Le Petit Journal du Linuxien Novice
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Dernière mise à jour : vendredi 30 novembre 2007

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Linux : 2001, l'Odyssée de Mandrake : en attendant la 8...

Vendredi 9 février 2001.

Bon, c'est vrai que la dernière page commençait à peser lourd. Allez, nouveau siècle, nouvelle page. Ce matin, j'ai reçu de bonnes nouvelles de Gérald : il a installé et testé la version 2.1.0 bêta2 de Kde... et de konqueror, donc. Et comme j'avais eu le bonheur de le constater lors de la Linux Expo, Le Petit Journal, par exemple, passe beaucoup mieux avec cette nouvelle mouture (les menus déroulants fonctionnant désormais, entre autres choses). Le constat est unanime : cette nouvelle version de Konqueror est beaucoup plus rapide. De plus, Gérald nous donne la procédure pour installer sans soucis les paquetages :

    # rpm -Uvh --nodeps --force *.rpm
    # rpm --rebuilddb
    # update-menus -v

Le --force et le --nodeps permettant d'outrepasser les éternels problèmes de dépendances avec kdepims et kdevelop. Notre ami ajoute de taper sur la touche [Entrée] lorsque l'action de la commande est finie, car il ne se passe plus rien à l'écran et le disque dur est calme, car le prompt ne revient pas tout seul... Dès ce week-end, j'appliquerai ses directives ! Les paquetages se trouvant sur le dernier cédérom de Linux Mag.

Dimanche 11 février 2001.

Comme dit ci-dessus, j'ai bien effecuté la mise à jour de Kde 2... en Kde 2.0.1 puisque je n'ai pas encore les paquetages concernant la 2.1. Je me suis servi du deuxième cédérom de Planète Linux n° 11 pour toutes mes mises à jour. Je l'ai tout d'abord monté puis je me suis mis dans le répertoire qui allait bien (/KDE_2.0.1/rpm/Mandrake/7.2/i586). Pour ceux qui débutent, je vais décrire pas à pas la procédure. Une fois inséré et monté le cédérom concerné (le deuxième fourni avec la révue citée), il faut tout d'abord ouvrir une console sous Kde, puis se mettre en tant que root par :

    $ su
    passwd: [t0nm0td3p4ss3]

puis entrer dans le bon répertoire contenant les paquetages à installer (on peut s'aider du complètement automatique en tapant la ou les premières lettres de chaque répertoire et en tapant sur [Tab]) :

    # cd /mnt/cdrom/KDE_2.0.1/rpm/Mandrake/7.2/i586

puis on entre la succession de commandes suivantes, en attendant bien entendu la fin de chaque opération avant de passer à la suivante :

    # rpm -Uvh --nodeps --force *.rpm
    # rpm --rebuilddb
    # update-menus -v
    [retour]

comme préconisé par Gérald. Effectivement, après la commande update-menus, il ne se passe plus rien... Une pression sur la touche [Retour] et le prompt revient. Bref, une fois cette manipulation effectuée, j'en ai profité pour mettre à jour ma Mandrake 7.2 puisque les paquetages étaient présents sur le même cédérom. Là, j'ai procédé différemment. J'ai utilisé l'utilitaire MandrakeUpdate (à partir du menu ou directement depuis DrakConf) pour faire les mises à jour. Il suffit, dans les réglages d'options, d'indiquer les sources à partir du cédérom (ici, /mnt/cdrom/ManrakeUpdate7.2) et la procédure est identique que par l'Internet. On choisit les paquetages à installer et tout se fait très rapidement. Pour avoir le sentiment du travail bien fait, j'ai redémarré ma machine. Tout s'est bien passé. Ensuite, je suis passé à l'installation d'OpenOffice, également présent sur le cédérom. Là, nous avons un tarball à désarchiver dans notre répertoire d'installation (tar xvfz), après nous être connectés dans une console en tant que root (su). Ensuite, en entrant le dans dossier d'installation créé, il suffit de lancer l'installation avec l'éternel ./setup /net et procéder à l'installation dans /opt/openoffice6 et non dans /root. Puis déconnexion de root pour se retrouver en tant qu'utilisateur. Il suffit alors de lancer l'installation utilisateur par /opt/openoffice6/setup pour voir s'installer la version cliente dans le répertoire /home/[user]/openoffice6/. Attention : contrairement à StarOffice, aucun menu ne sera créé. Il faudra donc créer le menu ou le raccourci pointant sur /opt/openoffice6/soffice pour pouvoir le lancer. Au démarrage, une fenêtre StarWriter s'ouvrira... Voilà, il n'y a plus qu'à... Dernière chose, OpenOffice n'existe pour le moment qu'en version anglophone.

Mardi 13 février 2001.

Je ne sais pas si c'est dû à mes mises à jour, mais tout mon fichier d'adresses Kab d'Abbrowser s'est volatilisé... Et dès que je veux le recréer, il disparaît à nouveau. Seule parade trouvée : supprimer le dossier Kab situé dans /home/[user]/.kde/apps/ et depuis, ça refonctionne... mais toutes mes données sont à jamais perdues. J'aurais dû en faire une copie... Mon lien symbolique /dev/modem continue de me jouer les filles de l'air à intervalles réguliers, bref, des petites choses qui agacent mais qui ne sont pas dramatiques... Finalement, MandrakeSoft n'a pas à rougir devant des bogues que ne renierait pas Microsoft...

Mercredi 21 février 2001.

Bon, vous l'avez sûrement remarqué, la version 3 du Petit Journal est en ligne... sinon, soit vous venez de découvrir le Petit Journal pour la première fois, soit vous avez de gros problèmes de vue... Autrement, j'ai entrepris, hier soir, l'installation de Gimp 1.2 distribué avec le hors série de Linux Magazine sur le sujet. Bien évidemment, lorsque j'ai voulu faire mon rpm -Uvh gimp-tagada.rpm, sont survenu les éternels problèmes de dépendances. La Gtk+ à passer en version supérieure... qui bien évidemment sert au fonctionnement de sane. Mais je m'en fous, je n'ai pas de scanner. Alors, j'ai viré l'ancienne bibliothèque et j'ai installé la nouvelle, incluse dans gimp-devel puis j'ai fait un rpm --force --nodeps pour que ça marche. Et ça a marché ! J'ai maintenant The Gimp version 1.2. Bref, la mise à jour n'a rien d'insurmontable si l'on se contente d'installer les paquetages. Pour la compilation, c'est une autre paire de manches, car l'opération dure bien plus longtemps que la compilation du noyau... Bref, tant qu'à faire, prenez les paquetages !

Vendredi 23 février 2001.

Première chose, Willi et Antoine m'ont fait part d'un bogue visible unique sur MSInternet Explorer ET Windows (étonnant, non ?) et absent de tous les autres navigateurs et systèmes d'exploitation, le cadre secondaire contenant la têtière du site avait une longueur de 20 pixels... Alors, le couple infernal MSIE/Windows affichait cette têtière dans ce format... Je vais donc corriger les pages au fur et à mesure pour ces utilisateurs-là... Ce qui prouve deux choses : Linux est beaucoup plus intelligent que Windows, car il a compris que c'était une erreur... et que Willi et Antoine continuent d'utiliser Windows et Internet Explorer (tous en choeur : Hooouuu !) =;p. Ensuite, Gérald m'a fait part d'un site associatif sur Kde, dont l'inscription est à 100 F : http://www.kde-france.org (redirigé). Mohamed Kebdani, de Limar, m'a donné quelques liens intéressants à consulter sur la page de Lyx en arabe dont la traduction en arabe de la GPL. D'autre part, j'ai voulu installer Home Page Builder fourni avec le cédérom du dernier numéro de Linux Loader (qui s'améliore quelque peu, ne pouvant de toute façon empirer) mais, las, il faut en plus télécharger une version spécifique de wine. J'ai donc laissé tomber. Dernière chose importante, le sus-nommé Willi m'a fait part de cette réflexion, que je vous livre telle quelle :

    « Mon cher César,
    Il faut que je te parle d'une chose importante qui ne fait que se confirmer de jour en jour. À présent, je ne peux plus me taire, les faits sont là.
    Depuis plus d'un an que je tripote mon clavier, j'ai constaté, non sans inquiétude que le Temps avait une fâcheuse tendance à me jouer des tours. “Peut-être suis-je distrait ou un peu fatigué” [bourré ? ndC] me disais-je. Mais non, trop c'est trop ! Il faut que je parle !

!!! Le “temps informatique” est dangereux pour la santé !!!

    Tu veux une preuve ? J'ai encore laissé brûler la pizza alors que je croyais l'avoir enfournée depuis à peine cinq minutes. Et ce n'est qu'une bizarrerie parmi d'autres. Je ne te parlerai pas du bip de Radio-France (étalon horaire reconnu) qui sonne toutes les vingt minutes.
    Donc, de deux choses l'une : si l'on considère que plus la force gravitationnelle augmente, plus le temps “ralentit”, peut-on considérer que les ordinateurs nous maintiennent dans une bulle anti-gravitationnelle ? Ou alors, c'est la vitesse de ma pensée, lorsque je travaille sur mon PC, qui approche celle de la lumière. Mais cette dernière me paraît peu vraisemblable étant donnés mes antécédents généalogiques et la proximité de la frontière belge*.
    Toujours est-il que ce phénomène, dont personne n'ose parler, est plus que préjudiciable pour notre durée de vie “effective” et qu'il faudrait déconseiller aux retraités de se servir de leur ordinateur sous peine de se rendre compte de leur décès au moment du retour dans le monde réel.
    Si tu as des informations sur ce sujet, n'hésite pas à m'en parler. »

Etonnant, non ? Pour corroborer ses dires, combien de fois ai-je mis les pâtes à cuire et, au bout de ce que je croyais être cinq minutes, je me suis retrouvé avec une masse noirâtre séchée au fond de la casserole (ça m'a fait la même chose une autre fois avec du riz...). Et même les odeurs se mettent de la partie... on commence à sentir une bonne odeur de cuisson pour se rendre compte que c'est carrément brûlé et qu'il est trop tard ! Même les odeurs se trouvent ralenties lorsqu'un ordinateur est allumé. N'hésitez pas à nous faire part de vos expériences !
* Avant d'engager toute polémique, je tiens à préciser que l'auteur (William Robrecht) est d'origine belge, il maîtrise donc son sujet...

Mardi 27 février 2001.

Suite au succès inattendu de l'article précédent concernant la relativité du temps, j'ai donc ouvert une page dédiée à ce problème. Suivez le lien !

Mercredi 7 mars 2001.

Je disais, en page d'accueil, que je m'étais fait plaisir... Oh, rien de cochon ! Pour ça, il y existe des sites qui le font bien mieux que moi... Non, je disais cela parce que j'ai tout de même poussé ma machine dans ses derniers retranchements. Pour mémoire, ma machine est un PII à 350 MHz doté d'une mémoire de 96 Mo... Eh bien, malgré la légèreté de cette configuration, j'ai pu lancer simultanément et en parallèle au même moment : grip, pour ripper et convertir en Ogg-Vorbis des pistes son de mes cédés favoris afin de les avoir dans un dossier de mon disque sans avoir à changer sans cesse de disque tout en gardant mon lecteur libre, j'écoutais les fichiers déjà rippés avec Xmms, je répondais à mes courriels, je téléchargeais la toute dernière version de Xplns (qui est enfin localisée - pour mémoire, Xplns est un planétarium en temps réel afin de s'ouvrir une fenêtre sur le ciel...) tout en navigant sur d'autres sites en faisant un peu de Licq tout en installant les paquetages RPM au fur et à mesure qu'ils arrivaient... J'avais donc de multiples sessions ouvertes (j'étais même sur la console 1 pour le téléchargement) et ma machine n'a pas bronché ! Quelques ralentissements de temps à autres mais rien n'a planté, tout s'est passé miraculeusement bien ! En fait, miraculeusement n'est pas le mot puisque c'est Linux... Qui peut m'affirmer avoir fait autant de choses en même temps sur un Mac ou sous Windows sans avoir eu le moindre problème ? Ah, que c'est beau le multitâche-qui-ne-plante-pas !

Lundi 12 mars 2001.

Suite à mon satisfecit de la semaine dernière (ci-dessus), Christian Casteyde (dont je vous conseille au passage les écrits linuxiens et son guide d'installation, entre autres), m'écrit :

    Pas mal, ta partie de plaisir du 08/03...
    Je me souviens d'avoir réussi cela il y a un an, tu me diras ce que t'en penses :
    1. Sur un Pentium 120 avec 32 Mo, deux disques IDE (400 et 800 Mo) et un disque SCSI (1Go, sur carte SCSI Future Domain), carte vidéo S3 805 et avec carte sérielle additionnelle (pas de port PS/2 pour la souris et les ports série de la carte mère étaient cramés), graveur IDE HP8100... Déjà, la config était 'achement glauque...
    2. Avoir réussi à :
    - graver un CD en 4x ;
    - compiler un noyau 2.2.x ;
    - avoir un find des fichiers temporaires lancé en arrière-plan (c'était une SuSE, elle fait toujours ça une fois par jour) ;
    - avoir un économiseur d'écran OpenGL (morph3D) activé ;
    - et un téléchargement en cours...
    ... en même temps.
    P.S. 1 : C'était un test, je ne suis pas fou quand même...
    P.S. 2 : Un Athlon, ça marche mieux qu'un P120 :-))
    N'empêche, le CD (RW) a été gravé nickel. Au fait, qui a dit qu'on ne peut pas faire de multitâche-qui-ne-plante-pas avec un graveur IDE et qu'il faut absolument du SCSI ?
    C'est à ce moment que j'ai entrevu la vérité... au boulot, ma machine (NT4 sur un Celeron 500 avec 256 Mo) se bloque dès que je lance une compile VC++ et un autre VC sur un autre projet. Pas pensable d'imaginer graver un CD en même temps ! Bon WE et vive Linux !

Qui dit mieux ?

[ Palmes ]
Cadre en pleine mutation...
Envoi de Clément Siebering (qui est d'ailleurs le personnage palmé...).

Mercredi 4 avril 2001.

Pendant mes vacances, j'ai voulu installer la version 2.1 de Kde... en RPM destinés à la RedHat... Bilan : j'ai dû réinstaller ma Mandrake 7.2 ! Conclusion : ne faites pas comme moi. De toute façon, la Mandrake 8 devrait être disponible à la mi-avril, donc patience ! Au menu, il devrait y avoir XFree 4.0.3, KDE 2.1.2, le kernel 2.4.2...
Au menu des réjouissances, j'ai fêté mes 40 ans le 2, le 4, c'est-à-dire aujourd'hui, c'est au tour de Dimitri Fontaine de fêter son quart de siècle et de Michel Maudet de fêter ses 26 ans. Le 11, se sera au tour de P'tit Lu... Les natifs du Bélier seraient-ils plus prédisposés que les autres à s'investir dans Linux ?
Pour le fun, deux illustrations... L'une de Clément (ci-dessus), l'autre, ci-dessous, de notre éternel Willi ! Celle-ci est censée me représenter lors des festivités de mon quarantième anniversaire...

[ Gâteau ]

Mardi 10 avril 2001.

J'ai acheté hier soir le numéro 12 de l'incontournable Planète Linux. Au menu des réjouissances, la très attendue version 2.1 de Kde pour la Mandrake 7.2. Enfin ! J'ai donc fait l'installation selon la méthode désormais consacrée :

    # rpm -Uvh --nodeps --force *.rpm
    # rpm --rebuilddb
    # update-menus -v

Retour sur la console graphique, je quitte Kde et me retrouve avec une nouvelle invite graphique de laquelle ont disparu mes petits pingouins... Bon, je me connecte et relance Kde. Que c'est beau. Le splash screen a évolué, donnant un aperçu en perspective du logo. Premières impressions : rapidité, fluidité. Première surprise, aussi. Ma molette a pris la poudre d'escampette. Qu'à cela ne tienne. Un coup de DrakeConf et redémarrage de Kde et tout est rentré dans l'ordre. Kmail s'est encore amélioré, plein de petites choses à découvrir tels les menus contextuels désormais plus complets (il me manquait cruellement les items Marquer comme...), amélioration de la configuration... Petit tour du côté de chez Konqueror. Là aussi les améliorations sont notables : meilleur support de javascript (mes boutons en deux temps sont enfin fonctionnels), rapidité accrue (spectaculaire), meilleur support de la taille des polices à l'écran (mes pages sont enfin respectées)... Petit bémol : je n'arrive toujours pas à me loger sur Chtiwi à partir de Konqueror. Bref, il ne me reste plus qu'à détailler la bête. Autre problème : j'ai voulu rétablir ma connexion graphique avec mes petites icônes. Le gestionnaire de configuration de Kde paraît bien prendre mes modifications. Seulement, à la déconnexion, apparition de l'écran d'erreur... Et je me retrouve encore avec ma connexion graphique démunie de mes petits manchots... Mes prochaines expériences : j'ai eu, pour mon anniversaire, un magnifique caméscope numérique Samsung... Vous l'avez deviné : je vais essayer de trouver une carte d'acquisition DV, la faire avaler à Linux, trouver les logiciels qui vont bien et voir ce que je peux faire avec. A suivre !

Mercredi 11 avril 2001.

Comme je le soupçonnais hier, après un redémarrage, tout est rentré dans l'ordre. Je m'explique : les modifications pour récupérer mes petits bonshommes à la connexion ont été prises en compte et je n'ai plus la fenêtre d'erreur à la déconnexion. Comme quoi, un redémarrage de bas niveau (extinction et allumage) est parfois nécessaire après une mise à jour de ce type... Bonne nouvelle pour les nostalgiques des thèmes pour Kde : ils sont de retour ! De plus, le gestionnaire de thèmes permet d'importer les thèmes des versions antérieures de Kde ! Au vu de toutes ces améliorations, je ne peux que vous inviter à franchir le pas et installer d'urgence cette nouvelle version, à la condition expresse de l'installer à partir des paquetages rpm fournis sur Planète Linux à l'exclusion de tout autres et de faire cette mise à jour selon les préconisations ci-dessus (en tant que root bien évidemment)...

Mercredi 18 avril 2001.

Avant de narrer mon aventure lilloise, je vous signale que c'est la dernière ligne droite pour la sortie officielle de la Mandrake 8.0 ! D'après les premiers échos que j'ai eus de personnes ayant installé la RC1, on est loin du cafouillage de la version précédente. Que d'éloges ai-je entendues ! Il me tarde d'avoir la précieuse galette... Pour en revenir à Lille, nous avons passé ce week-end pascal en compagnie de notre ami Willi, dans son humble demeure typique (une hutte de paille) de la région. Des hamsters faisant tourner une roue alimentent sa demeure en électricité afin de faire fonctionner sa linuxette. C'est très pittoresque ! Après avoir traversé toute la France (de Paris jusqu'au Nord, tout au moins), nous sommes arrivés dans ce village tribal nommé Marcq-en-Baroeul. Le chef de la hutte nous a accueillis comme des princes. Il est vrai qu'ils n'ont que très rarement la visite de gens civilisés. Bref, après un repas frugal typiquement sauvage (carbonnade, mets à base de viandes et de bière locales), nous avons fait le tour des villages environnants : Lille, Rijsel et Lille. Ils possèdent des calèches sans cheval ni cocher qui parcourent les environs. Très intéressant. Le soir, nous l'avons passé en compagnie du chef d'une demeure d'un village voisin, nommé Mons-en-Baroeul. Cet homme habite dans des espèces de grottes entassées les unes sur les autres. Très curieux. Après nous avoir fait boire de leur boisson locale (la bière), nous avons parcouru les steppes afin de nous rendre dans un lieu étrange, où la même boisson était créée sur place. J'ai nommé Les Trois Brasseurs. Repas typique, là encore. Une espèce de pizza maigrelette mais très étale, proposée à même la planche l'ayant soutenue. Je ne saurai décrire les ingrédients l'ayant décorée. Notre ami Etienne H. nous a accompagnés jusque tard le soir. Entendre ces deux autochtones discuter dans leur dialecte est très édifiant. Il ne nous reste plus qu'à étudier ces phonèmes et en trouver une traduction en bon français... Nuit au village. Le lendemain, réveil à 9 heures par un bruit de tonnerre assourdissant. Les protections de la hutte qui se replient. Rien de grave. Petit déjeuner agréable, puis chasse aux oeufs de Pâques. Puis nous avons pris le chemin pour nous rendre en Flandre, belge, cette fois-ci.
Bruges, où la pluie et le froid ont eu raison de nous. Dommage, car les maisons sont ici très jolies et colorées bien que très anciennes. La faim nous tenaillant, nous tentâmes de prendre d'assaut une hutte proposant des tubercules blancs, taillés en allumettes (mais en bien plus gros) et trempés dans un liquide bouillonnant et visqueux (mets qui avait servi d'accompagnement à la carbonnade). Las, d'autres indigènes attendaient leur pitance avant nous. Alors, nous reprîmes la route en direction du Nord, de la mer : Knokke-le-Zoute. Là encore, la misère règne : aucune hutte du type précédent pour nous sustenter. Que des vêtements. La mer était noire, le froid toujours présent, malgré une timide apparition du soleil. C'est seulement vers 15 h 30 que nous dégotâmes une échoppe proposant quelque chose ressemblant à des sandwiches. Ressemblant. Car le goût n'y était pas. Le soir, nous le passâmes dans une taverne située encore en pays étranger. Son nom barbare était De Barbier. Très bon : salades composées, saucisse séchée et fumée à même la hutte... Le tout arrosé (encore) de bière. Après les effusions rituelles, nous nous séparâmes de notre hôte Willi et retournâmes dans le monde civilisé. Bilan : journées d'ethnologie fort agréables, découvertes de traditions et us encore inconnues des mondes occidentaux. Je vous conseille donc une incursion de ce type. Dépaysement garanti. Effectivement, il y a de la vie au nord de la Seine.

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