Connexion, déconnexion et arrêt de l'ordinateur.
Sous Linux, il est essentiel de se connecter pour pouvoir accéder
au système. L'utilisateur "Charles" se connectera de la manière
suivante au login, lorsque le système aura fini d'être chargé
:
Welcome to SuSE Linux 5.2 ( kernel
2.0.33 on tty1 )
tux login : Charles
Have a lot of fun !
Last login : Fri Oct 30 17:56:12
on ttyp0
Charles@tux:/home/Charles > _
Ce même utilisateur se déconnectera, soit par la combinaison
de touches Ctrl+d, soit en tapant exit ou logout sur la ligne de commande.
Dès lors, l'utilisateur root ( administrateur système
) pourra arrêter l'ordinateur en tapant halt ( = shutdown
-h now ) ou reboot ( = shutdown -r now ), s'il veut relancer l'ordinateur.
root@tux:/root > reboot
Rebooting System
Sending all process the term signal
[...]
The system is halted
Please stand by while rebooting system...
*** ATTENTION : Ne jamais éteindre l'ordinateur
sans passer par la commande halt ou reboot : cela pourrait entraîner
une perte de donner et de toute façon, une vérification de
l'état du disque au prochain lancement du système.***
Quelques commandes de base pour naviguer dans les répertoires.
Comme sous Dos, on change de répertoire grâce à
la commande cd <répertoire>. Attention cependant, les
répertoires sont séparés par des "/" ( slash
) et non des "\" ( antislash ). On descend d'un niveau par cd
.. ( ne pas oublier l'espace entre "cd" et ".." ! ) . On va à
la racine par cd / . Ici encore, il faut se faire à
l'idée que la racine du disque n'est pas un "c:\>" mais un / simple.
( cf "Fichiers de périphériques ).
Sous Linux, il faut absolument respecter la "casse"
: les majuscules et minuscules. On peut, en appuyant sur TAB , une
fois après avoir tapé le début du nom d'un fichier
ou d'un répertoire, complété le nom. en appuyant deux
fois, on peut avoir la liste des noms possibles.
Ce principe est valable pour les commandes, les noms de fichiers, de
répertoires, les variables et fonctionne en ligne de commande (
le shell ), dans une fenêtre xterm ( voir X-Window ), et dans les
programmes de la FSF tels
que emacs, gimp, ...
Autres astuces facilitant la navigation dans les répertoires
:
Maj + PgUp ou PgDown permet de visualiser ce que l'on a taper précédemment.
Si l'on a installé gpm, en double cliquant sur un nom de fichier
ou de répertoire, on peut faire des copier coller ( pour coller,
cliquer avec le bouton droit sur la ligne de commande ). Ceci est très
pratique si l'on ne veut pas recopier un long nom de répertoire.
Charles@tux:/home/Charles > cd ..
Charles@tux:/home/ > cd C
TAB TAB
Charles Céline
Charles@tux:/home/ > cd Ch TAB
Charles@tux:/home/ > cd Charles
Charles@tux:/home/Charles > cd /
Charles@tux:/ >_
Visualiser les fichiers contenus dans un répertoire
La visualisation du contenu d'un répertoire s'effectue en tapant
la commande ls. C'est l'équivalent de la commande dir du
Dos, à ceci près qu'elle fournit bien plus d'informations
et qu'elle accepte plus de paramètres.
Les plus importants sont -l et -R. Ils permettent respectivement
de connaître les droits d'accès qui régissent les fichiers
et répertoires, leurs tailles, propriétaires et dans le cas
de -R, de visualiser de manière récursive le contenu d'un
répertoire, c'est à dire comme une arborescence. Pour ce
qui concerne les droits d'accès, se référer au chapitre
administration système. La commande ls affiche généralement
les fichiers avec des couleurs différentes selon qu'ils sont des
fichiers exécutables, des répertoires, des images, etc ...
ls -a permet de voir les fichiers cachés
Pour en savoir plus sur cette commande, taper man ls.
Charles@tux:/home/Charles > ls
Toto.txt
essai.html
fond.gif
prgm
images
Charles@tux:/home/Charles > ls -l
| -rw-r--r-- 1 |
root |
root |
1023 |
May 22 |
17:54 |
essai.html |
| -rw-r--r-- 1 |
Charles |
users |
510 |
May 25 |
20:50 |
fond.gif |
| drwxr-xr-x 2 |
Charles |
users |
1024 |
Apr 11 |
12:45 |
images/ |
| -rwxrwxr-x 1 |
Charles |
root |
4566 |
Sep 12 |
9:51 |
prgm |
| -rw-rw-r-- 1 |
Charles |
users |
541 |
Mar 21 |
12:39 |
Toto.txt |
Charles@tux:/home/Charles >_
Copier, déplacer, renommer, créer fichiers
et répertoires.
Grâce aux commandes cp et mv , on peut copier des
fichiers ou des répertoires. Pour renommer un fichier, il suffit
de simplement spécifier l'ancien et le nouveau nom.
cp ./images /home/Céline/
mv ./images /bin
mv toto tata
Pour créer des répertoires, on utilisera la commande
mkdir <rép>.
Autres fonctionnalités intéressantes
:
Le répertoire courant est symbolisé par un point "." .
Ainsi, l'exemple ci-dessus ( cp ./images /home/Céline ) signifie
que l'on copie le sous-répertoire images du répertoire courant
dans /home/Céline.
Le répertoire parent est lui représenté par deux points ".." .
Taper cd ../.. revient à descendre de deux répertoires
dans l'arborescence.
Le répertoire "home" d'un utilisateur X ( ne pas confondre avec
/home qui contient tous les répertoires personnels ) est accessible
pour cet utilisateur par la commande cd ~ . Le tilde "~" est très
utile car il permet de raccourcir l'accès au répertoire /home/X
.
Enfin, grâce à la commande pwd, on peut savoir
dans quel répertoire on est si on a des doutes ( théoriquement,
le "prompt", ou invite indique le répertoire courant.
Sous Linux, on peut avoir accès à plusieurs consoles virtuelles
qui permettent de se connecter plusieurs fois pour faire différents
travaux simultanément.
On bascule entre elle grâce à ALT + F[1..6] . Si
on est sous X-window, on peut revenir à une console virtuelle grâce
à
CTRL +ALT +F[1..6] .
Pour revenir sous X-window, on utilisera ALT F7 .
Gagner du temps grâce à Midnight Commander.
Midnight Commander ( mc ) est le clone de Norton Commander. Il
permet de naviguer rapidement dans son disque ainsi que de copier, renommer
fichiers et répertoires. On le lance avec la commande mc
. On bascule entre les deux fenêtres grâce à TAB
et on sélectionne des fichiers avec * et inser . La copie
est effectuée par F5 ... Avec F3, on peut visualiser
un fichier ou une archive . On quitte avec F10 ... Ce programme
est très utile pour les allergiques de la ligne de commande et ceux
qui sont déjà familiers avec Norton Commander. Je déconseille
d'utiliser F4, au risque d'éditer un fichier sous vi,
qui peut effrayer à jamais un utilisateur habitué aux éditeurs
hauts en couleurs. Si par hasard vous lancez vi, vous pouvez quitter en
tapant successivement Echap puis ":" puis q! et Entrée...
Emacs, le "couteau suisse" des éditeurs de texte
"Comment reconnaître un utilisateur d'emacs expérimenté ?
C'est celui qui aimerait que le clavier soit muni de pédales." Lars Magne Ingebrigsten
Attention, les commandes citées ci-dessous fonctionnent aussi bien avec emacs
qu'avec xemacs, sous X-window ou la console.
On lance X-Emacs grâce à la commande xemacs ( et emacs grâce à la
commande emacs ;-) dans
une fenêtre x-term ou grâce à des boutons quelconques.
Avant toute chose, il faut savoir que X-emacs est un éditeur très
puissant qui permet de simplifier le travail de programmation en mettant
à notre disposition, entre autres, la coloration syntaxique ou l'auto-indentation...
X-emacs ( une version d'emacs spécialement développée
pour x-window ), est beaucoup moins austère que son prédecesseur.
On peut donc l'utiliser simplement avec la souris, en cliquant sur les
icônes et en parcourant les nombreux menus. Cependant, il est bien
plus rapide d'utiliser les raccourcis claviers. Dans les paragraphes suivants,
nous n'indiquerons donc que les touches des raccourcis, en utilisant la
convention suivante :
C-x, se lit Controle + x, signifie qu'il faut appuyer sur les deux
touches en même temps.
M-x, se lit Méta x, signifie qu'il faut appuyer brièvement
sur la touche échap ( la touche méta n'existe pas sur
les PCs, contrairement aux stations Sun, par exemple ), puis sur l'autre
touche.
C-x C-c ( qui permet de quitter emacs ) est la succession de
deux raccourcis : C-x puis C-c.
M-x shell : ( qui permet d'accéder au shell ) s'obtient par
M-x puis en tapant "shell".
Quelques généralités
Sous emacs, un fichier chargé est considéré comme
un buffer ( tampon ). Sauver le buffer signifie donc réellement
sauvegarder le fichier sur le disque. De plus, "tuer" un buffer signifie
le fermer pour gagner de la place à l'écran. En effet, il
est tout à fait possible d'ouvrir plusieurs fichiers à la
fois. Sous emacs, il faut aussi faire attention au "mini-buffer". Derrière
ce terme inquiétant se cache la dernière ligne ou rangée
d'informations que délivre l'éditeur. C'est l'endroit privilégié
de dialogue entre l'éditeur et l'utilisateur. Toutes les questions
passent par là : si on n'en comprend pas une, il faut appuyer sur
C-g, pour annuler et quitter le mini-buffer.
Les combinaisons de touches les plus importantes à
un bon départ sous emacs.