Le Petit Journal du Linuxien Novice
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Dernière mise à jour : vendredi 30 novembre 2007

TRIT

(Théorie de la Relativité Info-Temporelle)

Suite au pavé jeté dans la marre de notre tranquillité quotidienne par Willi dont je vous livre le message, plusieurs réactions sont déjà arrivées. Donc, cette page a été ouverte à cette intention... Nous devons le nom de cette théorie (Trit) à Alexandre Aupetit.

La Trit intéresse beaucoup de monde... Suivez le lien !

William Robrecht, 24 février 2001.
« Mon cher César,
Il faut que je te parle d'une chose importante qui ne fait que se confirmer de jour en jour. À présent, je ne peux plus me taire, les faits sont là.
Depuis plus d'un an que je tripote mon clavier, j'ai constaté, non sans inquiétude que le Temps avait une fâcheuse tendance à me jouer des tours. “Peut-être suis-je distrait ou un peu fatigué” [bourré ? ndC] me disais-je. Mais non, trop c'est trop ! Il faut que je parle !

!!! Le “temps informatique” est dangereux pour la santé !!!

Tu veux une preuve ? J'ai encore laissé brûler la pizza alors que je croyais l'avoir enfournée depuis à peine cinq minutes. Et ce n'est qu'une bizarrerie parmi d'autres. Je ne te parlerai pas du bip de Radio-France (étalon horaire reconnu) qui sonne toutes les vingt minutes.
Donc, de deux choses l'une : si l'on considère que plus la force gravitationnelle augmente, plus le temps “ralentit”, peut-on considérer que les ordinateurs nous maintiennent dans une bulle anti-gravitationnelle ? Ou alors, c'est la vitesse de ma pensée, lorsque je travaille sur mon PC, qui approche celle de la lumière. Mais cette dernière me paraît peu vraisemblable étant donnés mes antécédents généalogiques et la proximité de la frontière belge*.
Toujours est-il que ce phénomène, dont personne n'ose parler, est plus que préjudiciable pour notre durée de vie “effective” et qu'il faudrait déconseiller aux retraités de se servir de leur ordinateur sous peine de se rendre compte de leur décès au moment du retour dans le monde réel.
Si tu as des informations sur ce sujet, n'hésite pas à m'en parler. »

    Étonnant, non ? Pour corroborer ses dires, combien de fois ai-je mis les pâtes à cuire et, au bout de ce que je croyais être cinq minutes, je me suis retrouvé avec une masse noirâtre séchée au fond de la casserole (ça m'a fait la même chose une autre fois avec du riz...). Et même les odeurs se mettent de la partie... on commence à sentir une bonne odeur de cuisson pour se rendre compte que c'est carrément brûlé et qu'il est trop tard ! Même les odeurs se trouvent ralenties lorsqu'un ordinateur est allumé. N'hésitez pas à nous faire part de vos expériences !
    * Avant d'engager toute polémique, je tiens à préciser que l'auteur (William Robrecht) est d'origine belge, il maîtrise donc son sujet...

• Réaction d'Alain Gueguen, 25 février 2001 :
Depuis le temps que l'humanité cherche l'antigravité, Willi, lui, paf ! il nous la trouve sans la chercher : je vais vite coller une bonne dizaine d'ordinateurs sous ma soucoupe volante (ou dessus c'est selon) et je vais vérifier si vraiment les ordinateurs agissent sur le champ de gravité et si c'est par ce moyen qu'ils ralentissent le temps...
En tout cas, ce qui est marrant, c'est qu'ils ne ralentissent pas le temps de façon uniforme, car quelle que soit leur puissance, ils mettent toujours trop de temps à répondre à la question qu'on leur pose... je pense d'ailleurs que le temps est de plus en plus ralenti au fur et à mesure qu'on s'approche d'eux : leur temps à eux est encore plus ralenti que le nôtre qui est déjà fortement ralenti par rapport à celui du reste de l'univers... de la à penser que, au sein même du processeur, il n'y a plus de temps...
Au fait, et si les processeurs étaient des trous noirs (ou bien des trous de vers) ?

• Réaction d'Alexandre Aupetit, 26 février 2001 :
A propos de la distorsion du temps causée par les ordinateurs (mort de rire quand j'ai lu la prose de Willi), j'avais aussi remarqué ça depuis longtemps.
Pour apporter ma pierre à l'édifice de la TRIT (Théorie de la Relativité Info-Temporelle), je peux affirmer que la distorsion n'est pas liée à la fréquence du processeur.
En effet, je peux témoigner de plusieurs cas de rétrécissement du temps, en 1988 avec un PC AST, et en 1991 avec un portable Toshiba - d'une fréquence tellement négligeable qu'on l'arrondirait à 0 GHz aujourd'hui.
Les deux fois, je suis passé en quelques minutes de 15 heures à 3 heures du matin, avec pour seul résultat tangible quelques ligne de code valables et un bout de pizza desséché au fond d'une assiette !
Je soupçonne plutôt certains logiciels d'être à l'origine de la distorsion (par exemple, Turbo Pascal 4 est impliqué dans les deux cas).
D'autres cas historiques :
- en 1996, avec Delphi 1
- en 1998, avec Linux 2.0 (en particulier, j'ai remarqué que la combinaison "vi /etc/X11/XF86Config; startx" avait la particularité de transformer les jours en nuits en quelques instants).
Encore aujourd'hui, le phénomène est reproductible à volonté.
Essayez par exemple la combinaison suivante :
- Netscape (ou Konqueror ou votre navigateur favori)
- Lecteur de CD KDE (en plaçant préalablement un CD audio 12 pistes dans le lecteur)
Quand le CD est terminé, vous vous apercevrez que celui-ci s'est transformé en CD 2 titres !
Aplux !

• Réaction de P'tit Lu, 27 février 2001 :
Cher César,
En ce qui concerne cette fuite de temps provoquée par les ordinateurs, je tiens à te faire part de mon expérience, bien différente de vos déboires culinaires.
Chez moi aussi l'ordinateur provoque une déformation de l'espace-temps dont la résultante est une inexplicable accélération du temps ! Époustoubouriffant, n'est-il pas ?
Je m'explique par un exemple concret. Lorsque je suis devant mon écran, ce qui m'a semblé durer une petite demi-heure a en fait pris trois bonnes heures. Je n'ai pour ma part jamais fait noircir les nouilles, et j'y trouve même des avantages : mon livreur de pizza à Mobylette me semble de fait plus rapide alors qu'il est systématiquement en retard. Affolé en pensant que je risque un jour d'être totalement dépassé par ce temps qui me fuit, j'ai cherché des solutions.
Et là, je me suis rendu compte que ma compagne (et le/la vôtre aussi, vous qui me lisez) était équipée de série de l'option "grognomètre". Cette option bien pratique me permet, à l'intensité du grognement, de savoir depuis combien de temps (temps réel-vraiment-vrai) je suis devant mon écran. Je n'ai par contre toujours pas résolu le problème de la déformation de l'espace-temps de mon radio-réveil qui me hurle dans les oreilles tous les matins que mes 5 heures de sommeil sont finies alors que j'ai l'amère impression de ne dormir que depuis 12 minutes.

• Réaction de Michael, 27 février 2001 :
Suite à la lecture des pérégrinations physico-amusante de Willi, Alex et P'tit Lu, je me suis senti obligé de venir mettre mon grain de sel : prenons un PC (avec écran) et posons comme hypothèse que le tout fasse 15 kg. Cela va donc créer une perturbation du champ de gravitation (et donc du temps) de la façon suivante : augmentation de g0 de 9.81m.s^-2 ‡ 9.81+x
Calculons x : x=(6.67.10^-11*15)/(1^2) 1 étant la distance PC-Willi par exemple.
Cela donne x=1.0005.10^-9 donc très peu, mais la rigueur du physicien étant ce qu'elle est, il faut bien trouver un moyen de contrebalancer cette variation ! Et je tiens ce moyen ! Il faut courir autour du PC !
Bon, je m'explique : si la gravité est plus forte, elle exerce donc une attraction plus grande que prévu et cette différence est donnée par Fsupplémentaire=m_de_la_personne _qui_est_devant_le_PC*x soit, dans mon cas : F=95*1.0005.10^-9=9.504.10^-8 Newton ( n'hésitez pas à refaire les calculs vous même, et non, je ne suis pas gros !) donc, en courant, le principe d'inertie dit que la force centrifuge va être opposée à la force d'attraction et sa norme va être de :
     Fcentifuge=m*v^2/r
avec
     m=masse de l'utilisateur du PC
     v=vitesse de l'utilisateur qui court !
     r=distance entre le PC et la personne ( r=1 si vous suivez !)
donc non à l'équation suivante à résoudre :
     m*v^2/1=9.504.10^-8
ce qui donne :
     v=3.163.10^-5 m.s^-1
ce qui donne 0.00011 km/h, résultat très acceptable !
Bon, par contre, il est évident que P'tit Lu, qui souffre d'un dérèglement inverse, n'est pas prévu par cette théorie sulfureuse... qui devrait par son acuité et sa rigueur me valoir au moins le prix Nobel !
<troll>Par contre, l'hypothèse willienne qui veut saupoudrer le tout de théorie de la relativité me paraît un peu osée </troll>.
C'est tout. Je vais aller me prendre un cachet d'Aspro 500 vitaminée.

• Réponse de Willi, 27 février 2001 :
Bonjour Michael. Je suis ma foi très impressionné par des calculs de cinématique et mes connaissances en ce domaine datant d'une bonne vingtaine d'années, je te fais entièrement confiance sur ce point.
Néanmoins, si tu trouves mes hypothèses "relatives" à ladite relativité générale un peu osées, je te fais remarquer que tu t'en sers toi-même comme postulat de ta démonstration en parlant de modifier le champ de gravitation (et donc le temps). Les lois de la relativité démontrent en effet que plus un objet est massif et plus le temps de cet objet s'écoule lentement (voir l'exemple des jumeaux).
Partant donc de cette hypothèse, tu calcules brillamment l'augmentation du champ gravitationnel de l'objet PC-Utilisateur. Je n'ai pas refait les calculs, mais les résultats me paraissent cohérents.
Par contre, ce qui pèche dans ta façon de contrebalancer ce dérèglement gravitationnel tient en deux points :
1. Si l'utilisateur court, la masse de cet utilisateur est automatiquement modifiée puisque, selon la relativité restreinte, l'énergie qu'un Michael courant autour de son PC possède en raison de son mouvement augmente sa masse (e=m*c^2). Ce delta de masse est donc à prendre en compte dans ton calcul de vitesse (m*v^2/r avec m augmenté du delta en question). Bon, après calcul, je reconnais que l'augmentation de cette masse est plus que négligeable par rapport au décalage temporel constaté, à moins de courir à une vitesse assez proche de celle de la lumière. Donc, n'en parlons plus.
2. Par contre, ce qui met ta démonstration à mal est que si j'essaye de courir autour de mon PC (et je suis un bon coureur), eh bien je m'écrase contre le mur qui est situé juste derrière le PC. Ton PC est-il au centre de la pièce ?

• Réponse de P'tit Lu, 1er mars 2001 :
« Bon, par contre, il est évident que P'tit Lu, qui souffre d'un dérèglement inverse, n'est pas prévu par cette théorie sulfureuse... qui devrait par son acuité et sa rigueur me valoir au moins le prix Nobel ! »
Désolé, Mickey, mais il suffit d'un cas comme moi pour te priver du Nobel, hi hi hi ! Remarque que si tu arrives à trouver une explication pour moi, tu le mérites vraiment, ton Prix :)
et je te prierai d'être poli, je ne souffre pas d'un "dérèglement" lol,
« 2. Par contre, ce qui met ta démonstration à mal est que si j'essaye de courir autour de mon PC (et je suis un bon coureur), eh bien je m'écrase contre le mur qui est situé juste derrière le PC. Ton PC est-il au centre de la pièce ? »
Au moment où Willi s'écrabouille lamentablement sur son mur (je vois la scène, lol), sa vitesse diminue brutalement. Donc cette satanée déviation temporelle se trouve elle-même décalée du côté où Willi s'est écrasé, non ? De toute manière, même si ça dévie de l'autre côté, ma théorie tient "la route" :) Donc, plus Willi court vite avant de s'écraser et plus il s'écrase loin du PC (théorie compatible Macintosh), plus la RIT se décale, à mi-chemin entre le PC et lui. Vous me suivez ? Quelle arme redoutable ! En se jetant sur les murs, Willi peut "geler" le temps ! À noter qu'il lui faut tout de même un bon casque et que la parade existe : puisque je souffre du mal inverse, si je me jette au même moment sur le mur au même endroit, tout s'annule.
Et hop, en route pour « Retour vers le Futur à grands coups de tête dans le mur » :)

• Réaction de Yar_el, 1er mars 2001 :
Mise en garde : vu le haut de degré de délire de l'hypothèse qui suit, j'ai longuement hésité à la publier...
Salut César, en faisant un p'tit tour sur ton site la nuit dernière (c'était ouvert, alors je me suis permis d'entrer), je suis "tombé" sur la page concernant le "TRIT" ! Ayant constaté, moi aussi, ce phénomène "info-temporel", je voudrais te faire part de mes réflexions à ce sujet.
Tout d'abord, je ne pense pas que le PC, la vitesse de la pensée ou la gravité (du sujet ?) soient les vecteurs de cette "distorsion temporelle" mais plutôt l'intérêt et le niveau de concentration que l'on porte à ce que l'on est en train de faire.
Je m'explique : la perception du temps que nous avons, nous les êtres humains, est très subjective et peut varier en fonction de la personne, de l'environnement et de l'interactivité entre cet environnement et nous. En effet, bien avant de rester "scotché" devant l'ordi, j'avais déjà remarqué que :
--> si je faisait quelque chose de plaisant je ne "voyais pas le temps passer"
--> à l'inverse, si c'était contraignant ou déplaisant "ça n'en finissait pas"
De plus, je suis persuadé que le "niveau de concentration" de notre esprit joue un rôle primordial dans notre perception du temps.
En effet, imaginons que vous effectuez un travail répétitif qui ne demande pas de réfléxion mais seulement des gestes précis, au bout de quelque temps, vous faites ces gestes "automatiquement" et votre esprit peut "penser à autre chose".
Maintenant imaginons le contraire, la tâche que vous devez effectuer monopolise votre attention, vous avez besoin de vous concentrer fortement, vous faites donc abstraction du reste (de la pizza, des nouilles... de madame ?)
A votre avis, dans quel cas le temps "passe le plus vite" ?
La question est alors de savoir :
--> peut-on rendre les moments "pénibles" ou "ennuyeux" plus courts ?
et vice-versa
--> peut-on réaliser des projets qui nous tiennent à coeur sans "oublier" le temps ?
A vos claviers.

• Ce qui m'amène à me remémorer ceci :
Vous embrassez une fille (ou un garçon, ou les deux, là n'est pas le sujet), quel que soit le temps passé à ce baiser, il aura toujours eu l'air d'avoir été trop court, de l'ordre de la fraction de seconde.
Vous posez votre main une fraction de seconde sur un poële ardent, il vous aura semblé que cela aura duré une éternité.

• Réponse de Willi à P'tit Lu et Mickey, 2 mars 2001 :
Le mur derrière mon PC étant en lambris, quelqu'un pourrait-il m'indiquer la densité et le facteur d'élasticité du lambris (pin des Landes). Cela afin de calculer au plus juste l'épaisseur de mousse dans le casque. J'ai un casque de VTT mais je ne suis pas sûr qu'il tienne le choc. Et, de toute façon, suite à notre problème de distorsion temporelle, rien n'indique que le casque atteigne le mur au même moment que ma tête, ni même que le mur se trouve encore derrière mon PC à ce moment là.
Autre chose P'tit Lu, si tu veux, comme tu le dis, te jeter sur mon mur au même moment et au même endroit, ramène à boire, je pense que nous pourrions en profiter pour tenter une expérience novatrice quant à l'influence de l'alcool sur la décélération temporelle et le ralentissement des mouvements et de la pensée (je parle pour toi bien sûr, moi je ne pense pas).
P.S. : Je ne suis pas encore arrivé à "geler" le temps mais j'arrive déjà à faire pleuvoir...

• Explications de Michael à Willi, 3 mars 2001 :
Rappel des mails de Willi et P'tit Lu :
De : "William Robrecht <wilrob@diligo.fr>
Le mur derrière mon PC étant en lambris, quelqu'un pourrait-il m'indiquer la densité et le facteur d'élasticité du lambris (pin des Landes). Cela afin de calculer au plus juste l'épaisseur de mousse dans le casque. J'ai un casque de Vtt mais je ne suis pas sûr qu'il tienne le choc. Et de toute façon, suite à notre problème de distorsion temporelle, rien n'indique que le casque atteigne le mur au même moment que ma tête, ni même que le mur se trouve encore derrière mon PC à ce moment là.
Bon, ok, je n'ai pas trouvé grand chose mais j'ai un début à te proposer : la loi de Hooke qui va te permettre de modéliser ton problème de lambris rebelle et élastique !
Accroche toi bien :
On va indiquer chaque point de ton lambris par un vecteur
et à celui-ci une déformation formule
Alors il vient naturellement l'expression de s en fonction de r :

formuleest le tenseur de second ordre, celui-ci étant généralement symétrique ! Les spécialistes apprécieront !
Il est évident qu'il reste à ta charge la mesure des formulemais pour cela, je vais te conseiller une méthode :
1. prends une latte de ton mur,
2. mets-la dans un étau,
3. accroches-y un dynamomètre,
4. tire !
5. note la valeur de la force provoquant la rupture
6. recommence au moins 10 fois pour obtenir une mesure moyenne
Une fois que tu en es là, tu n'as plus besoin de ce qu'il y a au-dessus, vu que normalement il n'y plus de lambris sur tes murs ... ;-)))
(NdC : rassurez-vous, moi non plus je n'ai rien compris...)

• Constats et réflexions de Gnuoulipo, le 8 août 2003 :
Tu vas déposer un brevet Willi ?

Lorsque je fis mes humanités au collège de ’Pataphysique, nous étions déjà très sensibilisés aux variations paradoxales de l'espace/temps. C'est pourquoi nos bons maîtres avaient mis au point le calendrier perpétuel ’pataphysique.
Je signale que le clavier trois touches est un excellent antidote (oui, un antidote avec e, une dot sans e) à la perte de conscience du temps qui passe et des désagréments culinaires collatéraux. Vous écrivez le nom du plat en train de cuire et le temps de frappe correspond exactement au temps de cuisson.
Une petite remarque. Quelques pisse-vinaigre ont cru relever un ou deux bugs. Ils ont pu constater que la saisie de l'expression "œuf dur" donnait le temps de cuisson de l'œuf mollet et que inversement "œuf mollet" correspondait à la cuisson de l'œuf dur. Comme on nous le dit souvent dans NOTRE ENTREPRISE : cela n'est pas un bug mais une fonctionnalité.
En effet, nous nous mettons à la place de l'utilisateur lambda qui, évidemment n'est pas informaticien, mais qui veut que ça marche. Et que réclame-t-il, l'utilisateur "qui n'est pas informaticien et qui veut que ça marche" ? La liberté ! Cette liberté passe par le droit de changer d'avis, voire de se tromper. Ainsi, l'utilisateur cuit un œuf dur, le temps de saisir "œuf dur" et une minute trente secondes et... 25 centièmes de seconde plus tard, l'œuf est cuit mollet. N'est-ce pas merveilleux ? Notre utilisateur est toujours libre ! Il peut encore changer d'avis et consommer son œuf mollet ou continuer la cuisson en réécrivant "œuf dur". Plus libre, plus maître de ses décisions, on ne peut l'imaginer.
J'entends l'atrabilaire de service qui bougonne "oui... et celui qui voulait un œuf mollet, il a un œuf dur." Chez nous, il y a toujours une solution, 48 h sur 24 notre hotline est à votre disposition. Il suffit de taper microsauve.top et un collaborateur zélé et hypercompétent vous répondra. Dans le cas d'espèce, il vous fournira la réponse la plus habituelle qu'il puisse fournir et, de plus, parfaitement adaptée à la situation : "Va te faire cuire un œuf."

• Témoignage de Haar Nho, sur le Babillard, fin août 2003 :
Bonjour, je viens de découvrir cette liste de tentative d'explications, sur ce sujet qui m'interpelle depuis plusieurs années.
À l'époque, l'accélération relative du monde extérieur à la "Bulle PC-Utilisateur" se produisait régulièrement sur des machines Sinclair et Amstrad, avec une inversion de l'effet lors des temps de chargement de programmes sur cassettes (vitesse de rotation de l'ordre de 100 tr/min), avec pour conséquence concommittante l'effet que je nommerai Yenapu, la bouteille de lait qui se vide toujours avant que l'on ait fini les Smarties (à l'époque M&M's et Coca n'étaient pas encore importés des Amériques).
Puis vint l'époque des premiers ordinateurs personnels (dont "Goupil" reste un nom chargé de souvenirs, surtout les accélérations temporelles : « Oui, maman je viens manger ......\§\ ....... Tiens il est quatre heures du matin ! ») qui foncionnaient avec un disque dur avec une vitesse de rotation de l'ordre de 500 à 1 000 tr/min (à l'époque, cela n'intéressait personne).
Note : Les ralentissements étaient nettement moins long avec les disquettes 5"¼.
Les fréquences d'horloge s'accélérant et la technologie s'avançant, les disques durs ont des vitesses de rotation de 5 000, 7 200 et maintenant 10 000 tr/min. Les cédéroms (remplaçants heureux de nos bonne vieilles cassettes FerroChrome II) tournent à 48×, la vitesse de lecture normale, qui cela dit en passant permet aux disques de se rapprocher de la vitesse du son : Cours plus vite P'tit Lu ! Et là, on ne parle plus que de débordement de nouilles, d'œuf mollet qui cuit ou qui éclot (cuit-cuit).

Voici donc ma théorie :
Plus votre ordinateur a un dique dur qui a une vitesse de rotation élevée, plus le ralentissement temporel lors des chargements de données diminue, et moins l'accélération relative du monde extérieur est notable lors de l'utilisation.
Donc :
Étape 1 : à proximité immédiate de votre PC survitaminé (2,4 Ghz, 2 Go de DDR à 400 MHz, disque dur 80 Go 10 000 tr/min) et donc à l'intérieur de la bulle PC_ Utilisateur_Coca, interposez un Sasfépu pour les moins de 25 ans, c'est un Ordinateur (ne riez pas !) avec une fréquence d'horloge inférieure à 50 MHz et dont l'interface n'est pas (ou peu pour les Amiga ST) graphique et qu'on ne trouve que chez des passionnés ou dans les greniers. Si possible avec un lecteur de cassettes externe.
Étape 2 : sur le Sasfépu lancez une commande comme > Load "disk" ou > | @ Run "
!!! ATTENTION les jeunes !!! à partir de maintenant, le temps relatif est quasiment stoppé, les plus anciens retrouveront ces sensations avec crainte et ennui.
Étape 3 : vous pouvez maintenant utiliser votre ordinateur sans vous inquiéter, la différence temps relatif-temps réel va devenir quasiment nulle.
Étape 4 : Vous entendez la douce mélopée qui sort du Sasfépu (Thi-Thi-Wish-Crack-Wish-ti-ti). La TRIT reprend ses droit et il est nécessaire alors de réagir très rapidement en relançant la machine, et un nouveau chargement (cela ne prend que quelques secondes, qu'elles soient relatives on non). Surtout ne touchez pas au programme chargé; vous risqueriez alors rester coincé dans l'espace-temps alors modifié par la présence des deux machines et vous réveiller dans une centaine des journées de votre entourage (et la princesse ne vous réveillera pas avec un baiser).

Je vous garantis pour l'avoir testée que cette méthode fonctionne. La preuve : j'ai commencé cet article ce matin à neuf heures et il maintenant : « Ohg déja 18 heures ! mon patron va me tuer ! »

• Réaction de Patate, alias Girafe printanière, 4 septembre 2003 :
Je trouve que les recherchez sur TRIT sont incomplètes et la radiassion du monitor y est pour rien. Passke j'ai exactement les m$ems symptomes en proximité d'un PC pas zenkore allumé. J'assemble une békane en dix minutes tandiske que toute une journée s'écoule pour ma Sandra et trois semaines pour ma mère.
Et je réponds à m'man qu'elle provoque le même fénomène kan elle est devant les vitrines de de trucs de nanas, et c'est plus grave enkore passke moua chuis zobligée d'attendre dans zun vite temporelle. Au pouint que j'ai l'envie de m'taper la tête kontre le mur pour accélerer un peu le temps, et kan chuis zau bout je commence à faire les bétizes.
Epi du reste, quand chuis devan ma Sandra, ça provoque les distorsions spatio-temporelles plus disproportionnées enkore, surtout quand elle est allumée.
Alore vote institut russo-amerikaine devrait pas se centrer qur les zordinateurs. C'trop fassile ça, toulmonde en veut à nos békanes. Surtou ceux qui eux-mêmes collapcent le temps à tout bout de champ! C'tune honte ça!

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