login: root
password: xxxxxx
Maintenant, lançons l'environnement graphique:
[root@localhost /root]# startx
L'écran se modifie.
Tout d'abord, agissons sur la combinaison de touches:
"alt ctl +" (touches alt ctl et touche "+" du pavé numérique)
Si nous avons sélectionné plusieurs définitions
d'écran, ça permet de passer de l'une à l'autre instantanément,
ce qui peut être très pratique.
Sélectionnons une définition qui permette de voir un
écran complet.
Que voyons-nous maintenant ?
En bas à droite le "module-pager" nous donne la position courante
sur le "bureau virtuel" ainsi qu'un graphique du taux d'occupation du système.
Suivant la configuration, on a un certain nombre d'écrans virtuels.
On peut passer de l'un à l'autre soit en envoyant la souris jusqu'au
bord d'un écran, soit en cliquant à l'endroit voulu du "module
pager".
Cliquons sur un de ces écrans, puis revenons à l'écran
dans lequel nous étions au début. La fenetre en bas à
gauche reste fixe, elle est affichée dans tous les écrans
virtuels. Nous dirons qu'elle est "collée".
D'autres fenêtre sont normales. C'est le cas de la fenêtre
nommée "localhost-Principal" et de celle nommée "control-panel".
Avant d'aller plus loin, nous allons changer d'environnement graphique, pour une raison fort simple: Celui qui s'affiche par défaut n'est pas celui que je préfère, je vais donc vous faire prendre celui que je préfère. Ca ne sera pas du temps perdu, puisque tous réagissent de façon relativement similaire pour les principales fonctions. Quand vous connaîtrez un peu celui que j'utilise habituellement, vous pourrez sans souci en utiliser un autre.
Avec le curseur de la souris, cliquez sur un endroit libre du bureau,
de préférence vers la gauche de celui-ci. Le menu "Démarrer"
s'affiche.
Cliquez sur "preferences" puis "style du WM" (Window Manager), puis
sur LesstifWM.
Bien votre écran a maintenant le même "look" que le mien.
Ca sera plus facile pour la suite des explications.
Tout d'abord, pourquoi je préfère ce "look" ? En dehors
du côté esthétique (les goûts et les couleurs
...", ce style permet de travailler sur une fenêtre en arrière
plan sans la faire passer d'abord en avant-plan, et moi je trouve ça
bien pratique. Contrepartie, il faut que le curseur de la souris soit positionné
sur la fenêtre dans laquelle vous travaillez. S'il en sort, cette
fenêtre devient inactive. Je comprends que ça puisse énerver.
C'est une question de goût.
Si vraiment ça ne vous plaît pas, revenez à FVWM95,
qui rappelle beaucoup un autre quelquechose95, pour l'essentiel, vous pourrez
suivre quand même mes explications.
Première chose à savoir faire: ouvrir un Xterm:
Curseur sur le bureau / clic gauche / nouvelle fenêtre.
Un nouveau terminal s'ouvre.
Tapons une commande dedans:
[root@localhost /root]# who
root tty1 Feb
3 17:59
root tty2 Feb
3 22:55
chris tty3 Feb 3 18:02
chris ttyp0 Feb 3 18:02 (:2.0)
root ttyp1 Feb 3 22:56
(:1.0)
root ttyp2 Feb 3 22:58
(:1.0)
Tout fontionne exactement comme dans une console.
Ici nous voyons que l'utilisateur root s'est connecté à
17:59 sur la console numéro 1 et à 22:55 sur la console
numéro 2. Il est également sur la console ttyp1, celle qu'on
voit à l'écran sous le nom "localhost-Principal" et sur la
console ttyp2, qui est celle dans laquelle on a tapé la commande
"who".
Dans le même temps, l'utilisateur "chris" est logué sur
la console 3 et sur le Xterm ttyp0 qui est correspond au Xterm "localhost-Principal"
de son environnement graphique à lui. (Pour pouvoir lancer plusieurs
sessions Xwindow en même temps sur le même ordinateur, il y
a une astuce dans le "guide du Rootard", mais ce n'est pas notre sujet
pour le moment).
Laissons maintenant la souris sortir de la fenêtre de notre nouvel
Xterm.
Le titre, de blan, devient noir. La fenêtre n'et plus active,
on ne peut plus rien taper dedans.
Comme dans d'autres Window Managers, on peut facilement faire un cliquer
déplacer sur la barre de titre pour deplacer la fenêtre. On
peut aussi la redimensionner de la manière habituelle, en jouant
sur ses bords.
On peut aussi l'icôniser, en cliquant sur le premier bouton en
haut à droite, puis la ramener à sa taille normale en cliquant
sur l'icone. On peut également l'agrandir avec le bouton le plus
en haut à droite et la ramener à sa taille normale. Dans
lesstif, il n'y a pas de case de fermeture en haut à droite, personnellement,
je préfère, mais si vous en voulez une, sachez qu'elle existe
dans FVMW95.
Cliquons maintenant sur le "bouton-système" en haut à
gauche.
Parmi les nombreuses options retenons-en quelques-unes qui peuvent
vous surprendre:
Détruire/Fermer/Tuer
correspondent à des méthodes plus ou moins violentes
pour supprimer les fenetres récalcitrantes (ça peut arriver).
Si un jour on en a besoin, on commence toujours par la méthode la
plus douce !
Cliquons maintenant sur "liste des fenêtres".
Vous comprendrez vite l'usage de cette liste, mais je ne vous l'ai
fait afficher que pour vous montrer autre chose:
Cette fenêtre n'a pas de bouton de fermeture ! Comment la refermer
?
Faisons apparaître le "menu démarrer" comme tout à
l'heure:
Clic gauche sur une partie libre du bureau.
Choississons maintenant l'option "manipulation des fenêtres".
Surprise: c'est le menu du "bouton-système" !
Cliquons sur "Fermer".
Une tête de mort apparaît. Amenons-la sur la liste des
fenêtres et cliquons.
Voilà, la liste est fermée.
Arrivés à ce point, il faut que je vous indique un bug, car je ne sais pas s'il a été corrigé dans votre version: Si on laisse trop longtemps le pavé numérique verrouillé, il peut arriver que les fenêtres ne répondent plus, ou mal. Il suffit alors de déverrouiller le pavé numérique pour que tout rentre dans l'ordre.
Regardons maintenant le "control-panel".
Avant d'aller plus loin, nous allons le ... fermer.
Clic sur sa case en haut à gauche / fermer
Comment le faire revenir ?
Menu démarrer/programmes/administration/panneau de contrôle.
Regardons maintenant ce qu'il contient.
****
Attention !!!!
Nous sommes sur le compte root, celui de l'administrateur système,
qui a tous les droits, y compris celui de planter définitivement
la machine !
Faisons donc attention de regarder le "control-panel" sans rien modifier
!
****
Le premier bouton permet de gérer les comptes utilisateurs.
On s'aperçoit qu'il n'y a pas dans Linux que des utilisateurs
humains. Il y a aussi toute une série de pseudo-utilisateurs qui
correspondent à des processus informatiques. Ainsi, par exemple,
le daemon qui gère l'imprimante est considéré comme
un utilisateur. Il n'a donc pas accès à tous les fichiers,
mais seulement aux siens. S'il devenait "fou" (s'il se plantait gravement),
il n'y aurait donc aucun risque pour d'autres fichiers que les siens. Si
Linux, comme tous les Unix, est plus solide que certains de ses "concurrents",
ce n'est pas par miracle, c'est grâce à des précautions
de ce genre.
Sortons maintenant de cet utilitaire:
Quitter/Abandon
Le second bouton correspond à la gestion des niveaux d'éxécution
"runlevels".
En gros, il s'agit de l'équivalent, sous MSwindows, de toute
une série de menus de démarrage automatique.
Par exemple, lorsque j'arrête mon Linux avec la commande "halt"
je passe dans le runlevel "0", et Linux arrête dans l'ordre indiqué
tous les processus indiqués à cet endroit.
Comme d'habitude, ne modifiez rien et sortez proprement.
Fichier/Quitter
Le troisième bouton permet de gérer Date et Heure
Bouton gauche / Fermer
Le quatrième gère l'imprimante. Les suivants le réseau et le modem.
Le suivant configure le démon noyau. Seuls les vrais pros sont capables de toucher à quoi que ce soit qui concerne le noyau (kernel) sans tout f*utre par terre. Laissons-leur ce genre du sueurs froides.
Le suivant est un puissant outil de recherche de documentation. Trop puissant peut-être. Quand on cherche quelque chose, il vaut peut-être mieux commencer par faire un "man truc_cherché" dans un terminal.
L'avant dernier bouton du "control-panel" a la forme d'un paquet cadeau.
Il permet de gérer l'installation et la désinstallation des
"packages" de logiciels au format RPM (Red Hat Package Manager).
C'est probablement le plus utile pour le débutant. En l'explorant,
vous pourrez retrouver toute la liste des logiciels que vous avez installés
ainsi que tous les fichiers que leur installation comportait.
En passant par là, vous pourrez désinstaller et réinstaller
des logiciels au format RPM.
J'arrive au dernier: configuration des systèmes de fichiers. Personnellement, je préfère faire ce genre de choses sensibles à la main et en ligne de commande, plutôt qu'en passant par un utilitaire graphique, mais bon, en cas de besoin, il faut savoir que ça existe.
Maintenant, comme promis, comment faire pour lire directement dans Linux
des documents comme celui-ci, que vous avez probablement consulté
d'abord sur le ouèbe, à partir d'un autre système
d'exploitation ?
Il y a évidemment bien des méthodes différentes,
mais en voici une que je crois fort simple:
Imaginons que vous ayiez accédé pour la première
fois à ce document avec un ordinateur sous Windows.
1) Sous Windows sauvegardez cette page sur une disquette formatée
MSDOS.
2) Passez sous Linux, loguez-vous sur le compte root.
3) Mettez la disquette dans le lecteur, puis montez-là :
mnt /dev/fd0 /mnt/floppy
4) Il vous suffit maintenant, avec votre navigateur web, d'ouvrir le
document qui est sur la disquette.
Quelques explications complémentaires:
/dev/fd0 désigne le premier lecteur de disquette. /mnt/floppy
désigne le répertoire dans lequel j'ai l'habitude de monter
(greffer) mon lecteur de disquette. Si ce répertoire n'existe pas,
il faudra le créer (commande mkdir /mnt/floppy)
A vrai dire, vous pouvez monter votre lecteur de disquette où
bon vous semble, mais je vous conseille plutot de faire comme moi.
Attention, à la différence de ce qui se passe avec le
CDrom, rien ne vous empechera physiquement d'enlever la disquette après
qu'elle ait été montée. Ce serait pourtant une très
mauvaise idée ! Il faut la "démonter" du système de
fichier (commande umount /dev/fd0) avant de l'enlever physiquement.
Pendant que nous y sommes, il est peut-être temps, si vous avez
installé comme moi une version RedHat version française et
que vous avez pensé à installer la documentation complète
(dans le cas contraire, voir dans le chapitre suivant comment faire), de
jeter un oeil avec votre navigateur web sur le manuel de l'utilisateur
qui est sur votre disque dur? :
file:/usr/doc/DOC-FR/rh-manuel/manuel/rh5f.htm
Voilà, fin de la visite guidée sur le compte "root".
Pour la suite, nous allons quitter le compte root, car il y a
trop de risques de faire des bêtises par une fausse manipulation,
et nous reloguer sous un compte moins risqué. Là encore,
le fait que seul celui qi possède le mot de passe de superutilisateur
puisse accéder aux fonctionnalités que nous venons d'apercevoir
permet de mieux comprendre d'où viennent les avantages de Linux
sur certains autres OS au niveau de la sécurité.
Sortons donc cet environnement:
clic gauche/Quitter/Oui
nous revenons dans notre console du début.
Changeons de compte utilisateur et revenons sous Xwindow avec une identité moins dangereuse:
Rappel: si vous n'avez pas encore créé un compte utilisateur,
ça veut dire que vous faites tout sur le compte root ! C'est TRES
mal et surtout TRES dangereux. Une faute de frappe est si vite arrivée.
De même, tant que vous êtes sur le compte root, votre beau
Linux n'est pas mieux protégé contre les virus qu'un vulgaire
windoze !
Arrangez ça tout de suite:
adduser toto
passwd toto
puis:
logout (ou exit)
login: toto
password: yyyyy
et ensuite rechargez une interface graphique pour cet utilisateur:
startx
Maintenant, vous pouvez faire toutes vos expériences, vous ne
risquez au pire que d'embrouiller les fichiers accessibles en écriture
à l'utilisateur toto et seulement les siens !