Bienvenue à FIPS
The First nondestructive Interactive Partition Splitting program

Le premier programme interactif de repartitionnement non destructif
alias le Fabuleux Initiateur de Partitions Supplémentaires

Version 2.0
11 mai 1998

Copyright 1993-98 Arno Schaefer
Portions du code Copyright 1997/98 Gordon Chaffee
Copyright 1999, 2000 César Alexanian pour la présente traduction,
version 20000228, publiée sur Linux-France
Certains paragraphes écrits en italiques sont le fruit de la relecture minutieuse en ligne de Pierre Jarillon, président de l'Abul

0. Ce dont vous avez besoin pour utiliser FIPS
1. Introduction
2. Ce que FIPS fait
3. Sécurité
4. Restrictions
5. Avant de commencer
6. Utilisation avec un SE multitâche
7. Utilisation de FIPS
8. Après avoir subdivisé la partition
9. Options de la ligne de commande
10. Dépannage
11. Remerciements

Dans le fichier SPECIAL.DOC :

S1. Utilisation avec Stacker/SuperStor/Doublespace etc.
S2. Utilisation avec OS/2
S3. Utilisation avec OnTrack Disk Manager et drivers similaires

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FIPS est un programme destiné à modifier une table des partitions sans perdre de données.

FIPS est un logiciel libre : vous pouvez le redistribuer et/ou le modifier sous les termes de la licence GNU General Public License telle que publiée par la Free Software Foundation, dans sa version 2 ou (selon votre convenance) toute version ultérieure.

FIPS est distribué dans le but d'être utilisé, mais SANS GARANTIE AUCUNE (...) Lire la Licence Publique Générale pour plus de détails.

Vous devez avoir reçu, avec FIPS, une copie de la Licence Publique Générale (fichier COPYING). Sinon, écrivez à la Free Software Foundation, 675 Mass Ave, Cambridge, MA 02139, USA.

Envoyez tout rapport de problème et questions (en anglais !) à :
arno_schaefer@gmx.de

Tout commentaire concernant la présente traduction est à envoyer à
cesar@linux-france.org


0. Ce dont vous avez besoin pour utiliser FIPS

Vous devez disposer d'un programme de défragmentation capable de déplacer toutes les données vers le début du disque dur. FIPS ne pourra diviser votre partition que si vous avez assez d'espace disponible à la fin de votre disque dur. Windows 95 et les versions ultérieures de MS-DOS incluent DEFRAG, qui est suffisant pour cette opération. D'autres programmes sont également utilisables tels que Norton Speedisk, PCTool's Compress, Diskopt du DOS 7 de Novell, ou des partagiciels tels que ORG, DOG ou SAFPAK (disponibles sur le serveur FTP anonyme de tout miroir de SimTel, dans le répertoire diskutil). Je ne les ai cependant pas tous testés, donc ne m'en veuillez pas s'ils ne fonctionnent pas sur votre système.

Vous pouvez aussi utiliser un programme du genre Norton Disk Doctor (ou "scandisk" sous DOS 6.*/Windows 9x) pour vérifier l'état de partitions avant et après avoir utilisé FIPS.

FIPS a été développé sous DOS 5.0. Il fonctionne vraisemblablement sans problème avec n'importe quelle version à partir de la 3.0 mais pas avec la 2.0. Toutefois, il ne serait pas de très grande utilité avec des versions de DOS antérieures puisque les grosses partitions ne sont disponibles que depuis le DOS 4. Il a été testé avec succès sur des systèmes DOS 6.0 et 6.2 ainsi que sur le DOS 7 de Novell. J'ai aussi reçu des rapports d'utilisation réussie sur les partitions de Windows 95. Notez que les noms de fichiers longs ne sont pas un problème pour FIPS car il travaille en bas niveau, très en-deçà de la structure des répertoires et fichiers. Il est préférable et recommandé d'amorcer à partir d'une disquette DOS avant d'utiliser FIPS (voir section 6). Aucun problème pour Windows 98 également. Fips a été utilisé des dizaines de fois sans le moindre problème. Les FAT16 et FAT32 sont parfaitement gérées.

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1. Introduction

Ce programme a été inspiré par le Projet Linux. Lorsque l'on installe Linux sur un PC utilisé aussi sous DOS/Windows, on souhaite souvent conserver une partition plus petite pour les logiciels DOS. Mais certains disques contenant uniquement une grande partition, vous devriez normalement sauvegarder complètement le disque, effacer la partition existante et créer deux (ou plus) nouvelles partitions, puis restaurer la sauvegarde sur l'une des nouvelles partitions. Sur les systèmes actuels, dont les disques durs ont des capacités supérieures à 500 Mo, une sauvegarde complète devient pratiquement impossible sans un support approprié (bandes DAT ou DLT) une fois que le disque a été rempli au-delà d'une fraction négligeable. Quoique la sauvegarde des données les plus importantes soit une pratique plus que recommandée, la réinstallation des logiciels exigerait beaucoup de temps.

FIPS a été écrit pour remédier à ce problème. Vous pouvez grâce à lui subdiviser une partition sans y perdre aucune donnée, à la condition expresse qu'il y ait de la place suffisante pour la nouvelle partition à la fin de l'ancienne.

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2. Ce que FIPS fait

FIPS réduit la taille d'une partition en modifiant certaines valeurs dans la table des partitions et dans le secteur d'amorçage. Il ne modifie pas le formatage de la partition, en particulier la taille de l'unité d'allocation ni celle de la table d'allocation des fichiers (FAT). Cependant, la partition réduite aura une FAT qui sera en partie inutilisée, mais cela ne pose aucune difficulté à DOS.

Avec l'espace ainsi libéré, FIPS crée une nouvelle partition primaire DOS.

Si vous désirez utiliser la nouvelle partition sous un OS différent (par exemple Linux), utilisez son programme fdisk pour modifier le type de la nouvelle partition (se référer au manuel de l'OS).

Si vous désirez utiliser la nouvelle partition sous DOS/Windows, vous pouvez l'utiliser telle quelle (après l'avoir formatée !), mais assurez-vous de ce qui suit :

Selon les références officielles, un disque DOS ne peut avoir qu'une seule partition primaire. Toutes les versions de DOS (du moins à partir de la 5.0) fonctionneront sans problème avec plusieurs partitions primaires, mais c'est une "fonction non documentée". Si vous tenez à suivre les règles officielles, vous pouvez supprimer la nouvelle partition avec fdisk et créer une partition étendue à la place.

Il peut être utile de conserver plusieurs partitions primaires, par exemple afin de pouvoir amorcer depuis différentes partitions en changeant la partition active grâce à fdisk.

Les problèmes connus avec des partitions primaires multiples sont :

  1. Si vous supprimez accidentellement une partition primaire avec fdisk, vous ne pourrez pas la recréer facilement car fdisk la refusera. Il existe d'autres programmes fdisk qui peuvent fonctionner, mais si eux aussi échouent, vous devrez réamorcer à partir d'une disquette d'amorçage Linux pour pouvoir lancer le fdisk de Linux. C'est fastidieux.
  2. Il existe des groupes de logiciels qui travaillent avec la table de partition et qui peuvent être déroutés par de multiples partitions primaires. L'un d'eux était SFS, le "Système de sécurité de fichiers" de Peter Gutmann. Je pense que Peter a fait les changements à son programme pour accepter certaines configurations inhabituelles, mais il peut exister d'autres groupes de programmes qui auront des difficultés.

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3. Sécurité

FIPS a été spécialement conçu afin d'offrir une sécurité maximale. Au démarrage, il vérifie la table des partitions, le secteur d'amorçage et la FAT. S'il détecte une quelconque anomalie, il vous en informera. S'il y a des erreurs, FIPS ne procédera pas à la partition.

Vous avez la possibilité de sauvegarder des copies de votre racine ainsi que le secteur d'amorçage sur une disquette avant de procéder au repartitionnement. De fait, fips sauvegarde automatiquement le MBR sur la disquette avant de le modifier. Il le met dans un fichier numéroté 000 puis incrémenté de 1 à chaque opération. Ainsi, la disquette se remplit un peu plus à chaque utiisation. Il faut donc repérer avec soin le nom de ces fichiers au cas où... Il faut en outre savoir que le numéro du disque est aussi mémorisé dans ledit fichier. Ainsi, la restauration du disque D: n'ira pas se loger sur C:... Cela a été expérimenté. Mais avant de le faire, le code source avait été relu aux fins de vérification... Vive le logiciel libre ! Si quelque malheur arrivait, vous pourriez ainsi les restaurer avec le programme "restorrb.exe" (voir section 5). Je vous recommande fortement l'utilisation de cette faculté. Il vous sera ainsi possible de revenir à la précédente partition après coup, et il serait donc judicieux de garder l'image du secteur racine/amorçage en lieu sûr. FDISK teste l'espace libre sur la partition et vous laisse alors le choix du nouveau cylindre de départ correspondant.

Après avoir calculé la nouvelle table de partition et le secteur d'amorçage, FIPS teste à nouveau chaque élément afin de détecter d'éventuelles erreurs dans le calcul. Si et seulement si tout est OK, FIPS vous demandera la permission d'écrire sur les nouveaux secteurs racine d'amorçage.

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4. Restrictions

FIPS ne travaille qu'avec des disques durs gérés par le BIOS et utilisant l'interruption 13h pour les accès bas niveau des disques durs. C'est le cas pour la majorité des PC. J'ai eu connaissance d'un cas sur une ancienne interface SCSI Adaptec qui avait un pilote logiciel qui travaillait différemment. Dans ce cas, vous ne pouvez que souhaiter obtenir un nouveau pilote auprès d'Adaptec. Ce problème n'existe plus avec toutes les nouvelles cartes Adaptec (j'en utilise une personnellement [moi aussi, ndt]).

FIPS ne fonctionne qu'avec des disques durs dont la taille du secteur est de 512 octets. Il semble que DOS soit capable de fonctionner avec des tailles de secteur différentes, mais je ne l'ai jamais constaté.

FIPS ne divisera pas les partitions en FAT12 (vous ne voudriez tout de même pas diviser des partitions inférieures à 10 Mo, n'est-ce pas ?).

FIPS ne subdivisera que des partitions DOS. La table des partitions et le secteur d'amorçage doivent être conformes aux conventions MSDOS 3.0+. Cela est marqué par l'indicateur système dans l'octet de la table des partitions, il doit avoir la valeur 4 (secteur 16 bits) ou 6 (secteur 32 bits).

Il ne subdivisera pas volontairement les partitions Linux.

NOUVEAU : Les partitions Windows 95 FAT32 sont maintenant aussi prises en compte.

FIPS ne fonctionne pas sur les partitions DOS étendues.

FIPS ne fonctionnera pas si vous avez déjà quatre partitions puisqu'il nécessite une entrée vide dans la table des partitions.

FIPS ne réduira pas la partition d'origine à une taille inférieure à 4085 unités d'allocation car cela impliquerait la réécriture de la FAT16 au format FAT12.

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5. Avant de commencer

Lancez CHKDSK ou SCANDISK sur la partition que vous voulez subdiviser.

Si vous avez Norton Disk Doctor ou similaire, vous pouvez l'utiliser en lieu et place. Assurez-vous qu'il ne reste aucune unité d'allocation "morte" sur le disque.

Insérez une disquette amorçable dans le lecteur A:. Sous DOS, vous l'obtenez normalement en tapant la commande "sys a:" ou "format a:/s". Sous Windows NT ou OS/2, elle s'obtient de manière différente, et, en cas de doute, lisez votre manuel ou amorcez à partir d'un disque PC DOS.

Copiez les fichiers RESTORRB.EXE, FIPS.EXE et ERRORS.TXT sur cette disquette.

Tentez d'amorcer à partir de cette disquette. Lisez votre manuel ou demandez à votre gourou local si vous n'arrivez pas à amorcer depuis la disquette ou si vous n'accédez pas à votre disque dur après l'amorçage (à tester avec la commande "dir c:", vous devez voir le répertoire racine de votre disque dur). Si tout échoue, essayez d'utiliser FIPS après un démarrage normal à partir du disque dur (un tout petit peu plus risqué, mais c'est parfois la dernière solution).

Lorsque vous lancerez FIPS (plus tard !), vous pourrez faire des copies de sauvegarde de votre secteur root et d'amorçage sur le lecteur A: dans un fichiers appelé ROOTBOOT.00x (où x est un chiffre de 0 à 9). Si un malheur survenait durant l'utilisation de FIPS, vous pourriez alors restaurer la configuration d'origine en amorçant depuis la disquette et en lançant RESTORRB. Notez toutefois que si vous utilisiez FIPS plus d'une fois (ce qui, normalement, n'est pas nécessaire mais peut survenir), autant de fichiers ROOTBOOT supplémentaires seront écrits sur la disquette. RESTORRB vous laissera ainsi choisir la configuration à restaurer. Le fichier RESTORRB.000 contient votre configuration originale. Essayez de ne pas vous tromper de version !

Vous aurez par la suite besoin de ce fichier de sauvegarde (ROOTBOOT.00x) si vous décidiez d'annuler la subdivision de partition.

Mais avant de lancer FIPS, vous DEVEZ DéS MAINTENANT défragmenter votre disque dur. Tout l'espace destiné à la nouvelle partition doit être libre. Prenez garde au fait que le fichier Swap de Windows peut ne pas être déplacé par certains programmes de défragmentation. Vous devez le désinstaller (dans la partie 386enhanced du panneau de configuration de Windows) et le réinstaller après en avoir fini avec FIPS.

Si vous utilisez IMAGE ou MIRROR, le dernier secteur du disque dur contient un fichier système caché qui pointe sur vos fichiers miroirs. Vous DEVEZ supprimer ce fichier avant d'utiliser FIPS (il sera recréé lors du prochain lancement de mirror). Faites "attrib &endash;r &endash;s &endash;h image.idx" ou "attrib &endash;r &endash;s &endash;h mirorsav.fil" dans le répertoire racine, puis supprimez le fichier.

Si FIPS ne vous offre pas autant d'espace disque pour la création de la nouvelle partition que ce que vous vouliez avoir, voici quelles pourraient en être les raisons :

  1. Vous avez encore trop de données dans la partition restante. Diminuez d'autant la nouvelle partition ou supprimez quelques données.
  2. Il y a des fichiers cachés dans l'espace destiné à la nouvelle partition qui n'ont pas été déplacés par le programme de défragmentation. Vous pouvez trouver les fichiers cachés sur le disque en tapant la commande "dir /a: /s" (et "dir /a:s /s" pour les fichiers système). Assurez-vous qu'un tel programme en est capable. Si un tel fichier est le fichier d'échange d'un programme (par exemple NDOS), il peut être supprimé en toute sécurité (et sera automatiquement recréé plus tard lorsque le besoin s'en fera sentir). Lire votre manuel pour plus de détails.

Si le fichier se révèle être une sorte de protection contre la copie, vous devez désinstaller le programme concerné et procéder à sa réinstallation après avoir partitionné le disque.

Je ne peux pas vous aider plus que cela. Si vous avez vraiment un doute sur la conduite à tenir, me contacter directement (en anglais).

Attention ! Ne pas tenter de supprimer les fichiers systèmes cachés du DOS (ibmbio.com et ibmdos.com ou similaires). Vous vous retrouveriez avec un disque dur qui refusera d'amorcer. Tant que ces fichiers sont dans les premiers secteurs de la partition, il est inutile de les déplacer. Avec DOS 5.0 et ultérieur, il est toutefois possible d'en déplacer un, mais ce n'est pas une bonne idée que de le laisser isolé.

Une fois FIPS exécuté, vous devez relancer votre machine, assurez-vous pour ce faire d'avoir désactivé tout programme dans le config.sys et dans l'autoexec.bat qui écrit sur le disque, en particulier mirror ou image. Renommez temporairement ces fichiers.

Gardez à l'esprit le fait que l'emplacement de vos partitions DOS dans la table des partitions peut changer après l'utilisation de FIPS. Si vous utilisez la nouvelle partition sous DOS et que vous avez une partition étendue et/ou que vous avez deux lecteurs, cela entraîne un risque de voir les noms des partitions changer (par exemple D: peut devenir E:). Quoi qu'il arrive, C: restera toujours C:, ainsi, vous pourrez toujours réamorcer.

Après partitionnement avec fips, la partition D: est du même type que C: mais cette partition n'est pas valide, ce qui met la pagaille dans la gestion des pilotes. Si on relance Windows 98, le cédérom et le graveur ne sont plus accessibles. Ce n'est pas grave !
Il y a trois solutions :

De même, si vous avez un lecteur de cédéroms, sa lettre de lecteur changera dans la plupart des cas. Si vous utilisez l'option /L pour spécifier explicitement sa lettre de lecteur avec MSCDEX dans l'autoexec.bat, vous devrez la changer en conséquence. Si vous n'utilisez pas l'option /L, MSCDEX choisira automatiquement la première lettre disponible, vous n'aurez ainsi rien à faire.

À propos des lettres de lecteurs, DOS utilise l'ordre suivant pour les assigner :

Exemple :

C: première partition primaire du premier disque dur
D: première partition primaire du second disque dur
E: premier volume dans la partition étendue du premier disque dur
F: second volume dans la partition étendue du premier disque dur
G: premier volume dans la partition étendue du second disque dur
H: seconde partition primaire du second disque dur
I: cédérom

Je n'ai pas trouvé de façon simple pour changer cette procédure. En particulier, vous ne pouvez pas assigner arbitrairement de lettre à une partition. Vous pouvez, par contre, influencer l'ordre en transformant une partition primaire en partition étendue.

Pour les utilisateurs de Linux :

Le changement possible de l'emplacement de la partition DOS dans la table des partitions peut entraîner le changement du numéro de lecteur de la partition DOS sous Linux (par exemple, /dev/hda3 peut devenir /dev/hda1). Toute partition Linux existante ne changera pas, donc vous n'aurez aucun souci d'amorçage. Vous devrez juste éditer votre fichier /etc/fstable si vous désirez monter automatiquement votre partition DOS au démarrage.

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6. Utilisation avec un SE multitâche

Vous ne devrez pas utiliser FIPS dans un environnement multitâche tel que OS/2, Desqview, Windows (!), Novell Task Manager ou l'émulateur Linux DOS. De tels systèmes continuent d'écrire sur le disque après que FIPS ait changé sa structure logique, ce qui peut entraîner des pertes de données. Ce n'est pas la règle et je pense que la plupart du temps cela se passera bien.

Mais étant donné que la sécurité est ma priorité avec FIPS, je vous recommanderai d'amorcer à partir d'une disquette DOS puis de lancer FIPS, cette procédure étant la plus sûre.

Dans la version 1.0, j'ai ajouté une portion de code écrite par Dave McCaldon permettant de détecter Windows et Desqview (merci, Dave !). OS/2 et Novell Task Manager ne sont pas encore détectés.

J'ai supprimé le code qui détectait l'émulateur Linux DOS car il causait des décrochages sur beaucoup de machines.

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7. Utilisation de FIPS

Si vous avez préparé une disquette amorçable telle que décrite en section 5, démarrez maintenant à partir de celle-ci.

Important ! Assurez-vous de ne pas avoir de programme de cache disque du genre Smartdrive en fonctionnement. Il a été constaté dans plusieurs cas que les modifications apportées par FIPS sont écrite sur le disque en partie, ce qui résulte plus tard par une corruption du disque dur. Je pense que cela est dû à l'utilisation de Smartdrive qui, dans la configuration de base, décale l'écriture sur le disque de quelques secondes. Si vous réamorcez trop vite, certains changements peuvent être irrémédiablement perdus.

Vous lancez FIPS en tapant FIPS sur l'invite du DOS, suivi par <ENTREE>.

Vous pouvez sortir du programme à tout moment en pressant simultanément les touches <CTRL> et C.

FIPS commence par essayer de détecter sous quel S.E. tourne le système. Si c'est Windows ou Desqview, il vous en informe et vous demande d'amorcer à partir d'une disquette. Vous pouvez toutefois poursuivre, mais c'est à vos risques et périls (voir section 8).

Lorsque FIPS détectera vos disques durs, si vous en avez plusieurs, il vous demandera sur lequel vous désirez travailler.

Dans les versions précédentes, FIPS échouait lors de la détection du nombre exact de disques durs avec certaines BIOS (spécialement avec les machines Pentium Gateway). J'espère avoir corrigé ce défaut. Si FIPS échoue lors de la détection correcte du nombre de disques, merci de m'en informer. En attendant, vous pouvez utiliser l'option &endash;n pour sélectionner le disque manuellement (voir ci-dessous).

FIPS lit alors le secteur racine du disque dur et affiche la table de partitions.

Exemple :

Si vous ne savez pas quoi faire de ces données, ne vous inquiétez pasÖ Vous devez juste utiliser le nombre de Mégaoctets afin d'identifier vos partitions.

Le secteur racine est alors testé afin de détecter d'éventuelles erreurs.

Si vous avez plusieurs partitions sur le disque, FIPS vous demandera sur laquelle vous désirez travailler.

Le secteur racine de la partition choisie est lu et certaines informations sont alors affichées.

Exemple :

Bytes per sector: 512
Sectors per cluster: 8
Reserved sectors: 1
Number of FATs: 2
Number of rootdirectory entries: 512
Number of sectors (short): 0
Media descriptor byte: f8h
Sectors per FAT: 145
Sectors per track: 63
Drive heads: 16
Hidden sectors: 63
Number of sectors (long): 141057
Physical drive number: 80h
Signature: 29h 

Octets par secteur : 512
Secteurs par unité d'allocation : 8
Secteurs réservés : 1
Nombre de FATs : 2
Nombre d'entrées du répertoire racine : 512
Nombre de secteurs (court): 0
Octet de description support : f8h
Secteurs par FAT : 145
Secteurs par piste : 63
Têtes de lecture : 16
Secteurs cachés : 63
Nombre de secteurs (long) : 141057
Numéro de lecteur physique : 80h
Signature : 29h

FIPS vérifie si ces informations correspondent à la table de partitions et tente de détecter d'autres erreurs.

Il compare alors les deux copies de la FAT et, en cas de différence, FIPS s'arrêtera avec un message d'erreur.

Si chaque test est effectué avec succès, FIPS détectera alors l'espace libre à la fin de la partition. La nouvelle partition doit avoir au final un cylindre, donc si le dernier cylindre n'est pas libre, vous n'aurez aucune chance de diviser la partition : FIPS s'arrêtera avec un message d'erreur. Il est possible alors que vous ayez oublié d'enlever le fichier créé par mirror ou image (voir ci-dessus).

Vous allez maintenant indiquer le cylindre sur lequel la nouvelle partition doit démarrer. Utilisez les touches de curseur droite/gauche pour augmenter ou diminuer le compteur de cylindres. Les tailles de la partition restante et la nouvelle partition sont affichées par ce procédé, aussi ne vous n'aurez aucun problème à choisir le bon cylindre. Avec les touches curseur haut/bas, vous pouvez changer l'incrément par pas de 10. Lorsque vous êtes prêt, tapez sur la touche <ENTRÉE> pour continuer.

FIPS testera à nouveau si l'espace destiné à la nouvelle partition est vide. C'est une mesure de sécurité supplémentaire et n'a jamais produit d'erreur tant que l'espace libre a déjà été déterminé avant.

Après cela, FIPS calcule les changements du secteur racine, teste les changements et affiche la nouvelle table de partitions. Vous pouvez alors choisir de rééditer la table de partitions (cela vous ramènera au point de sélection de la partition) ou de continuer. Si vous tapez 'c', FIPS calculera le changement du secteur d'amorçage, le testera à nouveau et vous demandera si vous désirez procéder à l'écriture. Si vous tapez alors 'y', FIPS sauvegardera l'ancien MBR sur la disquette puis écrira les changements sur le disque dur et quittera.

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8. Après avoir subdivisé la partition

Assurez-vous que les changements ont bien été écrits sur le disque. Si vous avez utilisé un cache disque tel que Smartdrive (et ce contre mes recommandations explicites de ne pas l'utiliser :-), attendez quelques secondes que le cache ait été vidé vers le disque.

Votre nouvelle partition sera reconnue par DOS lors du redémarrage. NE RIEN ÉCRIRE SUR LE DISQUE AVANT DE LE RÉAMORCER. Après réamorçage, utilisez CHKDSK ou Norton Disk Doctor afin de vous assurer que votre ancienne (et maintenant plus petite) partition est OK.

Il y a parfois des cas où les changements effectués par FIPS ne sont pas correctement écrits. Afin de vous assurer que tel n'est pas le cas, lancez FIPS une nouvelle fois avec l'option &endash;t (mode test) après le redémarrage. Choisissez le lecteur et la partition que vous avez subdivisés. Si FIPS n'affiche que la fenêtre de sélection du cylindre (et aucun message d'erreur), c'est qu'il n'y a aucun problème et vous pouvez arrêter le programme par CTRL-C. Autrement, vous pouvez annuler les changements avec 'restorrb' et me contacter par e-mail (toujours en anglais).

Si vous ne trouvez aucune erreur, vous pouvez maintenant réamorcer avec vos config.sys et autoexec.bat habituels. Lancez quelques logiciels et assurez-vous que vous pouvez toujours lire vos données.

Si vous désirez utiliser votre nouvelle partition sous DOS, vous devez la formater. Si vous avez plusieurs partitions, assurez-vous de formater la bonne, les noms de lecteurs ont pu avoir changé !

Si vous désirez utliser la partition sous Linux, vous devez maintenant changer l'indicateur de système avec le FDISK de Linux, utilisez aussi MKFS.

Si vous voulez diviser la nouvelle partition de nouveau en deux plus petites, vous devez d'abord la formater sous DOS, autrement FIPS vous en avertirait.

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9. Options de la ligne de commande

Voici la présentation des options de la ligne de commande de FIPS. Si vous préférez le style DOS, vous pouvez utiliser '/' en lieu et place de '-' comme caractère d'option. Les options peuvent être arbitrairement combinées. Tapez 'FIPS &endash;help' afin d'obtenir la liste des options. Voici donc une présentation plus détaillée :

-t ou -test : mode test (n'écrit pas sur le disque)
N'appelle aucun commentaire supplémentaire.

-d ou -debug : mode débogueur
Dans ce mode, une transcription complète de votre session suivie de certaines informations additionnelles est écrite dans le fichier FIPSINFO.DBG dans le répertoire courant. Vous pouvez m'envoyer ce fichier en cas de problème (voir plus loin).

-h ou -help ou -? : page d'aide (en anglais)
Courte description des options

-n<num> : sélectionne le <num>
Présélectionnez le numéro de lecteur avec cette option. Les nombres valides vont de 128 à 255. A utiliser uniquement pour passer outre la détection automatique. Si, pour quelque raison que ce soit, le lecteur n'est pas détecté par FIPS, vous pouvez essayer cette option.

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10. Dépannage

FIPS reste quelque chose d'expérimental bien qu'il ait été utilisé sans problème ou sans incident majeur par de nombreux utilisateurs.

Le cas échéant, j'ai décidé de laisser en l'état et d'afficher les messages d'erreur en cas de configurations délicates. Certaines de ces erreurs mineures peuvent être outrepassées.

Assurez-vous d'avoir bien lu attentivement cette documentation ainsi que le fichier FIPS.FAQ qui couvre beaucoup de questions souvent posées.

Si vous n'arrivez pas à résoudre un problème par vous-même ou avez une configuration non reconnue par FIPS, ou si vous suspectez un bogue dans FIPS, effectuez une transcription de votre session en utilisant l'option &endash;d et envoyez le fichier complet nommé FIPSINFO.DBG accompagné d'un petit commentaire (en anglais) à : arno_schaefer@gmx.de. Il est possible que votre problème ait été résolu entretemps.

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11. Remerciements

FIPS est basé sur la procédure décrite par Drew Eckhardt dans Linux digest 132. La majorité des connaissances que j'ai eues à propos de la structure des disques durs provient de l'excellent livre allemand 'Scheibenkleister II', de Claus Brod et Anton Stepper. Il est destiné à l'Atari ST, mais beaucoup de choses peuvent être appliquées aux PC.

Des informations sur les interruptions des disques durs viennent de la Liste des Interruptions de Ralf Brown. Remerciements à Hamish Coleman pour ses informations très utiles et à Paul Smith pour ses excellentes suggestions. Gunnar Hilmarsson m'a suggéré la procédure pour les lecteurs stacked, et Miguel Alvarez m'a aidé dans l'approche de l'ordonnancement des partitions.

Chetan Patil, Rand Phares et Eric Jung m'ont montré certains bogues dans le programme et la documentation. Stefan Andreasen m'a fourni d'importantes informations sur OS/2, Keith Crews m'a suggéré certains ajouts à la documentation concernant la préparation de la disquette d'amorçage et certaines nouvelles fonctionnalités du DOS 6.x. Dave McCaldon a écrit le code pour la détection du SE sous lequel tourne FIPS. Scott Ellentuch et Billy Patton m'ont fourni des renseignements sur OnTrack Disk Manager.

Une bonne partie de l'information sur les pilotes EIDE et des adresses de transfert proviennent de la Linux EIDE-Mini-HOWTO de Patrick LoPresti.

Remerciements à Gordon Chaffee pour le support de la FAT32.

Merci aussi à tous ceux qui m'ont envoyé leurs rapports et suggestions. FIPS ne serait le même programme sans les innombrables e-mails que j'ai reçus.

Arno Schaefer

arno_schaefer@gmx.de


Note du traducteur : je tiens à remercier particulièrement Nat Makarevitch (lfo) pour sa relecture et les corrections qu'il a apportées ainsi qu'à Eric Jacoboni qui m'a inculqué les bases du html universel. Un remerciement chaleureux à Pierre Jarillon pour sa relecture minutieuse et ses ajouts judicieux !

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