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6.2 Partitionnement des disques [YB]

L'espace disque nécessaire à Linux dépend de ce que vous voulez faire avec votre système. Mais à moins que vous n'effectuiez une ré-installation de Linux par-dessus un système déjà installé (pour le mettre à jour, ou changer de distribution), il vous faudra très certainement modifier les partitions de vos disques.

Cette opération peut se réaliser avec l'outil usuel sous Linux, fdisk (voir 2.6.14 page [*]). L'inconvénient de cette méthode est qu'elle est destructive : il faut supprimer les partitions existantes pour pouvoir en créer de nouvelles. Une manière de dégager de l'espace disque sans perdre les informations du disque dur, est d'utiliser par exemple un outil tel que PartitionMagic, édité par PowerQuest (http://www.powerquest.com) : celui-ci vous permet de changer la taille ou de déplacer des partitions sans perte de données. Attention, c'est une opération sensible et critique : il est vivement recommandé d'effectuer une sauvegarde <<propre>> auparavant.

Abordons ici un point technique. Les BIOS des ordinateurs de type PC ne permettent d'accéder (on dit <<adresser>>) qu'à 1024 cylindres sur les disques durs. Or, dans les premières micro-secondes de son démarrage, Linux utilise les fonctions du BIOS (par la suite, celles-ci sont remplacées par les fonctions de Linux), ce qui implique que la partition qui contient la racine du système Linux ne doit jamais commencer au-delà du 1024eme cylindre. Sur les systèmes récents (postérieurs à 1996), les configurations internes permettent souvent d'utiliser les disques en mode dit <<LBA>>, qui résout ce problème en <<bricolant>> la géométrie des disques durs de manière à obtenir moins de 1024 cylindres, ce qui se traduit par une augmentation démesurée du nombre de tête : il est ainsi fréquent de voir des configurations à 128, voire 255, têtes, ce qui ne correspond évidemment pas à la réalité. Référez-vous à la documentation de votre carte mère pour savoir comment fixer ces paramètres.

Pour une plus grande souplesse, les partitions destinées à Linux devraient êtres des partitions étendues.

Commençons par le problème simple de la mémoire virtuelle. Contrairement à d'autres systèmes d'exploitation, Linux réserve une partition complète pour la mémoire virtuelle (le <<swap>>). Celle-ci peut se situer n'importe où sur le disque et sa taille est limitée à 128Mo (mais vous pouvez en créer plusieurs, si vous pensez avoir besoin de beaucoup de mémoire). Un bon compromis est en général 64Mo. Si vous possédez plusieurs disques, il est recommandé de placer la partition swap sur un autre disque que celui où réside le système, afin d'en accélérer les accès.

Le système lui-même, maintenant. Plusieurs stratégies sont possibles, selon vos besoins.

6.2.0.0.1 Une seule partition

La plus simple consiste à ne créer qu'une seule grosse partition pour Linux. Vous pouvez estimer l'espace nécessaire avec le tableau 6.1.


 
Tableau 6.1: Espace disque nécessaire pour Linux
Type d'installation Espace (Mo)

Système standard, sans couche graphique ni le code source du noyau, pas de développement (sauf Perl ou Tcl

150-200
Avec une couche graphique +50-100
Avec le code du noyau +70
Avec librairies de développement +100-300
Prévision d'outils complémentaires (graphisme, bureautique...) +100-400


Ces tailles sont minimales, et incluent un espace disque résiduel de 20 à 50Mo (ce qui n'est pas beaucoup) pour vos fichiers. Les grands intervalles qui peuvent apparaître sont dût à la diversité des éléments concernés. Notez qu'avec un peu de patience et de connaissances, vous pouvez diminuer sensiblement ces chiffres...

6.2.0.0.2 Plusieurs partitions

Une autre stratégie consiste à séparer les éléments secondaires du système sur différentes partitions (voire différents disques), dans le but d'éviter les problèmes d'intégrité pouvant survenir quand une partition est pleine. Typiquement, les répertoires /home, /root et /usr (ou /usr/local, où viennent normalement se placer les logiciels ajoutés au système) peuvent ainsi être <<détachés>>, pour n'êtres montés que lors de la séquence d'initialisation. Par contre, les répertoires /etc, /bin/sbin, /boot, /var, /lib, /proc et /mnt ne doivent pas être séparés.

L'un des intérêts de détacher les répertoires /root et/ou /home est que vous pouvez partager les mêmes données personnelles entre plusieurs systèmes Linux installés. Si vous êtes seul à utiliser votre machine, il peut être interessant de prévoir une partition à part pour vos données, formatée par exemple en FAT16 (système de fichier de MS-DOS), pour les partager entre les différents systèmes que vous pouvez avoir installés sur votre disque.


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