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Sous-sections

1.3 Accéder au système et le quitter proprement

1.3.1 Utilisation du clavier [YB]

Peut-être cette section est-elle inutile pour nombre de lecteurs, mais nous pensons qu'il n'est pas forcement inutile de rappeler certaines choses.

Nous proposons ici une description générale du clavier français utilisé sur ordinateurs de type PC. La figure 1.2 vous présente un modèle de clavier français classique, à 102 touches. Les touches importantes sont nommées, en français et en anglais.


  
Figure 1.2: Le clavier du PC : désignation française et anglaise des touches

\rotatebox{90}{\includegraphics{images/clavier.eps}}


Donnons quelques explications concernant certaines touches. Fréquemment, vous verrez apparaître dans les descriptions la phrase : <<dépend du contexte>>. Cela signifie que le rôle attaché à la touche peut varier selon le logiciel que vous utilisez, l'environnement système, ce genre de choses.

Echappement
dépend du contexte ; souvent utilisée pour interrompre (ou annuler) une action en cours.
Touches de fonction
à chaque touche est attachée une certaine fonction, mais tout dépend du contexte, du programme en cours d'exécution. Souvent, sous interface graphique, la touche F1 appelle une fenêtre d'aide.
Retour arrière
Permet d'effacer le caractère à gauche du curseur clignotant. Les éventuels caractères qui se trouvent à droite sont déplacés vers la gauche.
Insertion
dépend du contexte. Généralement, permet de basculer entre deux modes : le mode insertion, où les caractères que l'on tape <<poussent>> les éventuels caractères à droite du curseur, et le mode réécriture (overwrite), où les caractères que l'on tape remplacent (on dit aussi <<écrasent>>) les éventuels caractères à droite du curseur.
Début
dépend du contexte ; généralement, permet de placer le curseur en début de ligne.
Page arrière
dépend du contexte ; généralement, permet d'afficher la page précédente d'information de celle qui est affichée, si on consulte quelque chose s'étalant sur plusieurs pages.
Verr Num
permet d'activer ou de désactiver le pavé numérique (pour la saisie de nombres) ; normalement, un voyant devrait s'allumer ou s'éteindre.
Tabulation
dépend du contexte ; généralement, décale le curseur vers la droite, comme si on avait appuyé plusieurs fois sur la barre d'espace.
Entrée
le plus souvent, indique à un programme qu'il peut traiter (interpréter, analyser...) des informations (qui peuvent être des ordres) que l'on vient de saisir au clavier ; aussi utilisée souvent pour <<passer à la ligne>>, comme en fin de paragraphe.
Suppression
Permet d'effacer le caractère à droite (ou au-dessus) du curseur clignotant. Les éventuels caractères qui se trouvent à droite sont déplacés vers la gauche.
Fin
dépend du contexte ; généralement, permet de placer le curseur en fin de ligne.
Page suivante
dépend du contexte ; généralement, permet d'afficher la page qui suit celle qui est affichée.
CapsLock
permet d'activer ou de désactiver le verrouillage des majuscules, c'est-à-dire d'obliger (ou non) que tous les caractères frappés soient en majuscules.
Shift
permet d'accéder au symbole en haut à gauche sur certaines touches, ou d'obtenir des caractères majuscules.
Touches de direction
dépendent du contexte ; généralement, permettent de déplacer le curseur dans un texte.
Contrôle
à utiliser en combinaison avec une autre touche, éventuellement avec la touche Alt en plus. Dépend du contexte.
Alt
à utiliser en combinaison avec une autre touche, éventuellement avec la touche Contrôle en plus. Dépend du contexte.
AltGr
équivalente à Alt, mais en plus permet d'obtenir le symbole en bas à droite sur certaines touches.

1.3.2 Procédure d'accès au système [YB]

Sauf circonstance exceptionnelle, l'accès à un système Linux se fait par une procédure d'identification, en fournissant un mot de passe : Linux est en effet protégé, dans le sens où seules les personnes autorisées peuvent l'utiliser. Celles-ci sont appelées les utilisateurs du système. Pour plus d'information concernant les utilisateurs, voyez la section 2.3 page [*] qui leur est consacrée. L'ensemble de cette procédure (nom et mot de passe) est appelée communément procédure de login, ou simplement login. Bien que cela ne soit pas très français, on dit aussi d'un utilisateur qu'il se <<logge>> (se prononce <<logue>>) sur le système.

Pour l'instant, bornons-nous à décrire brièvement la connexion au système. Lorsque vous démarrez Linux, après un défilement plus ou moins long et ésotérique d'informations diverses, une ligne avec un curseur attend une entrée de votre part, par exemple :

kafka login: _

Cela peut être un peu différent pour votre système, et même être en mode graphique : la procédure est toutefois identique.

Le premier mot est le nom de la machine. Pour une machine individuelle, vous verrez plus souvent le nom localhost, un nom générique pour les machines qui ne sont pas destinées a priori à être intégrées dans un réseau local.

Le terme login fait référence à l'identification attendue : à cet endroit, vous devez taper un nom d'utilisateur, validé par la touche Entrée. Pour un système qui vient d'être installé, ce nom est généralement root.

Puis apparaît la ligne :

Password: _

A cet endroit vous donnez le mot de passe correspondant à l'utilisateur indiqué précédemment. Il est normal de ne rien voir s'afficher à l'écran : c'est pour éviter que quelqu'un ne lise votre mot de passe par-dessus votre épaule. Validez par Entrée, et vous pouvez alors commencer à utiliser le système.

  
1.3.3 Notion de console [YB]

Considérez un ordinateur sur lequel tourne, par exemple, Linux. Ce que l'on appelle la console, c'est l'ensemble écran-clavier-souris, directement branchés sur l'ordinateur en question. La console se distingue du terminal (constitué des mêmes éléments) en ceci que ce dernier accède à l'ordinateur par l'intermédiaire d'un réseau.

Physiquement, il ne peut y avoir qu'une seule console pour un ordinateur donné (sauf de très rares exceptions). Linux, toutefois, offre la possibilité de <<faire comme si>> l'ordinateur disposait de plusieurs consoles : ces consoles sont alors dites virtuelles, car à un instant donné, seule l'une d'entre elles correspond à une réalité physique. Dans la littérature que vous pouvez rencontrer, il n'est pas rare de voir désigner les consoles par le terme <<TTY>> (qui vient du mot <<télétype>>).

En mode texte, ces consoles sont habituellement au nombre de 6. Ce nombre peut varier, être adapté à vos besoins spécifiques, selon le contenu du fichier /etc/inittab (consultez la section 2.5.2.1 consacrée à ce fichier, page [*]).

Le passage d'une console virtuelle à l'autre peut se faire à n'importe quel moment durant le fonctionnement du système : il suffit, au clavier, de presser simultanément la touche <<Alt>> et l'une des touches de fonction <<Fn>>, où n est le numéro de la console virtuelle que vous souhaitez obtenir. Au démarrage, vous êtes sous la console 1.

Ce mécanisme peut vous paraître un gadget, mais son utilité vous apparaîtra rapidement à l'usage. Une utilisation typique est d'utiliser une console pour saisir et exécuter des commandes plus ou moins complexes, et une ou plusieurs autres consoles pour visualiser diverses documentations expliquant comment utiliser ces commandes.

Nous n'avons évoqué ici que le cas du mode texte. Un mécanisme analogue existe pour le mode graphique, plus sophistiqué (sans pour autant être plus complexe) : il sera abordé dans le chapitre 4 consacré à la couche graphique, page [*].

1.3.4 Quitter le système [YB]

Au stade actuel de son développement, Linux est suffisamment robuste pour fonctionner vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pour une durée théoriquement infinie (sauf dysfonctionnement grave d'un programme, au point de déstabiliser le système). Mais pour une machine personnelle, il est plus courant de ne l'allumer que lorsqu'on en a besoin, et de l'éteindre aussitôt que l'on a terminé ce que l'on avait à faire.

Du fait de sa complexité, Linux ne doit pas être arrêté brutalement, sous peine de risquer d'endommager gravement le système dans son ensemble (ceci est également vrai pour d'autres systèmes, tels que Windows ou Unix) : il est nécessaire, en quelque sorte, de prévenir Linux que l'on s'apprête à stopper son fonctionnement. Ceci afin de lui permettre de s'assurer que tout ce qui devait être sauvegardé l'a bien été, et plus généralement de prévenir les éventuels utilisateurs ou machines qui lui sont connectés.

L'arrêt immédiat du système se fait par l'une des deux commandes, équivalentes :

shutdown -h now

halt

Si l'on désire non seulement arrêter immédiatement le système, mais en plus redémarrer la machine juste après cet arrêt, l'une des deux commandes suivantes peut être utilisée :

shutdown -r now

reboot

Seul l'utilisateur root est normalement autorisé à utiliser ces commandes, mais certains environnements graphiques permettent à d'autres utilisateurs d'arrêter la machine.

Nous n'avons évoqué ici que les procédures d'arrêt les plus simples. Vous pouvez toutefois avoir besoin d'un comportement plus sophistiqué, selon vos besoins : consultez les pages man de shutdown pour plus de détails.


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