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QCAD: DESSIN TECHNIQUE
SOUS LINUX
par André
Pascual
Résumé:
QCad est un logiciel de DAO,c'est
à dire de Dessin (industriel) Assisté par Ordinateur,permettant de réaliser
et de modifier aisément des plans.
Cette doc est maintenue sur http://www.linux-france.org/article/appli/infographie
Sommaire :
On entend par "plan"
toute représentation plane précise d'un objet réel en vue de son étude ou de
sa fabrication. Les dimensions de chaque élément (entité) constituant le dessin
doivent être exactes quelle que soit l'échelle de représentation. C'est ce qui
différencie un logiciel de DAO d'un outil d'illustration vectorielle tel que
Sketch, Illustrator ou Corel Draw, lequel a pour vocation la représentation
plus ou moins fidèle de la réalité.
En DAO, on produit un plan avec
l'exactitude pour priorité.
En illustration (Draw), on produit
une image avec l'esthétique pour souci.
L' application est basée sur QT2.x,
de Troll Tech. Le choix de cette version de bibliothèque pourrait surprendre
au vu du nombre de KDE1.x installés utilisant QT1.44. Sans doute s'agit-il d'une
légère anticipation: dans un avenir proche, KDE2, basé lui aussi sur QT2.x,
aura remplacé les versions actuelles, et QCad sera en phase avec la
réalité du moment.
Aussi, pour éviter d'installer
une bibliothèque encombrante pour l'instant, on téléchargera l'archive tgz liée
statiquement sur <http://www2.actve.ch/~ribbon/qcad_static.tar.gz>. En
contrepartie, l'archive passe de 0.8 Mo à 1.8 Mo.
L'installation se résume à décompresser
le fichier tgz dans /usr/local, à renommer <qcad> le répertoire créé suite
à la décompression et à copier le script de lancement <qcad.sh> dans /usr/bin
ou /usr/local/bin. Une modification des droits d'accès de ce script peut s'avérer
nécessaire.
Au premier lancement, le programme
peut réclamer la présence de la bibliothèque <libstdc++.so.2.9>. Un simple
lien symbolique à ce nom pointant sur la libstdc++ présent sur votre système,
suivi d'un <ldconfig> résoudra le problème.
Avant de commencer son premier
plan, il faut avoir assimilé certains concepts et définitions de DAO
Une entité est un élément de tracé
"connu" du logiciel par sa nature (segment, arc...), ses caractéristiques
géométriques de position (verticale, tangente...), ses positions de début et
de fin qui déterminent sa dimension (accrochage par intersection, coordonnées,
centre...), ses attributs (couleur, épaisseur, type de trait) et son appartenance
à un calque donné.
En règle générale, pour construire
une entité, il faut:
3.10 Se positionner sur le calque
de travail
3.11 Définir des attributs
3.12 Choisir la nature: droite,
segment, cercle, ellipse, point, courbe, hachure, texte...
3.12 Indiquer les contraintes
géométriques de construction: horizontal, oblique, concentrique, perpendiculaire...
3.13 Indiquer les contraintes
d'accrochage: passant par centre de, milieu, extrémité ..
Cela revient à construire une
phrase virtuelle mais rigoureuse du genre:
cercle de rayon X de centre
passant par extrémité de telle entité que l'on désigne d'un clic
droite tangente à cette entité
et passant par le centre de ce cercle, etc.
Passant par signifiant: début
de l'entité au point désigné et fin de l'entité à l'autre point. Ces points
devront être désignés par un <clic gauche> de souris à proximité du point
voulu, choisi parmi ceux que le système propose au gré du déplacement du pointeur
(tous les logiciels n'offrent pas cette facilité, QCad oui)
On notera que cette notion d'accrochage
se retrouve ailleurs sous l'appellation <snap>
Par exemple, la phrase Droite
horizontale passant par extrémité de <clic sur une extrémité d'entité existante>,
se construit en activant menu et sous menus tels que:
Appelés ailleurs niveaux, couches,
plans, layers, les calques désignent en fait des celluloïds virtuels empilés.
Chacun des celluoïds contenant une partie du dessin, l'ensemble de celui-ci
est vu au sommet de la pile du fait de leur transparence. Un calque peut -être
déplacé dans la pile, supprimé (ce qui n'affecte que la partie de dessin qu'il
contient), gelé ou rendu invisible. Le calque sur lequel on travaille est seul
actif à ce moment là. Les opérations qu'on y effectue n'affecte que lui.
Lorsque l'on assigne des attributs
de couleur, de type de trait ou d'épaisseur de trait, à un calque, toute entité
que l'on y tracera recevra par défaut ces attributs. Toutefois, sur un calque
de couleur rouge, on pourra attribuer une couleur bleue à une entité qui s'y
trouve par modification de ses propriétés.
Lors de la constitution d'un dessin
d'ensemble complexe, on affectera un calque par pièce, ce qui permet de rendre
visible ou invisible tel sous-ensemble, de n'imprimer qu'une pièce, de ne modifier
que telle autre.
La ligne d'état se situe dans
la partie inférieure de la fenêtre principale. Elle n'est pas spécifique aux
logiciels de DAO, mais elle lui est indispensable. En effet, comme le résultat
d'une commande nécessite plusieurs opérations exécutées dans un ordre défini,
le logiciel indique dans la ligne d'état l'opération suivante qu'il attend de
vous, et cela jusqu'au terme de la commande. Il est donc impératif de lire les
informations contenue dans cette ligne sous peine d'avoir à abandonner en déclarant
que ce +-@-#!! de logiciel est nul.
En DAO, le résultat est précis
si le dessinateur est rigoureux.
Il existe plusieurs façons de
procéder, aux moins deux qui sont excellentes. Toutes deux utilisent le concept
de l'esquisse basée sur des droites non dimensionnées mais en position relative
(distance des unes par rapport aux autres) exacte. Ces droites, horizontales
et verticales comme on pourrait en tracer au té et à l'équerre, sont appelées
droites de construction dans DMT ou SoildWork, et géométries dans TSCadDraw.
La première méthode consiste à
définir un profil en s'appuyant sur ces droites par des segments chaînés, appelés
aussi polylignes, délimités par les intersections des droites. L'exercice proposé
à réalisation dans la suite de cet article recourt à cette façon de faire.
La seconde méthode consiste à
définir un profil en ajustant les droites aux bonnes intersections. Dans QCad,
pour ce faire, il faut sélectionner <edit><Trim two object> puis
à cliquer sur la partie à conserver du premier élément à couper et enfin à cliquer
sur la partie à conserver du deuxième élément à couper.
Sur cette figure, comme sur les
suivantes, les cases jaunes indiquent les fonctions sélectionnées ( NOTA: QCad,
lui, ne les colorie pas) et les croix bleues indiquent les endroits où l'on
clique.
Dans le cas de la fonction <Trim
object>, on ajuste un élément par rapport à un autre. Il est important de
cliquer en 1 sur la partie à conserver de l'entité à ajuster et en 2
sur l'entité qui coupe la première.
Dans le cas de la fonction <Chanfrein
(Bevel)>, il importe d'indiquer d'abord les valeurs en X et Y du chanfrein,
l'ajustement (trimming) ou non et enfin de cliquer sur les entité à chanfreiner.
La démarche est la même pour un raccordement accessible par la fonction <Raccord
(Round)>.
On notera également que QCad
essaie de devancer l'opérateur, ou de l'aider dans ses choix; en effet, lorsqu'une
fonction activée nécessite de sélectionner une entité pour poursuivre l'opération,
QCad modifie la couleur de l'entité proche du pointeur pour indiquer
qu'il est alors possible de la sélectionner d'un <clic gauche>. Il agit
de même pour les points d'accrochage qu'il colorie en rouge.Le <clic droit>,
lui, annule l'opération en cours et permet de remonter jusqu'au menu principal.
La Figure suivante montre le résultat
de ces différents ajustements
Rien ne vaut pour découvrir un
programme que de l'utiliser. Essayons de réaliser un dessin, inspiré du logo
SEV Marchal, qui me sert d'ordinaire pour mes premiers cours de Commande Numérique.
Il se dessine dans DMT 10 de Mécasoft en moins de 5 minutes, cotation comprise.
Mise en place d'un format
Celui-ci n'est pas strictement
nécessaire pour l'exercice, mais un dessin technique obéit à des normes qui
définissent entre autres la disposition des vues et l'aspect du format (le cadre
et le cartouche) qui le contient.
Ici, j'ai utilisé un format venant
de DMT10 transféré en DXF, seul type de fichier que QCad puisse lire
et générer, ce qui garantit l'échange dans les deux sens des données avec tous
les logiciels de DAO du monde.
Une fois le format chargé, on
dispose d'une délimitation de la zone de dessin avec le zéro de référence au
centre de l'espace. Il conviendra d'effacer les calques inutiles, de renommer
celui contenant le format et d'en ajouter d'autres comme indiqué dans paragraphe
ci-dessous.
En cliquant sur l'icône représentant
plusieurs pages empilées, on ouvre à droite de la fenêtre la zone de gestion
des calques.
Le calque sélectionné devient
le calque actif; il apparaît en "surbrillance". L'oeil en vis à vis
du nom d'un calque permet de rendre celui-ci visible ou non. L'oeil ouvert à
droite de l'écran rend visibles tous les calques, alors que l'oeil fermé les
rend invisibles. Le signe plus ajoute un calque à la liste, le signe moins supprime
le calque sélectionné, le symboles REN permet de renommer le calque sélectionné
et la poubelle efface tous les calques vides.
On aura besoin pour l'instant
d'un calque <Format A4> qui contient le cadre, d'un calque <Trait>
qui contiendra le dessin en vue de face et d'un calque <Cotation> qui
contiendra la cotation du dessin.
Définir une référence verticale
Cette droite passera par l'origine
(le zéro) et permettra la construction de droites parallèles positionnées en
X
En premier lieu, activer le calque
<Trait>; puis sélectionner un type de trait continu d'épaisseur 1 et de
couleur rouge (point 5)
puis construire la "phrase"
<Droite><Verticale(1)><passant par coordonnées absolues(2)>
<entrer 0,0(3)> <clic gauche(4)>
Construire un parallèle à 60
Remonter les menus par plusieurs
clics droits si nécessaire et construire la "phrase":
<Droite>< Distante (Create
parallels)><entrer 60> et approcher le curseur de la droite de référence.
Elle devient alors gris clair et selon la position du pointeur QCad propose
de construire la parallèle à droite ou à gauche de la référence. Positionner
le pointeur légèrement à gauche et <clic gauche> . Une droite de couleur
cyan est déposée.
Construire les autres droites
Les fonctions de QCad sont
modales pour la plupart, c'est à dire qu'elles sont actives tant qu'on ne les
a pas remplacées par une autre. Ainsi <Droite><Distante de > est
toujours activée. Il suffit de modifier la valeur 60 par 50 (Vertic 2) et de
cliquer, puis de remplacer 50 par 25 (Vertic 3) et de cliquer. Procéder de même
pour les droites horizontales définies par rapport à une référence placée à
0( Horiz 4). Tracer les horizontales (5) et (5') distantes de 60 , puis (6)
distante de 30 et (7) distante de 40.
Construire le 1/2 profil gauche
On s'appuiera pour cela sur les
droites de construction que l'on vient de tracer. Il faut remonter dans le menu
principal par <clic droit> et sélectionner <Droite (submenu lines)><Polylignes
(Create lines)><passant par Intersections (Snap automatically to..)>.
Dès cet instant, le fait de placer le pointeur près d'un intersection de droites
de construction, désigne celle-ci par un petit cercle rouge. Si cette intersection
convient comme début du segment à tracer faire <clic gauche>, se déplacer
jusqu'à la prochaine intersection et faire de nouveau <clic gauche>. Un
segment est tracé. Mais comme la fonction est modale, ce dernier point qui est
la fin du segment que l'on vient de tracer correspond également au début du
prochain segment. Cela permet de dessiner des contours fermés, indispensables
pour un hachurage. Si l'on a pas besoin d'un segment supplémentaire, un <clic
droit> suspend la fonction en cours mais ne l'annule pas.
Donc pour ce 1/2 profil, sélectionner
un type de trait continu, d'épaisseur 2 et de couleur bleu comme indiqué au
point 1 de la figure QCad10.
Puis <clic gauche> en 2,
3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et enfin <clic droit>. le 1/2. profil est réalisé.
Facile!
On entend par édition toute modification
d'un existant. Ajouter un raccordement ou un chanfrein à un profil dessiné,
effacer un segment, c'est le modifier.
Quelque soit la modification à
apporter, une démarche commune est à respecter. D'abord, choisir la fonction
<Edit (1)> qui ouvre un sous-menu des modifications possibles. Choisir
la fonction voulue, par exemple <Effacer (2)>, qui ouvre un sous-menu
de sélection: contour, toutes les entités, une à une... Cela permet de choisir
l'étendue de la modification. Sélectionner par exemple <Une à une (Tag single
élément)(3)>, désigner l'élément (4) et valider l'action par un <clic
gauche> sur l'icône flèche (5). L'élément sélectionné est effacé.
A noter que la fonction <Une
à une> est une bascule: cliquer sur un élément le sélectionne, cliquer de
nouveau le désélectionne. Cela permet de soustraire certains éléments d'un sélection
globale.
Raccorder la base de l'oreille
Revenir au menu principal, effacer
droite de construction nommée 1 sur la figure QCad12, et sélectionner <Edit><Raccord
(Round)><Rayon (Radius) 10> <Ajusté (trimming)>
Désigner les entités à raccorder,
puis déplacer le pointeur près du raccord à créer. Qcad proposera alors
les solutions possibles. Quand le raccord convenable est proposé, <clic gauche>
pose le raccord et ajuste les entités.
Créer le 1/2 profil symétrique
Un 1/2 profil existant, il serait
absurde de dessiner l'autre, alors qu'il suffit de dupliquer le premier par
symétrie pour obtenir un profil complet.
Sélectionner <Edit><Symétrie
(Miror Object)><Ensemble (Tag Range)><Point (Snap to nothing)>
et tracer une fenêtre autour du 1/2 profil (encadrement jaune sur Figure QCad13).
Le profil est sélectionné: il devient rouge. Effectuer un <clic droit>:
on revient au sous-menu sélection. Valider en cliquant sur l'icône flèche. On
revient de nouveau au sous-menu accrochage: sélectionner <Extrémité (Snap
to endpoints)> et désigner les points 1 et 2 de la Figure QCad13. Un boîte
de dialogue "Miror" apparaît. Si l'on entre la valeur: 0, le 1/2 profil
sélectionné sera déplacé, si l'on entre la valeur: 1, il sera dupliqué. Il convient
donc d'entrer la valeur: 1 et de cliquer sur <Ok>.
Et le profil est terminé.
En appliquant tout ce que l'on
a vu jusqu'ici, on esquisse l'oeil gauche par des horizontales et des verticales
distantes (point 1) avec des caractéristiques de droites de construction; ensuite
on trace un profil en s'appuyant sur les droites avec une polyligne ayant les
attributs affectés au tracé du profil; puis on raccorde avec des rayons 5 (croix
vertes) et un rayon de 25 (croix magenta) (points 2 et 3); enfin on efface les
droites de construction et on duplique l'oeil gauche par symétrie (point 4)
Je ne développe pas: toute les
commandes nécessaires à cette opération sont précisées plus avant
La cotation n'est pas le point
fort de QCad: il impossible d'indiquer des tolérances ou d'écrire la
cote ailleurs qu'au milieu du trait de cote. Ce dernier point a pour effet de
modifier la taille des caractères en fonction de l'espace disponible entre deux
traits de rappel, ce qui confère à l'ensemble un aspect un peu étrange.
Quoi qu'il en soit, pour coter,
il faut:
Se positionner sur le calque cotation
Choisir des attributs de traits
adéquats, notamment un épaisseur de 1 et un couleur différente des autres tracés,
uniquement par commodité. Ce n'est pas une obligation.
Sélectionner <Cotation (Submenu
dimensions)><Type de cote Horizontale ou verticale ou rayon...><Extrémité
pour accrocher les ligne de rappels, ou Intersection désignée (Snap manually
to..)>< Point (Snap to nothing) pour positionner la dimension>
Passer d'un type d'accrochage
à un autre est facilité par l'utilisation des raccourcis clavier: F pour <point>,
E pour <Extrémité>, X pour <Intersections automatiques> etc.
Les point A, B et C sont assez
difficiles à coter.
Effectuer une coupe: préparation
La représentation d'un objet tridimensionnel
en 2D nécessite plusieurs vues disposées selon des normes de dessin, ne serait-ce
que pour montrer l'épaisseur de l'objet.
Notre dessin représente une pièce
d'épaisseur 20mm usinée en creux sur 5mm. Le dire ainsi n'est pas assez explicite,
et une vue en coupe s'avère nécessaire. Pour ce faire:
Rendre invisible le calque <Cotation>
en double cliquant sur son icône oeil ouvert
Ajouter un calque <Coupe>
avec l'option + du menu de gestion des calques
Activer les attributs d'un trait
de coupe normalisé (un point, un tiret) d'épaisseur 1
Tracer le plan de coupe par <Droite><Polyligne><Passant
par grille (Snap to grid points)> tel qu'il passe approximativement par le
milieu des yeux.
Esquisser la vue en coupe:
En dessin industriel, à la planche
ou DAO, il doit y avoir obligatoirement correspondance entre les vues. Ainsi,
si les différentes "épaisseurs" à représenter n'offrent aucune difficulté
(il s'agit simplement de tracer des droites distantes à partir d'une référence,
ici la limite supérieure de cadre format), il n'en est pas de même pour les
différentes "largeurs". Celles-ci s'obtiennent par projection des
points d'intersection des arêtes sectionnées par le plan de coupe.
Il faut donc projeter ces intersections
par <Droite><Verticales><Passant par Intersection>
Tracer la coupe et hachurer
En s'appuyant sur les droites
de construction, tracer le profil coupé par une polyligne ayant les attributs
des traits de la vue précédente (1 sur la Figure QCad18).
Modifier les caractéristiques
des traits pour les hachures (2)
Sélectionner <Hachurer (Create
hatchings)(3)> <Ensemble (Tag range)> <Passant par Point (Snap to
nothing)> et tracer une fenêtre autour de la vue coupée qui est alors sélectionnée
(4).
Valider (5)
Une boîte de dialogue "Create
hatchings" apparaît. Choisir des paramètres de hachures convenables (6)
Valider par Ok (7)
Si tout s'est bien passé, on obtient
une vue hachurée (8)
La vue en coupe, telle qu'elle
est ici représentée est en réalité, selon les règles du dessin industriel, une
section. Elle devient une coupe lorsqu'on rajoute deux arêtes manquantes au
niveau des yeux. Il faut donc les ajouter par <Droite> <Polyligne>
<Passant par Extrémité>
Il ne reste plus qu'à remplir
le cartouche. Je vous laisse découvrir la fonction <Texte> qui autorise
des fantaisies généralement inutilisées dans ce domaine d'application.
Les applications de DAO en GPL
sous Linux ne sont pas légion. Il convient donc de saluer les auteurs de QCad
et de les remercier pour l'outil qu'il offrent à la communauté. S'il n'est actuellement
pas près de détrôner les applications industrielles du type Cadkey, AutoCad
ou DMT, il reste un bon outil d'apprentissage et de productions de plans pas
trop complexes. On regrettera cependant la faiblesse de la fonction cotation,
l'absence de fonctions d'habillage (Rugosité, tolérances géométriques, plan
de coupe...) et le nombre restreint de contraintes géométriques. Mais on se
félicitera de la facilité d'utilisation, de l'interface simple et agréable,
de la puissance des fonctions raccordement ou de hachurage, du choix du format
DXF et non d'un format proriétaire... Et bien d'autres choses à découvrir, ce
qui devrait se faire aisément.
A preuve, j'ai découvert QCad
et ses possibilités au fur et mesure que je rédigeais cet article, sans prendre
connaissance de la documentation qui, étant écrite en anglais, me reste totalement
obscure.
Cela dit, l'optique de la DAO
a fortement changé ces derniers temps. Il est de moins en moins question de
produire du dessin 2D pour représenter un objet tridimensionnel. Au contraire,
à l'aide d'outils performants, des modeleurs volumiques paramétrés variationnels,
on élabore un modèle 3D complètement défini en forme et en dimensions, à charge
pour le logiciel de produire automatiquement mise en plan, cotation et listing
de commande numérique. Il s'agit de ProEngineer, SoldConcept, Catia, Solid Edge
ou Think3D.... J'en oublie. A quand de telles applications sous Linux?
Pour l'heure, nous avons QCad
et CAM Expert, son frère commercial doté d'une fonction de FAO deux
axes, et d'anciens produits MS-DOS, tel que DMT10 de Mécsoft Industrie, fonctionnant
parfaitement avec Dosemu.
Copyright : André
pascual
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