<!doctype linuxdoc system>
<article>

<title>Introduction à Freeciv

<author>Olivier Beyssac 
&lt;<htmlurl url="mailto:ob-lf@r14.freenix.org"
name="ob-lf@r14.freenix.org">&gt;
<date>Version 20000529

<abstract>
Ce document explique l'installation de <it/Freeciv/, et les concepts du jeu.
</abstract>

<toc>

<sect>Avertissement
<p>
Cette documentation est encore à l'état de « brouillon » : elle
n'est ni terminée, ni exhaustive. Il est donc possible qu'il y ait des
erreurs, et il est certain qu'il y a des omissions.

Pour toute remarque, suggestion ou correction, vous pouvez m'écrire à
<htmlurl url="mailto:ob-lf@r14.freenix.org" name="ob-lf@r14.freenix.org">.

<sect>Introduction
<p>

<sect1>Où trouver ce document
<p>
Les dernières versions de ce document peuvent être
téléchargées/consultées aux endroits suivants :
<itemize>
<item> sur
       <url url="http://www.linux-france.org/article/appli/jeu/index.html" 
        name="Linux France">
<item> sur le <url url="http://www.freeciv.org/fr" 
               name="site officiel de Freeciv">
</itemize>

<sect1>Le mythe
<p>
(D'après 
<url url="http://www.freeciv.org/myth.html" name="The Freeciv Myth">)

Au commencement, avant l'existence de la Terre, existaient deux mondes :
le premier était enveloppé dans une brume glacée. Il s'appelait
Niflheim, ou <it/Maison de la brume/. Près d'un puits dans la Maison de
la brume vivait un dragon du nom de Nidbug. À l'intérieur du puits, il y
avait des hordes de serpents qui crachaient leur venin dans l'eau. L'eau
venimeuse déborda du puits et jaillit en une large rivière de poison
glacé.

Dans le second monde, il y avait une mer de flammes. Ce monde s'appelait
Muspelheim, ou <it/Maison des flammes/. La créature qui y régnait était
un génie nommé Surt. Cette créature possédait une immense épée enflammée
d'où rayonnait un coeur battant. En dehors de Surt, de Nidbug et des
serpents, il n'y avait rien qui puisse être considéré comme vivant.

Entre les deux mondes se trouvait un vide béant appelé Ginnungagab. À
l'intérieur, les flots de Niflheim ruisselèrent jusqu'à ce que le vide
soit rempli de montagnes de glace.

Surt de Muspelheim fit tournoyer son épée dans les airs et les flammes
léchèrent les montagnes de glace de Ginnungagab. Le vide désolé et
absolu commença à être couvert d'un mystérieux brouillard. C'est ici que
des choses bizarres commencèrent à se produire, et c'est ici que la
Terre vît le jour !

La première chose qui ait bougé dans Ginnungagab fût Ymer. Au-dessus de
la tête d'Hymer se tenait une créature ressemblant à une vache qui 
s'appelait Oedhumle. Des pis de cette créature sortit un flot de lait
qui coula sur la tête de Ymer. Ymer but à satiété et commença à 
s'assoupir. Tandis qu'il était endormi, il commença à transpirer.
Subitement, son bras gauche donna naissance à une géante, et son
bras droit à un géant. Et ses jambes eurent même un fils !

Entre temps, Oedhumle, la créature qui ressemblait à une vache, restait
là calmement, concentrée à lécher l'iceberg sur lequel elle se tenait. 
Un jour, une personne vit également la lumière. Les géants étaient aussi
repoussants qu'il est possible de l'être, mais cette personne était très
belle. Son nom était Bor, et il se maria avec Bestle, la géante.
Finalement, elle donna naissance à trois grands et beaux fils : Odin,
Ve et Vile. Ils grandirent et devinrent des hommes sages et forts, et
Odin réalisa rapidement que leur destin était d'en finir avec Ymer. Ils
le tuèrent, et son sang noya le monde de Ginnungagab, ne laissant rien
d'autre qu'un océan de sang autour d'eux. Quand ils réalisèrent que
tout était recouvert de sang, ils décidèrent d'utiliser la chair
d'Ymer comme terre. Ils jetèrent les os énormes sur les terres de
chair, et les montagnes furent créées. Le crâne d'Ymer était 
suffisamment grand pour construire un firmament au-dessus des terres.
Son cerveau, séparé du reste, fut jeté dans le ciel où les morceaux
gravitèrent comme des nuages énormes. Le reste, dents et petits 
fragments d'os, fut éparpillé sur la terre pour faire des pierres.

La Terre était créée, et une sorte de créature, mélange génétique de
géant et d'humain, vivait sur cette nouvelle terre sans vêtements et
sans autre idée en tête que la survie. Il y avait un besoin véritable 
d'une intervention surnaturelle, mais ce dont ils avaient le plus besoin
était <bf/un meneur/ pour leur montrer la voie vers une
civilisation libre <it/[NdT : <bf/FreeCiv/-ilization]/.

Basé sur la mythologie nordique.

<sect1>Qu'est-ce que Freeciv ?
<p>
<it/Freeciv/ est un clone de <it/Civilization/&reg; et 
<it/Civilization II/&reg;
de Microprose&reg;. Ils ont été créés par Sid Meier qui a l'habitude de
faire des jeux qui rendent insomniaque.

L'objectif de <it/Freeciv/ est d'avoir des règles compatibles avec 
<it/Civilization II/&reg;.

<sect1>Pourquoi Freeciv ?
<p>
<itemize>
<item> <it/Freeciv/ a été conçu comme un jeu en réseau depuis le début.
       On peut donc y jouer à plusieurs (pour l'instant 14 joueurs
       maximum, bientôt 30) à travers n'importe quel réseau TCP/IP ;
<item> c'est un logiciel <bf/libre/ (avec tous les avantages que ceci
       apporte) sous
       <url url="http://www.gnu.org/copyleft/gpl.html" name="license GPL"> ;
<item> une équipe de développeurs l'améliore en permanence. Il est donc
       en constante évolution, et bénéficie d'un véritable support ;
<item> il est très flexible : presque tous les paramètres de jeu sont
       configurables (on peut notamment choisir entre les modèles de règles
       de <it/Civilization I/&reg et <it/Civilization II/&reg) et il est
       possible de jouer avec des règles et des graphismes variés ;
<item> il vous permet de conquérir le monde de façon conviviale et propre.
</itemize>

<sect>Installation
<p>

<sect1>Téléchargement des binaires ou des sources
<p>
Les binaires et les sources sont téléchargeables à partir du
<url url="http://www.freeciv.org/download.phtml"
 name="site de Freeciv">
Pour l'installation de binaires, référez-vous à la documentation de
votre système ou de votre distribution. 

Pour les problèmes généraux relatifs à votre système, vous pouvez 
consulter <url url="http://www.linux-france.org" 
name="Linux France"> qui devrait vous permettre de régler la plupart 
de vos ennuis, en particulier la 
<url url="http://www.linux-france.org/article/fcol-faq/"
name="FAQ de fr.comp.os.linux.configuration">. La lecture des <url
url="http://www.freenix.org/linux/HOWTO" name="HOWTOs"> en Français peut
également s'avérer précieuse, que ce soit pour <it/Freeciv/ ou non.


<sect1>Récupération des sources
<p>
Les sources, à l'heure où j'écris ces lignes sont celles de la version
1.10.0 (dernière version stable) et sont disponibles aux formats
<tt/.tar.gz/ et <tt/.tar.bz2/ (ce dernier compresse en général bien
mieux, mais n'est pas encore disponible partout) :
<tscreen><verb>
freeciv-1.10.0.tar.gz
freeciv-1.10.0.tar.bz2
</verb></tscreen>

Pour les décompacter, placez-vous dans <tt>/usr/local/src</tt> (ou 
éventuellement dans <tt>/usr/src</tt> si vous n'utilisez pas de système
de gestion de package). S'il s'agit d'une archive <tt/.tar.gz/, le 
décompactage se fait de la façon suivante :
<tscreen><verb>
$ tar zxvf /chemin/vers/freeciv-1.10.0.tar.gz
</verb></tscreen>

ou

<tscreen><verb>
$ gzip -cd /chemin/vers/freeciv-1.10.0.tar.gz | tar xvf -
</verb></tscreen>

Pour une archive <tt/.tar.bz2/, faire :
<itemize>
<item> avec une version récente de <tt/tar/ (1.13.10 ou plus récente) :
<tscreen><verb>
$ tar Ixvf /chemin/vers/freeciv-1.10.0.tar.bz2
</verb></tscreen>

<item> dans tous les cas, si vous avez <tt/bzip2/ :
<tscreen><verb>
$ bzip2 -cd /chemin/vers/freeciv-1.10.0.tar.bz2 | tar xvf -
</verb></tscreen>
</itemize>

Il existe maintenant un sous-répertoire
<tt>freeciv-1.10.0</tt>, et il faut s'y rendre pour commencer les choses
sérieuses :
<tscreen><verb>
$ cd freeciv-1.10.0
</verb></tscreen>

<sect1>Compilation et installation
<sect2>Pré-requis
<p>
<it/Freeciv/ vous permet d'avoir un client (l'interface du jeu) 
<it/Xaw/ ou <it/GTK/.

Pour un client <it/Xaw/, vous aurez besoin des bibliothèques <it/Xaw/
(ou <it/Xaw3D/), <it/Athena/ et <it/Xpm/.

Pour un client GTK, il faudra <it/Glib/ et <it/GTK+/ (version 1.2.1 ou 
supérieure), ainsi que <it/Imlib/ (version 1.9.2 ou supérieure).

Le script <tt/configure/, devrait de toute façon vous donner des indications
sur ce qu'il manque pour pouvoir compiler. Il préfèrera par défaut le client
<it/GTK/.

Dans tous les cas, <it/X11/ est nécessaire, ainsi que les fichiers 
d'en-tête (``include'') des bibliothèques. Les distributions séparent 
généralement les bibliothèques et les fichiers d'en-tête, et les
packages ont théoriquement un nom de la forme 
<tt/lib&lt;bibliothèque&gt;dev/.

Pour installer ces bibliothèques ``à la main'', consulter le fichier
<tt/INSTALL/ à la racine de l'arborescence des sources de <it/Freeciv/.

<sect2>Configuration et compilation
<p>
Avant de compiler, on peut régler un certain nombre d'options grâce au
script <tt/configure/. Vous pouvez consulter la
foultitude d'options en tapant 
<tt>./configure <#if output=latex2e>-</#if>--help</tt>, 
mais celle
qui nous intéresse le plus est 
<tt><#if output=latex2e>-</#if>--prefix</tt>, 
qui permet de choisir le
répertoire racine pour l'installation. <it>Freeciv</it> ne fait pas 
(encore) partie des outils indispensables à une distribution,
et c'est un jeu. Nous allons donc l'installer dans
<tt>/usr/local/games/freeciv/</tt> :

<tscreen><verb>
$ ./configure --prefix=/usr/local/games/freeciv
</verb></tscreen>

La configuration automatique va durer un certain temps. Si elle se
termine sans erreur, on peut alors lancer la compilation :
<tscreen><verb>
$ make
</verb></tscreen>

Une fois que celle-ci est correctement terminée, il faut lancer
l'installation en étant root (si vous n'avez pas les permissions sur 
le répertoire d'installation).

<tscreen><verb>
$ su
Password: 
# make install
</verb></tscreen>

<it/Freeciv/ est à présent installé dans 
<tt>/usr/local/games/freeciv</tt>. Pour jouer, plus besoin d'être
root, donc on sort du <tt/su/ grâce à la commande <tt/exit/.

<sect>Lancement du jeu
<p>

<sect1>L'architecture client/serveur
<p>
<it/Freeciv/ est conçu comme un jeu en réseau depuis le départ. Il est
donc composé d'un client, <tt/civclient/, et d'un serveur, <tt/civserver/.
Ces deux binaires se trouvent dans le répertoire 
<tt>/usr/local/games/freeciv/bin</tt>.

Du fait de cette architecture client/serveur, la configuration se fait
sur le serveur, et le client graphique sert à jouer. Le serveur écoute
par défaut sur le port 5555, on n'a donc pas besoin d'être <tt/root/ pour
le lancer.

Ce que vous venez de lire est particulièrement important, car beaucoup
de futurs joueurs ne comprennent pas tout de suite ce principe : 
<bf/<it/Freeciv/
ne peut fonctionner que si un serveur est lancé et si on utilise un client
pour s'y connecter !/

<sect1>Lancer une partie
<p>

<sect2>Le serveur
<p>
Pour jouer contre l'ordinateur, on commence par lancer le serveur :
<tscreen><verb>
$ /usr/local/games/freeciv/bin/civserver
Ceci est le serveur pour Freeciv version 1.10.0
Vous pouvez en apprendre davantage sur Freeciv sur http://www.freeciv.org/
1: Accepte dorénavant la connexion de nouveaux clients.

Pour obtenir une aide sommaire, tapez 'help'.
> 
</verb></tscreen>

<it/Freeciv/ utilise <tt/gettext/ pour le support des langues autres que
l'Anglais. Pour jouer en Français, utilisez la variable 
d'environnement <tt/LANG/, si ce n'est pas déjà fait par défaut (à verifier
avec la commande <tt/locale/) :

<itemize>
<item> avec un shell de type <tt/sh/ :
<tscreen><verb>
$ LANG=fr /usr/local/games/freeciv/bin/civserver
</verb></tscreen>

<item> avec un shell de type <tt/csh/ : 
<tscreen><verb>
% env LANG=fr /usr/local/games/freeciv/bin/civserver
</verb></tscreen>
</itemize>

Si vous préférez jouer dans la langue par défaut, l'Anglais, <tt/LANG/
ne doit pas avoir de valeur ou être positionnée à <tt/en/. Dans la suite
de cette documentation, je donnerai les termes techniques dans chaque
langue, pour que chacun y trouve son compte.

Il est possible de régler un nombre important d'options (consultables
grâce à la commande <tt/help/), mais nous allons nous contenter ici
de créer deux adversaires gérés par le serveur :
<tscreen><verb>
> create IA1
1: IA1 a été ajouté en tant que joueur contrôlé par une IA.
Nouveau joueur IA créé : IA1.
> create IA2
1: IA2 a été ajouté en tant que joueur contrôlé par une IA.
Nouveau joueur IA créé : IA2.
> 
</verb></tscreen>

Pour éviter d'être humilié dès le début, nous allons les affronter en
niveau facile :
<tscreen><verb>
> easy
IA1 est à présent easy.
IA2 est à présent easy.
Positionnement de game.skill_level à 3.
> 
</verb></tscreen>

<it>Remarque : je fais preuve ici d'un manque total d'imagination. Il est
possible de donner n'importe quel nom aux adversaires (Tux, Chuck, Bill, 
Gérard...).</it>

Enfin, pour pouvoir nous développer tranquillement, et loin de l'IA au
début, on règle le <tt/generator/ (qui fabrique les cartes
aléatoirement) à 3. D'après l'aide (que l'on obtient en tapant <tt/help
generator/ à l'invite du serveur), cette option permet entre autres à
chaque joueur de commencer tout seul sur son île :
<tscreen><verb>
> set generator 3
Option : generator a été positionnée à 3.
> 
</verb></tscreen>


<sect2>Le client
<p>
On peut maintenant lancer le client :
<tscreen><verb>
$ /usr/local/games/freeciv/bin/civclient &
</verb></tscreen>

La première chose à faire est de se connecter au serveur. Par défaut,
la boîte de dialogue propose un serveur sur la machine locale
(<it/localhost/), et sur le port 5555. Il est possible de remplacer son
login par un nom quelconque.

<it>[ Note : il y a aussi un onglet ``Métaserveur'' permettant de trouver 
des parties en cours sur Internet, mais je vous conseille de bien
maîtriser le jeu avant d'essayer :-) ]</it>

Une fois que vous être prêt, cliquez sur <it/Se connecter/. Le serveur devrait
alors afficher quelque chose ressemblant à ce qui suit :
<tscreen><verb>
1: Connexion demandée par Moi avec un client en version 1.10.0
1: <Moi@localhost> a rejoint la partie.
> 
</verb></tscreen>

On peut enfin lancer la partie sur le serveur avec la commande 
<tt/start/ :
<tscreen><verb>
> start
Démarrage du jeu.
1: Chargement des règles
> 
</verb></tscreen>

Dans le client, choisissez votre nation, votre nom, votre sexe et le
style pour vos villes, puis cliquez sur ``Ok''.

Le serveur affichera un message du style :
<tscreen><verb>
1: Moi est le Romain dirigeant Caesar.
1: Une IA contrôle le Portugais dirigé par AI1.
1: Une IA contrôle le Arabes dirigé par AI2.
> 
</verb></tscreen>

Par défaut, le serveur fera des sauvegardes automatiquement dans le
répertoire où vous vous trouviez lors de son lancement. Ces sauvegardes
ont un nom de la forme <tt/civgameXXX.sav/ où <tt/XXX/ est l'année dans le 
jeu. On peut également sauver quand on veut, à la main, avec la 
commande <tt/save F/ où <tt/F/ est le nom du fichier dans lequel on
souhaite sauvegarder. Pour recommencer à partir des sauvegardes, il
suffira par la suite de lancer le serveur avec l'option 
<tt><#if output=latex2e>-</#if>--file</tt> :
<tscreen><verb>
$ /usr/local/games/freeciv/bin/civserver --file sauvegarde.sav
</verb></tscreen>

<sect>Le jeu
<p>
Seul le minimum pour pouvoir jouer rapidement est énoncé ici. 
<it/Freeciv/ est un jeu extrêmement riche, et tout ne peut pas être 
traité dans ce document ! Ce document ne doit pas être considéré comme
un manuel de référence, mais plutôt comme une introduction au monde de
<it/Freeciv/.

Si vous avez déjà joué à <it/Civilization/&reg; ou 
<it/Civilization/&reg;, vous ne devriez pas être trop dépaysé par
<it/Freeciv/.

Pour une documentation plus complète, consulter
<url url="http://www.freeciv.org/manual/manual.html"
name="The Freeciv Manual"> (dont l'introduction qui suit est une
synthèse très minimaliste), ou... lisez le code source :-)


<sect1>But
<p>
Il y a 3 façons de gagner :
<itemize>
<item> éradiquer toutes les unités et villes adverses ;
<item> être le premier à établir une colonie sur l'Alpha du Centaure ;
<item> avoir le meilleur score à la fin de la partie (l'an 2000, par
       défaut).
</itemize>


<sect1>Le monde
<p>
Le monde est un cylindre : les parties Est et Ouest sont connectées,
mais pas les pôles (l'inverse est aussi possible). Par défaut, c'est 
une matrice de 80x50 carrés. Chaque carré est d'un type particulier
(eau, montagne, lande...). Chacun de ces types a des propriétés propres :
<itemize>
<item> les ressources générées (nourriture, production et commerce) ;
<item> le multiplicateur de points de mouvement et de défense ;
<item> les ressources produites si l'on irrigue, mine ou transforme le
       terrain.
</itemize>


<sect1>Les unités
<p>
Au début du jeu, on ne dispose que de deux types d'unités : les colons
(<it/settlers/) et l'explorateur (<it/explorer/). Par la suite, les
travailleurs (fermiers, mineurs...) feront leur apparition, ainsi que
les unités militaires, les diplomates, les espions...

Chaque unité est ``soutenue'' par une ville, qui l'entretient en dépensant 
des points de production ou de nourriture. Il vaut donc mieux faire une
répartition correcte de la production des unités, particulièrement 
lorsqu'on prévoit une attaque d'envergure.

Les unités exercent <it/une zone de contrôle/ sur les cases adjacentes à
la leur.

On déplace une unité en utilisant le pavé numérique.
Chaque unité peut se déplacer sur une case adjacente à la sienne,
suivant quelques restrictions :
<itemize>
<item> si c'est une unité non navale, elle ne peut pas aller sur une
       case d'eau (et vice-versa) ;
<item> si c'est une unité non militaire, elle ne peut pas aller dans
       une zone de contrôle ennemie (la zone de contrôle, que les joueurs
       de <it/wargames/ connaissent bien, représente les cases adjacentes
       à la plupart des unités) ;
<item> si c'est une unité militaire, elle ne peut pas se déplacer d'une
       case sous contrôle ennemi vers une autre case également sous contrôle
       ennemi ;
<item> dans tous les cas, une unité peut entrer ou sortir d'une ville
       sans se préoccuper des zones de contrôle ;
<item> les unités suivantes ne sont pas influencées par les zones
       de contrôle :
       <itemize>
       <item> diplomate (<it/diplomat/) ;
       <item> espion (<it/spy/) ;
       <item> explorateur (<it/explorer/) ;
       <item> partisan (<it/partisan/) ;
       <item> caravane (<it/caravan/) ;
       <item> transport de frêt (<it/freight/).
    </itemize>
</itemize>


<sect1>Les combats
<p>
Techniquement, il y a un combat lorsqu'une unité entre dans la case
d'une autre unité ennemie. Le combat est régi par quatre
caractéristiques de chaque unité : force d'attaque, force de défense,
points de vie et puissance de feu.

Une unité qui a n'a pas de points d'attaque ne peut pas attaquer, et une
unité qui n'a pas de points de défense est détruite lorsqu'on l'attaque.


<sect1>Économie
<p>
Les villes produisent des points de commerce (<it/trade/), en fonction
de la répartition des citoyens sur les terres environnantes. Ces points
de commerce sont utilisés pour 3 choses dans le jeu :
<itemize>
<item> l'or (<it/gold/) se gagne grâce aux taxes sur le commerce. Il
       sert à entretenir les bâtiments dans les villes, à acheter la
       fin des constructions et est parfois donné à d'autres nations ;
<item> la recherche (<it/research/), qui est produite en encourageant 
       les scientifiques, philosophes, ingénieurs, leaders religieux et 
       autres personnages qui contribuent au progrès de votre 
       civilisation ;
<item> le luxe (<it/luxury/), qui représente la qualité de vie et les
       dépenses pour les divertissements.
</itemize>


<sect1>Recherche
<p>
La recherche permet de faire progresser la civilisation en lui
permettant de contrôler son environnement, de construire des armes plus
puissantes... L'ensemble des avancées technologiques <it/advances/ et
<it/technologies/) est un graphe, chaque avancée dépendant en général
d'un certain nombre de découvertes antérieures.

Les avancées technologiques nécessitent un certain nombre de points de
recherche (<it/research points/), qui sont produits par les villes.

La fenêtre ``Rapport de science'' apparaîtra lorsque vous aurez des
chercheurs (après quelques tours jeu), vous permettant de choisir les
prochaines technologies à découvrir. À tout moment, vous pouvez appeler
cette fenêtre à l'aide de <tt/F6/ ou en utilisant le choix ``Rapport de
Science'' du menu ``Rapports''.

Cet écran est partagé en deux. En haut (``Recherche''), vous choisissez
la technologie en fonction de celles qu'il est possible de rechercher
immédiatement (i.e. celles qui dépendent directement des technologies
dont vous disposez déjà). En bas (``But''), il est possible de donner
une orientation plus générale : vous choisissez un but technologique, et
vos scientifiques feront les recherches nécessaires pour y parvenir
(la fenêtre du rapport de science apparaître de nouveau à chaque étape).

Il est bien sûr possible de changer de technologie en cours de
recherche. Cependant, ceci entraînera une pénalité, configurable sur le
serveur,  sur son avancement.


<sect1>Types de gouvernement
<p>
Le type de gouvernement influe sur le commerce des villes, leur moral
et sur un certain nombre de facteurs. Lorsque vous débutez, votre
type de gouvernement est le despotisme (<it/despotism/), mais vous
en découvrirez d'autres au fil de vos recherches.

Pour changer de gouvernement, il faut déclarer la révolution (menu
``Gouvernement'', option ``Révolution !''), à laquelle une période
d'anarchie succèdera durant 1 à 5 tours. À la fin de celle-ci, il vous
sera demandé quel type de nouveau gouvernement vous souhaitez.

<sect1>Les villes
<p>
Les villes sont construites par les colons en utilisant
l'ordre ``Bâtir'' (menu ``Ordres'') ou en appuyant sur <tt/B/. Le nom de
la ville vous est ensuite de demandé.

Pour avoir des informations sur une ville et régler un certain nombre de
paramètres en rapport avec elle, il suffit de cliquer dessus. La touche
<tt/F1/ (ou le choix ``Rapport sur les villes'' dans le menu ``Rapports'')
permet d'accéder à la liste complète des villes, où figure un résumé des
informations utiles sur chacune d'elle.


<sect2>Population
<p>
Lorsque une ville vient d'être créée, elle n'a qu'un seul habitant. Au
fur et à mesure de la croissance de la ville, de nouveaux citoyens
(<it/citizens/) vont naître, permettant de travailler une plus grande
portion du territoire de la ville.

Chaque citoyen a besoin de deux unités de nourriture (<it/food/) pour
survivre. La nourriture non consommée est stockée. Quand la capacité
de stockage est atteinte, un nouveau citoyen est créé et le stock
remis à zéro. Si la ville dispose d'un grenier (<it/granary/), le stock
recommence à la moitié de la capacité de ce grenier.

Un citoyen peut être heureux (<it/happy/), content (<it/content/) ou
mécontent (<it/unhappy/). Si le nombre de citoyens mécontents dépasse
celui de citoyens heureux, une révolte (<it/civil disorder/) se
produit. Il y a plusieurs causes au mécontentement des citoyens : la
croissance de la ville, la guerre... On peut y remédier en construisant
des bâtiments appropriés, ou en remplaçant des travailleurs par des
artistes (<it/entertainers/).

Le bonheur des citoyens est toujours bénéfique pour une ville. Si une
ville comprend plus de 5 habitants, aucun habitant malheureux et au
moins autant de citoyens heureux que de citoyens contents, elle sera en
état d'``extase'' (<it/rapture/). Suivant votre type de gouvernement, la
ville bénéficiera de certains avantages, qui sont soit des réductions de
pénalités, soit de vrais gains en nature (consultez l'aide en ligne du
client, Menu ``Aide'', section ``Bonheur de la population'', pour plus
de détails).


<sect2>Travailler la terre et l'océan
<p>
L'influence d'une ville s'étend sur 21 carrés (un grand carré de 5
cases sur 5, sans les coins, la ville étant au centre). Chacun de ces 
carrés peut être ``travaillé'' pour produire des ressources, sauf si
une unité ennemie se trouve dessus.

Pour choisir les différents travaux à effectuer sur le territoire,
rendez vous dans la fenêtre de configuration de la ville concernée. Un
clic sur une case de territoire permet d'assigner un habitant à cette
case. En re-cliquant sur une case assignée, le travailleur est enlevé et
placé dans la ville pour y être artiste et divertir ses
concitoyens. 

Lorsqu'une case est ``assignée'', trois chiffres apparaissent dessus. Le
premier (vert) indique la quantité de nourriture produite, le deuxième
(blanc) les points de production et le troisième (jaune) les points de
commerce. En fonction de vos objectifs (croissance, contentement de la
population, production massive...), vous répartirez différemment le
travail.

En cliquant sur la case de la ville, le logiciel calculera la
répartition optimale des citoyens pour avoir le meilleur rendement


<sect2>Production
<p>
Chaque ville peut produire en même temps un bâtiment (<it/building/ ou
<it/improvement/), une merveille du monde (<it/wonder of the world/), un
élément de vaisseau spatial (<it/spaceship element/) ou une unité
(<it/unit/). Il est possible de payer un certain montant d'or (qui
dépend du temps restant pour terminer la production) afin de terminer
une construction, qui sera alors disponible au tour suivant.

Le choix de la construction se fait sur l'écran de la ville, en cliquant
sur le bouton ``Changer''. L'écran suivant propose la liste des
constructions que votre civilisation est capable de production, ainsi
que le nombre de points de production qu'elles nécessitent, et une
estimation du nombre de tours avant d'y parvenir. Dans le cas d'unités,
les caractéristiques d'attaque, de défense et de déplacement sont
également précisées entre crochets. Les merveilles sont identifiées par
un ``(m)'' à droite de leur nom (ou ``(w)'' dans la version anglaise).


<sect2>Bâtiments
<p>
Un bâtiment est une structure permanente dans une ville. Une fois
terminé, la ville en bénéficie immédiatement. Les villes doivent
entretenir leurs bâtiments, ou les vendre si elles n'en ont pas les
moyens. Il est possible qu'un bâtiment soit détruit lors d'une attaque
de la ville.


<sect2>Les merveilles du monde
<p>
Les merveilles du monde (<it/wonders of the world/) sont des
bâtiments uniques et extraordinaires qui octroient un certain
nombre de récompenses à leurs propriétaires. Elles sont construites
comme les autres productions des villes, pour un certain nombre de
points de production. Chaque merveille ne peut être construite qu'une
seule fois. Lors de l'achèvement d'une merveille, les autres villes
qui la produisaient doivent se rabattre sur autre chose. 

Si une caravane arrive dans une ville qui est en train de construire
une merveille, elle peut aider à sa construction.

Les merveilles peuvent être rendues obsolètes par une avancée
technologique.


<sect2>Quelques conseils
<p>
<itemize>
<item> au début du jeu, la stratégie la plus payante (<it/a priori/) est
       l'expansion maximum : dès qu'une ville est créée, faites-lui construire
       un colon, qui ira créer une nouvelle ville, qui construira un nouveau
       colon... Plus vous aurez de villes, plus votre civilisation progressera 
       rapidement ;
<item> lorsque vous êtes suffisamment étendu et que vos villes
       stratégiques sont bien défendues, concentrez-vous le plus possible
       sur la recherche ;
<item> le type de gouvernement de départ, le despotisme, n'est pas propice
       à la science, au bonheur ces citoyens ni même à la science. C'est
       pourquoi le passage à un type de gouvernement plus moderne (comme
       la démocratie ou la république) peut être très bénéfique pour votre
       civilisation ;
<item> n'attaquez pas systématiquement les ennemis qui passent. Autant
       être sûr de vos forces et vous concentrer sur la défense jusqu'à
       ce que vous puissiez l'écraser sans vergogne ;
<item> une aide en ligne très complète est disponible à partir du menu
       ``Aide'' du client. C'est une aide extrèmement précieuse et 
       consultable à tout moment. Pour plus de détails, voir <ref
       id="ssect-aide" name="<#if output=html>la </#if>référence du menu
       ``Aide''"> ;
<item> lisez les documents de référence et les <it/tutorials/ sur le site
       officiel.
</itemize>

<sect1>Référence des menus/raccourcis clavier (client GTK)
<p>

<sect2>Jeu
<p>
<itemize>
<item> Options du client
<item> Configurations des messages
<item> Enregistrer la configuration
<item> Joueurs (F3)
<item> Messages (F10)
<item> Options initiales du serveur
<item> Options actuelles du serveur
<item> Sauver les logs
<item> Effacer les logs
<item> Se déconnecter
<item> Quitter (Ctrl+Q)
</itemize>

<sect2>Gouvernement
<p>
<itemize>
<item> Impôts (Shift+T)
<item> Trouver une ville (Ctrl+F)
<item> Liste de travail (Shift+L)
<item> Révolution !
</itemize>

<sect2>Voir
<p>
<itemize>
<item> Quadrillage (Ctrl+G)
<item> Centrer la vue (C)
</itemize>

<sect2>Ordres
<p>
<itemize>
<item> Bâtir une ville (B)
<item> Construire une route (R)
<item> Irriguer (I)
<item> Changer en <it/XXX/ (M) <it/(dépend du terrain)/
<item> Transformer en <it/XXX/(O) <it/(dépend du terrain)/
<item> Construire une forteresse (Shift+F)
<item> Construire une base aérienne (E)
<item> Dépolluer (P)
<item> Se retrancher (F)
<item> Veiller (S)
<item> Piller (Shift+P)
<item> Baser ici (H)
<item> Décharger (U)
<item> Réveiller les autres (Shift+W)
<item> Auto-Coloniser (A)
<item> Auto-attaquer(Shift+A)
<item> Auto-Explorer (X)
<item> Se connecter (Shift+C)
<item> Aller à (G)
<item> Aller/Aéroporter vers la ville (L)
<item> Congédier l'unité (Shift+D)
<item> Aider à la construction de la merveille (Shift+B)
<item> Créer une route commerciale (Shift+R)
<item> Explosion Nucléaire (Shift+N)
<item> Attendre (W)
<item> Terminé (Espace)
</itemize>

<sect2>Rapports
<p>
<itemize>
<item> Rapport sur les villes (F1)
<item> Rapport militaire (F2)
<item> Rapport de Commerce (F5)
<item> Rapport de Science (F6)
<item> Merveilles du monde (F7)
<item> Top 5 des villes (F8)
<item> Démographie (F11)
<item> Vaisseau spatial (F12)
</itemize>

<sect2>Aide<label id="ssect-aide">
<p>
<itemize>
<item> Langues
<item> Connexion
<item> Interface
<item> Aide ligne de discussion
<item> Conseils de jeu
<item> Bâtiments
<item> Unités
<item> Règles des combats
<item> Zones de contrôle
<item> Technologie
<item> Terrains
<item> Merveilles
<item> Types de gouvernements
<item> Bonheur de la population
<item> Course à l'Espace
<item> Licence
<item> À propos
</itemize>

<sect>Internationalisation<label id="sect-inter">
<p>
<it/Freeciv/ supporte, depuis la version 1.10.0, les langues autres que
l'Anglais. L'équipe de traduction de <it/Freeciv/ en Français a besoin
de joueurs pour tester le jeu dans sa version francisée et tous les
commentaires. Remarques et suggestions sont les bienvenues à l'adresse
suivante sur la liste de diffusion <#if output=html> <htmlurl
url="mailto:freeciv-fr@egroups.fr" name="Freeciv-fr"> </#if> <#unless
output=html><it/Freeciv-fr/ : <tt/freeciv-fr@egroups.fr/</#unless>.

<sect>Version CVS
<p>
Si, comme beaucoup d'autres, vous n'arrivez plus à vivre sans
<it/Freeciv/, vous pouvez tester en permanence la toute dernière version
de développement. Celle-ci est disponible par CVS (<it/Concurrent
Versions System/). La version CVS permet d'être synchronisé avec les
modifications apportées au projet depuis la version stable. Elle peut
parfois se révéler instable (mais c'est assez rare), mais permet de
bénéficier des dernières fonctionnalités du jeu.

La procédure de téléchargement et d'installation est expliquée sur le
site officiel. Son adresse, ainsi que celle du site de l'équipe de
traduction, se trouve dans la section 
<ref id="sect-liens" name="Liens">.


<sect>Liens<label id="sect-liens">
<p>
<itemize>
<item><url url="http://www.freeciv.org" name="Le site WWW officiel">,
      <it/``cause civilization should be free''/ :-)

<item><url url="ftp://ftp.freeciv.org" name="Le site FTP officiel">

<item><url url="http://aquila.rezel.enst.fr/freeciv/" name="Les pages de
      Freeciv-fr">, le site officiel des traducteurs de <it/Freeciv/ en
      Français

<item><url url="http://msowww.anu.edu.au/~dwp/freeciv/" name="La page de
       David Pftizner"> qui contient les archives de la liste de
       diffusion et un arbre technologique (<it/techtree/) aussi utile
       que bien fait ;
<item><url url="http://www.linux-france.org/" name="Linux France">, qui
       est le premier hébergeur de cette documentation, et une mine
       d'informations francophones extrèmement utiles sur Linux.
</itemize>

<sect>Remerciements
<p>
Merci à :
<itemize>
<item> tous ceux qui ont contribué au développement de ce fantastique
       logiciel préjudiciable à la productivité de ceux qui y jouent ;
<item> Paul Zastoupil (responsable du site officiel de <it/Freeciv/) pour
       m'avoir permis de me servir dans la documentation présente sur son
       site ;
<item> Stéphane Écolivet pour sa relecture minutieuse et ses 
       encouragements ;
<item> Philippe Fremy et toute son équipe de traduction qui ont fait et
       font un très bon travail ;-)
<item> Françoise Macé pour la relecture et les conseils littéraires.
</itemize>
</article>
