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4.1 Présentation [YB]

Nous n'avons évoqué ici que des outils de ligne de commandes. Ces outils nécessitent de frapper un certain nombre de choses au clavier pour que le travail soit fait. Mais Linux, comme tous les systèmes modernes, possède une interface graphique, c'est-à-dire un outil qui permet de véritablement dessiner à l'écran, pour obtenir un affichage graphique beaucoup plus fin et coloré (voire chatoyant) que ne l'est le mode texte usuel (dans lequel on ne peut dessiner). Cette interface graphique est directement héritée de celle utilisée sous système Unix et X-Window est son nom. On parle ainsi souvent de <<l'interface X>>, ou encore de <<la couche X>>. La grande différence entre le mode texte et le mode graphique, c'est que le premier privilégie le clavier pour piloter l'ordinateur, tandis que le second privilégie la souris, ce petit ramasse-poussière équipé de deux ou trois boutons.

Dans le monde des interfaces graphiques, l'interface X est l'une des plus puissante et des plus riches. Ce qui, à l'instar de Linux en général, la rend particulièrement délicate à paramétrer... Heureusement, de nombreux programmes existent qui facilitent grandement cette tâche ; nous les aborderons plus loin.

L'un des aspects les plus frappants de l'interface X est la possibilité de <<délocaliser>> l'affichage d'un programme, au travers d'un réseau. Prenons un exemple.

Vous vous trouvez quelque part au Canada, et vous disposez d'un ordinateur modérément puissant. D'une manière ou d'une autre, vous avez accès via l'Internet à une machine beaucoup plus puissante située en France. Or, vous avez besoin d'une grosse puissance de calcul pour effectuer l'un de vos travaux (par exemple, une image de synthèse). La première idée serait de prendre l'avion avec vos disquettes en poche, pour utiliser la machine en France... mais ce n'est guère économique, ni en temps ni en argent. Par chance, les deux machines (la vôtre et celle de France) fonctionnent sous Unix (ou Linux). Depuis votre poste, vous vous connectez sur la machine en France avec (par exemple) un telnet. Vous êtes donc virtuellement sur la machine française. La couche X vous permet alors de lancer sur la machine de France (pour bénéficier de sa puissance) le programme graphique qui vous intéresse, et de faire en sorte que l'affichage de ce programme se réalise sur votre écran, et non sur l'écran de la machine en France. Cela peut paraître déroutant au premier abord, mais une fois saisi le principe, on ne peut plus se passer d'une telle possibilité. L'exemple donné ici, qui s'étale sur plusieurs milliers de kilomètres, est bien évidemment valable pour un <<petit>> réseau interne de quelques machines (les performances étant alors évidemment bien meilleurs).

Ce principe est à la base de la notion de Terminal X. Un terminal est une machine minimaliste, peut puissante, disposant du strict nécessaire pour fonctionner. Le rôle de cette machine ne sera alors que d'assurer l'affichage des informations qui lui sont transmises par une autre machine plus puissante. De cette façon, il est relativement aisé de constituer un réseau de plusieurs machines fonctionnant en mode graphique, l'essentiel du travail étant effectué sur une seule <<grosse>> machine, le tout pour un coût réduit (un terminal X, du fait de sa faible configuration, est peu onéreux). Naturellement, plus le nombre de terminaux qui accèdent à la machine puissante est important, plus celle-ci doit être puissante... La configuration d'un réseau de Terminaux X sera abordée dans la section 7.3, page [*].

Mais vous n'êtes pas toujours en réseau : dans ce cas, c'est votre propre machine qui fait tout le travail, les calculs et l'affichage, et l'on parle alors parfois simplement d'une console X.


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