Le Petit Journal du Linuxien Novice
© 1999-2007 César Alexanian. Hébergé officiellement chez Linux-France. Serveur principal tournant sous GNU/Linux chez NFrance Conseil
À SUIVRE...
STATS

[ Nedstat ]
Dernière mise à jour : vendredi 30 novembre 2007

Comment partitionner le disque dur
pour installer Linux ?

C'est une question qui revient souvent. Je vais expliquer ici la procédure à suivre pour partitionner intelligemment un disque dur dans lequel cohabitera aussi Windaube.

Avant d'entreprendre quoi que ce soit, assurez-vous d'avoir au moins 1 Go de libre pour pouvoir installer Linux, sinon, cela revient à équiper un dragster d'un moteur de 2 CV...

L'idéal serait de dédier un disque dur entier à Linux... Mais tout le monde n'a pas deux disques durs sur sa machine. Alors, on va partitionner le disque existant en deux grosses parties : une pour Windows (ou autre) et l'autre pour Linux.

Il faut commencer par défragmenter le disque dur (sous Windows 9x, clic droit de la souris sur le disque dur cible, choisir Propriétés et là, dans l'onglet Outils, cliquer sur Défragmenter maintenant). Une fois l'optimisation du disque effectuée, il faut créer la partition destinée à Linux...

Avant d'attaquer la suite, pensez à sauvegarder votre disque dur
(ou dumoins les fichiers sensibles tels que Money.mny, courrier important, poèmes ou romans, sauvegardes d'Outcast...)

Puis nous allons nous attaquer à l'opération la plus délicate qui consiste à séparer les deux mondes que sont Windows et Linux. Normalement, tout doit bien se passer (la preuve, je n'ai pas suivi le conseil ci-dessus, n'ayant rien pour faire de grosses sauvegardes, et je n'ai rien perdu ! Mais c'est tout de même plus prudent de faire la sauvegarde, je vous aurai prévenus ! On n'est jamais à l'abri d'une coupure de courant au mauvais moment...)

Donc, pour pouvoir faire cette périlleuse chirurgie, il nous faut le bistouri adéquat : j'ai nommé FIPS (ou Partition Magic ou le nouveau venu DiskDrake ou encore Paragon Partition Manager, commercial), que l'on copie sur le disque dur. On quitte Windows et on reboote en mode MS-Dos, de préférence à partir d'une disquette.

Vous trouverez à l'adresse suivante (http://www.fips.fr.st ou http://www.linux-france.org/article/install/fips) la traduction que j'ai adaptée en français du mode d'emploi de FIPS. Lisez attentivement cette notice avant d'entreprendre la partition de votre disque dur.

Vous pourrez toujours revenir au point de départ en cas d'hésitation. Si vous utilisez un système multitâche (genre OS/2), un compresseur de disque (type Stacker) ou le logiciel OnTrack Disk Manager, lisez bien attentivement les rubriques concernant chacun de ces cas à la page Special.html.

Vous voulez en savoir plus sur la MBR ? Un seul lien : http://jc.bellamy.free.fr/fr/multiboot.html

Ajout de la part de Dimitri

Dimitri Fontaine, l'un des tout premiers lecteurs du Petit Journal et ami personnel, a écrit à Michael, à propos de la partition des disques durs. Sa réponse ayant un caractère généraliste, je vous la livre ici.

C'est en lisant la « lettre ouverte » de ce cher César que je me suis retrouvé sur ton site, et que j'y ai lu ta question confuse concernant le partitionnent des disques durs sous Linux.

Alors je m'en vais essayer de répondre.

Il faut d'abord garder en tête que sous Unix/Linux, tout est fichier. En effet, tes différentes partitions sur éventuellement plusieurs disques durs sont accessible directement par les fichiers de périphériques que tu trouves dans /dev. En cas d'accès à ces fichers, le noyau se débrouille pour utiliser le bon pilote afin de gérer les écritures.

Soyons un peu plus précis. Sur un PC, tu peux brancher 4 HDD IDE à la fois. Tu pourras alors les trouver/manipuler sous Linux en accédant aux fichiers

    /dev/hda pour le primary master
    /dev/hdb pour le primary slave
    /dev/hdc pour le secondary master
    /dev/hdd pour le secondary slave

C'est pour cela que bien souvent les cédéroms IDE sont trouvés dans /dev/hdc. Dans le cas des HDD SCSI, on trouvera les fichiers

    /dev/sda /dev/sdb...

et là les lettres correspondent à la succession des éléments dans la chaîne scsi.

Lorsque tu partitionnes tes disques, avec fdisk (ou une application qui va appeller fdisk ou faire le même travail), tu crées des espaces logiques pour répartir tes données. Là encore, tes choix sont limités par le PC. Sur un PC tu ne peux créer que 4 partitions principales. (Le BIOS/firmware ne sait pas en gérer plus).

Donc la solution utilisée consiste à créer une partition étendue dans laquelle on va faire ce que l'on veut, indépendemment du BIOS cette fois.
Dans une partition étendue, on peut mettre autant de partitions logiques que souhaitées. Où va-t-on maintenant trouver les partitions ? Elles vont être accessibles via les fichiers de périphériques

    /dev/hda1 à /dev/hda4 pour les partitions primaires du premier HDD,
    /dev/hda5 est la partition étendue si les 4 primaires sont prises,

et les partitions logiques prendront les numéros suivants.

Ça marche pareil sur tous les disques, IDE ou SCSI.

Maintenant, l'accès aux fichiers de périphériques permet simplement de gérer un seul fichier. Afin de bénéficier de fonctionnalités avancées, on va tout de même utiliser un système de fichier. Et c'est là que je vais enfin répondre à ta question.

En effet, tu crées un système de fichier sur chacune de tes partitions, des systèmes éventuellement différents (linux native, linux swap...), et pour les utiliser en voyant des répertoires et des fichiers avec des droits d'accès et tout, et bien tu *montes* le système de fichier dans ton arborescence principale. Donc, par exemple, tu vas décider que /dev/hda3 devra abriter tes données personnelles, et tu montes cette partition au point de montage /home.

Cela ne veux pas dire que /dev/hda3 EST /home, mais simplement que tu as décidé de le voir comme ca.

Si maintenant tu décides de le faire apparaitre comme /users, eh bien tu crées ton répertoire cible et tu remonte /dev/hda3 dans /users :

    $ mkdir /users
    $ umount /home
    $ mount /dev/hda3 /users

A ce moment-là, tu retrouves toutes les données de hda3 dans /users. Ce n'est qu'une facon d'organiser de manière logique des informations physiques. Sous Unix, les utilisateurs n'ont pas besoin de savoir qu'il existe des diques durs, combien sont présents sur la machine et quels noms le système leur donne. C'est l'administrateur qui se débrouille avec ça, et à la fin il n'y à qu'une grande arborescence pour tout le monde, comprenant éventuellement plusieurs disques, des CDs et disquettes, des zips ou que sais-je encore.

Donc lorsque tu mets un deuxième disque avec des données que tu voyais auparavant dans /home, rien ne t'empêche de les voir maintenant dans /mnt/home.

Quant au changement de l'heure on fait ca avec la commande date, donc tu peux lire man date pour les détails, ou directement taper :

    $ date mmjjHHMM

en tant que root, avec mm le mois, jj de quantième de mois, HH l'heure courante et enfin MM les minutes.

En espérant avoir répondu à ta question,
Dimitri.
http://dim.tapoueh.org

Si l'intelligence artificielle fait une connerie, c'est pas grave, c'est une connerie artificielle.

[ Retour ]

Remonter

Site réalisé sous Gnu-Linux en PHP mis en forme avec Quanta et mis en ligne grâce à gFTP sous la Mandrake 9.1