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2. Les équivalences MS-DOS / Linux

2.1 Les commandes (dos : linux)

win : startx

En fait, startx lance X-Window, l'environnement graphique sous Linux, ainsi que sur de très nombreux autres systèmes de stations de travail haut-de-gamme. Il est notamment possible d'exécuter des applications sur une machine distante !

dir /w : ls

dir fonctionne aussi le plus souvent !

dir : ls -l

L'option -a sert à voir les fichiers cachés (fichiers dont le nom commence par un point). Comme pour beaucoup de commandes, il est possible d'accoler les options : par exemple, on pourra taper ls -al pour combiner les options a et l.

Comment ? Il n'y a même pas l'espace total occupé par les fichiers du répertoire, ni l'espace-disque disponible ? Il suffit d'appeler la bonne commande : du donne la taille occupée par les fichiers (sous-répertoire par sous-répertoire si on ne met pas l'option -s), et df donne la place libre sur tous les systèmes de fichiers... C'est très utile, et sous MS-DOS ce n'est pas simple à obtenir.

copy : cp

del : rm

move : mv

ren : mv

Il est impossible de renommer plusieurs fichiers : mv *.doc *.txt est par exemple impossible ! Pour y remédier, utiliser un programme complémentaire (cf. renommage de fichiers ).

xcopy : cp -r

cls : clear

On peut utiliser Ctrl+l pour rafraîchir l'écran, ou la commande reset (à saisir sur la ligne de commande, il ne s'agit pas ici du bouton 'reset' !) afin de restaurer un affichage textuel correct.

cd : cd

On peut utiliser les jokers afin de fournir les noms des fichiers et répertoires concernés : cd St* va dans le répertoire StarOffice-5.1, si c'est le premier répertoire dont le nom commence par St.

Il faut aussi toujours mettre un espace après cd, on tapera donc cd .. (au lieu de cd..). En outre, cd sans argument retourne au répertoire personnel de l'utilisateur et cd - retourne au répertoire précédent (pas parent, précédent).

md, rd : mkdir, rmdir

Notez que chdir, mkdir et rmdir fonctionnent aussi sous MS-DOS.

deltree : rm -r

commande|more : commande|less

On se déplace avec les flèches, "q" pour quitter, "h" pour l'aide complète. commande|more fonctionne aussi, mais avec moins de fonctions !

pkzip, pkunzip : zip, unzip

Les options peuvent varier, invoquez sans argument ou consultez le man afin d'obtenir des explications. De nombreux autres compacteurs sont disponibles sous linux : lha, arj ainsi que les compacteurs issus du monde Unix : compress, gzip (cf. compacteurs ) et le nouveau et surpuissant bzip2.

type : cat

edit : vi

C'est celui que j'utilise désormais, mais il y en a beaucoup d'autres, dont emacs, jove, joe. De toute façon, vous tomberez un jour sur vi ; si vous le lancez, il apparaît quelques tildes à l'écran, on quitte sans sauver en tapant :q! (les trois caractères puis Entrée ; si cela ne focntionne pas, c'est que vous avez quitté le « mode commande » : appuyer sur Echap avant la commande). Allez voir le manuel en français !

nc : mc

Midnight Commander est un clone de Norton Commander, très puissant et simple... C'est un logiciel en permanente évolution (version 4.5.40 maintenant) : tout simplement indispensable !

defrag

Cette commande est inutile sous Linux, car le système de fichiers est assez performant pour s'en passer.

doskey

Cette fonction est intégrée dans le shell. Il suffit de parcourir les saisies avec flèche haut et flèche bas... Pour les macros, tapez : alias nom_macro="suite de commandes". Pour créer une variable d'environnement, tapez export nomvar=valeur ; il est alors possible d'y accéder en utilisant $nomvar.

? * : idem

et on a en plus [abc], qui désigne a ou b ou c.

> >> < |

Redirections et pipe fonctionnent sous Linux. Pour résumer :

Il est possible d'employer la touche « tabulation » à des fins de complètement, c'est-à-dire que le shell tente alors de « découvrir » le nom du fichier ou de la commande dont on a entré les premières lettres. Si c'est le seul à commencer par ces lettres, il s'affiche. Sinon, l'ordinateur émet un bip. En rappuyant sur « tabulation », tous les noms de fichiers possibles s'affichent.

2.2 De façon illustrée...

Linux est un système multi-utilisateurs : ce qui suit traite des fichiers de configurations. Il faut bien comprendre qu'il existe des fichiers de configurations par défaut (pour tous les utilisateurs), généralement placés dans le répertoire /etc. Chaque utilisateur dispose aussi de fichiers de configuration personnalisées dans son répertoire personnel (généralement /home/nom_utilisateur ou /root pour l'admnistrateur), dont les versions par défaut se trouvent dans /etc/skel et sont dupliquées dans son répertoire personnel lors de la création de son compte. Ces fichiers portent souvent le même nom que les fichiers par défaut mais sont cachés, c'est-à-dire que leurs noms commencent par un point.

\AUTOEXEC.BAT

Son quasi-équivalent sous Linux est /etc/profile.

On définit généralement une liste d'alias personnels, qu'il est possible de placer dans /etc/bashrc. Pour exemple, mes alias préférés sont :

\CONFIG.SYS

Son équivalent sous Linux est constitué par l'ensemble des fichiers du répertoire /etc/rc.d/ sur la distribution Slackware et les RedHat récentes, ou bien parfois /etc/init.d et /etc/rc*.

Les débutants ne devraient pas modifier ce fichiers, à moins d'y être invités expréssement par un fichier décrivant les étapes d'installation d'un programme.

Autres fichiers de configuration

Vous pouvez jeter un oeil à

Ce ne sont que quelques exemples. S'il est intéressant d'aller regarder dans /etc le contenu des fichiers de configuration, il est peu recommandé de les modifier si on n'est pas sûr de ce qu'on fait.

En effet, les distributions récentes disposent d'outils qui se proposent de modifier à votre place ces fichiers. Par exemple, sous RedHat 5.1 ou plus, il existe linuxconf, qui est en outre bien francisé. Il peut être lancé soit sous X, soit en mode texte. Je préfère le mode texte, qui est aussi agréable, mais bien plus rapide.

2.3 Noms de fichiers : quelques extensions

.xpm

image bitmap, souvent utilisée pour les icônes

.xbm

image X bitmap, généralement plus grande qu'une icône

.tar

plusieurs fichiers rassemblés en une archive à extraire en tapant : tar -xvf [nom de l'archive]

.gz

fichier compacté avec gzip, décompacter par : gzip -d [nom du fichier]

Attention : le fichier d'origine est supprimé et remplacé par l'unique fichier décompacté qu'il contenait.

.tar.gz

fichier tar compacté par gzip, équivalent à .tgz

Note : tar -xvzf fichier.tar.gz permet de décompacter et d'extraire. Remplacer le x par un t pour examiner le contenu de l'archive sans l'extraire.

Au contraire, pour créer un .tar.gz, on tapera tar -czvf fichier.tar.gz liste des noms de fichiers à y mettre.

.ps

fichier PostScript, langage standard des imprimantes laser haut-de-gamme. Sous X, on peut le visualiser (et l'imprimer) à l'aide de GhostScript ou de son interface GhostView (commande gv). Si l'imprimante est bien configurée, on l'imprime directement en tapant lpr fichier.ps.

.tex

fichier source (La)TeX d'un document. Pour le générer, lancer latex [fichier.tex], deux fois s'il y a des index à mettre à jour.

.dvi

fichier de sortie du formateur de textes TeX, dit DeVice Independant. On peut le visualiser sous X en tapant xdvi [fichier], et le convertir en PostScript en tapant dvips -o [fichier.ps] [fichier.dvi].

.html

fichier HyperText Markup Language, standard du Web et l'équivalent, vous l'aurez compris, des .htm sous DOS

.sgml

fichier source Standard Generic Markup Language, qui a servi notamment à faire ce document. Leur compilation, qui peut générer des fichiers HTML, LaTeX, etc., nécessite les sgml-tools.

.1,.2...

pages de manuels

.man

page de manuel formattée

.c,.h

code source en langage C

.C,.cpp

code source en langage C++

.pl

script en langage Perl

.sh

script en Bash

La plupart des fichiers n'ont pas d'extension (programmes, textes...). Pour connaître le type du contenu d'un fichier, taper file [nom de fichier]. C'est magique !

2.4 Quelques fichiers particuliers


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