dépassant 5
Mo/sec.
Configuration Adaptec aha274x, aha284x, aic7xxx
Ces cartes peuvent accepter un argument de la forme :
aic7xxx=extended,no_reset
La valeur extended, si elle est non nulle, indique que la
translation étendue ([NDT] ??) est validée pour les gros
disques. La valeur no_reset, si elle est non nulle,
indique que le driver ne doit pas réinitialiser le bus
SCSI lors du démarrage de l'hôte.
Configuration des hôtes SCSI AdvanSys (`advansys=')
Le pilote AdvanSys accepte jusqu'à quatre adresses
d'entrée/sortie qui seront examinées pour détecter une
carte SCSI AdvanSys. Notez que ces valeurs, si elles sont
utilisées ne modifient en rien la détection des
périphériques EISA ou PCI. Elles ne concernent que les
cartes ISA ou VLB. De plus si le pilote a été compilé avec
les options de debugging, on peut configurer le niveau de
débugging avec le paramètre 0xdeb[0-f]. Le niveau des mes
sages de débugging est configuré avec la valeur 0-f perme
ttant ainsi d'accéder à 16 niveaux de messages.
AM53C974
AM53C974=host-scsi-id,target-scsi-id,max-rate,max-
offset
Configuration des hôtes SCSI BusLogic (`buslogic=')
BusLogic=N1,N2,N3,N4,N5,S1,S2,...
Pour une description détaillée des paramètres de ligne de
commande concernant les périphériques BusLogic, consultez
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 11
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
le fichier /usr/src/linux/drivers/scsi/BusLogic.c (lignes
3149-3270 dans la version de noyau dont je dispose). Le
texte ci-dessous en est un extrait très abrégé.
Les paramètres N1-N5 sont des entiers, les paramètres
S1,... des chaînes de caractères. N1 correspond à
l'adresse d'E/S ou l'adaptateur (Host Adapter) est situé.
N2 est la taille de la file d'attente (Tagged Queue Depth)
pour les périphériques qui supportent le `Tagged Queuing'.
N3 est le temps de démarrage du bus (Bus Settle Time) en
secondes. Il s'agit de la durée d'attente entre un reset
matériel d'un adaptateur hôte qui déclenche un reset du
bus SCSI, et toute autre commande SCSI. N4 sont des
options locales (pour un adaptateur hôte). N5 sont des
options globales (pour tous les adaptateurs hôtes).
Les chaînes d'options sont utilisées pour obtenir un
contrôle sur le `Tagged Queuing' (TQ:Default, TQ:Enable,
TQ:Disable, TQ:<Per-Target-Spec>), sur l' Error Recovery
(ER:Default, ER:HardReset, ER:BusDeviceReset, ER:None,
ER:<Per-Target-Spec>), et sur la détection de l'adaptateur
hôte (NoProbe, NoProbeISA, NoSortPCI).
Configuration EATA/DMA
La liste par défaut des ports d'entrée/sortie à examiner
peut être modifiée avec
eata=iobase,iobase,....
Configuration Future Domain TMC-8xx, TMC-950
Si votre carte n'est pas détectée au démarrage du système,
vous devrez utiliser un argument de boot de la forme :
tmc8xx=mem_base,irq
La valeur mem_base étant l'adresse utilisée par la carte
pour projeter ses ports d'entrée/sortie en mémoire. C'est
généralement l'une des valeurs suivantes : 0xC8000,
0xCA000, 0xCC000, 0xCE000, 0xDC000, ou 0xDE000.
Configuration IN2000
in2000=S
ou S est une chaîne d'éléments mots-clés[:valeur], séparés
par des virgules. Les mots-clés reconnus sont (certains
nécessitent des valeurs) : ioport:addr, noreset, nosync:x,
period:ns, disconnect:x, debug:x, proc:x. Pour des détails
sur ces paramètres, voir
/usr/src/linux/drivers/scsi/in2000.c.
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 12
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
Configuration NCR5380 et NCR53C400
L'argument de démarrage est de la forme
ncr5380=iobase,irq,dma
ou
ncr53c400=iobase,irq
Si la carte n'utilise pas les interruptions, une valeur
d'IRQ de 255 (0xff) permettra de les désactiver. Une
valeur IRQ de 254 réclame une autodétection. On trouvera
plus de détails dans le fichier
/usr/src/linux/drivers/scsi/README.g_NCR5380.
Configuration NCR53C8xx
ncr53c8xx=S
où S est une chaîne d'éléments mots-clés:valeur, séparés
par des virgules. Les mots-clés reconnus sont : mpar (mas
ter_parity), spar (scsi_parity), disc (disconnection),
specf (special_features), ultra (ultra_scsi), fsn
(force_sync_nego), tags (default_tags), sync
(default_sync), verb (verbose), debug (debug), burst
(burst_max). Pour des détails sur les valeurs correspon
dantes, voir /usr/src/linux/drivers/scsi/ncr53c8xx.c.
Configuration NCR53c406a
ncr53c406a=iobase[,irq[,fastpio]]
Utiliser irq = 0 pour un fonctionnement sans interruption.
Fixer fastpio à 1 pour un mode pio rapide, et à 0 pour un
mode lent.
Configuration IOMEGA PPA3
ppa=iobase[,speed_high[,speed_low[,nybble]]]
Ici, iobase est l'adresse du port parallèle (par défaut
0x378), speed_high est le délai du port en phase de
données, indiqué en micro-secondes (par défaut 1),
speed_low est le délai du port dans les autres cas (par
défaut 6 micro-secondes). nybble est un booléen fixant le
mode nybble (4-bits), faux par défaut. Voir aussi
/usr/src/linux/drivers/scsi/README.ppa.
Configuraton Pro Audio Spectrum
La PAS16 utilise une puce SCSI NC5380, et les modèles
récents permettent une configuration de la carte sans
avoir recours aux cavaliers. L'argument de démarrage est
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 13
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
de la forme :
pas16=iobase,irq
La seule nouveauté est que l'on peut indiquer la valeur
255 pour l'IRQ, ce qui configure le driver pour un fonc
tionnement sans interruptions, au prix d'une dégradation
des performances. La valeur usuelle pour iobase est 0x388.
Configuration Seagate ST-0x
Si votre carte n'est pas détectée au boot, vous devrez
utiliser un argument de démarrage de la forme :
st0x=mem_base,irq
La valeur mem_base étant l'adresse utilisée par la carte
pour projeter ses ports d'entrée/sortie en mémoire. C'est
généralement l'une des valeurs suivantes : 0xC8000,
0xCA000, 0xCC000, 0xCE000, 0xDC000, ou 0xDE000.
Configuration Trantor T128
Ces cartes, basées également sur une puce NCR5380,
acceptent les options suivantes :
t128=mem_base,irq
Les valeurs acceptables de mem_base sont : 0xCC000,
0xC8000, 0xDC000, 0xD8000.
Configuration UltraStor 14F/34F
La liste par défaut des ports d'entrée/sortie à examiner
peut être modifiée avec
eata=iobase,iobase,....
Configuration WD7000
wd7000=irq,dma,iobase
Configuration du contrôleur SCSI Commodore Amiga A2091/590
wd33c93=S
ou S est une chaîne d'options séparées par des virgules.
Les options reconnues sont : nosync:bitmask, nodma:x,
period:ns, disconnect:x, debug:x, clock:x, next. Pour plus
de details, voir /usr/src/linux/drivers/scsi/wd33c93.c.
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 14
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
DISQUES DURS
paramètres des disques IDE et des lecteurs CD-ROM
Le driver IDE accepte plusieurs paramètres, principalement
pour indiquer la géométrie du disque avec des contrôleurs
obsolètes. Les spécifications du disque sont indiquées en
utilisant `hdX=' avec X dans l'intervalle `a'-`h'.
Les options communes à plusieurs disques sont indiquées
avec le préfixe `hd='. Notez que l'utilisation d'un
préfixe spécifique à un disque avec une option non
spécifique marchera également comme prévu.
Notez encore que `hd=' peut être utilisé pour faire
référence au disque suivant, non spécifié, dans la
séquence (a, ..., h). Les options `hd=' sont présentées
brièvement ci-dessous, regardez le fichier README.ide dans
linux/drivers/block pour plus de détails.
Les options `hd=cyls,heads,sects[,wpcom[,irq]]'
Ces options sont utilisées pour indiquer la géometrie
physique du disque. Seules les trois premières valeurs
sont nécessaires. Les nombres de cylindres/têtes/secteurs
seront ceux utilisés par fdisk. La valeur de compensation
en écriture (write precompensation wpcom) est ignorée pour
les disques IDE. L'IRQ indiquée sera utilisée avec le
contrôleur du disque dur, et n'est donc pas réellement
spécifique au disque.
L'option `hd=serialize'
L'interface double IDE CMD-640 est mal conçue, en ceci que
lorsqu'un disque sur la seconde interface est utilisé
simultanément au disque sur la première interface, les
données seront corrompues. Utiliser cette option indique
au driver de s'assurer que les deux disques ne sont jamais
utilisés en même temps.
L'option `hd=dtc2278'
Cette option indique au driver que vous avez une interface
IDE DTC-2278D. Le driver essaiera alors d'utiliser des
opérations spécifiques DTC, afin de valider la seconde
interface, et d'obtenir des transferts rapides.
L'option `hd=noprobe'
Ne pas examiner ce disque. Par exemple
hdb=noprobe hdb=1166,7,17
va désactiver la recherche, mais indique quand même les
paramètres géometriques du disque, ainsi il sera reconnu
comme périphérique bloc valide, et pourra donc être
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 15
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
utilisé.
L'option `hd=nowerr'
Certains disques ont apparament le bit WRERR_STAT posi
tionné en permanence. Ceci autorise le driver à ignorer ce
bit.
L'option `hd=cdrom'
Ceci indique au driver IDE qu'il y a un lecteur de CD-ROM
compatible ATAPI attaché à la place d'un disque dur nor
mal. Dans la plupart des cas, le CD-ROM est identifié
automatiquement, mais à défaut cette option peut vous
aider.
Options du driver Standard ST-506 (`hd=')
Le driver Standard peut accepter des arguments concernant
la geométrie des disques similaires à ceux du driver IDE.
Notez cependant qu'il n'attendra que 3 valeurs (cylin
dres/têtes/secteurs) et tout ce qui suivra sera ignoré
silencieusement. De plus il n'accepte que l'option `hd='
en argument, `hda=' et autres ne seront pas valides. Le
format est le suivant :
hd=cylindres,têtes,secteurs
Si deux disques sont installés, on répète une seconde fois
l'argument, avec les paramètres du deuxième disque.
Options du driver XT(`xd=')
Si vous avez la malchance d'utiliser encore ces vieilles
cartes 8 bits qui transfèrent les données avec une vitesse
phénomenale de 125 Ko/s voici des informations qui vous
concernent. Si la carte n'est pas reconnue, il faut
utiliser un argument de boot de la forme :
xd=type,irq,iobase,dma_chan
La valeur type indique le fabricant de la carte ainsi :
0=générique, 1=DTC, 2,3,4=Western Digital, 5,6,7=Seagate,
8=OMTI. La seule différence parmi les différents types du
même fabricant est la chaîne de caractères utilisée pour
la détection du BIOS, mais qui n'est donc pas utilisée si
le type est indiqué explicitement.
La fonction xd_setup() ne vérifie pas les valeurs, et sup
pose que vous avez bien saisi les quatre. Ne la décevez
pas ! Voici un exemple d'utilisation pour un contrôleur
WD1002 avec un BIOS désactivé en utilisant le paramètre de
contrôleur XT `default' :
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 16
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
xd=2,5,0x320,3
Disques amovibles Syquest's EZ*
ez=iobase[,irq[,rep[,nybble]]]
Périphériques bus IBM MCA
Voir également /usr/src/linux/Documentation/mca.txt.
Disques durs ESDI PS/2
Il est possible d'indiquer la géometrie désirée durant le
démarrage :
ed=cyls,tetes,secteurs.
Pour un ThinkPad-720, ajoutez l'option
tp720=1.
Configuration de sous-systèmes SCSI IBM Microchannel
ibmmcascsi=N
ou N est le pun (ID SCSI) du sous-système.
CD-ROMs (Non-SCSI/ATAPI/IDE)
L'Interface Aztech
La syntaxe pour ce type de carte est :
aztcd=iobase[,magic_number]
Si l'on fournit un numéro magique valant 0x79 alors le
driver démarrera quelque soit la version du matériel, même
inconnue. Toutes les autres valeurs sont ignorées.
CDROM `backpack' MicroSolutions
Syntaxe :
bpcd=iobase
l'Interface Sony CDU-31A and CDU-33A
Cette interface CD-ROM est présente sur certaines cartes
sonores Pro Audio Spectrum et sur d'autres cartes fournies
par Sony. La syntaxe est la suivante :
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 17
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
cdu31a=iobase,[irq[,is_pas_card]]
Fournir une valeur d'IRQ nulle indique au driver que les
interruptions matérielles ne sont pas supportées (comme
sur certaines cartes PAS). Si votre carte supporte les
interruptions, vous devez les utiliser car cela réduit
grandement l'utilisation du CPU par le driver.
La valeur de is_pas_card doit être `PAS' si l'on utilise
une carte Pro Audio Spectrum, et rien sinon.
L'interface Sony CDU-535
La syntaxe de cette interface CD-ROM est la suivante :
sonycd535=iobase[,irq]
Un zéro peut être utilisé comme iobase en tant que valeur
fictive si l'on veut seulement indiquer la valeur d'IRQ.
L'Interface GoldStar
La syntaxe pour cette interface est :
gscd=iobase
L'interface ISP16
Syntaxe :
isp16=[iobase[,irq[,dma[,type]]]]
(trois entiers et une chaîne). Si le type indique est
`noisp16', l'interface ne sera pas configurée. Sinon les
autres types possibles sont : `Sanyo", `Sony', `Panasonic'
et `Mitsumi'.
L'Interface Mitsumi Standard
La syntaxe pour cette interface CD-ROM est :
mcd=iobase,[irq[,wait_value]]
La valeur wait_value est utilisée comme délai interne pour
les personnes qui ont des problèmes avec leur lecteur, et
est implémenté ou non en fonction d'une directive #define
à la compilation. Le Mitsumi FX400 est un lecteur CD-ROM
IDE/ATAPI et n'utilise pas le driver mcd.
L'Interface Mitsumi XA/MultiSession
Il s'agit du même matériel que le précédent, mais le
pilote de périphérique a des possibilités étendues.
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 18
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
Syntaxe:
mcdx=iobase[,irq]
L'Interface Optics Storage
La syntaxe pour ce type de carte est :
optcd=iobase
L'Interface Phillips CM206
La syntaxe pour ce type de carte est :
cm206=[iobase][,irq]
Le driver suppose que les nombres entre 3 et 11 sont des
valeurs d'IRQ, et ceux entre 0x300 et 0x370 des ports
d'entrées/sorties. Ainsi on peut spécifier une seule
valeur ou les deux, dans un ordre quelconque. Il accepte
également `cm206=auto' pour valider l'autodétection.
L'Interface Sanyo
La syntaxe pour ce type de carte est :
sjcd=iobase[,irq[,dma_channel]]
L'Interace SoundBlaster Pro
La syntaxe pour ce type de carte est :
sbpcd=iobase,type
où type est l'une des chaînes suivantes (respecter majus
cules/minuscules) : `SoundBlaster', `LaserMate', ou
`SPEA'. La valeur pour iobase est celle de l'interface
CD-ROM, et non pas celle de la partie son de la carte.
PÉRIPHÉRIQUES ETHERNET
Chaque périphérique utilise des paramètres spécifiques,
mais ils partagent tous au moins une valeur d'IRQ, une
base d'entrée/Sortie et un nom. Dans sa forme la plus
générique la ligne d'argument est la suivante :
ether=irq,iobase[,parm_1[,...parm_8]],nom
le premier argument non-numérique est considéré comme le
nom. La valeur de parm_n (si elle existe) a une
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 19
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
signification différente pour chacun des drivers.
Habituellemement les valeurs parm_n sont utilisées pour
indiquer des options comme l'adresse d'une mémoire
partagée, la séléction d'interface, le canal DMA, etc...
L'utilisation la plus courante de ce paramètre est de
forcer la détection d'une seconde carte ethernet, car
l'attitude par défaut consiste a n'en détecter qu'une
seule. Ceci peut être effectué simplement avec :
ether=0,0,eth1
Notez que les valeurs nulles pour irq et iobase dans
l'exemple précédent indiquent au driver d'effectuer
l'auto-détection.
Le Ethernet-HowTo contient une documentation très complète
sur l'utilisation de plusieurs cartes, et sur les valeurs
des param_n spécifiques aux cartes ou drivers. Les
lecteurs intéressés se réfèreront à la section traitant de
leur carte dans ce document.
LES LECTEURS DE DISQUETTES
Il existe de nombreuses options pour le driver de lecteurs
de disquettes, et elles sont listées dans le fichier
README.fd du repertoire linux/drivers/block. Les informa
tions suivantes sont extraites de ce fichier.
floppy=mask,allowed_drive_mask
Utiliser la valeur mask comme masque binaire des lecteurs
valides. Par défaut, seules les unités 0 et 1 de chaque
contrôleurs de disquettes sont valides, car certains
périphériques non-standard (cartes mères ASUS PCI) blo
quent le clavier quand on accède aux unités 2 ou 3. Cette
option est quelque peu obsolète avec la configuration
cmos.
floppy=all_drives
Valide tous les lecteurs. Utilisez ceci si vous disposez
de plus de deux lecteurs connectés sur un même controleur.
floppy=asus_pci
Ne valide que les unités 0 et 1 (option par défaut).
floppy=daring
indique au driver que le contrôleur a un comportement cor
rect. Ceci permet des opérations plus efficaces et plus
rapides, mais peut échouer avec certains contrôleurs.
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 20
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
floppy=0,daring
indique au driver que le contrôleur doit être utilisé avec
méfiance.
floppy=one_fdc
indique au driver que vous n'avez qu'un seul contrôleur
(attitude par défaut).
floppy=two_fdc or floppy=adresse,two_fdc
indique au driver que vous disposez de deux contrôleurs.
Le second est supposé se trouver à l'adresse indiquée. Si
l'adresse est absente, on suppose qu'elle vaut 0x370.
floppy=thinkpad
indique au driver que vous avez un Thinkpad. Les Thinkpads
utilisent une convention inversée pour le changement de
disques.
floppy=0,thinkpad
indique au driver que vous n'avez pas de Thinkpad.
floppy=drive,type,cmos
fixe le type cmos du lecteur, et valide le lecteur. Ceci
est utile si vous avez plus de deux lecteurs de disquettes
(seulement deux sont indiqués dans la configuration cmos),
ou si votre BIOS utilise un type de mémoire cmos non-stan
dard. Indiquer CMOS à 0 pour les deux premiers disques
(défaut), fera lire la mémoire cmos par le driver pour ces
deux disques.
floppy=unexpected_interrupts
Afficher un message d'avertissement si une interruption
inattendue est reçue (comportement par défaut).
floppy=no_unexpected_interrupts or floppy=L40SX
Ne pas afficher de message d'avertissement si une inter
ruption inattendue est reçue. Ceci est nécessaire sur les
laptops IBM L40SX dans certains modes vidéos. (Il semble
y avoir une interaction entre la vidéo et les disquettes.
Les interruptions inattendues n'affectent que les perfor
mances et peuvent être ignorées en toute sécurité).
LE CONTROLEUR SON
Le driver sonore ne peut accepter que des arguments pour
surcharger les valeurs définiés à la compilation. Ceci
n'est pas recommandé car il est assez complexe. Les
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 21
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
options sont décrites dans le fichier Readme.Linux du
répertoire linux/drivers/sound. Il accepte des arguments
de boot de la forme :
sound=device1[,device2[,device3...[,device10]]]
où chaque valeur de deviceN utilise le format 0xTaaaId,
avec :
T - Type de périphérique : 1=FM, 2=SB, 3=PAS, 4=GUS,
5=MPU401, 6=SB16, 7=SB16-MPU401
aaa - Adresse d'entrée/sortie en héxadécimal
I - Interruption en héxadécimal (10=A, 11=B, ...)
d - Canal DMA
Comme vous le voyez c'est assez compliqué, et il vaut
mieux compiler un noyau avec ses propres valeurs. L'utili
sation de l'argument de démarrage `sound=0' désactivera
totalement le driver sonore.
DRIVERS ISDN
Le driver ISDN ICN
Syntaxe :
icn=iobase,membase,icn_id1,icn_id2
ou icn_id1,icn_id2 sont deux chaînes permettant d'identi
fier la carte dans les messages du noyau.
Le driver ISDN PCBIT
Syntaxe :
pcbit=membase1,irq1[,membase2,irq2]
ou membaseN est l'adresse de depart de la mémoire
partagée de la Nième carte, et irqN est la configuration
d'interruption de la Nième carte. Par défaut IRQ vaut 5
et membase 0xD0000.
Le driver ISDN Teles
Syntaxe :
teles=iobase,irq,membase,protocol,teles_id
ou iobase est l'adresse du port d'entrée/sortie de la
carte, membase est l'adresse de départ de la mémoire
partagée, irq le canal d'interruption utilisé par la
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 22
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
carte, et teles_id un identificateur ASCII unique.
DRIVERS DE PORT SERIE
Le driver RISCom/8 Multiport Serial(`riscom8=')
Syntaxe :
riscom=iobase1[,iobase2[,iobase3[,iobase4]]]
Plus de détails sont disponibles dans /usr/src/linux/Docu
mentation/riscom8.txt.
Le driver DigiBoard (`digi=')
Si l'on utilise cette option, elle doit avoir exactement
six paramètres. Syntaxe :
digi=status,type,altpin,numports,iobase,membase
Les paramètres peuvent être fournis sous forme d'entiers
ou de chaînes. Si l'on utilise des chaînes, iobase et mem
base doivent être indiqués en héxadécimal. Les argument
entiers sont, dans l'ordre : status (Enable(1) activer ou
Disable(0) désactiver la carte), type (PC/Xi(0), PC/Xe(1),
PC/Xeve(2), PC/Xem(3)), altpin (Enable(1) activer ou Dis
able(0) désactiver la seconde configuration des broches),
numports (nombre de ports sur la carte), iobase (Port
d'entrée/sortie de la carte (en héxa)), membase (Adresse
de base de la fenetre mémoire (en héxa)). Ainsi, les deux
chaînes d'arguments suivantes sont équivalentes :
digi=E,PC/Xi,D,16,200,D0000
digi=1,0,0,16,0x200,851968
Plus de détails sont disponibles dans /usr/src/linux/Docu
mentation/digiboard.txt.
Le driver Baycom Serial/Parallel Radio Modem
Syntaxe :
baycom=iobase,irq,modem
Il y a exactement 3 paramètres. Si vous avez plusieurs
cartes, utilisez plusieurs commandes `baycom='. Le
paramètre modem est une chaîne prenant l'une des valeurs
suivantes ser12, ser12*, par96, par96*. Ici * indique la
gestion logicielle du DCD doit être activée, et
ser12/par96 correspond au type de modem supporté. Pour
plus de détails, consultez
/usr/src/linux/drivers/net/README.baycom.
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 23
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
Le driver Soundcard radio modem
Syntaxe :
soundmo
dem=iobase,irq,dma[,dma2[,serio[,pario]]],0,mode
Tous les paramètres sont des entiers, sauf les deux
derniers. La valeur 0 est nécessaire pour éviter un bug
dans le code de démarrage. Le paramètre `mode' est une
chaîne avec la syntaxe hw:modem, ou hw correspond à sbc,
wss, ou wssfdx et modem correspond à afsk1200, ou fsk9600.
PILOTE D'IMPRIMANTE
`lp='
Dans les noyaux plus récents que le 1.3.75, on peut indi
quer au pilote d'imprimante les ports à utiliser et ceux à
ne pas utiliser. Ceci permet d'éviter que le pilote
n'examine tous les ports, afin que d'autres pilotes (PLIP,
PPA) les utilisent.
Le format de l'argument, est une suite de paires (adresse
entrée/sortie, irq). Par exemple lp=0x3bc,0,0x378,7 per
met d'utiliser le port 0x3bc sans IRQ (polling), et
utilisera l'irq 7 pour le port 0x378. Le port 0x278 (s'il
existe) ne sera pas examiné car l'autodétection n'a lieu
qu'en l'absence d'argument `lp='. Pour désactiver
complètement le pilote d'imprimante, utilisez lp=0.
Driver WDT500/501
Syntaxe :
wdt=io,irq
DRIVERS SOURIS
`bmouse=irq'
Le driver busmouse n'accepte qu'un seul paramètre, la
valeur d'IRQ matérielle à utiliser.
`msmouse=irq'
Ceci est exactement la même chose pour le driver msmouse.
souris ATARI
atamouse=threshold[,y-threshold]
Si un seul argument est fourni, il sera utilisé à
la fois pour les seuils x-threshol et y-threshold.
Sinon, le premier argument est x-threshold et le
second y-threshold. Ces valeurs doivent être dans
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 24
BOOTPARAM(7) Manuel de l'administrateur Linux BOOTPARAM(7)
l'intervalle 1 à 20 inclus. La valeur par défaut
est 2.
PÉRIPHÉRIQUES VIDÉO
`no-scroll'
Cette option indique au pilote de console de ne pas
utiliser de défilement matériel (quand le défilement est
géré en déplaçant l'adresse de l'écran dans la mémoire
video sans déplacer les données). Ceci est nécessaire pour
certaines machines Braille.
AUTHEURS
Linus Torvalds (et de nombreux autres)
VOIR AUSSI
klogd(8), lilo.conf(5), lilo(8), mount(8), rdev(8)
Cette page de manuel a été conçue à partir du Boot-Parame
ter-HOWTO version 1.0.1 écrit par Paul Gortmaker. Des
compléments d'information seront donc trouvés dans ce doc
ument (ou une version plus récente).
TRADUCTION
Christophe Blaess, 1997.
Linux 2.1.21 25 Janvier 1997 25