L'essentiel pour avoir un système convivial
La configuration indispensable.

Une fois l'installation terminée, il ne faut pas se reposer sur ses lauriers : une configuration minumale du système est indispensable. Au menu, la création d'un nouvel utilisateur, la personnalisation du shell, l'utilisation des outils de configuration évolués et enfin la tant attendue configuration de l'interface graphique.
Création d'un nouvel utilisateur
Tout d'abord, il faut savoir que sous Linux, on a pas les mêmes droits selon que l'on se logue en root ou en utilisateur normal. Seul l'administrateur système ( root ) peut configurer l'ensemble du système. En contre partie, utiliser root au quotidien présente de nombreux inconvénients, notamment le fait de pouvoir endommager le système, tandis qu'avec un compte d'utilisateur normal, une erreur n'a quasiment aucune répercution. Il est donc essentiel de créer un utilisateur normal pour l'utilisation de tous les jours, ainsi, on peut réserver le compte root pour les grandes occasions. La commande qui crée un utilisateur est la suivante :
adduser [nom_de_l'utilisateur].
Cette commande doit être suivie de la commande passwd, elle aussie suivie du nom de l'utilisateur. Attention, ces commandes peuvent varier selon les distributions. Il se peut qu'elles vous demandent les informations de manière interactive, ou que la procédure de création d'un nouvel utilisateur ait eu lieu pendant l'installation.

Personnaliser le shell
Deux fichiers permettent de personnaliser le shell, l'un est commun à tous les utilisateurs et l'autre ne concerne qu'un utilisateur spécifique. Nous allons voir comment changé le comportement des commandes du shell grâe aux alias. Le fichier /etc/bashrc ( à ouvrir avec emacs, par exemple ), permet de redéfinir certaines commandes du shell. Dans ce cas, on utilisera un alias de la manière suivante :
alias commande_initiale="commande initiale [paramètres]" . Par exemple, la fonction de colorisation de la sortie de ls est désactivée avec la distribution redhat. Cette fonction, très pratique, permet de différencier fichiers de différents types et répertoires ( merci au passage à Linux Mag pour m'avoir donné l'idée de citer cet exemple ). On peut donc taper dans le fichier /etc/bashrc :
alias ls="ls -F --color=yes" # le -f permet de faire la distinction entre fichiers, répertoires et liens.
De la même manière, si l'utilisateur charles veut systématiquement lancer xwindow avec afterstep en 16 millions de couleurs, il pourra éditer le fichier /home/charles/.bashrc et y inscrire une ligne du type :
alias startx="startx afterstep -- -bpp 24"
Pour cette tâche bien précise, il existe une autre possibilité, que nous étudierons un peu plus tard.
L'utilsateur root peut aussi vouloir donner un nouveau nom à sa machine ( autre que localhost.localdomain ). Pour ce faire, il lui faudra changer la valeur contenue dans /etc/HOSTNAME.

L'utilisation des nouveaux outils
Il faut bien comprendre que la configuration de Linux a largement évolué depuis le début. A l'origine, vi ( ou un autre éditeur de texte ) restait le seul moyen pour configurer la machine. Aujourd'hui, des nouveaux outils graphiques ont fait leur apparition, facilitant grandement la tâche de l'administrateur système. Malheureusement, ces outils dépendent souvent des distributions et il n'y a pas réellement d'uniformisation de ces outils. On peut cependant citer LinuxConf, qui sort réellement du lot. Premièrement, il est compatible avec toutes les distributions, ensuite, il est très performant et présente trois interfaces : l'une classique en mode texte, l'autre graphique et agréable à utiliser, et enfin la dernière accessible uniquement à partir d'un navigateur, et donc apte à configurer un ordinateur à distance. Linuxconf se lance à partir de la commande linuxconf (!), par défaut en mode graphique. Là encore, selon la configuration du système, l'utilisateur "lambda" n'aura pas forcémment la possibilité de l'utiliser.

Configuration d'XWindow

L'interface graphique bénéficie elle aussi d'outils assez différents. Le premier xf86config est un utilitaire en mode texte, assez rébarbatif au début mais plus rapide par la suite. Il est fourni avec toutes les distributions. Les autres reprennent la même démarche mais apportent parfois des raffinements supplémentaires. Ainsi, XF86Setup est un utilitaire en interface graphique ( uniquement 640*480 16couleurs ), Xconfigurator ( avec RedHat, ou Sax avec SuSE ) permettent de détecter automatiquement la carte graphique ( de trouver le serveur en question )et de trouver une résolution adoptée à votre matériel. Dans tous les cas, il faut bien garder à l'esprit que la connaissance du matériel est primordiale. Il en va de la vie ( c'est un bien grand mot pour du matériel informatique :-) de votre écran et de votre carte graphique. Ne remplissez pas au hasard quand il faut spécifier les fréquences de balayage de votre moniteur. Dans ce cas, aucune autre possibilté que de rassembler soigneusement toute la documentation sur son écran et sa carte, afin de ne pas se tromper.
Une fois la configuration effectuée avec succès, il faut décider du mode à utiliser. Si possible, utiliser des grandes résolutions, couplées à un nombre de couleurs élevé. Parfois, l'interface se lance par défaut dans un mode que l'on a pas spécifié ( ex en 256 couleurs alors que l'on veut en 65536 ...) . Pour cela, il faut éditer le fichier /etc/XF86Config ( /etc/X11/XF86Config pour les redhats ). Si xwindow fonctionne dans tous les modes ( essayer Ctrl+Alt+plus/moins pour voir si tous les modes fonctionnent ), on se rend directement à la session "screen". Dans la première partie est indiquée le nom du serveur ( ex svga ou accel ), ensuite viennent les " subsections " correspondant aux nombres de couleurs utilisées. Si on veut tout le temps utiliser une résolution bien précise ( ex 1024*768 en 65536 couleurs ) , il faudra indiquer dans la première partie DefaultColorDepth 16 ( 16bits ) et inscrire en "premier choix" dans la section "16" la résolution 1024*768.
Exemple de fichier /etc/X11/XF86Config : la section "Screen"

# **********************************************************************
# Screen sections
# **********************************************************************

# The Colour SVGA server

Section "Screen"
    Driver      "svga"
    # Use Device "Generic VGA" for Standard VGA 320x200x256
    #Device      "Generic VGA"
    Device      "Mystique"
    Monitor     "My Monitor"
    DefaultColorDepth   16
    Subsection "Display"
        Depth       8
        # Omit the Modes line for the "Generic VGA" device
        Modes       "800x600"
        ViewPort    0 0
        # Use Virtual 320 200 for Generic VGA
        Virtual     800 600
    EndSubsection
    Subsection "Display"
        Depth       16
        Modes       "800x600"
        ViewPort    0 0
        Virtual     800 600
    EndSubsection
    Subsection "Display"
        Depth       32
        Modes       "800x600"
        ViewPort    0 0
        Virtual     800 600
    EndSubsection
EndSection

# The 16-color VGA server

Section "Screen"
    Driver      "vga16"
[.. La suite du fichier ..]


Quelle distribution ?

Finalement, comme on l'a vu, les outils de configuration différent d'une distribution à l'autre, et sont finalement un critère prépondérant dans le choix d'un distribution Linux. Il ne s'agit pas ici de faire de pub pour telle ou telle distribution, mais plutôt d'indiquer les différences entre les distributions afin de faire des choix plus judicieux. Tout d'abord, il faut savoir qu'il existe des distributions totalement sous licence GPL ( c'est le cas de Debian ) d'autres commerciales ( caldera linux ) et des intermédiaires, c'est à dire toutes les autres.

La distribution RedHat : c'est sûrement la plus populaire des distributions Linux. Elle offre un grand nombre de logiciels, est localisée en Français et contient un très bon guide d'installation et d'utilisation. Elle est en outre très facile d'installation et de configuration. Malheureusement, l'absence d'xemacs vient ternir le tableau...

La distribution Debian : loin d'être aussi simple à installer que la redhat, la debian ne présente pas moins de réels avantages, le premier étant son exhaustivité. 1500 packages sont fournis sur les 3 cdroms, contre un peu plus de 500 pour la redhat et 900 pour la SuSE. C'est aussi probablement une des distributions Linux parmi les plus évolutives, notamment grâce à l'adoption de la glibc2 dès sa sortie. A t' on besoin pour autant de tous ces logiciels ? Il est à noter qu'il existe un forum de news français qui lui est consacré.

La distribution SuSE : Celle ci se démarque grâce à une installation et une configuration très simple. L'outil permettant de la paramétrer, Yast, est particulièrement génial, il offre des possibilités de configuration très sophistiquées, même pour l'utilisateur novice. Depuis la version 5.3, elle est traduite partiellement en français, et est toujours livrée avec un excellent guide en anglais ( en tout cas avec la version 5.2 ).

Les autres distributions ( telle Slackware ) perdent souvent du terrain, du fait de la simplicité d'installation des autres distributions. De plus en plus, on voit des distributions linux françaises, basées sur des distributions connues. Elles représentent souvent un très bon choix.

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