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Sous-sections

7.1 Installer une station de travail individuelle

  
7.1.1 Faire cohabiter Linux avec d'autres systèmes [YB]

Linux accepte fort bien de cohabiter avec d'autres systèmes d'exploitation. La procédure à suivre pour réaliser cela n'est pas très compliquée, il convient seulement de l'exécuter avec soin - et surtout dans le bon ordre ! Cette procédure dépend de ce que vous installez, aussi distinguerons-nous différents cas.

Nous nous placerons ici dans l'hypothèse d'une machine <<nue>>, sur laquelle rien n'est installé, avec un seul disque dur. C'est la situation la plus simple. Sachez toutefois qu'il est possible d'ajouter un système à une machine déjà configurée, sans tout détruire, mais l'opération peut se révéler particulièrement délicate. Par ailleurs, si ce n'est déjà fait, nous vous recommandons vivement la lecture de la section 2.1.3 page [*] consacrée à la structure d'un disque dur, sans quoi ce qui suit risque de ne pas être très intelligible.

Nous envisagerons principalement les cas où Linux doit cohabiter avec un système édité par Microsoft, tels que MS-DOS, Windows 95 ou Windows 98. Afin de simplifier la rédaction, nous ne parlerons que de Windows 95, mais tout ce qui concerne Windows 95 s'applique également à Windows 98 et MS-DOS.

Avant de commencer, une remarque générale : lors de l'installation, il vous sera généralement proposé de créer une disquette de démarrage, pour vous permettre de démarrer votre système Linux. Si les manipulations indiquées ici vous semblent hasardeuses ou trop compliquées, la solution du démarrage à partir d'une disquette est parfaitement valable et beaucoup plus simple - ne perdez toutefois pas cette disquette, et n'hésitez pas à la dupliquer...

7.1.1.1 Le boot loader7.3 [YB]

Lorsque l'on a plusieurs systèmes sur une même machine, le premier problème qui vient à l'esprit est : <<comment choisir quel système lancer ?>> Le boot loader répond à cette question. Son rôle est de proposer, au démarrage de la machine, une liste de systèmes parmis lesquels choisir celui que l'on désir lancer.

Linux possède son propre boot loader, nommé lilo (en fait lilo est plus que cela, nous y reviendrons par la suite). Celui-ci n'est toutefois pas parfait. D'une part, dans le cas d'une évolution future, il est mal supporté par les systèmes commerciaux et souvent ceux-ci l'écrase purement et simplement. D'autres part, il est actuellement incapable de lancer certains systèmes, tel que Windows NT. Enfin, il n'est pas très convivial. Mais il peut parfaitement convenir dans bien des situations.

A l'opposé, est le boot loader proposé par le système OS/2 d'IBM, ainsi que par le logiciel PartitionMagic déjà évoqué. Relativement esthétique, simple à utiliser et à configurer, il est en mesure de lancer n'importe quel système que vous pourriez installer. C'est donc celui que nous vous recommandons.

Intermédiaire est le boot loader proposé par Windows NT. Il peut également lancer à peu près n'importe quoi, mais sa configuration est sensiblement plus délicate. Afin de simplifier cette configuration, nous vous conseillons de récupérer le programme bootpart (http://www.winimage.com/bootpart.htm) qui est fort pratique (bien que l'on puisse s'en passer).

7.1.1.2 Windows 95 et Linux [YB]

Première situation possible, la plus simple : nous voulons installer l'un des trois systèmes MS-DOS, Windows 95 ou Windows 98, et Linux. Le principe général est de réserver la première partition primaire pour Windows 95, et toute autre partition sera contenue dans une partition étendue couvrant le reste de l'espace disque.

La première chose à faire est donc de partitionner le disque, à l'aide de l'utilitaire fdisk qui est normalement présent sur la disquette d'amorce fournie avec votre système Windows 95. Créez une partition primaire de la taille souhaitée, puis une partition étendue sur le reste du disque, puis d'éventuelles autres partitions logiques que vous voudriez voir utilisées par Windows 95. Prenez garde à laisser de l'espace libre pour Linux, en-deçà du 1024eme cylindre ! Une fois les partitions créées et formatées, installer votre système.

Ceci fait, vous pouvez commencer l'installation de Linux. Normalement, le programme d'installation doit vous permettre de créer les partitions destinées à Linux dans l'espace disque restant. A un moment donné (généralement sur la fin), le programme d'installation va vous demander où vous voulez placer le boot loader lilo. Dans ce cas, il faut choisir le Master Boot Record (MBR), sur le premier disque (celui normalement utilisé pour démarrer les systèmes). A moins que cela ne soit fait automatiquement, il faudra alors créer une entrée nommée <<linux>> et pointant vers la partition où doit se monter le répertoire racine, et une autre entrée nommée comme bon vous semble et pointant vers la première partition primaire, celle qui abrite le système Windows 95.

Lors du prochain démarrage de la machine, vous devriez en principe voir une ligne du genre apparaître :

LILO: _

... et vous avez alors quelques secondes pour faire un choix : soit vous appuyez sur Entrée, et vous démarrez Linux, soit vous tapez le nom choisi précédemment suivi d'Entrée, et vous démarrez votre autre système. Si vous avez oublié ce nom, un appui sur la touche Tabulation vous permet d'obtenir une liste des noms connus de lilo.

7.1.1.3 Windows NT et Linux [YB]

La procédure est un peu différent de celle évoquée plus haut.

Première chose : il est parfaitement possible de placer toutes les partitions dans une seule partition étendue recouvrant tout le disque, bien que cela vous prive partiquement de la possibilité d'installer un système Windows 95 par la suite.

Deuxième chose : seuls les kernels récents (à partir du 2.2.x) peuvent lire naturellement les partitions au format de Windows NT, le NTFS. Il est donc recommandé de prévoir quelque part une partition au format FAT16, si vous voulez partager des données entre les deux systèmes (notez par ailleurs que Windows NT est incapable de lire les partitions au format FAT32, proposé par Windows 95 et Windows 98).

Moralité de ce qui précède : il est recommandé de conserver une première partition primaire en FAT16 (pour une éventuelle installation ultérieure de Windows 95) et de placer les systèmes dans différentes partitions logiques contenues dans une grande partition étendue.

Normalement, vous pouvez effectuer le partitionnement du disque lors de l'installation de Windows NT : c'est donc par celle-ci qu'il faut commencer. Gardez à l'esprit qu'il faut conserver de la place pour Linux dans la partition étendue, et que la partition contenant la racine de Linux doit être en-deçà du 1024emecylindre. En principe, lors de son installation, Windows NT va installer son boot loader : nous verrons bientôt comment l'exploiter.

Une fois Windows NT installé, vous pouvez passer à l'installation de Linux. Attention, lors de la phase de configuration du boot loader lilo, surtout ne choisissez pas le Master Boot Record ! Vous ne pourriez plus démarrer Windows NT. Il est malgré tout nécessaire de l'installer, mais cette fois dans la partition qui contient le répertoire racine de Linux : ceci est obligatoire pour que le boot loader de Windows NT puisse lancer Linux.

Maintenant commence la phase délicate.

1.
Si vous disposez de bootpart, redémarrez la machine sous Windows NT, et suivez les isntructions données par bootpart. En résumé :

(a)
lancez le programme bootpart sans argument, pour repérer quel numéro il affecte à votre partition Linux. Par exemple, le numéro 10.
(b)
relancez le programme avec des paramètres du genre :
bootpart 10 c:\bootlinx.img ''RedHat Linux 5.2''
Vous pouvez changer ce qui se trouve entre les guillemets, et 10 n'est sans doute pas le numéro qui convient pour votre système. Mais l'idée est là.
2.
Si vous ne disposez pas de bootpart, il est absolument indispensable, lors de l'installation de Linux, de créer une disquette de démarrage pour justement démarrer Linux. Démarrez-le donc une fois qu'il est installé, et supposons que le partition qui abrite la racine est /dev/hda7 (adaptez cette hypothèse à voter situation). En tant que root, exécutez la commande :
dd if=/dev/hda7 of=bootlinx.img bs=512 count=1
Arrangez-vous pour placer le fichier bootlinx.img dans la racine de la partition que Windows NT interprète comme C:\  : c'est la partition primaire en FAT16 si vous en avez créé une, sinon il faut faudra passer par l'intermédiaire d'une disquette au format DOS et relancer Windows NT.
Cela étant fait, il va nous falloir modifier le fichier c:\boot.ini depuis Windows NT. Attention, ce fichier texte est protégé : il est nécessaire de lui retirer les attributs système, lecture seule et caché avant de le modifier, et de les rétablir ensuite. Il suffit d'ajouter la ligne suivante à la fin du fichier :
c:\bootlinx.img=''RedHat Linux 5.2''
Là encore, vous pouvez modifier ce qui est entre les guillemets.
Une fois toutes ces opérations effectuées, à chaque démarrage de la machine vous verrez apparaître à la fin du menu du boot loader de Windows NT le texte placé entre guillemets, qui vous permettra de lancer Linux.

7.1.1.4 Windows 95, Windows NT et Linux [YB]

C'est en effet possible...

Le partitionnement du disque est à effectuer dans le même esprit que les deux précédents : la première partition primaire pour Windows 95, et tout le reste dans une partition étendue.

L'ordre est d'importance : commencez absolument par Windows 95. Ensuite, installez Windows NT : normalement, celui-ci détectera la présence de Windows 95, et ajoutera une ligne correspondante dans son boot loader. Enfin, procédez à l'installation de Linux comme évoqué dans la partie précédente : la méthode est la même.

7.1.1.5 Ajouter Linux à une machine déjà configurée [YB]

C'est peut-être la situation la plus fréquente, et la plus pénible.

Généralement, tout le disque est occupé par les systèmes déjà installés : le problème est donc de <<faire de la place>> pour Linux, sauf si vous venez d'acquérir un disque dur encore vierge. Dans ce cas, partitionnez votre nouveau disque comme bon vous semble, et reportez-vous à l'une des sections précédentes. De même, si vous pouvez vous permettre de <<détruire>> votre configuration en supprimant toute partition déjà existante (et donc en perdant toutes les données et programmes qui s'y trouvaient), faites-le et reportez-vous simplement au cas déjà envisagé qui correspond à votre situation.

Dans le cas contraire... c'est sensiblement plus compliqué, car il va nous falloir réduire les tailles des partitions existantes, sans les détruire. De nombreuses distributions Linux viennent accompagnées du programme fips, qui permet de réaliser une telle opération sur les partitions des systèmes MS-DOS, Windows 95 et Windows 98. L'idéal est toutefois de posséder l'utilitaire PartitionMagic déjà évoqué : celui-vous permettra d'aisément réduire les tailles des partitions existantes, et au besoin de les déplacer de manière à ce que l'espace libre soit en un seul bloc, qu'il s'agisse de partition FAT ou NTFS. Quelques précautions avant l'emploi de PartitionMagic ou de fips :

Enfin et pour finir, cette opération est toujours délicate : il est donc souhaitable de vous faire assister par quelqu'un d'expérimenté, au moins la première fois...

7.1.2 Un peu de musique

7.1.3 Graver des CD-ROMs

7.1.4 Utilisation d'un modem

7.1.5 Utiliser un scanner [MG]

Les scanners - et autres périphériques d'acquisition d'images - devraient fonctionner sans problèmes sous Linux. Mais, là encore, la situation réelle n'est pas aussi rose mais les choses s'améliorent énormément avec un projet : SANE (acronyme de Scan Access Now Easy). L'idée est simple : créer un standard pour les périphériques d'acquisition d'image (scanner, appareil photo numérique) sous Linux (voire OS/2) équivalent à la norme TWAIN sous d'autres systèmes.

A l'heure actuelle, SANE en est à la version 1.0, ce qui veut dire première version stable mise à disposition du public. Ce programme est fourni avec toutes les <<bonnes>> distributions, mais est également accessible via le site http://www.mostang.com/sane ou sur des sites miroirs. Si vous avez le choix - et une distribution adéquate - je vous conseille de privilégier une archive au format RPM (gérée par les distributions RedHat et S.u.S.E.), sinon il vous faudra choisir un package TGZ et le compiler vous-même.

D'ailleurs, avant de vous précipiter et de crier victoire, vous trouverez un lien sur le site indiqué pour savoir si votre jouet préféré est reconnu. Eh oui, voici la première limite à ce standard : tous les scanners ne sont pas gérés... cette remarque étant surtout valable pour les scanners d'entrée de gamme sur port parallèle (à part certain modèle Plustek, les autres ne sont pas encore reconnus) et, a fortiori, sur port USB. Mais il ne faut pas désespérer car les choses avancent très vite dans ce domaine.

Si votre modèle (géré par SANE) est relié à une interface SCSI, ne criez pas victoire trop vite. Le problème est simple : sur quelle type de carte est connecté votre scanner ? S'il s'agit d'une interface propriétaire fournie avec votre scanner, les chances de reconnaissance par Linux sont faibles (sauf si elle utilise une puce reconnue, Adaptec par exemple) ; par contre, si votre scanner est relié à une vraie carte SCSI (Tekram, Adaptec...), vous avez toutes les chances de votre côté... à condition que le support pour périphérique <<générique>> soit activé dans votre noyau.

Dans le cas d'une situation idéale, carte SCSI <<standard>>, noyau compilé correctement et scanner pris en charge par SANE, il reste quelques petites paramètres à régler. Tout d'abord, créer un lien entre l'identifiant SCSI du scanner (sgxx représente le numéro du scanner sur la chaîne SCSI) et un périphérique nommé <<scanner>> par la commande <<ln -s /dev/sgx /dev/scanner>>. Ensuite, installer le <<plug-in>> correspondant dans Gimp (logiciel de retouche d'images, voir 4.6.3 page [*]) avec la commande <<ln -s /usr/X11R6/bin/xscanimage ~/.gimp/plug-ins>>. Si vous lancez Gimp, vous verrez alors apparaître votre scanner dans le menu <<Xtns>>, <<Acquire Image>>. Alors, vous n'avez plus qu'à laisser s'exprimer votre créativité.

  
7.1.6 Démarrer en mode graphique



Footnotes

... 7.1
Littéralement, chargeur d'amorce.
... 7.2
Littéralement, chargeur d'amorce.
... 7.3
Littéralement, chargeur d'amorce.

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