Le Petit Journal du Linuxien Novice
© 1999-2007 César Alexanian. Hébergé officiellement chez Linux-France. Serveur principal tournant sous GNU/Linux chez NFrance Conseil
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Dernière mise à jour : vendredi 30 novembre 2007

Support de formation à Linux

Je vous livre en intégralité le support de cours que j'ai réalisé pour mon séminaire sur Linux à Tunis en mars 2000.

Avant-Propos

Ce cours se veut avant tout une approche pratique et opérationnelle mais néanmoins ludique du système Linux. Nous y verrons l'installation de ce système d'exploitation ainsi que son paramétrage, les différents logiciels que nous pourrons trouver sous cette appellation et les quelques commandes de base qu'il faudra connaître afin de pouvoir naviguer au sein du système. Je ne vous ferai pas de cours indigeste sur Unix car là n'est pas mon propos et, de toute façon, j'en serais incapable et je préfère laisser cela aux experts. Mon but, et je désire de tout coeur y parvenir, c'est que vous soyez capables, en sortant d'ici dans trois jours, avec votre cédérom et le support qu'il vous sera remis, d'installer seuls un système Linux totalement opérationnel. Mon expérience est consignée au jour le jour sur http://www.petitjournal.org site hébergé par www.linux-france.org.

Ce cours n'aurait jamais été possible sans l'aimable participation de deux acteurs majeurs du monde Linux : Mandrakesoft et Sun. Mandrakesoft nous a fourni le cédérom original contenant la distribution Mandrake 7.0 version G.P.L. et la société Sun, le cédérom contenant la suite logicielle StarOffice version 5.1, version bien évidemment complète et totalement opérationnelle. De plus, vous trouverez sur le cédérom les version Linux, bien sûr, mais aussi Windows 9x, OS2 et Solaris. Sachez que Sun développe actuellement la version pour Macintosh qui sera disponible à la fin de l'année 2000... pour le même prix !

César Alexanian
cesar@petitjournal.org

Programme

Premier jour

Matin

  • Introduction et présentation de Gnu/Linux :
    - Petit historique, évolution, disponibilités, le logiciel libre, la G.P.L.
  • Les différentes distributions
    - Quelles sont-elles, quelles sont leurs différences, comment les acquérir?
  • Linux : le kernel
    - Qu'est-ce que le kernel, à quoi sert-il?

Après-midi

  • Linux et les PC
    - Quel est le matériel supporté, comment déterminer ses besoins matériels...
  • Déroulement de l'installation
    - A partir de différents médias (cédérom, internet, images ISO...)
    - Les possibilités d'installation (Linux seul, multiboot Linux/Windows, etc.)
  • Les outils périphériques
    - Fips, Partition Magic, Fdisk, la préparation d'un disque dur.

Deuxième jour

Mise en oeuvre et préparation pratique de l'installation

Matin

  • Deux exemples : Linux seul et Multiboot
  • Installation collégiale de Linux, paramétrages...

Après-midi

  • Les commandes de base de Linux.
  • Configuration de Linux (paramétrage de l'internet, installation de logiciels (WordPerfect, StarOffice...)
  • Tour d'horizon des logiciels de base (kmail, the Gimp, etc.) avec applications pratiques.

Troisième jour

Matin

  • Approche de Samba, d'Apache, les réseaux sous Linux.
  • Les adresses internet indispensables

Après-midi

  • Les questions et réponses, les suites bureautiques (présentation et possibilités).

Introduction et présentation du Gnu/Linux

Lorsque l'on parle de Linux, on désigne en fait le noyau (ou kernel). Le système que nous allons voir devrait être dénommé "Gnu/Linux". Gnu étant un acronyme signifiant "Gnu's Not Unix" (Gnu n'est pas Unix) afin de bien démontrer que bien que répondant à la norme Posix 1 sur la compatibilité des systèmes Unix, Gnu/Linux n'est pas un système propriétaire.

Il a été créé en 1991 par un jeune étudiant finlandais nommé Linus Torvalds, qui sévissait à l'université d'Helsinki. Étant alors trop peu fortuné pour s'offrir un système Unix et ayant beaucoup de temps devant lui, il est parti d'un noyau Minix, qui était libre, afin de créer son propre kernel compatible. Et l'idée géniale a été de le mettre à la disposition de tout le monde afin que chacun puisse s'en emparer et l'améliorer. L'internet a grandement facilité les choses. Le noyau étant librement téléchargeable, chacun a pu l'améliorer, le faire évoluer jusqu'à devenir aujourd'hui ce système qui fait trembler Bill Gates et bien d'autres. D'autres se sont chargés d'écrire des programmes selon le même principe. Le principe de la G.P.L., la Gnu/General Public License ou licence publique générale.

La G.P.L.

La G.P.L. part du principe qu'un logiciel ou tout applicatif ou documentation distribués sur ce principe appartiennent à tout le monde et à personne en particulier, bien que l'auteur reste propriétaire légitime de son oeuvre : nul autre ne peut se l'approprier. Cependant, la G.P.L. octroie des droits à l'utilisateur tels que :

  • licence d'utilisation ;
  • droit à modification, amélioration, traduction, redistribution sans avoir de compte à rendre à quiconque ;
  • accès libre et sans limite aux sources du logiciel...

Et plein d'autres choses. Pour en savoir plus, je vous renvoie au site officiel de la G.P.L. (www.fsf.org/copyleft/gpl.html) ainsi qu'à sa traduction en français, disponible sur le site www.linux-france.org/article/these/gpl.html. Mohamed Kebdani (Limar) m'a aussi donné le lien de la traduction de la G.P.L. en langue arabe : http://bablinux.tuxfamily.org/gplar/

Mais attention : libre ne veut pas forcément dire gratuit. Bien que le logiciel sous G.P.L. soit en libre accès, cela est vrai à partir de l'internet, d'un cédérom fourni par un magazine ou accompagnant un livre, d'une copie fournie par un ami, etc. Et tout cela légalement, sans que la BSA n'ait son mot à dire. Cependant, il se peut que vous ayez à débourser une somme modique pour l'acquérir : vous comprendrez aisément que certaines sociétés se sont investies en temps et en hommes afin de proposer des systèmes complets et fonctionnels et proposent donc leurs produits à la vente. C'est ainsi que vous pouvez trouver dans le commerce des distributions pour 400 francs environ, composées de trois, quatre voire six cédéroms et de manuels imprimés. Qu'est-ce que cette somme comparée à un Windows vendu 2000 francs pour UN poste et livré sur UN cédérom ? Car, ne l'oubliez pas, un logiciel sous G.P.L., même s'il a été acheté, pourra être installé légalement sur deux, trois, dix voire mille ordinateurs !

Maintenant, la G.P.L. a un revers flagrant : puisque nul n'est propriétaire du logiciel, personne n'est non plus légalement responsable en cas de dysfonctionnement. Donc, comment obtenir de l'aide ? Eh, bien, le plus simplement du monde : sur l'internet. Car, ainsi, il n'y a pas UN responsable du logiciel mais des centaines, voire des milliers ! Il vous sera alors facile de trouver l'information sur tel ou tel site, voire en écrivant directement à l'une des bonnes volontés publiant sur le net ! Et il n'est pas rare d'avoir sa réponse dans l'heure, voire dans la journée alors que, pour un système propriétaire, il n'est pas rare de lancer un appel sans réponse. Avez-vous déjà testé les hot lines ?

Quelles sont les différentes distributions

Et tout d'abord, qu'est-ce qu'une distribution? C'est un ensemble comprenant un kernel, les logiciels de base et tout une batterie de logiciels ajoutés qui forment un ensemble cohérent et fonctionnel. Outre le système de base, on y trouve des logiciels de communication, des traitements de texte, des tableurs, et, surtout, des serveurs graphiques permettant d'obtenir une interface utilisateur en mode graphique (genre Windows ou Mac O.S.).

Aujourd'hui, les principales distributions se nomment : Debian, Slackware, RedHat, SuSE, Mandrake, CorelLinux.

Elles comportent à peu près toutes les mêmes choses, un kernel (actuellement le 2.2.14), un serveur Xfree86 (la version 3.3.6) et toute la ribambelle de logiciels gravitant autour. Plus les serveurs graphiques Gnome, AfterStep, Enlightenment et surtout le très célèbre et le plus abouti Kde, en version 1.2. La principale différence qui les sépare est la facilité d'installation. La plus complexe mais en même temps la plus fidèle au principe même de la G.P.L. est sans conteste la Debian. Elle est suivie immédiatement par la Slackware. Ensuite viennent la RedHat et la SuSE puis la Mandrake qui est basée sur la RedHat et, enfin, la CorelLinux, dernière venue dans ce monde un peu fou, et basé, elle, paradoxalement, sur la Debian.

Nous baserons notre cours sur l'installation et le paramétrage de la Mandrake qui est, à mon sens, la plus facile d'accès tant techniquement que matériellement. Elle est de loin la plus répandue. Développée par Mandrakesoft (www.mandrakesoft.com), société française créée en 1999, elle en est à la version 7.0. Celle que nous allons installer est la version 6.1, la dernière version stable largement répandue. Elle est donc basée sur le kernel 2.2.13, Xfree 3.3.5, Kde 1.1.2 et Gnome 1.0.53 et bien d'autres choses... La distribution que vous avez donc en main est à l'identique de la version commerciale. Seulement, cette dernière est livrée avec plusieurs cédéroms comprenant des logiciels aussi divers que variés dont une bonne partie étant des version de démonstration d'applications commerciales et des logiciels distribués sur le principe du shareware. Pour plus d'informations sur ce que fait Mandrakesoft, je vous renvoie à leur site, en français, www.linux-mandrake.com/fr.

Une dernière chose avant de passer à la suite, il est bon de préciser que Linux n'est pas l'apanage des PC... Il existe des distributions sur la plupart des plates-formes existantes : pour les processeurs 68000, pour les PowerPC (Macintosh ou RS/6000), pour les stations à base de processeur Alpha... bref, pour pratiquement tout ce qui existe aujourd'hui !

Qu'est-ce que le kernel ?

Ah, le kernel. Ce mot barbare désigne en fait la micro-application qui sera chargée au démarrage, permettant de faire le lien entre les applications et le matériel. C'est lui, aussi appelé noyau, qui se charge entre autres de gérer les entrées et sorties des données que ce soit à partir du clavier, vers l'écran, du disque ou vers une imprimante. Il gère les interruptions logicielles, bref, c'est le centre vital de tout système d'exploitation.

Beaucoup de choses sont incluses dans le noyau et d'autres, par contre, sont adjointe en modules, lors du démarrage, afin de ne pas alourdir inutilement ce noyau. Cela permet d'adapter finement le kernel à votre machine. Pour cela, on passe par la phase de compilation du noyau, ce qui n'est pas le sujet de ce cours. Pour compliquée qu'elle paraisse, cette opération, si elle est menée soigneusement, ne présente pas beaucoup de difficultés.

Linux et les PC

Avant d'entreprendre l'installation de Linux sur une machine quelconque, il est bon de connaître certaines choses à propos des éléments constituant l'ordinateur. Le mieux étant de travailler sur une base standard. Par exemple, un PC équipé d'un processeur Intel genre Pentium II cadencé à 350MHz, 64 Mo de mémoire vive, un disque dur UIDE 33 MHz d'une capacité de 6,5 Go, ce qui est la base aujourd'hui. Puis, pour les cartes vidéo et audio, éviter de sortir des chemins battus : une carte vidéo ATI, par exemple, à base de Rage, AGP, fera parfaitement l'affaire de même qu'une carte SoundBlaster 64 de base suffira. Pour les cartes SCSI, toutes celles de la famille Adaptec sont parfaitement supportées. Pour les modems, même combat, prendre un boîtier externe V90 standard et tout ira pour le mieux. A bannir, les "winmodem" ou modems logiciels qui sont, la plupart du temps, des modems internes. Linux ne les reconnaîtra pas. Si vous êtes équipés et que vous n'êtes pas sûr de vous, le mieux est encore d'aller faire un tour sur le site de Mandrakesoft, voire sur celui de la RedHat, où une liste exhaustive des matériels supportés est consultable. Et en français, s'il vous plaît ! Vous y trouverez tout, de la carte vidéo à l'imprimante, en passant par les cartes TV et les scanners.

Si la chance est de votre côté, tout votre matériel sera reconnu automatiquement lors de l'installation et la configuration sera alors d'une simplicité déconcertante. Dans le cas contraire, il faudra très certainement jouer avec les fichiers de configuration, les modules et les paramètres à passer au noyau, voire passer par une compilation du kernel...

Si vous n'êtes pas renseigné sur le type de matériel qui équipe votre ordinateur, le mieux est de passer par le panneau de configuration sous Windows. Là, vous aurez tout le détail de votre installation. Sinon, il existe dans le commerce des logiciels faisant l'état des lieux de votre machine. Certains existent en version de démonstration limitée dans le temps et qui rempliront parfaitement l'affaire.

Déroulement de l'installation

L'installation peut alors commencer. Il existe plusieurs méthodes d'installation en fonction de la source des distributions. La plus commune et la plus pratique est celle que nous allons voir : à partir d'un cédérom. Cependant, il existe d'autres façons de procéder. On peut très bien télécharger une image ISO d'une distribution (valable si l'on possède une connexion permanente par le câble par exemple) et monter l'image en tant que disque. Ou aussi au travers d'un réseau. Mais ces techniques sont réservées aux hackers qui sont vraiment à l'aise dans ce milieu.

Ensuite, il faut déterminer ses besoins. Avons-nous besoin de Linux uniquement ou faut-il réserver la machine à un double emploi en conservant une partie sous Windows ou un autre système d'exploitation ? Dans le premier cas, aucune difficulté. Nous ferons une installation sur le disque dur qui sera entièrement dédié à notre Linux et nous aurons alors une machine Linux à 100%.

Par contre, si l'appareil est destiné à héberger plusieurs systèmes d'exploitation, nous devrons passer par plusieurs phases : déterminer le multiboot et la disponibilité en espace disque. S'il y a deux ou plusieurs disques durs, pas de problème : nous allons en consacrer un à Linux. Par contre, si nous ne possédons qu'un seul et unique disque dur, là les choses vont se corser. Il va alors falloir diviser ce disque dur en deux parties distinctes afin de pouvoir héberger chacun des deux systèmes d'exploitation qui gèrent alors le disque dur de manières totalement différentes !

Et là, cela devient délicat. Nous verrons plus loin les outils à utiliser et la façon de procéder. Il n'y a généralement aucun risque de perte de données, mais il faut toujours être extrêmement prudent et minutieux lors de ces opérations.

Les outils périphériques

C'est là qu'interviennent deux principaux outils qui nous seront utiles afin de préparer le disque dur: fips et fdisk.

Fips est un outil de partitionnement de disques durs sans perte de données. Il faudra être extrêmement attentif lors de son apprentissage que nous verrons plus tard. Par ailleurs, la documentation de ce logiciel étant à l'origine uniquement en anglais (et en japonais :), j'ai entrepris, en décembre 1999, la traduction en français de tout ce qui accompagne ce programme. Le résultat de ce travail est visible sur l'internet à l'adresse suivante : http://www.fips.fr.st où je vous conseille de vous rendre et d'imprimer les pages !

Fdisk, quant à lui, bien qu'existant sous MS-Dos, nous apporte, sous Linux, une puissance dans le partitionnement de disques inégalée. Il reconnaît près d'une centaine de systèmes de fichiers différents et est d'une fiabilité incomparable.

Ces deux logiciels sont totalement gratuits et distribués eux aussi selon les termes de la G.P.L.

Il existe d'autres produits permettant d'effectuer cette opération, certains libres, d'autres commerciaux, aussi nous ne nous y attarderons pas. Sachez seulement qu'ils sont: Partition Magic (commercial), DiskDrake (libre, fourni par Mandrake) et un nouveau venu Parangon Manager (commercial aussi).

Mise en oeuvre et préparation de l'installation

Nous allons maintenant procéder à la préparation du champ opératoire. Il nous faut donc réunir tout le matériel nécessaire : un micro-ordinateur en état de marche bien évidemment, le cédérom d'installation de la distribution de Linux, deux disquettes vierges et une bonne dose de patience !

Premier cas

Nous allons destiner tout le disque dur à Linux. Dans ce cas, aucune préparation particulière. Nous passerons directement à la phase d'installation.

Deuxième cas

L'ordinateur possède deux disques. Nous allons en réserver un au système d'exploitation existant et l'autre à Linux. Nous devrons d'abord nous assurer que le disque destiné à Linux est bien vide. Dans le cas contraire, il faudra transférer les données sur l'autre disque voire les sauvegarder sur un support approprié. Puis nous pourrons soit le formater directement à partir du Dos, soit à partir de l'interface d'installation de Linux. Cette figure fera appel à Lilo. Nous verrons plus loin ce qu'est Lilo, comment le paramétrer et quelles sont ses alternatives.

Troisième cas

C'est le plus délicat. C'est celui que nous avons vu plus haut, d'un seul disque dur à partager entre le système de base et Linux. Afin de pouvoir mener à bien cette opération, il va d'abord falloir commercer par défragmenter le disque dur et l'optimiser afin de ramener toutes les données en début de disque. Et s'assurer par la même occasion que nous disposerons d'assez d'espace pour pouvoir installer notre cher Linux! Et 1,5 Go sera franchement un minimum.

Donc, première opération : défragmenter le disque dur. Pour cette opération, les outils fournis avec Windows font parfaitement l'affaire. Nous allons voir comment procéder. Mais avant toute chose, il faudra s'assurer d'avoir un disque non compressé (pas de Stacker ou de DoubleSpace en fonction...) et qu'aucun programme de sauvegarde du genre Mirror ne soit actif.

Pour lancer la défragmentation du disque dur, vous ouvrez le Poste de travail, situé sur le bureau, puis vous pointez le disque dur et faites un clic-droit sur la souris. Là, vous amenez le curseur sur Propriétés. Vous relâchez le bouton de la souris. Une fenêtre apparaît. Vous cliquez sur l'onglet intitulé Outils. Là, vous cliquez sur le bouton de la fenêtre inférieure intitulé "Défragmenter maintenant...". Selon la capacité du disque et son état de fragmentation, l'opération peut prendre plusieurs heures ! Aussi, il est préférable de faire cela à un moment calme, par exemple le soir avant d'aller dormir...

Une fois la défragmentation effectuée, nous pourrons lancer l'opération de partage du disque dur. Mais, avant de faire quoi que ce soit, il est impératif de sauvegarder le contenu du disque dur sur un support approprié, ou du moins tous les fichiers importants. Bien que j'aie déjà réalisé l'opération sans avoir effectué de sauvegarde et sans avoir rencontré un quelconque problème, je vous déconseille d'agir ainsi.
Lorsque vous êtes fin prêts à effectuer la délicate intervention, il vous faudra être en possession d'une disquette formatée et bootable (sys a: fera très bien l'affaire) sur laquelle on transférera les fichiers fips.exe, restorboot.exe et tout ce qui accompagne fdisk. Puis nous redémarrerons l'ordinateur sur cette disquette. Nous verrons en détail l'opération tous ensemble, car elle demande beaucoup d'attention.

Cette figure fera aussi appel à Lilo. Nous verrons plus loin ce qu'est Lilo, comment le paramétrer et quelles sont ses alternatives.

L'installation de Linux

Note de dernière minute : la procédure qui suit décrit l'installation de la Mandrake6.1 (helios). Cependant, j'ai eu la chance d'obtenir la Mandrake 7.0 (air) qui, vous le verrez, est encore plus simple et d'autant plus ludique!

Notre ordinateur étant prêt, nous allons pouvoir procéder à l'installation. Pour ce faire, nous allons utiliser la méthode du boot sur cédérom, la plus efficace et la plus rapide. Nous verrons à la fin la méthode de boot sur disquette, qui peut se révéler salvatrice en cas de système un peu ancien.

Il nous faudra tout d'abord paramétrer la BIOS de l'ordinateur afin de l'autoriser à booter sur un cédérom. Pour ce faire, au démarrage de l'ordinateur vous presserez la touche [. Supp] du pavé numérique. Le logiciel de réglage de la BIOS apparaîtra alors. Il faudra aller sur Bios Features Setup et lui indiquer, à la ligne Boot Sequence, la séquence de boot suivante : [CD-ROM, C, A] où CD-ROM doit être impérativement en premier. Puis vous pressez [Echap] puis [F10] afin de sauvegarder les paramètres et, après avoir inséré le cédérom dans le lecteur, vous rebootez.

Nota bene : la procédure peut différer quelque peut de celle décrite ci-dessus selon le type et la marque de la BIOS installée. Mais, au démarrage, vous aurez toujours une indication pour lancer le système de paramétrage.

A ce moment, le système démarre sur le cédérom directement sous Linux.

Nous allons suivre l'installation étape par étape.

  1. Deux écrans d'accueil apparaîtront à la fin du boot. On les passe en validant OK.
  2. L'écran suivant nous propose de définir la langue pour l'installation. Descendre jusqu'à French et valider.
  3. Puis c'est au tour du type de clavier utilisé. Là, nous choisirons fr-latin1. Puis nous validons.
  4. Puis l'interface nous demandera de lui indiquer les sources d'installation. Par défaut, le paramètre Local CD-ROM est le bon. Validez. Puis revalidez pour faire monter le cédérom.
  5. Là, le programme nous demande s'il s'agit d'une mise à jour ou d'une nouvelle installation. Bien évidemment, nous allons choisir Installation.
  6. La fenêtre suivante proposera trois choix : Station de travail, serveur ou personnalisée. Là, pas d'hésitation : validez Personnalisée.
  7. Puis le programme commencera par rechercher si des cartes SCSI sont présentes sur la machine. S'il n'y en a pas, nous le lui dirons. Par contre, il se peut qu'elle trouve la carte et vous demande s'il y a d'autres cartes. Là aussi, répondre non.
  8. Puis nous entrons dans la partie la plus délicate : nous allons partitionner le disque dur. Parmi les choix proposés, le plus convivial sera de choisir DiskDruid. Ce que nous allons faire.
  9. La fenêtre se présentera ainsi : dans la partie basse, tous les disques présents et leur taille; dans la partie haute, les partitions existantes ainsi que leur type. Nous allons donc ajouter trois partitions sur celle existante.
  10. Appuyer sur [F1] pour ajouter une première partition qui sera la partition racine, et nous l'indiquerons en tapant / dans la ligne Mount point. Puis nous appuierons sur [tab] pour atteindre le champ suivant qui correspond à la taille de la partition. Là, nous y mettrons la valeur de 1500 soit 1,5 Go qui est un minimum pour pouvoir exploiter Linux en toute sérénité. Puis, de nouveau [tab] afin d'atteindre le champ correspondant au type de la partition : Linux native. Puis deux appuis supplémentaires sur [tab] nous permettront de valider le choix. Si tout s'est bien déroulé, la partition / doit maintenant apparaître dans la fenêtre supérieure. Nous venons de créer la partition principale, dite racine.
  11. Nous recommençons l'opération 10 avec cette fois-ci les valeurs /swap puis 127 puis Linux swap. Cette partition servira de mémoire d'échange.
  12. Dernière opération avec cette fois-ci /home, 500 et Linux native. Nous avons créé la partition dans laquelle se trouveront tous les fichiers et paramétrages correspondant aux utilisateurs.
    Nous pourrions tout aussi bien diviser la partition racine en plusieurs petites partitions, en particulier une partition /boot de 100 Mo qui ne servirait qu'au démarrage, une partition /usr qui abriterait les applications, etc. Mais pour un début, nous nous cantonnerons à ces trois partitions principales. L'intérêt de séparer /home du reste réside dans le fait que s'il fallait réinstaller complètement Linux, tous les fichiers de travail des utilisateurs seraient alors en lieu sûr !
  13. Nous validerons alors ces choix par OK. Puis confirmerons l'écriture de la table des partitions. Ensuite, nous validerons la partition /swap. Nous validerons la vérification des blocs défectueux et lancerons alors le formatage. Validons.
  14. Même chose pour les partitions racine et /home. Seulement là, la vérification des blocs n'est pas obligatoire. Une fois ces vérifications faites, nous allons entrer dans la phase d'installation proprement dite.
  15. Si la place le permet, nous sélectionnerons tous les paquetages, quitte à supprimer par la suite ceux qui ne nous serviront pas... Sinon, nous verrons un peu plus en détail ce qu'apporte chacun de ces ensembles.
  16. L'écran suivant vous demandera s'il faut installer les "dépendances", ce que nous confirmerons.
  17. Comme il est bien éduqué, l'installateur vous indique qu'il laissera une trace complète de ce qu'il a installé dans un fichier nommé "install.log". Validez !
  18. Maintenant, nous allons pouvoir aller prendre un café. L'opération qui va se dérouler à présent peut prendre entre quinze et trente minutes selon la quantité de produits à installer et la vitesse de la machine. Et ce temps dépasse l'heure lors d'une mise à jour du système, car il doit vérifier tout ce qui est installé et faire les mises à jour nécessaires. A tout de suite !
  19. Voilà. Linux est désormais installé sur votre disque dur. Arrive la phase de configuration. La première chose à indiquer, c'est tout simplement le type de souris utilisé.
  20. La phase suivante ne concerne que les réseaux. Nous l'aborderons un peu plus tard. Sachez néanmoins que c'est à ce moment que nous lui indiquerons, après détection de la carte réseau, tous les paramètres de réseau (adresse IP de la machine, celle du routeur, nom du domaine, etc.).
  21. Arrive la phase de réglage de l'horloge. Nous choisirons la zone correspondante (Afrique du Nord/Tunis) et nous validerons. Surtout, ne pas cocher GMT, car alors elle réglerait l'horloge interne sur GMT...
  22. Lors de l'écran suivant, le programme nous demandera les services à lancer. Autant laisser les paramètres par défaut.
  23. Moment crucial : le paramétrage de l'imprimante. Elle peut être locale ou en réseau. Là aussi, nous passerons à l'étape suivante sans nous en soucier.
  24. Nous approchons de la fin. Nous allons maintenant fournir le mot de passe de l'utilisateur root, appelé aussi superutilisateur ou administrateur. Il est très important de bien noter le mot de passe, qui devra mélanger capitales, bas-de-casse et chiffres afin de le rendre plus difficile à cracker. Exemple m0t2p4ss3 ferait un excellent exemple! Nous confirmerons donc le mot de passer en le retapant.
  25. Maintenant, nous allons créer un utilisateur courant. Prenez l'habitude de tout taper en bas-de-casse (minuscules). Donc, nous donnons notre prénom puis nous donnons un mot de passe. Pour les options de sécurité, nous validerons les mots de passe shadow, ce qui permet de les stocker à l'abri des regards indiscrets.
  26. Étape importante à ne pas négliger : la disquette d'amorçage, qui permet de se sortir d'un mauvais pas au cas où... Nous insérerons donc une disquette vierge lorsque le programme nous la réclamera. Elle sera formatée puis le système sera transféré dessus. L'opération prend quelques secondes.
  27. Dernière étape : la configuration de Lilo (linux loader). Nous choisirons donc comme niche pour Lilo le master boot record.
  28. L'étape suivante vous permettra de passer éventuellement des paramètres au noyau lors du démarrage. Réservé aux utilisateurs avertis! Donc on passe.
  29. Ensuite, le programme vous proposera tous les systèmes détectés et définira Linux comme système par défaut. Pour modifier le système par défaut, déplacez-vous avec les touches fléchées sur le système voulu et validez votre choix avec la touche [F2]. Appuyez ensuite sur la touche [Tab] et validez votre choix.
  30. Puis vient la configuration de l'affichage. Si votre carte graphique est un modèle courant, le programme la détectera. Sinon, il vous faudra choisir une carte similaire (même processeur, même type...) ou, au pire, prendre un serveur VGA générique.
  31. Une fois le choix de la carte effectué, on se penchera sur le sort de l'écran. S'il ne se trouve pas dans la liste proposée, on choisira Custom (personnalisé).
  32. L'écran suivant permettra de tester la configuration choisie et de déterminer la résolution et la profondeur de l'affichage. Se déplacer sur Tester.
  33. Après validation, le serveur X se lance alors et une série de tests va s'effectuer devant vos yeux ébahis. Une fois terminée la série de tests, Linux vous propose une résolution. Vous acceptez. Vous pourrez la changer par la suite.
  34. Validez une dernière fois pour achever les tests, puis répondez oui aux quelques questions qui restent (concerne le démarrage graphique).
  35. Retour à l'installateur puis, après qu'il vous ait demandé de retirer disquette et cédérom, le système se relance et nous tombons sur l'invite graphique.

C'est fini! Nous entamons notre première session sous Gnu/Linux.

Les commandes de base de Linux

Avant d'attaquer le paramétrage de Linux proprement dit, il nous faut voir les bases d'Unix : le gestionnaire de commandes (appelé aussi shell).

Tout comme le DOS est un gestionnaire de commandes (command.com), Linux utilise non pas un mais plusieurs gestionnaires de commande. Le plus courant et le plus usité est donc bash (bourne again shell) basé sur Bourne shell.

Nous verrons quelques commandes de base les plus communes et leurs options.

Ces commandes sont utilisées en "console", ou encore en "terminal". C'est-à-dire qu'on les saisit en ligne de commande, un peu comme si l'on était sous DOS.

Pour accéder à la console au démarrage, il suffit de demander le mode "Failsafe" à partir de l'interface graphique. Si l'on est déjà connecté au serveur X, soit on lance une console à partir du bandeau de commande en cliquant sur le petit écran noir, soit on va dans le menu K => Utilitaires => Terminal, soit l'on ouvre une nouvelle session en mode console en tapant [Ctrl]+[Alt]+[F1] à [F6]. Et là, on se loge en tant qu'utilisateur ou en tant qu'administrateur (ce qui peut entraîner de fâcheuses conséquences en cas de mauvaise manipulation...). Pour revenir sous X, il suffit de taper [Ctrl]+[Alt]+[F7]. C'est donc cette dernière méthode que nous utiliserons, car nous aurons ainsi tout l'écran pour travailler alors qu'avec un terminal sous X, nous aurions une toute petite fenêtre.

L'invite de la ligne de commande ressemblera à ce qui suit :

    [user@localhost /user]$ _

si l'on s'est logé en tant qu'utilisateur et

    [root@localhost root]# _

si l'on s'est logé en tant qu'administrateur (root). Notez bien la différence de l'invite de commande : un dollar $ en tant qu'utilisateur et un dièse # en tant que root.

Maintenant, décortiquons les informations données par le texte entre crochets. Nous avons tout d'abord user ou root puis @ puis localhost. Cela nous informe sur deux choses. Tout d'abord le nom sous lequel nous nous sommes logés, l'arobase signifie à ou chez et localhost est le nom de la machine (qui ici n'a pas été défini). Cela veut dire, en français correct, Untel connecté chez Machine. Puis, le dernier mot (/root ou user) désigne le répertoire dans lequel on se trouve (s'il commence par / c'est qu'on est juste après la racine, sinon, c'est juste le nom du répertoire).

Le listage d'un répertoire

La commande qui permet de connaître le contenu d'un répertoire est ls. Attention, toutes les commandes Linux sont à taper en minuscules!

    [toto@localhost toto]$ cd /
    [toto@localhost /]$ ls
    bin/ dev/ home/ lost+found/ opt/ root/ tmp/ var/
    boot/ etc/ lib/ mnt/ proc/ sbin/ usr/
    [toto@localhost /]$

Cela nous donnera une suite de fichiers et répertoires et rien de plus. Pour connaître les propriétaires, les permissions, la taille et le type des fichiers, nous entrerons la commande suivante:

    [toto@localhost /]$ ls -l
    total 74
    drwxr-xr-x 2 root root 2048 fév 4 21:35 bin/
    drwxr-xr-x 2 root root 1024 fév 4 22:04 boot/
    drwxr-xr-x 6 root root 36864 fév 19 14:36 dev/
    drwxr-xr-x 35 root root 3072 fév 19 14:36 etc/
    drwxr-xr-x 5 root root 1024 fév 6 1996 home/
    drwxr-xr-x 4 root root 4096 fév 4 21:26 lib/
    drwxr-xr-x 2 root root 12288 nov 12 20:38 lost+found/
    drwxr-xr-x 7 root root 1024 oct 9 1998 mnt/
    drwxr-xr-x 3 root root 1024 aoû 23 18:03 opt/
    dr-xr-xr-x 62 root root 0 fév 19 15:35 proc/
    drwx------ 18 root root 1024 fév 5 16:37 root/
    drwxr-xr-x 3 root root 3072 fév 4 21:30 sbin/
    drwxrwxrwt 14 root root 6144 fév 19 14:38 tmp/
    drwxr-xr-x 20 root root 1024 fév 4 21:28 usr/
    drwxr-xr-x 18 root root 1024 fév 4 20:50 var/
    [toto@localhost /]$

Nous avons donc passé un paramètre (une option) à la commande ls. Ce paramètre, -l, indique long listing format, c'est-à-dire de lister le répertoire au format long.

La première lettre "d" indique que nous avons affaire à un dossier (répertoire). Si cela avait été un fichier normal, nous aurions eu un trait d'union - et si cela avait été un lien symbolique, nous aurions eu la lettre "l". Nous trouvons ensuite trois séries de trois lettres ou trait d'union. Ce sont les droits accordés au différents utilisateurs du fichier. Le premier groupe appartient au propriétaire, le second au groupe et le troisième à tout le monde. Les trois lettres sont respectivement r pour read (lecture), w pour write (écriture) et x pour execute (exécution). Si le droit n'est pas accordé, on y trouvera à la place un trait d'union -. Puis viennent des chiffres, suivis de root, root, un nombre, une date et une heure, et, enfin, le nom du fichier proprement dit.

Le premier mot root désigne le créateur du fichier, le second désigne le groupe auquel appartient le créateur, le nombre suivant décrit la taille du fichier, puis sa date et heure de création.

Nous pouvons donc déduire que, sur cet écran, nous n'avons que des répertoires, la plupart sont exécutables par tout le monde (exécuter un dossier revient à pouvoir l'ouvrir). Certains ne sont accessibles en lecture et écriture que par le propriétaire (root), d'autres par le groupe (root) et très peu par tout le monde. Ce qui est, en fait, une sécurité.

Si vous désirez connaître toutes les options d'une commande (ls par exemple), il suffit de taper :

    [toto@localhost /]$ man ls
    Formatting page, please wait...

Et là, vous aurez le manuel en ligne de la commande ls, avec toutes les options décrites et commentées. De même que pour toutes les commandes que nous verrons par la suite. Pour vous déplacer d'une page à l'autre, tapez sur la barre d'espacement, pour remonter on descendre, utilisez les touches fléchées et, pour quitter, tapez tout simplement la lettre q.

Nous venons donc de voir notre deuxième commande! Il en existe une variante qui tourne sous X : xman. Nous ouvrons un terminal et tapons xman. Et là, un petit menu apparaît dans lequel nous allons choisir Manual page.

Une page s'ouvre alors et nous irons dans le menu Sections et nous choisirons la première : User commands. Et là, vous aurez la liste de toutes les commandes disponibles sous Linux. Il suffit de cliquer sur celle qui vous intéresse pour accéder à sa page de manuel.

Comment voyager de répertoire en répertoire ?

Pour changer de répertoire, il existe une commande similaire à celle de DOS. Nous l'avons vue au début du précédent exercice, il s'agit de la commande change directory, dont l'instruction est cd.

    [toto@localhost /]$ cd
    [toto@localhost toto]$

Vous constaterez, dans l'exemple ci-dessus, que nous étions dans le répertoire racine (/) et que le fait de taper cd tout seul nous a ramenés dans notre répertoire "home" portant notre nom d'utilisateur. La commande cd seule nous permet donc de revenir à la maison quel que soit le lieu où nous sommes.

Pour s'en assurer, nous allons taper pwd, qui demande au système d'affichier le répertoire courant et son chemin :

    [toto@localhost /]$ cd
    [toto@localhost toto]$ pwd
    /home/toto
    [toto@localhost toto]$

Comme nous le supputions, nous sommes bien revenus dans le dossier /toto qui se trouve dans le dossier /home qui se trouve à la racine.

Maintenant, nous allons lui demander de nous amener au dossier X11 qui se trouve dans usr :

    [toto@localhost toto]$ cd usr/X11R6
    bash: cd: usr/X11R6: Aucun fichier ou répertoire de ce type
    [toto@localhost toto]$

La réponse de bash est claire : ce dossier n'existe pas. Et pourquoi? Parce que nous lui avons demandé de trouver le dossier usr/X11R6 dans le dossier /home/toto! C'est un chemin relatif. Un chemin relatif ne commence pas par /. Il aurait fallu lui indiquer un chemin absolu qui, lui, commence toujours par / qui indique la racine du disque dur:

    [toto@localhost toto]$ cd usr/X11R6
    bash: cd: usr/X11R6: Aucun fichier ou répertoire de ce type
    [toto@localhost toto]$ cd /usr/X11R6
    [toto@localhost X11R6]$ pwd
    /usr/X11R6
    [toto@localhost X11R6]$ ls
    bin/ doc/ etc/ include/ lib/ man/ share/
    [toto@localhost X11R6]$ ls -l
    total 13
    drwxr-xr-x 2 root root 5120 fév 4 21:35 bin/
    drwxr-xr-x 2 root root 1024 fév 6 1996 doc/
    drwxr-xr-x 2 root root 1024 fév 4 21:12 etc/
    drwxr-xr-x 4 root root 1024 fév 4 21:21 include/
    drwxr-xr-x 8 root root 3072 jan 7 15:00 lib/
    drwxr-xr-x 8 root root 1024 fév 4 21:11 man/
    drwxr-xr-x 5 root root 1024 nov 12 20:52 share/
    [toto@localhost X11R6]$

Donc, nous avons ajouté un slash / à la commande, puis nous avons tapé la commande pwd afin de nous assurer que nous étions bien dans le bon dossier, puis nous avons fait un ls suivi d'un ls -l afin d'avoir la liste complète du répertoire.

Maintenant, si nous désirons remonter d'un niveau, il nous suffira de taper :

    [toto@localhost X11R6]$ cd ..
    [toto@localhost /usr]$

Les deux points indiquent le répertoire supérieur ou parent. Un point seul indique le répertoire courant. Le slash seul indique la racine. Tapons :

    [toto@localhost /usr]$ cd /
    [toto@localhost /]$ pwd
    /
    [toto@localhost /]$

Nous nous retrouvons effectivement à la racine du disque dur.

Nous avons vu la commande man pour avoir des informations sur une commande. Mais chaque commande vous offre une aide restreinte avec la plupart des options possibles. Pour les obtenir, pour ls par exemple :

    [toto@localhost /]$ ls --help
    Usage: ls [OPTION]... [FICHIER]...
    Afficher les informations au sujet des FICHIERS (du répertoire
    courant par défaut). Trier les entrées alphabétiquement si aucune
    des options -cftuSUX ou --sort n'est utilisée.

Et tout plein de lignes qui défilent et que nous n'avons pas le temps de voir... Afin de les faire défiler page par page, nous allons lui ajouter un pipe plus la commande more. Le pipe s'obtient en tapant la combinaison de touches [AltGr]+6 ce qui nous donne le signe | :

    [toto@localhost /]$ ls --help | more
    Usage: ls [OPTION]... [FICHIER]...
    Afficher les informations au sujet des FICHIERS (du répertoire
    courant par défaut). Trier les entrées alphabétiquement si aucune
    des options -cftuSUX ou --sort n'est utilisée.
    -a, --all afficher les noms cachés débutant par .
    -A, --almost-all ne pas inclure dans la liste . et ..
    -b, --escape afficher en octal les caractères
    non-graphiques
    en utilisant des séquences d'échappement
    --block-size=TAILLE utiliser la TAILLE de blocs
    -B, --ignore-backups ne pas inclure dans la liste,
    les entrées se terminant par ~
    -c lister les fichiers triés selon leur date de
    modification; avec -l: les afficher avec
    avec la date de modification du 'inode'
    -C afficher en colonnes
    --color[=PARAM] afficher les fichiers avec une couleur selon
    leur type à l'aide d'un des paramètres
    suivants: never, always ou auto
    --Encore--

Et pour accéder aux pages suivantes, tapez sur la barre d'espacement.

Comme vous le constatez, les informations données ici sont en français! Ce qui permet une meilleure compréhension des commandes.

Nous verrons pendant le cours les commandes suivantes, sans aller plus avant sur ce support :

    chmod
    rm
    rmdir
    tar
    gzip
    grep
    ln
    mkdir
    cat

plus toutes celles dont le besoin se fera sentir au fur et à mesure que nous avancerons.

Vous trouverez par ailleurs en annexe la page d'un linuxien internaute dans laquelle il a résumé les principales commandes Linux (qui, ne l'oublions pas sont aussi des commandes Unix).

Configuration de Linux

Maintenant que nous avons un beau système Linux tout neuf, il nous va falloir configurer plusieurs choses :

  • le réseau;
  • l'accès à l'internet et le serveur de courrier smtp ou pop;
  • l'accès au modem...
  • Le réseau

    Avant toute chose, nous aurons pris le soin de reprendre tous les paramètres du réseau dans lequel notre machine va s'insérer : l'adresse IP de notre machine, celle du serveur, le nom de domaine du réseau, les masques de sous-réseau, etc. Toutes ces données sont accessibles sous Windows. Pour une utilisation isolée, le paramétrage du réseau est totalement inutile.

    Site conseillé : http://www.linuxenrezo.org

    L'accès à l'internet et le modem...

    Nous allons voir très simplement grâce à des captures d'écran le paramétrage pour l'accès à l'internet ainsi que la configuration du modem et des serveurs de courrier.

    Avant toute chose, il faut être en possession d'un modem autonome et non d'un "winmodem", qui est une carte PCI dont les fonctionnalités sont pilotées par logiciel. Linux ne supporte pas ces cartes. De nos jours, les modems V90 ou 54K sont de plus en plus accessibles.

    Première chose : s'assurer du port sur lequel est connecté notre modem. En règle générale, la souris occupe le port COM1:, sous Windows, et le modem COM2:.

    Sous Linux, nous reprendrons les mêmes ports, en sachant qu'ils se nommeront ttyS0 à ttySn-1. C'est-à-dire que le port COM1: équivaudra à ttyS0, COM2: à ttyS1, etc.

    S'il n'est pas défini, nous allons créer un lien symbolique nommé modem et pointant sur le port idoine :

      # ln -s /dev/modem /dev/ttyS1 [entrée]

    Ce lien, une fois défini, nous servira à désigner le modem dans les outils de connexion.

    Pour créer notre première connexion à l'internet, il nous faut connaître :

    Le nom du fournisseur d'accès. Pour notre exemple, nous prendrons un fournisseur fictif nommé www.fournisseur.net

    L'adresse IP du serveur. Pour notre exemple : 123.123.123.13

    Le nom du réseau. Ici, ce sera fournisseur.net

    Le numéro de téléphone du serveur, bien évidemment

    Etre en possession de notre identifiant et de notre mot de passe d'accès. Toujours pour notre exemple, ce sera toto et m0t2p4ss3

    Le nom des serveur POP (courrier entrant) et SMTP (courrier sortant) de notre fournisseur d'accès.

    Toutes ces données vous sont normalement remises lors de votre inscription auprès de votre fournisseur d'accès à l'internet.

    Pour entrer toutes ces données, nous allons pointer sur le menu K et aller dans le sous-menu Internet. Là, nous irons sur la ligne Numéroteur.

    Là, une fenêtre apparaîtra, nommée kppp.

    Nous cliquerons sur Configuration. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira, dans laquelle nous allons renseigner ce qui suit :

    Premier onglet : Comptes.

    Nous cliquons sur Nouveau... et là, comme par magie, une nouvelle fenêtre s'ouvre. Etonnant, non? Dans celle-ci, nous y mettrons, dans l'ordre :

    Premier onglet : Numérotation

    Nom de la connexion : ce que l'on veut. De préférence un nom parlant.

    Numéro de téléphone : eh bien, on y met le numéro de téléphone qui permet l'accès au serveur du fournisseur d'accès à l'internet!

    Identification : sauf avis contraire, on laissera l'identification PAP.

    Cochez éventuellement Enregistrer le mot de passe, ce qui évitera d'avoir à le retaper à chaque connexion (si c'est un poste isolé, aucun problème).

    Programme à lancer à la connexion : on peut y mettre le gestionnaire de courriers kmail, netscape, ou tout ce que l'on veut. Ils se lanceront automatiquement lorsque la connexion sera effective.

    Onglet suivant : DNS

    Nom de domaine : celui fourni par votre fournisseur d'accès à l'internet. Ici, notre exemple est fournisseur.net.

    Adresses IP du DNS : en clair, "adresse du protocole internet du serveur de noms de domaines". Pareillement fourni par votre fournisseur, vous entrez la ou les adresses (quatre séries de nombres séparées par un point). Dans notre exemple, 123.123.123.13. Puis vous refermez cette fenêtre en cliquant sur OK.

    Fenêtre précédente, onglet suivant : Périphérique
    C'est là que nous allons mettre, à Périphérique modem, le /dev/modem que nous avons précédemment créé. A contrôle de flux, nous laisserons CTR/CTS, idem pour la case suivante. Vitesse de la connexion : si votre modem est un V90 ou équivalent, 115200 sera la bonne vitesse. Temps limite de modem : 60 secondes est une bonne moyenne. C'est le temps qu'attendra votre modem avant de clore la connexion en cas d'échec.

    Ensuite, nous attaquerons l'onglet : Modem
    Nous y réglerons le volume sonore à la moitié au début, afin de pouvoir contrôler les connexions, puis à zéro par la suite, car il est assez agaçant d'entendre les gargouillis internes de l'appareil...

    Nous avons ensuite trois boutons nommés respectivement Commandes du modem, Interrogation du modem et Terminal. Le premier concerne les commandes d'initialisation et, à moins d'avoir une documentation précise des commandes particulières de votre modem, vous n'aurez pas à les modifier.

    Le suivant permet de connaître l'état du modem. Il va être testé et une fenêtre vous affichera les données internes de l'appareil, telles que nom du constructeur, type et version du modem, version du logiciel interne, etc.

    Le dernier bouton permet d'ouvrir un terminal permettant d'envoyer des commandes manuelles et d'avoir l'écho du correspondant. Pour faire du telnet, par exemple...

    Les autres onglets seront ignorés, sauf, peut-être, celui concernant les scripts de connexion si l'identification PAP ne fonctionne pas.

    Nous fermerons donc cette fenêtre puis nous validerons nos réglages en appuyant sur la touche OK. Il ne nous restera plus qu'à choisir notre connexion dans Connexion à, puis de remplir les données concernant nos identifiant et mot de passe, et valider Afficher la fenêtre de log, afin de pouvoir contrôler ce qui se passe. Puis nous cliquerons sur Connecter. Une fois connecté, la fenêtre se réduit et l'application kmail que nous avions mis dans les options de lancement s'ouvrira toute seule!

    Configuration de kmail

    Dans le menu Fichier => Configuration, nous allons définir notre boîte aux lettres. C'est très simple à exécuter. Nous verrons directement ensemble les champs à renseigner et les petits plus qu'offre kmail (gestion de plusieurs boîtes, filtrage des courriers, ajout automatique de signature, de commentaires...).

    Nous commencerons par ouvrir le programme (Menu K => Internet => Messagerie). Puis, dans le menu Fichier, nous irons sur Configuration. Là, une fenêtre apparaîtra. Sous l'onglet Identité, nous mettrons nos prénom et nom, puis éventuellement le nom de la société, l'adresse e-mail et, en dernier, l'emplacement du fichier signature qui sera inséré au bas de tout courrier.

    Onglet suivant, Réseau, partie Envoi des messages, on cliquera sur SMTP et on donnera l'adresse des courriers entrants de notre fournisseur d'accès à l'internet. Ce peut être smtp.fournisseur.net ou mail.fournisseur.net par exemple. Puis, dans la partie basse de la fenêtre, nous allons définir la ou les boîtes à consulter. Nous cliquons pour se faire sur Ajouter... Puis nous cochons l'option Boîte aux lettre POP3. Première ligne, le nom donné à cette connexion. Le mieux étant de désigner ici le fournisseur. Par exemple founisseur.net. Puis, ligne suivante, le login et, ligne d'après, le mot de passe. Ensuite, nous donnerons l'adresse du serveur POP. Par exemple pop.fournisseur.net. Le port n'a pas à être modifié. On cochera ensuite la case Stocker le mot de passe pour ne pas avoir à le retaper à chaque fois. Puis nous confirmons et quittons ces panneaux. Nous verrons ensemble les autres options. Mais, une fois cette opération effectuée, nous sommes fin prêts à recevoir et envoyer nos premiers courriers électroniques.

    Installation de StarOffice 5.1

    L'installation de StarOffice est assez simple si l'on suit scrupuleusement les quelques indications que je vais vous donner ci-dessous.

    On se connecte en tant que root. Puis on installe StarOffice en tapant, depuis le dossier où s'est décompressé le logiciel, la commande ./setup /net puis, une fois l'installation faite, on se déconnecte, on se reconnecte en tant qu'utilisateur, on lance kde puis, toujours à partir d'un terminal, on tape /opt/Office51/bin/setup et une fois fini, on relance tout le bazar pour voir apparaître, dans le menu Applications X et autre, un menu StarOffice. Voilà, c'est tout. Et ça marche !

    Nous verrons bien évidemment tout cela en détail durant la session. Nous en profiterons pour faire le tour du propriétaire des possibilités offertes par ce fabuleux outil de bureautique.

    Installation de Samba et d'Apache

    Ces deux logiciels majeurs de toute distribution Linux qui se respecte seront copiés lors de l'installation de base de Linux. Nous verrons les paramétrages et l'utilisation de ces deux ténors. De plus, pour les plus curieux, vous trouverez en annexe une quantité non négligeable de documentations concernant Samba et Apache. Plus un tour d'horizon des réseaux sous Linux.

    Pour Samba, je ne saurais trop vous conseiller cet excellent travail : http://letanou.linuxfr.org/samba.html alt. http://www.ac-grenoble.fr/~letanou/samba.html

    Là encore, je vous renvoie sur http://www.linuxenrezo.org

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